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  • Il faut entarter les coquins ! ou le scandale du syndicat patronal de la métallurgie

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    Les dirigeants de la métallurgie, qui n'aiment rien tant que la discrétion, s'apprêtent à vivre des jours difficiles. Du 7 au 22 octobre se tient à Paris le procès de la caisse noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).

    A l'automne 2007, le scandale fait grand bruit. L'organisation patronale est l'objet d'une enquête à propos d'importants retraits en liquide destinés à "fluidifier le dialogue social", selon le mot de son président de l'époque, Denis Gautier-Sauvagnac. Qui a touché quoi ? Et pour quelles raisons ? Depuis lors, silence. Mais les suspicions ne sont toujours pas levées.

    Depuis 2010, les comptes sont certifiés et rendus publics

    Télescopage des calendriers judiciaires et politiques, en cette fin de mois de septembre, s'ouvre une négociation entre partenaires sociaux afin de "clarifier" le financement du paritarisme. Visés ? Les fonds de la formation professionnelle, soupçonnés de servir à d'autres usages que la seule formation des salariés.

    2007-2013. Six ans ont passé, le doute subsiste. L'épisode rocambolesque du rapport du député Nouveau Centre Nicolas Perruchot, enterré à la fin de 2011 avec interdiction d'en diffuser le contenu, a renforcé l'idée que les pratiques malhonnêtes sont fréquentes et que les acteurs s'emploient à les dissimuler. Des progrès ont pourtant été réalisés. Ainsi, depuis 2010, les syndicats disposant de plus de 230 000 euros de ressources annuelles sont obligés de tenir des comptes, de les faire certifier et de les rendre publics. Tous se sont pliés à cette contrainte.

    Tous s'accordent sur la nécessité de créer une subvention clairement destinée à faire vivre les syndicats

    Sans résoudre le problème de fond. Une partie d'entre eux ne peuvent pas vivre des seules cotisations de leurs adhérents. Et tirent très largement leurs moyens de subsistance de subventions publiques, principalement au titre de la formation professionnelle. Ainsi, côté patronal, la CGPME, avec 2,3 millions d'euros de cotisations pour 16 millions de subventions en 2012. Ainsi, du côté syndical, Force ouvrière (8 millions d'euros de cotisations pour 14 de subventions), la CGC ou la CFTC.

    Certaines centrales l'avouent, il arrive que des subventions soient utilisées à d'autres fins que la formation professionnelle. Rien de franchement illégal, pas d'enrichissement personnel dans la très grande majorité des cas, mais, là encore, le manque de clarté alimente la suspicion.

    La négociation à venir éclairera sur la volonté des uns et des autres d'avancer. Tous s'accordent sur la nécessité de créer une subvention clairement destinée à faire vivre les syndicats en tant qu'animateurs du dialogue social. Très vite, pourtant, le débat se complique. Faut-il donner à toutes les organisations le même montant ou faut-il le moduler en fonction du poids de chacune ?

    Dans ce dernier cas, comment répartir les sommes dans le camp patronal, qui n'a toujours pas résolu la question de la représentativité de ses organisations ? Et, pour tous, quels moyens pour les missions dites de "service public", qui ne font l'objet d'aucun financement mais entraînent des frais ? Autant de raisons de se diviser et de ne rien faire.

    Autre dossier en suspens : la transparence financière des comités d'entreprise. Un projet de loi est en préparation depuis de longs mois afin de les contraindre à publier leurs comptes et à être plus clairs sur les personnes autorisées à engager des dépenses. Il devrait être présenté avant la fin de l'année.

    Le calendrier sera-t-il tenu ? Au regard des cas évoqués dans l'ouvrage Syndicats. Corruption, dérives, trahisons, de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly (First), dont L'Express publie les bonnes feuilles en exclusivité, il y a urgence. Si les dérives les plus graves restent marginales, ces affaires rejaillissent sur la réputation de l'ensemble des organisations, syndicales comme patronales.

    D'autres vidéos Economie

    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/syndicats-des-fonds-bien-secrets_402867.html#FHQvg2ztIP7dUQ81.99
    PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN

    Les dirigeants de la métallurgie, qui n'aiment rien tant que la discrétion, s'apprêtent à vivre des jours difficiles. Du 7 au 22 octobre se tient à Paris le procès de la caisse noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).

    A l'automne 2007, le scandale fait grand bruit. L'organisation patronale est l'objet d'une enquête à propos d'importants retraits en liquide destinés à "fluidifier le dialogue social", selon le mot de son président de l'époque, Denis Gautier-Sauvagnac. Qui a touché quoi ? Et pour quelles raisons ? Depuis lors, silence. Mais les suspicions ne sont toujours pas levées.

    Depuis 2010, les comptes sont certifiés et rendus publics

    Télescopage des calendriers judiciaires et politiques, en cette fin de mois de septembre, s'ouvre une négociation entre partenaires sociaux afin de "clarifier" le financement du paritarisme. Visés ? Les fonds de la formation professionnelle, soupçonnés de servir à d'autres usages que la seule formation des salariés.

    2007-2013. Six ans ont passé, le doute subsiste. L'épisode rocambolesque du rapport du député Nouveau Centre Nicolas Perruchot, enterré à la fin de 2011 avec interdiction d'en diffuser le contenu, a renforcé l'idée que les pratiques malhonnêtes sont fréquentes et que les acteurs s'emploient à les dissimuler. Des progrès ont pourtant été réalisés. Ainsi, depuis 2010, les syndicats disposant de plus de 230 000 euros de ressources annuelles sont obligés de tenir des comptes, de les faire certifier et de les rendre publics. Tous se sont pliés à cette contrainte.

    Tous s'accordent sur la nécessité de créer une subvention clairement destinée à faire vivre les syndicats

    Sans résoudre le problème de fond. Une partie d'entre eux ne peuvent pas vivre des seules cotisations de leurs adhérents. Et tirent très largement leurs moyens de subsistance de subventions publiques, principalement au titre de la formation professionnelle. Ainsi, côté patronal, la CGPME, avec 2,3 millions d'euros de cotisations pour 16 millions de subventions en 2012. Ainsi, du côté syndical, Force ouvrière (8 millions d'euros de cotisations pour 14 de subventions), la CGC ou la CFTC.

    Certaines centrales l'avouent, il arrive que des subventions soient utilisées à d'autres fins que la formation professionnelle. Rien de franchement illégal, pas d'enrichissement personnel dans la très grande majorité des cas, mais, là encore, le manque de clarté alimente la suspicion.

    La négociation à venir éclairera sur la volonté des uns et des autres d'avancer. Tous s'accordent sur la nécessité de créer une subvention clairement destinée à faire vivre les syndicats en tant qu'animateurs du dialogue social. Très vite, pourtant, le débat se complique. Faut-il donner à toutes les organisations le même montant ou faut-il le moduler en fonction du poids de chacune ?

    Dans ce dernier cas, comment répartir les sommes dans le camp patronal, qui n'a toujours pas résolu la question de la représentativité de ses organisations ? Et, pour tous, quels moyens pour les missions dites de "service public", qui ne font l'objet d'aucun financement mais entraînent des frais ? Autant de raisons de se diviser et de ne rien faire.

    Autre dossier en suspens : la transparence financière des comités d'entreprise. Un projet de loi est en préparation depuis de longs mois afin de les contraindre à publier leurs comptes et à être plus clairs sur les personnes autorisées à engager des dépenses. Il devrait être présenté avant la fin de l'année.

    Le calendrier sera-t-il tenu ? Au regard des cas évoqués dans l'ouvrage Syndicats. Corruption, dérives, trahisons, de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly (First), dont L'Express publie les bonnes feuilles en exclusivité, il y a urgence. Si les dérives les plus graves restent marginales, ces affaires rejaillissent sur la réputation de l'ensemble des organisations, syndicales comme patronales.


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    Les dirigeants de la métallurgie, qui n'aiment rien tant que la discrétion, s'apprêtent à vivre des jours difficiles. Du 7 au 22 octobre se tient à Paris le procès de la caisse noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).
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     sauvagnac,uimm,syndicats,justice,scandaleAu mois d'octobre  l'UIMM   va  être dans ses petits souliers car du 7 au 22 octobre se tient à Paris le procès de la caisse noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).

    Hasard ou fatalité , en cette fin de mois de septembre, s'ouvre une négociation entre partenaires sociaux afin de "clarifier" le financement du paritarisme.  Compte tenu  des enjeux  colossaux  (  les fonds de la formation professionnelle, semblent  ne pas servir à  qu'à la seule formation des salariés ), mon petit doigt me dit que rien ne sera clarifié comme d'habitude  dans notre joli pays qui ressemble de pus en plus à une république bananière.......

    Au regard des cas évoqués dans l'ouvrage Syndicats. Corruption, dérives, trahisons, de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly ,  il y a urgence, note l' Express. Si les dérives les plus graves restent marginales, ces affaires rejaillissent sur la réputation de l'ensemble des organisations, syndicales comme patronales.

    France de coquins ?

    Les dirigeants de la métallurgie, qui n'aiment rien tant que la discrétion, s'apprêtent à vivre des jours difficiles. Du 7 au 22 octobre se tient à Paris le procès de la caisse noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).

    A l'automne 2007, le scandale fait grand bruit. L'organisation patronale est l'objet d'une enquête à propos d'importants retraits en liquide destinés à "fluidifier le dialogue social", selon le mot de son président de l'époque, Denis Gautier-Sauvagnac. Qui a touché quoi ? Et pour quelles raisons ? Depuis lors, silence. Mais les suspicions ne sont toujours pas levées.

    Depuis 2010, les comptes sont certifiés et rendus publics

    Télescopage des calendriers judiciaires et politiques, en cette fin de mois de septembre, s'ouvre une négociation entre partenaires sociaux afin de "clarifier" le financement du paritarisme. Visés ? Les fonds de la formation professionnelle, soupçonnés de servir à d'autres usages que la seule formation des salariés.

    2007-2013. Six ans ont passé, le doute subsiste. L'épisode rocambolesque du rapport du député Nouveau Centre Nicolas Perruchot, enterré à la fin de 2011 avec interdiction d'en diffuser le contenu, a renforcé l'idée que les pratiques malhonnêtes sont fréquentes et que les acteurs s'emploient à les dissimuler. Des progrès ont pourtant été réalisés. Ainsi, depuis 2010, les syndicats disposant de plus de 230 000 euros de ressources annuelles sont obligés de tenir des comptes, de les faire certifier et de les rendre publics. Tous se sont pliés à cette contrainte.

    Tous s'accordent sur la nécessité de créer une subvention clairement destinée à faire vivre les syndicats

    Sans résoudre le problème de fond. Une partie d'entre eux ne peuvent pas vivre des seules cotisations de leurs adhérents. Et tirent très largement leurs moyens de subsistance de subventions publiques, principalement au titre de la formation professionnelle. Ainsi, côté patronal, la CGPME, avec 2,3 millions d'euros de cotisations pour 16 millions de subventions en 2012. Ainsi, du côté syndical, Force ouvrière (8 millions d'euros de cotisations pour 14 de subventions), la CGC ou la CFTC.

    Certaines centrales l'avouent, il arrive que des subventions soient utilisées à d'autres fins que la formation professionnelle. Rien de franchement illégal, pas d'enrichissement personnel dans la très grande majorité des cas, mais, là encore, le manque de clarté alimente la suspicion.

    La négociation à venir éclairera sur la volonté des uns et des autres d'avancer. Tous s'accordent sur la nécessité de créer une subvention clairement destinée à faire vivre les syndicats en tant qu'animateurs du dialogue social. Très vite, pourtant, le débat se complique. Faut-il donner à toutes les organisations le même montant ou faut-il le moduler en fonction du poids de chacune ?

    Dans ce dernier cas, comment répartir les sommes dans le camp patronal, qui n'a toujours pas résolu la question de la représentativité de ses organisations ? Et, pour tous, quels moyens pour les missions dites de "service public", qui ne font l'objet d'aucun financement mais entraînent des frais ? Autant de raisons de se diviser et de ne rien faire.

    Autre dossier en suspens : la transparence financière des comités d'entreprise. Un projet de loi est en préparation depuis de longs mois afin de les contraindre à publier leurs comptes et à être plus clairs sur les personnes autorisées à engager des dépenses. Il devrait être présenté avant la fin de l'année.

    Le calendrier sera-t-il tenu ? Au regard des cas évoqués dans l'ouvrage Syndicats. Corruption, dérives, trahisons, de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly (First), dont L'Express publie les bonnes feuilles en exclusivité, il y a urgence. Si les dérives les plus graves restent marginales, ces affaires rejaillissent sur la réputation de l'ensemble des organisations, syndicales comme patronales.

    D'autres vidéos Economie

    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/syndicats-des-fonds-bien-secrets_402867.html#FHQvg2ztIP7dUQ81.99

    Retour sur le plus grand scandale de ces dernières années

    Aujourd'hui je vais secouer le cocotier d'un scandale qui se fait discret tant il gène patronat et syndicats.

    Je désigne  ( je n'aurais pas la prétention d'accuser comme  Zola ) le scandale de  l'UIMM .

    Mes amis voici un petit rappel de cette affaire aux multiples ramifications et qui selon mon modeste avis constitue le plus grand scandale de ces dernières années car  il sape le fondement même de nos liens sociaux et de notre démocratie.

    Rappelez vous nous étions en fin d'année 2007 syndicats patronaux et syndicats de salariés   étaient en cours de négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail : un titre ronflant en trompe l'oeil pour   désigner une mise à mort programmée du code du travail et de ses différentes protections du salarié .

    L'enjeu de ces négociations était capital pour la patronne du Medef  Laurence Parisot et l'Elysée ....

    Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM ( le puissant syndicat de la métallurgie) représentait le patronat  (Medef, CGPME et UPA) et menait à ce titre les négociations .

    Comme un coup de tonnerre dans un ciel  sans nuage, nous apprenions en septembre  2007 alors que l'affaire était connue des plus hautes sphères de l'état depuis longtemps  , que le chef d'orchestre de ce concert de négociations  le bien nommé Denis Gauthier Sauvagnac  avait trébuché et commis une fausse note   !
    Nous apprenions donc que la brigade financière agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte  par le parquet de Paris avait saisi des sommes en liquide au siège de l'UIMM  et que son patron Denis Gauthier Sauvagnac  avait  pendant 7 ans fait pour plus de 17 millions d'euros des retraits en espèce  sur le compte de l’UIMM.

    Dans un communiqué du  15 octobre l'UIMM , annonçait pudiquement que DGS  s'était  "mis  en retrait des négociations".

    ( traduisez  Laurence Parisot lui avait demandé de se mettre à l'écart ! (dans un premier temps Laurence Parisot avait renouvelé ( pour  donner le change ) sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
    Elle avait notamment déclaré sur RTL
    "je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)" )

    A qui ces sommes ont elles été versées ? 

    sauvagnac,uimm,syndicats,justice,scandale

    Remontons aux sources  de cette affaire
    • En 1972 l'UIMM  met en place un système d'entraide  pour les entreprises relevant de son activité  lorsqu'elles sont frappées par des conflits sociaux.
    • Ce système qui  existait déjà de manière informelle en 1906 en 1936 et pendant les grandes grèves d'après guerre, est financé  par les cotisations des entreprises adhérentes qui versent un pourcentage de leur  masse salariale soit au début 0.02%, en  2001 0.004%. En  2006  175 entreprises (officiellement) continuent de cotiser.
    • Lorsque les entreprises sont frappées par  des grèves   elles font une demande d'aide à leur fédération.
    • En 1972 François Ceyrac  avait confirmé devant les caméras de l'ORTF " il s'agit de mettre en place  un fonds de solidarité  qui permet aux entreprises  de faire face  aux charges anormales  entrainées par les grèves".
    • Tout était dit et la CGT qui avait crié au scandale n'avait plus qu'à se taire.
    • Au  fil des années   c'est un  matelas colossal, un véritable  trésor de guerre que s'est constitué  la puissante fédération.On évoque le chiffre de plusieurs centaines de millions d'euros.( 600 millions).
    • l'UIMM est riche très riche, à partir de 1981 elle consent des avances  au CNPF  sorti exsangue de la campagne des législatives, elle vient également en aide au Medef  en 2003 pour l'achat  de son nouveau siège rue  Bosquet etc... on parle de 52 millions d'euros....
    • l'UIMM est puissante très puissante  les rumeurs  d'arrosage d'hommes politiques par les caisses de l'UIMM ont été bon train ! ( on ne compte plus les amendements  favorables à la métallurgie  défendus par certains parlementaires : voir le livre page 50 de Guillaume Delacroix : enquête sur le patronat.)
    • Jusque là rien d'illégal ( à priori) sauf que Denis Gauthier Sauvagnac  a fait  pendant huit ans près de 19 millions de retraits en espèce sur les comptes de l'UIMM.
    • Interrogé par la brigade financière, Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps ,du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
    Il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociale et a toujours refusé de donner les noms des heureux bénéficiaires de ces sommes.
     

    laurence-parisot-mars-2008-sakutin.1204556144.jpgCette pratique était connue de tous y compris  de Laurence Parisot

    Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.

    Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, il précise que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.

    Daniel Dewavrin   a égalemant  déclaré sur l'antenne de France Inter,que  Madame Parisot  était parfaitement au courant de ces pratiques..
    "Sur ce point précis, à mon avis, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique",  ajoutant que "ça lui sert aussi de prétexte pour attaquer l'UIMM avec une très, très grande violence".
    pour ces affirmations  il a été  assigné par cette dernière  en diffamation, devant la 17echambre civile du tribunal de grande instance de Paris.

    Ces propos ont été  confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.

    Tout ce petit monde s'est retrouvé  devant la justice le 19.01.2009 car Laurence Parisot a déposé plainte pour diffamation .

    • En mars  2009  la justice a débouté Laurence Parisot de sa demande, estimant que Daniel Dewavrin avait été de «bonne foi». Au cours de l'audience, les deux parties ont continué de s'entredéchirer. Les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de tentative de déstabilisation. Laurence Parisot a fait appel de ce jugement .
    En 2010, la Cour d'appel de Paris a confirmé le jugement du tribunal de grande instance  "Nous ne regrettons rien", a assuré Me William Bourdon, l'avocat de Mme Parisot. "Une décision de relaxe ne transforme pas des mensonges en vérité et ne fait pas disparaître la calomnie", a-t-il ajouté. 
    • Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats voir article du Figaro clic ici .
    • L'ancien patron de l'UIMM s'est toujours refusé à dévoiler les noms des bénéficiaires des millions  d'euros de retraits suspects entre 2000 et 2007.

      C'est tout  le gotha du patronat français qui a défilé en avril 2009  dans le bureau du juge Roger Le Loire, au parquet financier de Paris, chargé de l'affaire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Christian Streiff, l'ancien président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën , Etienne Bernard, président du groupe des industries métallurgiques (GIM) , Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, , Joël Karecki, président de Philips France et Jean-Marie Poimboeuf, ex-PDG du groupe naval militaire DCNS. Planifiée de longue date, cette vague d'auditions a débuté le 16 avril avec celle de l'ancien PDG de Safran et membre du bureau de l' UIMM, Jean-Paul Béchat.

      Tous ces grands patrons, membres actifs de l'UIMM ont été  interrogés, comme témoin, sur une éventuelle subornation de Denis Gautier-Sauvagnac visant à acheter son silence dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale de la métallurgie. Le magistrat les a questionnés  sur leur connaissance du contrat qui avait fixé les conditions de départ de M. Gautier-Sauvagnac, en décembre 2007, deux mois après la révélation de l'affaire de la "caisse noire" de l' UIMM. Cet accord prévoyait le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros.

      S'il a bénéficié dans son contrat de départ de l'UIMM  d'une indemnité de 1,5 million d'euros et d'une prise en charge "des éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire, le contrat a finalement été divisé de moitié en juin. L'UIMM a également supprimé la clause de confidentialité "interprétée comme une clause de silence".
      Reste que Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé que son "silence" sur les bénéficiaires des retraits suspects était "sans rapport" avec son indemnité de départ.
    • Mercredi 18 novembre 2009, la police financière s'est rendue dans les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CGC, de la CFDT et de la CFTC, sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.

      Le juge cherchait à retrouver trace d'un éventuel financement occulte de ces syndicats par l'organisation patronale de la métallurgie, une piste évoquée dans diverses dépositions. En octobre, les syndicats étudiants UNEF, FAGE, UNI et PDE avaient déjà été perquisitionnés. Les enquêteurs cherchaient notamment à déterminer si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'EPIM.

    • Au terme de son enquête , le juge d'instruction parisien Roger Le Loire a signé l'ordonnance par laquelle il renvoie devant le tribunal les dix personnalités poursuivies dans la procédure, ainsi que l'UIMM elle-même, qui comparaîtra en tant que personne morale.

    L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour "abus de confiance", ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, en raison du retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros sur les comptes de l'organisation patronale entre 2000 et 2007.

    L'ancien dirigeant de l'UIMM a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence. Il refuse de nommer devant la police et le juge les bénéficiaires des sommes. Il se borne à indiquer qu'il procédait à des "remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays".

    Les forts soupçons de financements occultes politiques et surtout syndicaux n'ont pu être étayés, les enquêteurs s'étant heurtés à une véritable loi du silence.

    "Je ne crois pas, très sincèrement, qu'il soit de l'intérêt général de procéder à un grand déballage qui ne serait pas utile à notre pays", a ainsi déclaré M. Gautier-Sauvagnac au juge. Au grand regret du magistrat, qui n'épargne pas "DGS" dans ses conclusions : "Il résulte que Denis Gautier-Sauvagnac a eu un rôle central, non seulement car il a été le dernier à détenir les sommes dont il refuse d'indiquer quelle a été l'affectation, mais également car il a organisé la pratique des retraits d'espèces, fixant le quantum et la périodicité de ces retraits et autorisant la destruction des pièces comptables y afférant."

    Les syndicats de salariés nient avoir perçu de l'argent. 

    L'enquête a permis de découvrir que l'UIMM disposait d'une caisse de 600 millions d'euros, désormais déclarée officiellement.

    Toutes les instances syndicales de notre pays, Patronat, syndicats de salariés, grands patrons , hommes politiques et même l' Elysée  à divers degrés sont à mon sens  éclaboussés par ce scandale.

    Pendant ce temps on demande toujours plus de sacrifices aux français , on les  soupçonnent de fraude dès qu'ils sont malades ou sans emploi, on les contrôle tous azimuts,  ah quelle belle France que voici....

    et si nous les entartions tous !

  • France de coquins ?

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    Retour sur le plus grand scandale de ces dernières années

    Aujourd'hui je vais secouer le cocotier d'un scandale qui se fait discret tant il gène patronat et syndicats.

    Je désigne  ( je n'aurais pas la prétention d'accuser comme  Zola ) le scandale de  l'UIMM .

    Mes amis voici un petit rappel de cette affaire aux multiples ramifications et qui selon mon modeste avis constitue le plus grand scandale de ces dernières années car  il sape le fondement même de nos liens sociaux et de notre démocratie.

    Rappelez vous nous étions en fin d'année 2007 syndicats patronaux et syndicats de salariés   étaient en cours de négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail : un titre ronflant en trompe l'oeil pour   désigner une mise à mort programmée du code du travail et de ses différentes protections du salarié .

    L'enjeu de ces négociations était capital pour la patronne du Medef  Laurence Parisot et l'Elysée ....

    Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM ( le puissant syndicat de la métallurgie) représentait le patronat  (Medef, CGPME et UPA) et menait à ce titre les négociations .

    Comme un coup de tonnerre dans un ciel  sans nuage, nous apprenions en septembre  2007 alors que l'affaire était connue des plus hautes sphères de l'état depuis longtemps  , que le chef d'orchestre de ce concert de négociations  le bien nommé Denis Gauthier Sauvagnac  avait trébuché et commis une fausse note   !


    Nous apprenions donc que la brigade financière agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte  par le parquet de Paris avait saisi des sommes en liquide au siège de l'UIMM  et que son patron Denis Gauthier Sauvagnac  avait  pendant 7 ans fait pour plus de 17 millions d'euros des retraits en espèce  sur le compte de l’UIMM.

    Dans un communiqué du  15 octobre l'UIMM  annonçait pudiquement que DGS  s'était  "mis  en retrait des négociations"

    ( traduisez  Laurence Parisot lui avait demandé de se mettre à l'écart ! (dans un premier temps Laurence Parisot avait renouvelé ( pour  donner le change ) sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
    Elle avait notamment déclaré sur RTL
    "je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)" )

    A qui ces sommes ont elles été versées ? 

    CPS.HKC31.121007185122.photo00.jpg


    Remontons aux sources  de cette affaire


    • En 1972 l'UIMM  met en place un système d'entraide  pour les entreprises relevant de son activité  lorsqu'elles sont frappées par des conflits sociaux.
    • Ce système qui  existait déja de manière informelle en 1906 en 1936 et pendant les grandes grèves d'après guerre, est financé  par les cotisations des entreprises adhérentes qui versent un pourcentage de leur  masse salariale soit au début 0.02%, en  2001 0.004%. En  2006  175 entreprises (officiellement) continuent de cotiser.
    • Lorsque les entreprises sont frappées par  des grèves   elles font une demande d'aide à leur fédération
    • En 1972 François Ceyrac  avait confirmé devant les caméras de l'ORTF " il s'agit de mettre en place  un fonds de solidarité  qui permet aux entreprises  de faire face  aux charges anormales  entrainées par les grèves".
    • Tout était dit et la CGT qui avait crié au scandale n'avait plus qu'à se taire.
    • Au  fil des années   c'est un  matelas colossal, un véritable  trésor de guerre que s'est constitué  la puissance fédération.on évoque le chiffre de plusieurs centaines de millions d'euros.( 600 millions)
    • l'UIMM est riche très riche  à partir de 1981 elle consent des avances  au CNPF  sorti exsangue de la campagne des législatives, elle vient également en aide au Medef  en 2003 pour l'achat  de son nouveau siège rue  Bosquet etc... on parle de 52 millions d'euros....
    • l'UIMM est puissante très puissante  les rumeurs  d'arrosage d'hommes politiqes par les caisses de l'UIMM ont été bon train ! ( on ne compte plus les amendements  favorables à la métallurgie  défendus par certains parlementaires : voir le livre page 50 de Guillaume Delacroix : enquête sur le patronat.)
    • Jusque là rien d'illégal ( à priori) sauf que Denis Gauthier Sauvagnac  a fait  pendant huit ans près de 19 millions de retraits en espèce sur les comptes de l'UIMM
    • interrogé par la brigade financière Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
    Il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociale et a toujours refusé de donner les noms des heureux bénéficiaires de ces sommes.

    laurence-parisot-mars-2008-sakutin.1204556144.jpgCette pratique était connue de tous y compris  de Laurence Parisot

    Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.

    Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, il précise que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.

    Daniel Dewavrin   a égalemant  déclaré sur l'antenne de France Inter.que  Madame Parisot  était parfaitement au courant de ces pratiques
    "Sur ce point précis, à mon avis, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique",  ajoutant que "ça lui sert aussi de prétexte pour attaquer l'UIMM avec une très, très grande violence".
    pour ces affirmations  il a été  assigné par cette dernière  en diffamation, devant la 17echambre civile du tribunal de grande instance de Paris

    ces propos ont été  confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.

    Tout ce petit monde s'est retrouvé  devant la justice le 19.01.2009 car Laurence Parisot a déposé plainte pour diffamation .

    lire  un article de la tribune   clic ici

    article de  l'Express clic ici

    article de challenges clic ici

    • En mars  2009  la justice a débouté Laurence Parisot de sa demande, estimant que Daniel Dewavrin avait été de «bonne foi». Au cours de l'audience, les deux parties ont continué de s'entredéchirer. Les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de tentative de déstabilisation. Laurence Parisot a fait appel de ce jugement voir article rue 89 clic ici

     

    • Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats voir article du Figaro clic ici .

     

    • L'ancien patron de l'UIMM s'est toujours refusé à dévoiler les noms des bénéficiaires des millions  d'euros de retraits suspects entre 2000 et 2007.

      C'est tout  le gotha du patronat français qui a défilé en avril 2009  dans le bureau du juge Roger Le Loire, au parquet financier de Paris, chargé de l'affaire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Christian Streiff, l'ancien président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën , Etienne Bernard, président du groupe des industries métallurgiques (GIM) , Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, , Joël Karecki, président de Philips France et Jean-Marie Poimboeuf, ex-PDG du groupe naval militaire DCNS. Planifiée de longue date, cette vague d'auditions a débuté le 16 avril avec celle de l'ancien PDG de Safran et membre du bureau de l' UIMM, Jean-Paul Béchat.

      Tous ces grands patrons, membres actifs de l'UIMM ont été  interrogés, comme témoin, sur une éventuelle subornation de Denis Gautier-Sauvagnac visant à acheter son silence dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale de la métallurgie. Le magistrat les a questionnés  sur leur connaissance du contrat qui avait fixé les conditions de départ de M. Gautier-Sauvagnac, en décembre 2007, deux mois après la révélation de l'affaire de la "caisse noire" de l' UIMM. Cet accord prévoyait le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros.

      S'il a bénéficié dans son contrat de départ de l'UIMM  d'une indemnité de 1,5 million d'euros et d'une prise en charge "des éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire, le contrat a finalement été divisé de moitié en juin. L'UIMM a également supprimé la clause de confidentialité "interprétée comme une clause de silence".
      Reste que Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé que son "silence" sur les bénéficiaires des retraits suspects était "sans rapport" avec son indemnité de départ.
    • Mercredi 18 novembre, la police financière s'est rendue dans les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CGC, de la CFDT et de la CFTC, sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.

      Le juge cherche à retrouver trace d'un éventuel financement occulte de ces syndicats par l'organisation patronale de la métallurgie, une piste évoquée dans diverses dépositions. En octobre, les syndicats étudiants UNEF, FAGE, UNI et PDE avaient déjà été perquisitionnés. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'EPIM.

      extrait du Monde

    • "J'ai découvert [la perquisition] ce matin en arrivant à 8 h 30. J'étais quand même un peu surpris", a dit Jacques Voisin, président de la CFTC, en précisant que les enquêteurs se trouvaient "actuellement, dans [son] bureau et dans [ceux de son] secrétariat". "Allons au bout, la vérité doit être dite sur cette affaire", a-t-il ajouté, déclarant n'avoir "rien à [se] reprocher, il n'y a rien qui ne soit pas transparent et clair dans cette affaire".

      Le président du syndicat CFE-CGC, et ancien patron de sa branche métallurgie, Bernard Van Craeynest, s'est dit "tout à fait serein". "Cela fait des mois qu'on nous annonce qu'on va venir nous voir, c'est aujourd'hui", a-t-il déclaré, précisant ne pas avoir "d'inquiétudes particulières". A FO Métaux, un secrétaire fédéral, Hervé Périer, affirme mercredi : "On ne reçoit pas d'argent et n'en donne pas non plus."

      L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour "abus de confiance", ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, en raison du retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros sur les comptes de l'organisation patronale entre 2000 et 2007. L'ancien dirigeant de l'UIMM a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence. Il refuse de nommer devant la police et le juge les bénéficiaires des sommes. Il se borne à indiquer qu'il procédait à des "remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays".

      Les syndicats de salariés nient avoir perçu de l'argent. La police et le juge envisagent toutes les hypothèses, y compris celle d'opérations de corruption. L'enquête a permis de découvrir que l'UiMM disposait d'une caisse de 600 millions d'euros, désormais déclarée officiellement.

      .

    Une affaire à suivre de près car elle touche toutes les instances syndicales de notre pays, Patronat, syndicats de salariés, grands patrons , hommes poliques et même l'Elysée ( voir article clic ici quand Chérèque veut vider son sac)

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  • Etat et patronat les enjeux du pouvoir.

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    patronat et état : pouvoir et enjeux.

    libre opinion  ou un certain regard sur le paysage social qui se dessine.

    souvenez vous de l'affaire de l'UIMM  qui a éclaté en 2007, la cagnotte , les fonds anti-grève et les sommes d'argent astronomiques  détournées en liquide  dans les valises de son patron Denis Gautier Sauvagnac ( l'affaire est en cours d'instruction ...) "pour  fluidifier les relations sociales bref   cette affaire qui s'est étalée au grand jour  alors que ces pratiques étaient connues  de tous  les ministères et Elysée en tête..( voir mes billets catégorie :politique honteuse clic ici )

    souvenez vous des cris  d'indignation  de Laurence Parisot  qui dans un premier temps a soutenu  Denis Gautier Sauvagnac qui  menait alors  les négociations  sur l'accord de modernisation du marché  du travail qui a donné lieu a une loi du même nom (clic ici )

    "Je n'ai pas décoléré. Tout est extrêmement choquant. Octroyer de tels avantages dans de telles circonstances, c'est méprisant et c'est méprisable, c'est une pantalonnade. Ce comportement est grossier, il signe une absence totale de respect et de sens de l'intérêt général. Il va à l'encontre de la transparence, de la modernité et de la mentalité des chefs d'entreprise qui, du coup, se sentent bafoués par certains de leurs représentants." avait elle déclaré

    • Questionnée au sujet de l'accord entre l'UIMM et Denis Gautier-Sauvagnac Laurence Parisot, 1er mars 2008 le JDD.fr, 2 mars 2008,
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    avec cette affaire  le Patronat Français traverse la quatrième grande crise depuis sa naissance en  fin du xix ème siècle ( création  du comité des Forges 1840-1860.)

    ne perdons pas de vue que l'UIMM ( union des syndicats de la métallurgie)  façonne le paysage social depuis des décennies

    après la guerre c'est l'UIMM qui crée la CGPME condération des petites et moyennes entreprises, puis  le CNPF  qui devient en 1998 Le Medef ( je fais court volontairement)

    l'UIMM  est à l'origine de l'AGIRC ( retraite des cadres)  et dans le domaine du droit du travail  elle a elaboré avec les pouvoirs publics en place  en 1950 le droit des conventions collectives.

    pour mettre sur la touche la CGT et le communisme  elle est devenue un véritable laboratoire du social , elle tire les ficelles , depuis de nombreuses années ,du dialogue social  dans tous les secteurs de l'économie.

    l'UIMM a façonné donc notre paysage social  d'après guerre : représentation syndicale, conventions collectives, paritarisme,  sécurité sociale, caisses de retraite, assurance chômage ,1%  logement etc ...

    ses ramifications sont multiples et son influence majeure

    en 2007  l'UIMM représente aux environs de 20% des cotisations du Medef et participe à 12% de son budget.

    Le CNPF puis le Medef  et ses grands noms:

    Gattaz en 1981

    Périgot en 1986 dirigeant  d'un grand groupe international Unilever

    Gandois en 1994  président directeur général de Rhône-Poulenc puis  de Pechiney

    Seillière en 1997 dirigeant au sein du groupe familial Wendel, auquel il appartient. Il préside ainsi la CGIP,

    "le tueur" pour contrer les 35 heures de Martine Aubry

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    tous venaient du monde de l'industrie ou  de la métallurgie.

    Pendant ce temps  le paysage  économique change l'industrie perd de la vitesse et le poids des services grandit. les équilibres financiers au sein du Medef en sont modifiés.

    EN 2005, l'élection de Laurence Parisot  qui a dirigé l'IFOP  institut de sondage , élection qui  faisait suite à  une lutte   sans pitié entre les prétendants à la succession de Seillière , signe la fin de la toute puissance de l'UIMM   au sein du Medef.

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    donner un nouvel élan au patronat, « l'entreprise au cœur de la société française » pour en faire « le moteur de l'ascension sociale »,réconcilier les français avec l'entreprise, l'éduquer à l'économie de marché  voilà le grand projet du Medef et de sa présidente.

    La liberté de pensée s'arrête là où commence le code du travail avait déclaré Laurence Parisot

    elle ne cesse de préciser  qu'elle mettra tout en œuvre pour pousser les parlementaires à modifier le Code du travail, qui doit selon elle être modernisé. Elle veut également que les lois sur la fiscalité des entreprises soient revues.

     

    c'est une   mise à mort programmée du socle  légal que constitue le code du travail ,  pour laisser la place au  champ contractuel libéré  du carcan  de la législation sociale

    c'est également l'annonce d' un désengagement  progressif du patronat( et des syndicats de salariés par la même occasion)  au niveau du paritarisme au profit de l'état.

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    l'emploi est un  thème majeur des élections présidentielles .

    Nicolas Sarkozy avec la sécurité en a fait son cheval de bataille

    travailler plus pour gagner plus, remettre le travail au coeur de nos valeurs  leitmotiv de la campagne de Nicolas Sarkozy

    pour atteindre le plein emploi  encore faut- il que  le patronat  joue le jeu,  ne délocalise pas ses activités ,  ne licencie pas  pour améliorer les profits et non pas pour éviter les pertes, ne  distribue pas à ses dirigeants des parachutes dorés alors que les comptes sont dans le rouge et que des licenciements ont été faits à la pelle, embauche la majeure partie des salariés sous contrat à durée déterminée ou à temps partiel plongeant ainsi un grand nombre de ceux-ci dans la précarité

    pendant sa campagne électorale  Nicolas Sarkozy  dénonce les patrons voyous qui  se distribuent des  avantages "pharaoniques" alors que les résultats  ne sont pas au rendez vous et que les licenciements sont bien réels.( voir article  clic ici)

    Quant aux stock-options, il ne cesse d'affirmer que "ce qui est bon pour les uns doit être bon pour tous". "Je propose donc qu'aucun programme de stock-options ne puisse être réservé aux seuls dirigeants mais qu'il soit étendu à tous les salariés de l'entreprise",

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    Nicolas Sarkozy ne s'est jamais caché de sa volonté  de reprendre le  contrôle  sur les domaines réservés au paritarisme.

    le paritarisme gère des milliards d'euros  ce qui  intéresse Nicolas Sarkozy qui  veut mener des réformes  d'envergure.

    il a d'ailleurs affirmé qu'il souhaitait " vouloir examiner sans tabou la question du financement des organisations  syndicales et patronales  pour engager la réforme  de notre système des relations sociales"

    après le paquet fiscal il  veut entamer les réformes de fonds annoncées pendant sa campagne :r éforme des régimes  spéciaux des retraites , création d' un grand service de l'emploi en fusionnant ASSEDIC et ANPE , réforme de la  formation professionnelle  du 1% logement  bref autant de réformes qui donnent de l'eczéma au patron de l'UIMM Denis Gautier Sauvagnac.

    et pour mener ces réformes il a besoin du soutien du patronat  dont  l'UIMM et Sauvagnac ne l'entendent pas de cette oreille

    certains ont parlé de "complot "et que l'affaire de l'UIMM serait sortie au bon moment du chapeau de l'Elysée pour lui laisser le champ libre en se débarassant d'un  Denis Gautier Sauvagnac qui allait mettre tout le poids de sa fédération pour contrer les desseins du président.503142.jpg

    Nicolas Sarkozy compte sur le soutient du patronat  pour les réformes qu'il  veut mettre en oeuvre et le patronat a besoin du président pour se libérer du carcan du code du travail  afin de mettre en place  la flexibilité nécessaire aux ajustements des effectifs des entreprises  dans un contexte de concurrence internationale exacerbée.

    il est prêt  à baisser  encore les charges patronales, les impôts , à alléger les contraintes juridiques et administratives en matière d'emploi, toiletter  le code du travail  mais en revanche les entreprises doivent embaucher investir et augmenter les salaires.

    la patronat joue ses marges, le président sa crédibilité auprès de ses électeurs ,et à terme sa place à l'Elysée.

    il veut aller vite mais le paritarisme est lent   alors le président n'hésite pas à inciter fortement aux négociations , à donner des directives aux partenaires sociaux  et à menacer de légiférer si les négociations n'ont pas abouti dans les temps.

    ce fut le cas des négociations sur la  modernisation du marché du travail,  de la nouvelle convention Unedic etc....

    l'équilibre des pouvoirs entre l'état, le patronat et les syndicats se déplace au profit de l'état de plus en plus interventionniste

    Nicolas Sarkozy intervient sur tous les fronts, impose ses vues, n'hésite pas à se mettre en première ligne  et toutes les négociations qui se sont déroulées et qui se déroulent entre partenaires sociaux depuis son élection portent son empreinte sa griffe: que ce soit en matière de retraites, du logement ( voir la loi Boutin sur le 1% logement,) d'assurance chômage ( voir convention UNEDIC), d'emploi ( création du pôle emploi)

    en contrepartie il allège les contraintes des employeurs , le code du travail pour laisser le champ libre au domaine du contractuel.

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    oui mais il y a un grand mais

    le droit du travail s'est construit pour réequilibrer le poids des interlocuteurs dans une entreprise , car le lien de subordination entre employeurs et salariés  entachent cet équilibre.

    le socle que constitue le code du travail est  un plancher en dessous duquel un employeur ne peut pas aller c'est  un garde fou

    que va t-il  rester de ce socle ? j'ai bien peur qu'il ne reste qu'une  coquille de plus en plus vide .....

     

    patronat  et état  main dans la main  ? oui mais ce n'est pas un mariage d'amour

    ils sont pour le moment unis mais poursuivent  des objectifs différents

    les grands perdants ; les salariés, les chômeurs,les personnes vivant de minima sociaux , les retraités les accidentés de la vie.

    la crise actuelle est une opportunité pour la mise en oeuvre des réformes elle est mise en avant pour légitimer " le détricotage"  du droit du travail

    lorsqu'un grand nombre de français seront mis sur la touche  devenant  les victimes expiatoires du système la réaction de cette masse silencieuse et  encore  docile risque  de balayer ceux qui en auront été les forgerons.

    les syndicats se réveilleront peut être pour prendre en marche  et récupérer un mouvement qui les submergera.

    gericault_le_radeau_de_la_meduse_1919.jpg


     

     

  • Guillaume Delacroix: un journaliste dévoile le scandale Medef-UIMM

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    je viens de terminer la lecture du livre de Guillaume Delacroix "Enquête sur le patronat : Dans les coulisses du scandale Medef-UIMM"

    la réalité  dépasse la fiction . La Firme ( avec Tom Cruise ) n'est qu'un pâle remake de ce" polar  patronal "

    Guillaume Delacroix qui a  pendant quatre ans enquêté dans les milieux patronaux tente de répondre à des questions troublantes  et soulève le voile du plus gros scandale de ces dernières années

    Où est passé l'argent du  trésor de guerre de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM)?

    A qui et à quoi pouvait bien servir l'argent liquide distribué?

    Qui est  Denis Gautier-Sauvagnac le président de l'UIMM qui a mené notamment les négociations en début d'année 2008 sur la rénovation du marché du travail

    la présidente du Medef était elle au courant des pratiques de l'UIMM ?

    CE LIVRE PASSIONNANT " revient sur un siècle d'historie sociale. Il révèle comment les officines occultes se sont succédé les unes après les autres, et de quelle façon des caisses noires ont pu être mises en place en toute impunité. Il dévoile les coulisses de l'avènement de Laurence Parisot, qu'Ernest-Antoine Seillière n'avait pas vue venir. L'auteur raconte aussi, par le menu, la façon dont la crise a été gérée, au Medef et à l'UIMM.
    Il dessine une cartographie très précise des enjeux de pouvoir à l'œuvre autour de Laurence Parisot, de sa garde rapprochée et de ses adversaires. Et il trace les lignes de ce que pourrait devenir le patronat après ce chaos."

    article des Echos





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