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dimanche, 20 novembre 2011

La droite "sociale " part en guerre contre les fainéants , irresponsables et fraudeurs !

Pour justifier le délai de carence porté à 4 jours , qui va encore fragiliser les salariés les plus précaires  ( les jeunes et les travailleurs précaires : voir  mon article sur le sujet) , Laurent wauquiez n'hésite pas à    ajouter une couche à  la bêtise  dont il fait preuve  depuis plusieurs mois , en affirmant  sur  BFM TV- RMC  du mercredi 16 novembre :

" Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact"

Le gouvernement  n'a de cesse ,depuis plusieurs mois  , de stigmatiser  les allocataires des minima sociaux, les chômeurs,  et les malades .

De fraudeurs potentiels  aux fraudeurs avérés , les malades  sont maintenant  des  citoyens qu'il faut mettre devant leur responsabilité en leur faisant prendre conscience qu'être malade c'est être  une charge pour la collectivité... et qu'il ne faut pas   tirer sur la corde..... 

Depuis plusieurs mois, les  ministres se gargarisent avec la  lutte contre la fraude sociale  créant ainsi un climat de suspiçion générale  visant  à  faire  écran aux réels problèmes qui minent notre société  .

Pendant que les Français   se regardent  en chiens de faïence et s'accusent   les uns les autres du déficit de nos finances ,  les  véritables responsables  de la  situation  de récession que vit l'occident   ( groupes financiers en tout genre, actionnaires  des grands groupes industriels, politiques  devenus les marionnettes des puissances de l'argent etc...) continent à prospérer...

 En déplacement à Bordeaux, Nicolas Sarkozy n'est pas en reste ... il   passe à l'offensive contre......les fraudes sociales. 

A l'occasion d'un déplacement consacré à la "préservation de notre modèle social et la lutte contre les fraudes à la Sécurité sociale", mardi 15 novembre à Bordeaux, Nicolas Sarkozy, après avoir visité la CAF de Gironde, a prononcé un discours sur ce thème .

 "La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945.C'est la fraude qui mine les fondements même de (la) République sociale" ;

"Frauder, que dis-je, voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français" ;

 "Trop longtemps, il fut de bon ton dans certains milieux de nier la fraude" .


Le Chef de l'Etat, a  confirmé :

  • le projet d'interconnexion des fichiers des différents organismes
  •  sa volonté de durcir la lutte contre la fraude aux arrêts maladie.
  •  le lancement de l'expérimentation d'ici la fin de l'année, dans 11 départements volontaires, d'une obligation de travail de 7 heures pour les bénéficiaires du RSA les plus éloignés du marché du travail (sous la forme d'un contrat unique d'insertion, aidé à 95 % par l'État et les Conseils généraux).
  •  la création d'un Haut-conseil au financement de la protection sociale, associant les partenaires sociaux, qui sera chargé de réfléchir avec "sérénité, sérieux et objectivité" aux moyens de préserver le modèle social de la France tout en réduisant le poids de la fiscalité du travail dans son financement.

Ecouter son discours ici

 

Il est clair qu'il est plus facile de  mobiliser l'attention des Français sur la fraude sociale et les étrangers que de s'élever contre les délocalisations et les licenciements  auxquels s'adonnent les  entreprises  à dimension internationale et ce pour augmenter encore les profits de leurs actionnaires  .

image.jpg 


 


mercredi, 07 septembre 2011

"La tête de l'emploi " ou lorsque Christian Charpy crache dans la soupe !

Ecrire sur pôle emploi  est à la mode. 

 Après  les "Confessions d'une taupe à Pôle emploi" ( écrit par un conseiller, Gaël Guiselin - un pseudo - avec le concours d'une journaliste, Aude Rossigneux.)  et  "183 jours dans la barbarie ordinaire"(  écrit par Marie Bergeron  jeune graphiste de formation qui , y narre ses mésaventures : "les objectifs intenables", les collègues transformés en "petits sergents" et les entretiens en "coquilles vides qui se succèdent à des cadences infernales"), c'est au tour de Christian Charpy d'agiter  sa plume .

Son livre  : "la tête de l'emploi "  sort le 8 septembre dans les librairies.

Les dessous du social dans le Figaro nous en livre quelques lignes .

J'écris ce billet non pas pour faire la promotion du livre de Christian Charpy  mais pour  m'en indigner !

 En effet,   que Christian Charpy qui  a , pendant  trois ans ,dirigé Pôle emploi  en prenant directement ses ordres du gouvernement et de l'Elysée , vienne maintenant régler ses comptes  et cracher dans la soupe est pour le moins scandaleux !

  

Voici quelques explications qui motivent ma colère .  

300206865.jpgNous pouvons lire  dans le Figaro  " dans son livre ,  le patron de Pôle emploi n'attaque pas nommément son ministre de tutelle. Mais il s'évertue, dans un chapitre final «pour aller plus loin», à critiquer un par un les axes d'action de Xavier Bertrand…… 

Bertrand n'est cependant pas la seule cible des flèches de Charpy. Celui-ci évoque aussi sa «véritable épreuve de force» en interne avec les syndicats. Pour eux, «la meilleure façon de parler d'une seule voix, c'était de s'opposer à la direction, déplore-t-il, s'exprimant déjà au passé. Ce qu'ils ont fait avec beaucoup de détermination». 

Christian Charpy évoque les manières  de Christine Lagarde…. «J'ai le souvenir de moments détendus où nous prenions les décisions indispensables, relate-t-il. Elle apportait une touche de convivialité à ces rendez-vous qui ont beaucoup contribué à pacifier les conflits latents.» François Fillon est qualifié de «soutien précieux» et Nicolas Sarkozy salué pour son implication. «Peu de réformes ont été suivies avec autant d'attention de la part d'un président» , reconnaît-il, regrettant que la fusion soit «devenue un objet politique et non une simple réforme de structures». 

En revanche, Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'État à l'Emploi, chargé de superviser la fusion en avril 2008, en prend pour son grade. «Deux hommes pour un fauteuil», c'était un de trop. «Nos relations étaient parfois tendues, avoue-t-il, exemples à l'appui. J'avais mes idées, il avait les siennes et elles n'étaient pas toujours convergentes. 

  Ces  écrits ne feront pas oublier  que Christian  Charpy  a  cautionné  et mis en application des directives qui ont conduit Pôle Emploi  et les chômeurs dans la situation que nous connaissons .

Aussi il est pour le moins  outrecuidant de venir porter  critique sur  les " ordres "  qu'il a appliqués en Énarque docile  !

Ces écrits  ne feront pas oublier également :  

  • La gourmandise de  Monsieur Charpy  qui ,  en prenant la tête de l'institution née de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, a bénéficié d'une augmentation de 20% de sa rémunération, portée de 230.000 à 275.000 euros bruts par an.

 Une augmentation qui tombait  assez mal au moment où les salariés des deux organismes dénonçaient leurs nouvelles conditions de travail et une fusion à la va-vite et mal préparée.

  • Ses méthodes de management . En  2010, Alain Lecanu ( CGC ), qui présidait le comité d'évaluation de Pôle Emploi  tirait , à boulets rouges contre Christian Charpy, demandant ouvertement son départ. 

Il déclarait  dans le journal les Echos:

 "La réalité, c'est que le directeur général fonctionne en cercle fermé avec quelques proches. Les directions régionales n'ont pas de marge de manoeuvre. Les ex-Assedic sont mis sur la touche. Je vous donne un exemple : est-il normal que Christian Charpy vienne de confirmer discrètement l'ancien responsable des ressources humaines de l'ANPE, censé faire l'intérim, au poste de DRH de Pôle emploi, alors qu'il avait affirmé au conseil d'administration qu'il allait recruter quelqu'un à l'extérieur pour remplacer Jean-Louis Sciberras, dont j'aimerais bien connaître les vraies raisons du départ ?

Ce n'est pas la première fois que le directeur général met ainsi le conseil d'administration de Pôle emploi devant le fait accompli.

 Et il ne se cache même plus de prendre ses ordres directement auprès du gouvernement.

 Il est grand temps de donner un second souffle à la fusion et de changer de directeur général. Il nous faut à la tête du service public de l'emploi un vrai patron qui vienne du privé car Pôle emploi n'est pas une administration comme l'était l'ANPE mais une entreprise. 

( propos recueillis PAR LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos ) 

  •  Les grèves incessantes  des agents de Pôle Emploi, qui dénonçaient et dénoncent encore leurs conditions de travail .

 Chaque conseiller de Pôle Emploi doit suivre en moyenne 100 chômeurs , ce chiffre pouvant  monter jusqu'à 250 ou 300 dossiers  en région parisienne .

  • Le climat  de tension sociale   dans lequel travaille le personnel,  soumis à des ordres et des contre ordres incessants et les risques psycho sociaux  qui  ont explosé aboutissant aux suicides de plusieurs  salariés sur leur lieu de travail. 
  •  Le fiasco  du  3949, les innombrables retards  et erreurs dans le traitement des dossiers  mettant en situation de précarité des milliers de chômeurs...
  • Les radiations abusives   dont le chiffre est " jalousement" gardé.
  • Le scandale du contrôle des pièces d'identité  des demandeurs d'emploi qui transforme les agents en auxiliaires de police  !

Dans un article de Médiapart  on pouvait lire la note de service suivante (diffusée dans une agence de Toulouse ) 

« l’agent qui reçoit le demandeur fait une photocopie de la pièce recevable présentée et en vérifie l’authenticité à l’aide de la lampe UV ».

« Cette vérification s’effectue en dehors de la présence du demandeur, l’agent devra donc se diriger vers un photocopieur situé en retrait à proximité de la lampe UV ».

Copie est ensuite envoyée en préfecture  !  

 

Alors que  tout allait mal à Pôle Emploi  Christian CHARPY  déclarait sur RTL ( suite au sondage lancé par Wauquiez ) 

" On en a interrogé 500.000  personnes ; 100.000 ont répondu. Quelle est la conclusion principale ? C'est que deux-tiers des demandeurs d'emploi sont à mon avis favorables, et positifs sur Pôle Emploi. Si la situation était telle qu'elle est décirte par les syndicats ou parfois par certains journaux, nous n'en serions pas là. Nos premiers clients : deux tiers sont satisfaits. Les entreprises : 68% ont une opinion positive sur Pôle Emploi.

  La fusion ça a permis de faire des économies aussi de fonctionnement. En l'espace de deux ans, nous avons économisé pour près de 90 millions d'euros d'économie sur le fonctionnement quotidien de Pôle Emploi sans nuire au service des demandeurs d'emploi, sans nuire au service des entreprises. Eh bien voilà, nous faisons face comme tout le monde à la réduction des déficits budgétaires.  "

 

NON , Monsieur Charpy mille fois non.

Lorsqu'on est  un homme d'envergure ,  on n'applique pas les ordres et directives  qu'on réprouve...on claque la porte.

Alors aujourd'hui  votre livre  ressemble fort  au faible aboiement d'un petit roquet ... 

 

 

samedi, 30 octobre 2010

Un peu de douceur dans ce monde

chers amis

Je vous conseille de visiter le site d'une amie  le peintre Elisabeth Trézéguet Mutti  voici le lien  " le journal de Mutti"

je laisse à votre sensibilité  ces magnifiques peintures  qui personnellement m'apportent  apaisement et douceur

mardi, 13 juillet 2010

Lorsque le mot république ne veut plus rien dire !

 

La France est en vacances ( enfin ceux qui peuvent s'en payer)  ou  se distrait en regardant la coupe   du monde de Football et pendant ce temps  nos politiques lavent leur linge sale et nauséabond  et le miracle se produit car  ce linge ressort plus blanc que blanc !!!!

Si Nicolas Sarkozy n'est pas réélu en 2012 il pourra se réconvertir  en "Nettoyeur "nettoyeur.jpg

Depuis des années nous sommes habitués aux " affaires "   politico financières  qui sont "découvertes", font la "Une"  des médias,  et maintenant des blogs ,  pour lesquelles  un certain nombre de citoyens s'émeuvent , et puis qui passent  aux oubliettes ...

Souvenez vous de l'affaire du trésor de guerre  de l'UIMM, des fonds colossaux  qui ont servi pendant des décennies  à "huiler" les rouages  des négociations sociales bref une affaire d'une telle ampleur  qu'elle est de nature  à mettre en danger  le socle de notre démocratie.

Qui en parle aujourd'hui ?  avez vous lu des articles dans la presse ?

Force est de constater  que cette affaire est passée aux oubliettes.... mes articles sur le sujet

Il en est de même pour l'affaire  Bettencourt  !   Une affaire que nenni .....vile calomnie....  ragot de journalistes ..

Lors de son intervention  à la télévision ce  lundi 12 juillet  Nicolas Sarkozy, serein , le visage détendu, a balayé d'un revers de la main   "cette affaire"

Eric Woerth. «C'est réglé, il est parfaitement innocent», a souligné le président.

Avec les enquêtes préliminaires menées par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, «la vérité se fait jour après jour».  «Les témoignages s'effondrent les uns après les autres.» ajoute t-il !


tresorier-UMP-Eric-Woerth_pics_390.jpgMais nous  dans notre petit coin que pensons nous ?

  • du  contenu des enregistrements faits chez Liliane Bettencourt  et  qui montrent à l'évidence une interpénétration à tous niveaux des milieux financiers, politiques, et judiciaires ..
  • du fait  qu'Eric Woerth ait  été trésorier du parti au pouvoir (UMP) et ministre du budget entre 2007 et 2010 et que pendant cette même période, son épouse  travaillait pour la structure gérant la fortune de la première contribuable française..., laquelle finance à la fois l'UMP et, semble-t-il, les activités politiques personnelles d'Eric Woerth dans l'Oise. ( Dans un article du quotidien Le Monde du 29 juin, Mme Woerth a déclaré: «Je reconnais que j'avais sous-estimé ce conflit d'intérêts.»)
  • du chèque qu'aurait signé Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy
  • des  150.000 euros demandés à  Claire Thibout, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt début 2007 pour financer la campagne présidentielle
  • du  système d'enveloppes d'argent liquide aux politiques
  • des interventions d'un conseiller de l'Elysée dans la procédure opposant Liliane Bettencourt à sa fille
  • des 30 millions d'euros reversés au titre du bouclier fiscal à Mme Bettencourt   alors qu'elle disposait  d'au moins de  deux comptes en Suisse non déclarés d'une valeur de 78 millions d'euros.  ( L'un des objectifs affichés du bouclier fiscal était d'éviter l'évasion fiscale ! ).
  • que cette dernière n'ait  fait l'objet d'aucun contrôle sérieux de l'administration fiscale depuis  15 ans  !
  • qu'en revanche  des milliers  de rmistes et allocataires de minima  sociaux ont été  contrôlés ces derniers mois  pour récupérer des sommes  qui ne font pas la moitié   des sommes données à Bettencourt   ( 1 million de foyers contrôlés  -  8 041 foyers ayant dissimulé des revenus - 16,6 millions d’euros récupérés.....)
  • des liens particuliers   de Nicolas Sarkozy avec le procureur de Nanterre Philippe Courroye qui  est régulièrement cité dans les enregistrements clandestins qui sont de nature  à jeter  un doute sur l'impartialité de la justice.
    ( La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez a dénoncé cette année dans un livre la frilosité du parquet dans certains dossiers susceptibles de nuire à des proches de M. Sarkozy, dont il faut rappeler que le département des Hauts-de-Seine constitue le bastion.)
  • du fait que Xavier Bertrand, secrétaire général de l''UMP, ait  affirmé que la diffusion par Mediapart des écoutes réalisées clandestinement au domicile de Liliane Bettencourt entre 2009 et 2010 s'apparentait à des «méthodes fascistes», alors que le tribunal de Paris, le 1er juillet, a estimé au contraire qu'elle relevait de «la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt général».

 

1022900.jpgQue nous reste t -il quand  on s'aperçoit  que la république est devenue  une coquille vide  ?

liberté égalité fraternité dites vous ?

Force est de constater  que si certains sont au dessus des lois ,   d'autres:  les plus fragiles,  les sans grade,  ceux qui constituent la France profonde et laborieuse   devront faire les frais d'une crise  financière mondiale  causée  par  des malfrats de la finance  et de grands groupes  employeurs - voyous....

 

Pour aller plus loin

article du Nouvel Observateur

 

 

lundi, 05 juillet 2010

Il n'y a pas que le droit !

Depuis quelques semaines j'ai dérogé  à la tradition du week-end c'est à dire poster des informations ludiques culturelles humoristiques..

Je reviens  vers vous avec   un " slide peinture "  que j'ai composé avec l'autorisation de l'artiste  Elisabeth Trezeguet Mutti.

Enfant de Carcassonne  vivant aujourd'hui à Paris  Elisabeth Trezeguet  Mutti est une artiste qui fait aimer la peinture.
ses goûts très éclectiques de Corot à Dali en passant par Van Gogh et ses sources d'inspiration donnent un caractère plein de charme et de sérénité à son oeuvre  . Une artiste à découvrir voici le chemin de sa galerie .

La musique du Slide est de James Asher que je remercie vivement

 

samedi, 03 juillet 2010

Je te tiens tu me tiens par la barbichette !

 

def7d30e-7d57-11df-92d7-562c80c726e2.jpgIl y avait les caisses noires de l'UIMM maintenant il y a l'affaire  Bettencourt qui touche  les plus hautes instances de l'Etat.

Un jeu de "je te tiens tu me tiens par la barbichette......

En 2009 , 1 million  de Rmistes  ont été contrôlés pour récupérer 16.6 millions d'euros alors que sans contrôle  l'administration fiscale a versé en 2008 au titre du bouclier fiscal   le double à la milliardaire. j'en pleure !

Nous apprenons de Médiapart :

"Qu'Antoine Gillot, avocat de l'ancienne comptable des Bettencourt, a déclaré ce vendredi sur  RMC que sa cliente disposait d'une délégation de signature qui l'autorisait à retirer 50.000 euros en espèces chaque semaine. A quoi servaient ces sommes en liquide? A payer divers frais, mais surtout à rémunérer des «personnalités». "

Interrogé sur le fait de savoir si ces personnalités pouvaient être des responsables politiques, l'avocat a répondu: «Cela fait partie des possibilités.»"

L'affaire Bettencourt/Woerth prend ainsi une nouvelle dimension.

En effet  Médiapart s'est procuré, au guichet de la sous-préfecture de Senlis (Oise), les statuts de l'«Association de soutien à l'action d'Eric Woerth».

"Cet étonnant micro-parti, dont nous avons révélé l'existence, entièrement dédié au ministre du travail, pourrait avoir encaissé l'un des «fameux» chèques signés par Liliane Bettencourt le 4 mars 2010" signale Médiapart..

On peut lire encore  sur le site de Médiapart  :

"Agréée dans la seule région Picardie (où Eric Woerth est maire de Chantilly), cette structure était jusqu'ici restée dans l'ombre, insoupçonnée des élus locaux (à l'exception de la garde rapprochée du ministre). En 2008 (unique année dont les comptes sont accessibles), ce parti politique à part entière (doté d'une association de financement ad hoc pour récolter des fonds), bizarrement sans adhérent, avait touché 66.650 euros de subventions de la part de l'UMP. Ce qui signifie qu'Eric Woerth, trésorier du parti présidentiel, avait “auto-financé” ses activités! En parallèle, l'«Association» avait bénéficié de 19.650 euros de «dons de personnes physiques»."

 

h-20-2123379-1277191091.jpgEn 2008  l'administration fiscale  dans sa grande générosité  a remboursé à Liliane Bettencourt  au mois de mars 2008, une somme de 30 millions d'euros au titre du bouclier fiscal mis en place par le gouvernement dès l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Ce remboursement  prend une autre dimension  lorsqu'on apprend que :

  • Liliane Bettencourt  était à cette même période détentrice de deux comptes en Suisse – crédités au total de 78 millions d'euros – non déclarés à l'administration fiscale. Ce que Mme Bettencourt, depuis que le scandale a éclaté, a reconnu, promettant de rapatrier en France ses avoirs cachés à l'étranger.
  • qu' Eric Woerth a soutenu le bouclier fiscal favorable aux grandes fortunes  et qu'au premier rang de ces fortunes figure Mme Bettencourt, qui était par ailleurs à la même période l'employeur de Florence Woerth, l'épouse du ministre, et une solide bailleuse de fonds de l'UMP, dont le même M. Woerth est le trésorier national...
  • le remboursement  astronomique de 30 millions d'euros a été fait manifestement sans contrôle car Liliane Bettencourt n'a été l'objet d'aucune enquête fiscale depuis au moins quinze ans. L'actuel ministre du budget, François Baroin, avait déclaré sur Europe 1, dimanche 27 juin: «Les patrimoines de plus de 3 millions sont contrôlés tous les trois ans.» 

    Or, selon des sources concordantes, l'héritière n'a été l'objet depuis au moins quinze ans ni d'un «examen de situation fiscale personnelle» (ESFP) ni d'une «vérification de comptabilité», susceptible de viser par exemple la holding mise en place pour gérer sa fortune.

 

  • Le gouvernement vient d'annoncer  un plan de  redressement des finances  publiques . 150 mesures  seront mises en place  dont  la création d'outils contre les  fraudeurs et notamment le profilage des fraudeurs (« datamining ») et de cotation des risques, de manière à mieux cibler les contrôles.

Il y a également le croisement des fichiers . On peut lire dans le rapport rendu par Monsieur Baroin  " en  2009, sept opérations de croisements de fichiers ont été lancées afin de repérer des individus susceptibles d‘avoir commis une fraude (non paiement de cotisations, fraude à la résidence, fraude aux minima sociaux…). En l’état actuel, ces opérations ont permis de détecter 153,2 millions d’euros de versements effectués à tort. On peut citer par exemple celle ayant conduit la CNAF à analyser les déclarations trimestrielles de ressources d’un million de RMistes en les rapprochant des informations détenues par la DGFIP. Ce croisement a permis de détecter 8 041 foyers ayant dissimulé des revenus, auprès desquels il a été récupéré 16,6 millions d’euros.

Que de temps perdu   à analyser 1 million  de Rmistes  pour récupérer 16.6 millions d'euros  alors qu'il suffisait de bien contrôler Mmme Bettencourt pour ne pas lui reverser  le double ..... je n'en rie plus j'en pleure !

 

LILIANE BETTENCOURT_0001.jpg

vendredi, 02 avril 2010

week-end studieux

images.jpegCongés de maternité, chômeurs en fin de droit, négociation concernant les retraites, licenciement et indemnisation , questions au gouvernement feront l'objet de mes prochains billets.

réflexion  et promenades en bord de mer sont au programme de mon week -end  .

 

 

vendredi, 19 mars 2010

Sourire

Je reviens à la tradition du  week-end et vous offre  ce petit moment musical et  de partage donné  par des jeunes  dans le métro.

No comment

 


Impro dans le metro
envoyé par mactaz33. - Regardez la dernière sélection musicale.

lundi, 01 février 2010

Ne les oublions pas

cliquer sur le diaporama et décocher le haut parleur pour entendre

mardi, 26 janvier 2010

l'Elysée va acheter des muselières.

42801.jpgBientôt il faudra les museler !!!!! ou comment intimider ceux qui osent dire  ce qu'ils pensent !

l' affaire des sondages de l'Elysée se termine par une plainte en diffamation déposée contre Alain Garrigou, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest, spécialiste des sondages et un soutien par l'appel des 100 de la Fondation Copernic

A la suite du rapport de la Cour des comptes publié le 16 juillet 2009 et considérant les listings des sondages de l’Elysée publiés le 6 novembre, Alain Garrigou, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest, spécialiste des sondages, avait déclaré : « L’Elysée défend le choix d’OpinionWay par Patrick Buisson [directeur de Publifact et conseiller du Président, ndlr] pour la rapidité des études Internet. Or, ils oublient de préciser que les sondages en ligne sont surtout réputés pour être moins chers ! Pourquoi l’Elysée paie beaucoup plus cher en passant par lui au lieu de les acheter à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy. ».

Pour ces propos  Patrick Buisson a déposé une plainte pour diffamation publique contre le professeur

M. Buisson réclame, pour son honneur « bafoué », 100 000 euros de dommages et intérêts, une provision de 15 000 euros pour chacun des quatre médias censé publier le jugement et, bien sûr, la condamnation aux dépens.

Comme le note un article publié par la fondation Copernic " Les frais de M. Patrick Buisson seront payés par le contribuable puisqu’il perçoit 11 900 euros par mois, comme conseiller du Président. En 2008, sa société Publifact a reçu 1,6 millions d’euros, de l’Elysée toujours."

"La plainte de P. Buisson vise évidemment à faire un exemple. Récemment, des chercheurs ont été la cible de ce type d’attaques : Olivier Filleule, Vincent Geisser, Isabelle Sommier. Cette fois, l’attaque vient de plus « haut ». Demain, à qui le tour ? Qui doit décider des territoires autorisés aux scientifiques, aux écrivains, aux journalistes ? Qui doit décider des appréciations qu’ils tirent de leurs enquêtes ? Les tribunaux ? Sartre aurait été condamné cent fois, Foucault, cent fois, Bourdieu tout autant.

« Tu enquêtes, tu critiques ? Gare au procès ! ». Collectivement, nous le refusons. Collectivement, nous reprenons à notre compte - au mot près - les propos d’Alain Garrigou.

 

Appel des 100 :

  • Alain Accardo (sociologue, université Bordeaux III)
  • Jean-Christophe Angaut (philosophe, Ecole Normale Supérieure)
  • Mathieu Bara (sociologue, université Bordeaux IV)
  • Christophe Baticle (sociologue, université de Picardie Jules Verne)
  • Francine Bavay (vice présidente du Conseil Régional d’Ile de France)
  • Eric Beynel (porte-parole national de l’union syndicale Solidaires)
  • Laurent Bonelli (politiste, université Paris Ouest – Nanterre)
  • Jacques Bidet (professeur de philosophie, université Paris Ouest Nanterre)
  • Noelle Burgi (chercheure en science politique, CNRS)
  • Leila Chaibi (co-présidente de la Fondation Copernic)
  • Véronique Champeil-Desplats (professeur de droit public, université Paris Ouest-Nanterre)
  • Stéphane Chantegros (sociologue, CRESPA Limoges)
  • Antonin Cohen (politiste, université de Picardie Jules Verne)
  • Annie Collovald (professeure de sociologie, université de Nantes)
  • Philippe Corcuff (politiste, IEP de Lyon, conseil scientifique d’ATTAC)
  • Jacques Defrance (professeur de sociologie, université Paris Ouest Nanterre)
  • Jean-Luc Deshayes (sociologue, université de Nancy)
  • Paul Dirkx (sociologue, université Nancy II)
  • Keith Dixon (professeur de Civilisation britannique à l’université Lumière Lyon II)
  • Vincent Dubois (professeur de sociologie et science politique, Institut d’études politiques de Strasbourg et Institut Universitaire de France)
  • Stéphane Dufoix (sociologue, membre de l’Institut Universitaire de France)
  • Cedric Durand (économiste, université Paris XIII)
  • Hervé Fayat (professeur de sciences économiques et sociales, Fondation Copernic)
  • Jean Ferrette (professeur de sciences économiques et sociales)
  • Gérard Filoche (inspecteur du travail, CN du Parti Socialiste)
  • Julien Fretel (professeur de Science Politique, président de l’AECSP, université Picardie Jules Verne, Sciences Po Lille)
  • Sandrine Garcia (sociologue, université Paris IX – Dauphine)
  • Delphine Gardey (professeure de sociologie, université Versailles St Quentin en Yvelines)
  • Bertrand Geay (professeur de sociologie, université de Picardie – Jules Verne)
  • Dominique Glasman (professeur de sociologie, université de Savoie)
  • Stéphane Guillemarre (professeur de philosophie, co-secrétaire de la Fondation Copernic)
  • Françoise Guillou (diététicienne)
  • Jean-Marie Harribey (économiste, université Bordeaux IV)
  • Mathieu Hély (sociologue, université Paris Ouest Nanterre)
  • Michel Husson (économiste, conseil scientifique d’ATTAC)
  • Bruno Jetin (économiste, université Paris Nord)
  • Samuel Johsua (professeur émérite en sciences de l’éducation, université de Haute-Provence)
  • Nicolas Jounin (sociologue, Université Paris VIII)
  • Michel Koebel (sociologue, université de Strasbourg)
  • Bernard Lacroix (professeur de science politique, membre de l’Institut Universitaire de France)
  • Stéphane Lavignotte (pasteur, théologien)
  • Rémi Lefebvre (professeur de science politique, université Lille II)
  • Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, membre de l’Institut Universitaire de France)
  • Francis Lebon (sociologue, université Paris XII)
  • Brigitte Le Grignou (professeure de science politique, université Paris Dauphine)
  • Patrick Lehingue (professeur de science politique, université de Picardie-Jules Verne)
  • Jacques Le Bohec (professeur de sciences de la communication, université Lyon II)
  • Stéphane Le Lay (sociologue, revue Mouvements)
  • Claire Le Strat (politiste, université Paris ouest-Nanterre)
  • Catherine Lévy (sociologue)
  • Frédéric Lordon (sociologue, CNRS)
  • Jean Malifaud (mathématicien, Paris VII, secrétaire national du Snesup – FSU)
  • Antoine Math (économiste, Ires)
  • Lilian Mathieu (sociologue, CNRS)
  • Olivier Masclet (sociologue, université Paris V)
  • Gérard Mauger (sociologue, CSE-CNRS)
  • Dominique Merllié (sociologue, EHESS)
  • Olivier Michel (professeur d’informatique, université Paris XII)
  • Corinne Nativel (géographe, université de Besançon)
  • Frédéric Neyrat (sociologue, université de Limoges)
  • Gérard Noiriel (historien, directeur d’études à l’EHESS)
  • Fabienne Pavis (sociologue, université de Nantes)
  • Willy Pelletier (sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic)
  • Claude Pennetier (historien, CNRS-CHS, Paris I)
  • Jean-Marie Pernot (chercheur en sciences politiques, Ires)
  • Roland Pfefferkorn (professeur de sociologie, université de Strasbourg)
  • Louis Pinto (sociologue, CSE-CNRS)
  • Bernard Pudal (professeur de science politique, université Paris Ouest-Nanterre)
  • Gilbert Quelennec (musicien)
  • Emmanuel Renault (philosophe, Ecole Normale Supérieure)
  • Emmanuelle Reungoat, (doctorante en Science politique, Université Paris 1, CESSP)
  • Philippe Riutort (professeur de sciences sociales, lycée Henri IV)
  • Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII)
  • Thomas Sauvadet (sociologue, CERMES)
  • Nicolas Sembel (sociologue, université Bordeaux II)
  • Arnault Skornicki (politiste, université Paris Ouest Nanterre)
  • Patrick Simon (sociodémographe, Ined)
  • Luce Sommier (puéricultrice)
  • Charles Soulié (sociologue, université Paris VIII)
  • Annie Thébaud-Mony (sociologue, Inserm)
  • Sylvie Tissot (sociologue, université de Strasbourg)
  • Jacques Tolédano (président d’ETICITE)
  • Josette Trat (sociologue, université Paris VIII)
  • Jérôme Valluy (politiste, université Paris I)
  • Christophe Voillot (politiste, université Paris Ouest-Nanterre)
  • Louis Weber (ancien président de l’Institut de Recherche de la FSU, rédaction de Savoir/Agir)
  • Loïc Wacquant (professeur de sociologie, université de Californie – Berkeley)
  • Tanguy Wuillème (enseignant chercheur en sciences de l’information et de la communication, université Nancy II)
  • Jean-Pierre Zirotti (professeur de sociologie, université de Nice-Sophia Antipolis)

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