dimanche, 20 novembre 2011
La droite "sociale " part en guerre contre les fainéants , irresponsables et fraudeurs !
Pour justifier le délai de carence porté à 4 jours , qui va encore fragiliser les salariés les plus précaires ( les jeunes et les travailleurs précaires : voir mon article sur le sujet) , Laurent wauquiez n'hésite pas à ajouter une couche à la bêtise dont il fait preuve depuis plusieurs mois , en affirmant sur BFM TV- RMC du mercredi 16 novembre :
" Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact"
Le gouvernement n'a de cesse ,depuis plusieurs mois , de stigmatiser les allocataires des minima sociaux, les chômeurs, et les malades .
De fraudeurs potentiels aux fraudeurs avérés , les malades sont maintenant des citoyens qu'il faut mettre devant leur responsabilité en leur faisant prendre conscience qu'être malade c'est être une charge pour la collectivité... et qu'il ne faut pas tirer sur la corde.....
Depuis plusieurs mois, les ministres se gargarisent avec la lutte contre la fraude sociale créant ainsi un climat de suspiçion générale visant à faire écran aux réels problèmes qui minent notre société .
Pendant que les Français se regardent en chiens de faïence et s'accusent les uns les autres du déficit de nos finances , les véritables responsables de la situation de récession que vit l'occident ( groupes financiers en tout genre, actionnaires des grands groupes industriels, politiques devenus les marionnettes des puissances de l'argent etc...) continent à prospérer...
En déplacement à Bordeaux, Nicolas Sarkozy n'est pas en reste ... il passe à l'offensive contre......les fraudes sociales.
A l'occasion d'un déplacement consacré à la "préservation de notre modèle social et la lutte contre les fraudes à la Sécurité sociale", mardi 15 novembre à Bordeaux, Nicolas Sarkozy, après avoir visité la CAF de Gironde, a prononcé un discours sur ce thème .
"La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945.C'est la fraude qui mine les fondements même de (la) République sociale" ;
"Frauder, que dis-je, voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français" ;
"Trop longtemps, il fut de bon ton dans certains milieux de nier la fraude" .
Le Chef de l'Etat, a confirmé :
- le projet d'interconnexion des fichiers des différents organismes
- sa volonté de durcir la lutte contre la fraude aux arrêts maladie.
- le lancement de l'expérimentation d'ici la fin de l'année, dans 11 départements volontaires, d'une obligation de travail de 7 heures pour les bénéficiaires du RSA les plus éloignés du marché du travail (sous la forme d'un contrat unique d'insertion, aidé à 95 % par l'État et les Conseils généraux).
- la création d'un Haut-conseil au financement de la protection sociale, associant les partenaires sociaux, qui sera chargé de réfléchir avec "sérénité, sérieux et objectivité" aux moyens de préserver le modèle social de la France tout en réduisant le poids de la fiscalité du travail dans son financement.
Il est clair qu'il est plus facile de mobiliser l'attention des Français sur la fraude sociale et les étrangers que de s'élever contre les délocalisations et les licenciements auxquels s'adonnent les entreprises à dimension internationale et ce pour augmenter encore les profits de leurs actionnaires .
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mercredi, 07 septembre 2011
"La tête de l'emploi " ou lorsque Christian Charpy crache dans la soupe !
Ecrire sur pôle emploi est à la mode.
Après les "Confessions d'une taupe à Pôle emploi" ( écrit par un conseiller, Gaël Guiselin - un pseudo - avec le concours d'une journaliste, Aude Rossigneux.) et "183 jours dans la barbarie ordinaire"( écrit par Marie Bergeron jeune graphiste de formation qui , y narre ses mésaventures : "les objectifs intenables", les collègues transformés en "petits sergents" et les entretiens en "coquilles vides qui se succèdent à des cadences infernales"), c'est au tour de Christian Charpy d'agiter sa plume .
Son livre : "la tête de l'emploi " sort le 8 septembre dans les librairies.
Les dessous du social dans le Figaro nous en livre quelques lignes .
J'écris ce billet non pas pour faire la promotion du livre de Christian Charpy mais pour m'en indigner !
En effet, que Christian Charpy qui a , pendant trois ans ,dirigé Pôle emploi en prenant directement ses ordres du gouvernement et de l'Elysée , vienne maintenant régler ses comptes et cracher dans la soupe est pour le moins scandaleux !
Voici quelques explications qui motivent ma colère .
Nous pouvons lire dans le Figaro " dans son livre , le patron de Pôle emploi n'attaque pas nommément son ministre de tutelle. Mais il s'évertue, dans un chapitre final «pour aller plus loin», à critiquer un par un les axes d'action de Xavier Bertrand……
Bertrand n'est cependant pas la seule cible des flèches de Charpy. Celui-ci évoque aussi sa «véritable épreuve de force» en interne avec les syndicats. Pour eux, «la meilleure façon de parler d'une seule voix, c'était de s'opposer à la direction, déplore-t-il, s'exprimant déjà au passé. Ce qu'ils ont fait avec beaucoup de détermination».
Christian Charpy évoque les manières de Christine Lagarde…. «J'ai le souvenir de moments détendus où nous prenions les décisions indispensables, relate-t-il. Elle apportait une touche de convivialité à ces rendez-vous qui ont beaucoup contribué à pacifier les conflits latents.» François Fillon est qualifié de «soutien précieux» et Nicolas Sarkozy salué pour son implication. «Peu de réformes ont été suivies avec autant d'attention de la part d'un président» , reconnaît-il, regrettant que la fusion soit «devenue un objet politique et non une simple réforme de structures».
En revanche, Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'État à l'Emploi, chargé de superviser la fusion en avril 2008, en prend pour son grade. «Deux hommes pour un fauteuil», c'était un de trop. «Nos relations étaient parfois tendues, avoue-t-il, exemples à l'appui. J'avais mes idées, il avait les siennes et elles n'étaient pas toujours convergentes.
Ces écrits ne feront pas oublier que Christian Charpy a cautionné et mis en application des directives qui ont conduit Pôle Emploi et les chômeurs dans la situation que nous connaissons .
Aussi il est pour le moins outrecuidant de venir porter critique sur les " ordres " qu'il a appliqués en Énarque docile !
Ces écrits ne feront pas oublier également :
- La gourmandise de Monsieur Charpy qui , en prenant la tête de l'institution née de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, a bénéficié d'une augmentation de 20% de sa rémunération, portée de 230.000 à 275.000 euros bruts par an.
Une augmentation qui tombait assez mal au moment où les salariés des deux organismes dénonçaient leurs nouvelles conditions de travail et une fusion à la va-vite et mal préparée.
- Ses méthodes de management . En 2010, Alain Lecanu ( CGC ), qui présidait le comité d'évaluation de Pôle Emploi tirait , à boulets rouges contre Christian Charpy, demandant ouvertement son départ.
Il déclarait dans le journal les Echos:
"La réalité, c'est que le directeur général fonctionne en cercle fermé avec quelques proches. Les directions régionales n'ont pas de marge de manoeuvre. Les ex-Assedic sont mis sur la touche. Je vous donne un exemple : est-il normal que Christian Charpy vienne de confirmer discrètement l'ancien responsable des ressources humaines de l'ANPE, censé faire l'intérim, au poste de DRH de Pôle emploi, alors qu'il avait affirmé au conseil d'administration qu'il allait recruter quelqu'un à l'extérieur pour remplacer Jean-Louis Sciberras, dont j'aimerais bien connaître les vraies raisons du départ ?
Ce n'est pas la première fois que le directeur général met ainsi le conseil d'administration de Pôle emploi devant le fait accompli.
Et il ne se cache même plus de prendre ses ordres directement auprès du gouvernement.
Il est grand temps de donner un second souffle à la fusion et de changer de directeur général. Il nous faut à la tête du service public de l'emploi un vrai patron qui vienne du privé car Pôle emploi n'est pas une administration comme l'était l'ANPE mais une entreprise.
( propos recueillis PAR LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos )
- Les grèves incessantes des agents de Pôle Emploi, qui dénonçaient et dénoncent encore leurs conditions de travail .
Chaque conseiller de Pôle Emploi doit suivre en moyenne 100 chômeurs , ce chiffre pouvant monter jusqu'à 250 ou 300 dossiers en région parisienne .
- Le climat de tension sociale dans lequel travaille le personnel, soumis à des ordres et des contre ordres incessants et les risques psycho sociaux qui ont explosé aboutissant aux suicides de plusieurs salariés sur leur lieu de travail.
- Le fiasco du 3949, les innombrables retards et erreurs dans le traitement des dossiers mettant en situation de précarité des milliers de chômeurs...
- Les radiations abusives dont le chiffre est " jalousement" gardé.
- Le scandale du contrôle des pièces d'identité des demandeurs d'emploi qui transforme les agents en auxiliaires de police !
Dans un article de Médiapart on pouvait lire la note de service suivante (diffusée dans une agence de Toulouse )
« l’agent qui reçoit le demandeur fait une photocopie de la pièce recevable présentée et en vérifie l’authenticité à l’aide de la lampe UV ».
« Cette vérification s’effectue en dehors de la présence du demandeur, l’agent devra donc se diriger vers un photocopieur situé en retrait à proximité de la lampe UV ».
Copie est ensuite envoyée en préfecture !
Alors que tout allait mal à Pôle Emploi Christian CHARPY déclarait sur RTL ( suite au sondage lancé par Wauquiez )
" On en a interrogé 500.000 personnes ; 100.000 ont répondu. Quelle est la conclusion principale ? C'est que deux-tiers des demandeurs d'emploi sont à mon avis favorables, et positifs sur Pôle Emploi. Si la situation était telle qu'elle est décirte par les syndicats ou parfois par certains journaux, nous n'en serions pas là. Nos premiers clients : deux tiers sont satisfaits. Les entreprises : 68% ont une opinion positive sur Pôle Emploi.
La fusion ça a permis de faire des économies aussi de fonctionnement. En l'espace de deux ans, nous avons économisé pour près de 90 millions d'euros d'économie sur le fonctionnement quotidien de Pôle Emploi sans nuire au service des demandeurs d'emploi, sans nuire au service des entreprises. Eh bien voilà, nous faisons face comme tout le monde à la réduction des déficits budgétaires. "
NON , Monsieur Charpy mille fois non.
Lorsqu'on est un homme d'envergure , on n'applique pas les ordres et directives qu'on réprouve...on claque la porte.
Alors aujourd'hui votre livre ressemble fort au faible aboiement d'un petit roquet ...
20:43 | Commentaires (5) | Envoyer cette note | ACTUALITES, EMPLOI, EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent |
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samedi, 30 octobre 2010
Un peu de douceur dans ce monde
chers amis
Je vous conseille de visiter le site d'une amie le peintre Elisabeth Trézéguet Mutti voici le lien " le journal de Mutti"
je laisse à votre sensibilité ces magnifiques peintures qui personnellement m'apportent apaisement et douceur
15:37 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent | Tags : mutti, peintre, culture |
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