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EN VRAC /HUMEUR

  • La droite "sociale " part en guerre contre les fainéants , irresponsables et fraudeurs !

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    Pour justifier le délai de carence porté à 4 jours , qui va encore fragiliser les salariés les plus précaires  ( les jeunes et les travailleurs précaires : voir  mon article sur le sujet) , Laurent wauquiez n'hésite pas à    ajouter une couche à  la bêtise  dont il fait preuve  depuis plusieurs mois , en affirmant  sur  BFM TV- RMC  du mercredi 16 novembre :

    " Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact"

    Le gouvernement  n'a de cesse ,depuis plusieurs mois  , de stigmatiser  les allocataires des minima sociaux, les chômeurs,  et les malades .

    De fraudeurs potentiels  aux fraudeurs avérés , les malades  sont maintenant  des  citoyens qu'il faut mettre devant leur responsabilité en leur faisant prendre conscience qu'être malade c'est être  une charge pour la collectivité... et qu'il ne faut pas   tirer sur la corde..... 

    Depuis plusieurs mois, les  ministres se gargarisent avec la  lutte contre la fraude sociale  créant ainsi un climat de suspiçion générale  visant  à  faire  écran aux réels problèmes qui minent notre société  .

    Pendant que les Français   se regardent  en chiens de faïence et s'accusent   les uns les autres du déficit de nos finances ,  les  véritables responsables  de la  situation  de récession que vit l'occident   ( groupes financiers en tout genre, actionnaires  des grands groupes industriels, politiques  devenus les marionnettes des puissances de l'argent etc...) continent à prospérer...

     En déplacement à Bordeaux, Nicolas Sarkozy n'est pas en reste ... il   passe à l'offensive contre......les fraudes sociales. 

    A l'occasion d'un déplacement consacré à la "préservation de notre modèle social et la lutte contre les fraudes à la Sécurité sociale", mardi 15 novembre à Bordeaux, Nicolas Sarkozy, après avoir visité la CAF de Gironde, a prononcé un discours sur ce thème .

     "La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945.C'est la fraude qui mine les fondements même de (la) République sociale" ;

    "Frauder, que dis-je, voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français" ;

     "Trop longtemps, il fut de bon ton dans certains milieux de nier la fraude" .


    Le Chef de l'Etat, a  confirmé :

    • le projet d'interconnexion des fichiers des différents organismes
    •  sa volonté de durcir la lutte contre la fraude aux arrêts maladie.
    •  le lancement de l'expérimentation d'ici la fin de l'année, dans 11 départements volontaires, d'une obligation de travail de 7 heures pour les bénéficiaires du RSA les plus éloignés du marché du travail (sous la forme d'un contrat unique d'insertion, aidé à 95 % par l'État et les Conseils généraux).
    •  la création d'un Haut-conseil au financement de la protection sociale, associant les partenaires sociaux, qui sera chargé de réfléchir avec "sérénité, sérieux et objectivité" aux moyens de préserver le modèle social de la France tout en réduisant le poids de la fiscalité du travail dans son financement.

    Ecouter son discours ici

     

    Il est clair qu'il est plus facile de  mobiliser l'attention des Français sur la fraude sociale et les étrangers que de s'élever contre les délocalisations et les licenciements  auxquels s'adonnent les  entreprises  à dimension internationale et ce pour augmenter encore les profits de leurs actionnaires  .

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  • "La tête de l'emploi " ou lorsque Christian Charpy crache dans la soupe !

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    Ecrire sur pôle emploi  est à la mode. 

     Après  les "Confessions d'une taupe à Pôle emploi" ( écrit par un conseiller, Gaël Guiselin - un pseudo - avec le concours d'une journaliste, Aude Rossigneux.)  et  "183 jours dans la barbarie ordinaire"(  écrit par Marie Bergeron  jeune graphiste de formation qui , y narre ses mésaventures : "les objectifs intenables", les collègues transformés en "petits sergents" et les entretiens en "coquilles vides qui se succèdent à des cadences infernales"), c'est au tour de Christian Charpy d'agiter  sa plume .

    Son livre  : "la tête de l'emploi "  sort le 8 septembre dans les librairies.

    Les dessous du social dans le Figaro nous en livre quelques lignes .

    J'écris ce billet non pas pour faire la promotion du livre de Christian Charpy  mais pour  m'en indigner !

     En effet,   que Christian Charpy qui  a , pendant  trois ans ,dirigé Pôle emploi  en prenant directement ses ordres du gouvernement et de l'Elysée , vienne maintenant régler ses comptes  et cracher dans la soupe est pour le moins scandaleux !

      

    Voici quelques explications qui motivent ma colère .  

    300206865.jpgNous pouvons lire  dans le Figaro  " dans son livre ,  le patron de Pôle emploi n'attaque pas nommément son ministre de tutelle. Mais il s'évertue, dans un chapitre final «pour aller plus loin», à critiquer un par un les axes d'action de Xavier Bertrand…… 

    Bertrand n'est cependant pas la seule cible des flèches de Charpy. Celui-ci évoque aussi sa «véritable épreuve de force» en interne avec les syndicats. Pour eux, «la meilleure façon de parler d'une seule voix, c'était de s'opposer à la direction, déplore-t-il, s'exprimant déjà au passé. Ce qu'ils ont fait avec beaucoup de détermination». 

    Christian Charpy évoque les manières  de Christine Lagarde…. «J'ai le souvenir de moments détendus où nous prenions les décisions indispensables, relate-t-il. Elle apportait une touche de convivialité à ces rendez-vous qui ont beaucoup contribué à pacifier les conflits latents.» François Fillon est qualifié de «soutien précieux» et Nicolas Sarkozy salué pour son implication. «Peu de réformes ont été suivies avec autant d'attention de la part d'un président» , reconnaît-il, regrettant que la fusion soit «devenue un objet politique et non une simple réforme de structures». 

    En revanche, Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'État à l'Emploi, chargé de superviser la fusion en avril 2008, en prend pour son grade. «Deux hommes pour un fauteuil», c'était un de trop. «Nos relations étaient parfois tendues, avoue-t-il, exemples à l'appui. J'avais mes idées, il avait les siennes et elles n'étaient pas toujours convergentes. 

      Ces  écrits ne feront pas oublier  que Christian  Charpy  a  cautionné  et mis en application des directives qui ont conduit Pôle Emploi  et les chômeurs dans la situation que nous connaissons .

    Aussi il est pour le moins  outrecuidant de venir porter  critique sur  les " ordres "  qu'il a appliqués en Énarque docile  !

    Ces écrits  ne feront pas oublier également :  

    • La gourmandise de  Monsieur Charpy  qui ,  en prenant la tête de l'institution née de la fusion de l'ANPE et de l'Assedic, a bénéficié d'une augmentation de 20% de sa rémunération, portée de 230.000 à 275.000 euros bruts par an.

     Une augmentation qui tombait  assez mal au moment où les salariés des deux organismes dénonçaient leurs nouvelles conditions de travail et une fusion à la va-vite et mal préparée.

    • Ses méthodes de management . En  2010, Alain Lecanu ( CGC ), qui présidait le comité d'évaluation de Pôle Emploi  tirait , à boulets rouges contre Christian Charpy, demandant ouvertement son départ. 

    Il déclarait  dans le journal les Echos:

     "La réalité, c'est que le directeur général fonctionne en cercle fermé avec quelques proches. Les directions régionales n'ont pas de marge de manoeuvre. Les ex-Assedic sont mis sur la touche. Je vous donne un exemple : est-il normal que Christian Charpy vienne de confirmer discrètement l'ancien responsable des ressources humaines de l'ANPE, censé faire l'intérim, au poste de DRH de Pôle emploi, alors qu'il avait affirmé au conseil d'administration qu'il allait recruter quelqu'un à l'extérieur pour remplacer Jean-Louis Sciberras, dont j'aimerais bien connaître les vraies raisons du départ ?

    Ce n'est pas la première fois que le directeur général met ainsi le conseil d'administration de Pôle emploi devant le fait accompli.

     Et il ne se cache même plus de prendre ses ordres directement auprès du gouvernement.

     Il est grand temps de donner un second souffle à la fusion et de changer de directeur général. Il nous faut à la tête du service public de l'emploi un vrai patron qui vienne du privé car Pôle emploi n'est pas une administration comme l'était l'ANPE mais une entreprise. 

    ( propos recueillis PAR LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos ) 

    •  Les grèves incessantes  des agents de Pôle Emploi, qui dénonçaient et dénoncent encore leurs conditions de travail .

     Chaque conseiller de Pôle Emploi doit suivre en moyenne 100 chômeurs , ce chiffre pouvant  monter jusqu'à 250 ou 300 dossiers  en région parisienne .

    • Le climat  de tension sociale   dans lequel travaille le personnel,  soumis à des ordres et des contre ordres incessants et les risques psycho sociaux  qui  ont explosé aboutissant aux suicides de plusieurs  salariés sur leur lieu de travail. 
    •  Le fiasco  du  3949, les innombrables retards  et erreurs dans le traitement des dossiers  mettant en situation de précarité des milliers de chômeurs...
    • Les radiations abusives   dont le chiffre est " jalousement" gardé.
    • Le scandale du contrôle des pièces d'identité  des demandeurs d'emploi qui transforme les agents en auxiliaires de police  !

    Dans un article de Médiapart  on pouvait lire la note de service suivante (diffusée dans une agence de Toulouse ) 

    « l’agent qui reçoit le demandeur fait une photocopie de la pièce recevable présentée et en vérifie l’authenticité à l’aide de la lampe UV ».

    « Cette vérification s’effectue en dehors de la présence du demandeur, l’agent devra donc se diriger vers un photocopieur situé en retrait à proximité de la lampe UV ».

    Copie est ensuite envoyée en préfecture  !  

     

    Alors que  tout allait mal à Pôle Emploi  Christian CHARPY  déclarait sur RTL ( suite au sondage lancé par Wauquiez ) 

    " On en a interrogé 500.000  personnes ; 100.000 ont répondu. Quelle est la conclusion principale ? C'est que deux-tiers des demandeurs d'emploi sont à mon avis favorables, et positifs sur Pôle Emploi. Si la situation était telle qu'elle est décirte par les syndicats ou parfois par certains journaux, nous n'en serions pas là. Nos premiers clients : deux tiers sont satisfaits. Les entreprises : 68% ont une opinion positive sur Pôle Emploi.

      La fusion ça a permis de faire des économies aussi de fonctionnement. En l'espace de deux ans, nous avons économisé pour près de 90 millions d'euros d'économie sur le fonctionnement quotidien de Pôle Emploi sans nuire au service des demandeurs d'emploi, sans nuire au service des entreprises. Eh bien voilà, nous faisons face comme tout le monde à la réduction des déficits budgétaires.  "

     

    NON , Monsieur Charpy mille fois non.

    Lorsqu'on est  un homme d'envergure ,  on n'applique pas les ordres et directives  qu'on réprouve...on claque la porte.

    Alors aujourd'hui  votre livre  ressemble fort  au faible aboiement d'un petit roquet ... 

     

     

  • Un peu de douceur dans ce monde

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    chers amis

    Je vous conseille de visiter le site d'une amie  le peintre Elisabeth Trézéguet Mutti  voici le lien  " le journal de Mutti"

    je laisse à votre sensibilité  ces magnifiques peintures  qui personnellement m'apportent  apaisement et douceur

  • Lorsque le mot république ne veut plus rien dire !

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    La France est en vacances ( enfin ceux qui peuvent s'en payer)  ou  se distrait en regardant la coupe   du monde de Football et pendant ce temps  nos politiques lavent leur linge sale et nauséabond  et le miracle se produit car  ce linge ressort plus blanc que blanc !!!!

    Si Nicolas Sarkozy n'est pas réélu en 2012 il pourra se réconvertir  en "Nettoyeur "nettoyeur.jpg

    Depuis des années nous sommes habitués aux " affaires "   politico financières  qui sont "découvertes", font la "Une"  des médias,  et maintenant des blogs ,  pour lesquelles  un certain nombre de citoyens s'émeuvent , et puis qui passent  aux oubliettes ...

    Souvenez vous de l'affaire du trésor de guerre  de l'UIMM, des fonds colossaux  qui ont servi pendant des décennies  à "huiler" les rouages  des négociations sociales bref une affaire d'une telle ampleur  qu'elle est de nature  à mettre en danger  le socle de notre démocratie.

    Qui en parle aujourd'hui ?  avez vous lu des articles dans la presse ?

    Force est de constater  que cette affaire est passée aux oubliettes.... mes articles sur le sujet

    Il en est de même pour l'affaire  Bettencourt  !   Une affaire que nenni .....vile calomnie....  ragot de journalistes ..

    Lors de son intervention  à la télévision ce  lundi 12 juillet  Nicolas Sarkozy, serein , le visage détendu, a balayé d'un revers de la main   "cette affaire"

    Eric Woerth. «C'est réglé, il est parfaitement innocent», a souligné le président.

    Avec les enquêtes préliminaires menées par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, «la vérité se fait jour après jour».  «Les témoignages s'effondrent les uns après les autres.» ajoute t-il !


    tresorier-UMP-Eric-Woerth_pics_390.jpgMais nous  dans notre petit coin que pensons nous ?

    • du  contenu des enregistrements faits chez Liliane Bettencourt  et  qui montrent à l'évidence une interpénétration à tous niveaux des milieux financiers, politiques, et judiciaires ..
    • du fait  qu'Eric Woerth ait  été trésorier du parti au pouvoir (UMP) et ministre du budget entre 2007 et 2010 et que pendant cette même période, son épouse  travaillait pour la structure gérant la fortune de la première contribuable française..., laquelle finance à la fois l'UMP et, semble-t-il, les activités politiques personnelles d'Eric Woerth dans l'Oise. ( Dans un article du quotidien Le Monde du 29 juin, Mme Woerth a déclaré: «Je reconnais que j'avais sous-estimé ce conflit d'intérêts.»)
    • du chèque qu'aurait signé Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy
    • des  150.000 euros demandés à  Claire Thibout, l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt début 2007 pour financer la campagne présidentielle
    • du  système d'enveloppes d'argent liquide aux politiques
    • des interventions d'un conseiller de l'Elysée dans la procédure opposant Liliane Bettencourt à sa fille
    • des 30 millions d'euros reversés au titre du bouclier fiscal à Mme Bettencourt   alors qu'elle disposait  d'au moins de  deux comptes en Suisse non déclarés d'une valeur de 78 millions d'euros.  ( L'un des objectifs affichés du bouclier fiscal était d'éviter l'évasion fiscale ! ).
    • que cette dernière n'ait  fait l'objet d'aucun contrôle sérieux de l'administration fiscale depuis  15 ans  !
    • qu'en revanche  des milliers  de rmistes et allocataires de minima  sociaux ont été  contrôlés ces derniers mois  pour récupérer des sommes  qui ne font pas la moitié   des sommes données à Bettencourt   ( 1 million de foyers contrôlés  -  8 041 foyers ayant dissimulé des revenus - 16,6 millions d’euros récupérés.....)
    • des liens particuliers   de Nicolas Sarkozy avec le procureur de Nanterre Philippe Courroye qui  est régulièrement cité dans les enregistrements clandestins qui sont de nature  à jeter  un doute sur l'impartialité de la justice.
      ( La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez a dénoncé cette année dans un livre la frilosité du parquet dans certains dossiers susceptibles de nuire à des proches de M. Sarkozy, dont il faut rappeler que le département des Hauts-de-Seine constitue le bastion.)
    • du fait que Xavier Bertrand, secrétaire général de l''UMP, ait  affirmé que la diffusion par Mediapart des écoutes réalisées clandestinement au domicile de Liliane Bettencourt entre 2009 et 2010 s'apparentait à des «méthodes fascistes», alors que le tribunal de Paris, le 1er juillet, a estimé au contraire qu'elle relevait de «la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt général».

     

    1022900.jpgQue nous reste t -il quand  on s'aperçoit  que la république est devenue  une coquille vide  ?

    liberté égalité fraternité dites vous ?

    Force est de constater  que si certains sont au dessus des lois ,   d'autres:  les plus fragiles,  les sans grade,  ceux qui constituent la France profonde et laborieuse   devront faire les frais d'une crise  financière mondiale  causée  par  des malfrats de la finance  et de grands groupes  employeurs - voyous....

     

    Pour aller plus loin

    article du Nouvel Observateur

     

     

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