samedi, 21 novembre 2009
France de coquins ?
Retour sur le plus grand scandale de ces dernières années
Aujourd'hui je vais secouer le cocotier d'un scandale qui se fait discret tant il gène patronat et syndicats.
Je désigne ( je n'aurais pas la prétention d'accuser comme Zola ) le scandale de l'UIMM .
Mes amis voici un petit rappel de cette affaire aux multiples ramifications et qui selon mon modeste avis constitue le plus grand scandale de ces dernières années car il sape le fondement même de nos liens sociaux et de notre démocratie.
Rappelez vous nous étions en fin d'année 2007 syndicats patronaux et syndicats de salariés étaient en cours de négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail : un titre ronflant en trompe l'oeil pour désigner une mise à mort programmée du code du travail et de ses différentes protections du salarié .
L'enjeu de ces négociations était capital pour la patronne du Medef Laurence Parisot et l'Elysée ....
Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM ( le puissant syndicat de la métallurgie) représentait le patronat (Medef, CGPME et UPA) et menait à ce titre les négociations .
Comme un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, nous apprenions en septembre 2007 alors que l'affaire était connue des plus hautes sphères de l'état depuis longtemps , que le chef d'orchestre de ce concert de négociations le bien nommé Denis Gauthier Sauvagnac avait trébuché et commis une fausse note !
Nous apprenions donc que la brigade financière agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte par le parquet de Paris avait saisi des sommes en liquide au siège de l'UIMM et que son patron Denis Gauthier Sauvagnac avait pendant 7 ans fait pour plus de 17 millions d'euros des retraits en espèce sur le compte de l’UIMM.
Dans un communiqué du 15 octobre l'UIMM annonçait pudiquement que DGS s'était "mis en retrait des négociations"
( traduisez Laurence Parisot lui avait demandé de se mettre à l'écart ! (dans un premier temps Laurence Parisot avait renouvelé ( pour donner le change ) sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
Elle avait notamment déclaré sur RTL
"je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)" )
A qui ces sommes ont elles été versées ?

Remontons aux sources de cette affaire
- En 1972 l'UIMM met en place un système d'entraide pour les entreprises relevant de son activité lorsqu'elles sont frappées par des conflits sociaux.
- Ce système qui existait déja de manière informelle en 1906 en 1936 et pendant les grandes grèves d'après guerre, est financé par les cotisations des entreprises adhérentes qui versent un pourcentage de leur masse salariale soit au début 0.02%, en 2001 0.004%. En 2006 175 entreprises (officiellement) continuent de cotiser.
- Lorsque les entreprises sont frappées par des grèves elles font une demande d'aide à leur fédération
- En 1972 François Ceyrac avait confirmé devant les caméras de l'ORTF " il s'agit de mettre en place un fonds de solidarité qui permet aux entreprises de faire face aux charges anormales entrainées par les grèves".
- Tout était dit et la CGT qui avait crié au scandale n'avait plus qu'à se taire.
- Au fil des années c'est un matelas colossal, un véritable trésor de guerre que s'est constitué la puissance fédération.on évoque le chiffre de plusieurs centaines de millions d'euros.( 600 millions)
- l'UIMM est riche très riche à partir de 1981 elle consent des avances au CNPF sorti exsangue de la campagne des législatives, elle vient également en aide au Medef en 2003 pour l'achat de son nouveau siège rue Bosquet etc... on parle de 52 millions d'euros....
- l'UIMM est puissante très puissante les rumeurs d'arrosage d'hommes politiqes par les caisses de l'UIMM ont été bon train ! ( on ne compte plus les amendements favorables à la métallurgie défendus par certains parlementaires : voir le livre page 50 de Guillaume Delacroix : enquête sur le patronat.)
- Jusque là rien d'illégal ( à priori) sauf que Denis Gauthier Sauvagnac a fait pendant huit ans près de 19 millions de retraits en espèce sur les comptes de l'UIMM
- interrogé par la brigade financière Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
Cette pratique était connue de tous y compris de Laurence Parisot
Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.
Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, il précise que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.
ces propos ont été confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.
Tout ce petit monde s'est retrouvé devant la justice le 19.01.2009 car Laurence Parisot a déposé plainte pour diffamation .
lire un article de la tribune clic ici
article de challenges clic ici
- En mars 2009 la justice a débouté Laurence Parisot de sa demande, estimant que Daniel Dewavrin avait été de «bonne foi». Au cours de l'audience, les deux parties ont continué de s'entredéchirer. Les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de tentative de déstabilisation. Laurence Parisot a fait appel de ce jugement voir article rue 89 clic ici
- Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats voir article du Figaro clic ici .
- L'ancien patron de l'UIMM s'est toujours refusé à dévoiler les noms des bénéficiaires des millions d'euros de retraits suspects entre 2000 et 2007.
C'est tout le gotha du patronat français qui a défilé en avril 2009 dans le bureau du juge Roger Le Loire, au parquet financier de Paris, chargé de l'affaire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Christian Streiff, l'ancien président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën , Etienne Bernard, président du groupe des industries métallurgiques (GIM) , Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, , Joël Karecki, président de Philips France et Jean-Marie Poimboeuf, ex-PDG du groupe naval militaire DCNS. Planifiée de longue date, cette vague d'auditions a débuté le 16 avril avec celle de l'ancien PDG de Safran et membre du bureau de l' UIMM, Jean-Paul Béchat.
Tous ces grands patrons, membres actifs de l'UIMM ont été interrogés, comme témoin, sur une éventuelle subornation de Denis Gautier-Sauvagnac visant à acheter son silence dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale de la métallurgie. Le magistrat les a questionnés sur leur connaissance du contrat qui avait fixé les conditions de départ de M. Gautier-Sauvagnac, en décembre 2007, deux mois après la révélation de l'affaire de la "caisse noire" de l' UIMM. Cet accord prévoyait le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros.
S'il a bénéficié dans son contrat de départ de l'UIMM d'une indemnité de 1,5 million d'euros et d'une prise en charge "des éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire, le contrat a finalement été divisé de moitié en juin. L'UIMM a également supprimé la clause de confidentialité "interprétée comme une clause de silence".
Reste que Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé que son "silence" sur les bénéficiaires des retraits suspects était "sans rapport" avec son indemnité de départ.
- Mercredi 18 novembre, la police financière s'est rendue dans les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CGC, de la CFDT et de la CFTC, sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.
Le juge cherche à retrouver trace d'un éventuel financement occulte de ces syndicats par l'organisation patronale de la métallurgie, une piste évoquée dans diverses dépositions. En octobre, les syndicats étudiants UNEF, FAGE, UNI et PDE avaient déjà été perquisitionnés. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'EPIM.
extrait du Monde
- "J'ai découvert [la perquisition] ce matin en arrivant à 8 h 30. J'étais quand même un peu surpris", a dit Jacques Voisin, président de la CFTC, en précisant que les enquêteurs se trouvaient "actuellement, dans [son] bureau et dans [ceux de son] secrétariat". "Allons au bout, la vérité doit être dite sur cette affaire", a-t-il ajouté, déclarant n'avoir "rien à [se] reprocher, il n'y a rien qui ne soit pas transparent et clair dans cette affaire".
Le président du syndicat CFE-CGC, et ancien patron de sa branche métallurgie, Bernard Van Craeynest, s'est dit "tout à fait serein". "Cela fait des mois qu'on nous annonce qu'on va venir nous voir, c'est aujourd'hui", a-t-il déclaré, précisant ne pas avoir "d'inquiétudes particulières". A FO Métaux, un secrétaire fédéral, Hervé Périer, affirme mercredi : "On ne reçoit pas d'argent et n'en donne pas non plus."
L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour "abus de confiance", ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, en raison du retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros sur les comptes de l'organisation patronale entre 2000 et 2007. L'ancien dirigeant de l'UIMM a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence. Il refuse de nommer devant la police et le juge les bénéficiaires des sommes. Il se borne à indiquer qu'il procédait à des "remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays".
Les syndicats de salariés nient avoir perçu de l'argent. La police et le juge envisagent toutes les hypothèses, y compris celle d'opérations de corruption. L'enquête a permis de découvrir que l'UiMM disposait d'une caisse de 600 millions d'euros, désormais déclarée officiellement.
.
Une affaire à suivre de près car elle touche toutes les instances syndicales de notre pays, Patronat, syndicats de salariés, grands patrons , hommes poliques et même l'Elysée ( voir article clic ici quand Chérèque veut vider son sac)

17:03 | Commentaires (8) | Envoyer cette note | EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent | Tags : uimm, dgs, denis gauthier sauvagnac, parisot, métallurgie, fo, cfdt, cftc, cgc, patronat, elysée, scandale, caisse noire |
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jeudi, 25 juin 2009
Etat et patronat les enjeux du pouvoir.
patronat et état : pouvoir et enjeux.
libre opinion ou un certain regard sur le paysage social qui se dessine.
souvenez vous de l'affaire de l'UIMM qui a éclaté en 2007, la cagnotte , les fonds anti-grève et les sommes d'argent astronomiques détournées en liquide dans les valises de son patron Denis Gautier Sauvagnac ( l'affaire est en cours d'instruction ...) "pour fluidifier les relations sociales bref cette affaire qui s'est étalée au grand jour alors que ces pratiques étaient connues de tous les ministères et Elysée en tête..( voir mes billets catégorie :politique honteuse clic ici )
souvenez vous des cris d'indignation de Laurence Parisot qui dans un premier temps a soutenu Denis Gautier Sauvagnac qui menait alors les négociations sur l'accord de modernisation du marché du travail qui a donné lieu a une loi du même nom (clic ici )
"Je n'ai pas décoléré. Tout est extrêmement choquant. Octroyer de tels avantages dans de telles circonstances, c'est méprisant et c'est méprisable, c'est une pantalonnade. Ce comportement est grossier, il signe une absence totale de respect et de sens de l'intérêt général. Il va à l'encontre de la transparence, de la modernité et de la mentalité des chefs d'entreprise qui, du coup, se sentent bafoués par certains de leurs représentants." avait elle déclaré
- Questionnée au sujet de l'accord entre l'UIMM et Denis Gautier-Sauvagnac Laurence Parisot, 1er mars 2008 le JDD.fr, 2 mars 2008,

avec cette affaire le Patronat Français traverse la quatrième grande crise depuis sa naissance en fin du xix ème siècle ( création du comité des Forges 1840-1860.)
ne perdons pas de vue que l'UIMM ( union des syndicats de la métallurgie) façonne le paysage social depuis des décennies
après la guerre c'est l'UIMM qui crée la CGPME condération des petites et moyennes entreprises, puis le CNPF qui devient en 1998 Le Medef ( je fais court volontairement)
l'UIMM est à l'origine de l'AGIRC ( retraite des cadres) et dans le domaine du droit du travail elle a elaboré avec les pouvoirs publics en place en 1950 le droit des conventions collectives.
pour mettre sur la touche la CGT et le communisme elle est devenue un véritable laboratoire du social , elle tire les ficelles , depuis de nombreuses années ,du dialogue social dans tous les secteurs de l'économie.
l'UIMM a façonné donc notre paysage social d'après guerre : représentation syndicale, conventions collectives, paritarisme, sécurité sociale, caisses de retraite, assurance chômage ,1% logement etc ...
ses ramifications sont multiples et son influence majeure
en 2007 l'UIMM représente aux environs de 20% des cotisations du Medef et participe à 12% de son budget.
Le CNPF puis le Medef et ses grands noms:
Gattaz en 1981
Périgot en 1986 dirigeant d'un grand groupe international Unilever
Gandois en 1994 président directeur général de Rhône-Poulenc puis de Pechiney
Seillière en 1997 dirigeant au sein du groupe familial Wendel, auquel il appartient. Il préside ainsi la CGIP,
"le tueur" pour contrer les 35 heures de Martine Aubry

tous venaient du monde de l'industrie ou de la métallurgie.
Pendant ce temps le paysage économique change l'industrie perd de la vitesse et le poids des services grandit. les équilibres financiers au sein du Medef en sont modifiés.
EN 2005, l'élection de Laurence Parisot qui a dirigé l'IFOP institut de sondage , élection qui faisait suite à une lutte sans pitié entre les prétendants à la succession de Seillière , signe la fin de la toute puissance de l'UIMM au sein du Medef.

donner un nouvel élan au patronat, « l'entreprise au cœur de la société française » pour en faire « le moteur de l'ascension sociale »,réconcilier les français avec l'entreprise, l'éduquer à l'économie de marché voilà le grand projet du Medef et de sa présidente.
La liberté de pensée s'arrête là où commence le code du travail avait déclaré Laurence Parisot
elle ne cesse de préciser qu'elle mettra tout en œuvre pour pousser les parlementaires à modifier le Code du travail, qui doit selon elle être modernisé. Elle veut également que les lois sur la fiscalité des entreprises soient revues.
c'est une mise à mort programmée du socle légal que constitue le code du travail , pour laisser la place au champ contractuel libéré du carcan de la législation sociale
c'est également l'annonce d' un désengagement progressif du patronat( et des syndicats de salariés par la même occasion) au niveau du paritarisme au profit de l'état.

l'emploi est un thème majeur des élections présidentielles .
Nicolas Sarkozy avec la sécurité en a fait son cheval de bataille
travailler plus pour gagner plus, remettre le travail au coeur de nos valeurs leitmotiv de la campagne de Nicolas Sarkozy
pour atteindre le plein emploi encore faut- il que le patronat joue le jeu, ne délocalise pas ses activités , ne licencie pas pour améliorer les profits et non pas pour éviter les pertes, ne distribue pas à ses dirigeants des parachutes dorés alors que les comptes sont dans le rouge et que des licenciements ont été faits à la pelle, embauche la majeure partie des salariés sous contrat à durée déterminée ou à temps partiel plongeant ainsi un grand nombre de ceux-ci dans la précarité
pendant sa campagne électorale Nicolas Sarkozy dénonce les patrons voyous qui se distribuent des avantages "pharaoniques" alors que les résultats ne sont pas au rendez vous et que les licenciements sont bien réels.( voir article clic ici)
Quant aux stock-options, il ne cesse d'affirmer que "ce qui est bon pour les uns doit être bon pour tous". "Je propose donc qu'aucun programme de stock-options ne puisse être réservé aux seuls dirigeants mais qu'il soit étendu à tous les salariés de l'entreprise",

Nicolas Sarkozy ne s'est jamais caché de sa volonté de reprendre le contrôle sur les domaines réservés au paritarisme.
le paritarisme gère des milliards d'euros ce qui intéresse Nicolas Sarkozy qui veut mener des réformes d'envergure.
il a d'ailleurs affirmé qu'il souhaitait " vouloir examiner sans tabou la question du financement des organisations syndicales et patronales pour engager la réforme de notre système des relations sociales"
après le paquet fiscal il veut entamer les réformes de fonds annoncées pendant sa campagne :r éforme des régimes spéciaux des retraites , création d' un grand service de l'emploi en fusionnant ASSEDIC et ANPE , réforme de la formation professionnelle du 1% logement bref autant de réformes qui donnent de l'eczéma au patron de l'UIMM Denis Gautier Sauvagnac.
et pour mener ces réformes il a besoin du soutien du patronat dont l'UIMM et Sauvagnac ne l'entendent pas de cette oreille
certains ont parlé de "complot "et que l'affaire de l'UIMM serait sortie au bon moment du chapeau de l'Elysée pour lui laisser le champ libre en se débarassant d'un Denis Gautier Sauvagnac qui allait mettre tout le poids de sa fédération pour contrer les desseins du président.
Nicolas Sarkozy compte sur le soutient du patronat pour les réformes qu'il veut mettre en oeuvre et le patronat a besoin du président pour se libérer du carcan du code du travail afin de mettre en place la flexibilité nécessaire aux ajustements des effectifs des entreprises dans un contexte de concurrence internationale exacerbée.
il est prêt à baisser encore les charges patronales, les impôts , à alléger les contraintes juridiques et administratives en matière d'emploi, toiletter le code du travail mais en revanche les entreprises doivent embaucher investir et augmenter les salaires.
la patronat joue ses marges, le président sa crédibilité auprès de ses électeurs ,et à terme sa place à l'Elysée.
il veut aller vite mais le paritarisme est lent alors le président n'hésite pas à inciter fortement aux négociations , à donner des directives aux partenaires sociaux et à menacer de légiférer si les négociations n'ont pas abouti dans les temps.
ce fut le cas des négociations sur la modernisation du marché du travail, de la nouvelle convention Unedic etc....
l'équilibre des pouvoirs entre l'état, le patronat et les syndicats se déplace au profit de l'état de plus en plus interventionniste
Nicolas Sarkozy intervient sur tous les fronts, impose ses vues, n'hésite pas à se mettre en première ligne et toutes les négociations qui se sont déroulées et qui se déroulent entre partenaires sociaux depuis son élection portent son empreinte sa griffe: que ce soit en matière de retraites, du logement ( voir la loi Boutin sur le 1% logement,) d'assurance chômage ( voir convention UNEDIC), d'emploi ( création du pôle emploi)
en contrepartie il allège les contraintes des employeurs , le code du travail pour laisser le champ libre au domaine du contractuel.

oui mais il y a un grand mais
le droit du travail s'est construit pour réequilibrer le poids des interlocuteurs dans une entreprise , car le lien de subordination entre employeurs et salariés entachent cet équilibre.
le socle que constitue le code du travail est un plancher en dessous duquel un employeur ne peut pas aller c'est un garde fou
que va t-il rester de ce socle ? j'ai bien peur qu'il ne reste qu'une coquille de plus en plus vide .....
patronat et état main dans la main ? oui mais ce n'est pas un mariage d'amour
ils sont pour le moment unis mais poursuivent des objectifs différents
les grands perdants ; les salariés, les chômeurs,les personnes vivant de minima sociaux , les retraités les accidentés de la vie.
la crise actuelle est une opportunité pour la mise en oeuvre des réformes elle est mise en avant pour légitimer " le détricotage" du droit du travail
lorsqu'un grand nombre de français seront mis sur la touche devenant les victimes expiatoires du système la réaction de cette masse silencieuse et encore docile risque de balayer ceux qui en auront été les forgerons.
les syndicats se réveilleront peut être pour prendre en marche et récupérer un mouvement qui les submergera.

09:54 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : uimm, medef, nicolas sarkozy, etat, pouvoir, politiuqe, enjeux. |
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samedi, 21 février 2009
Guillaume Delacroix: un journaliste dévoile le scandale Medef-UIMM
je viens de terminer la lecture du livre de Guillaume Delacroix "Enquête sur le patronat : Dans les coulisses du scandale Medef-UIMM"
la réalité dépasse la fiction . La Firme ( avec Tom Cruise ) n'est qu'un pâle remake de ce" polar patronal "
Guillaume Delacroix qui a pendant quatre ans enquêté dans les milieux patronaux tente de répondre à des questions troublantes et soulève le voile du plus gros scandale de ces dernières années
Où est passé l'argent du trésor de guerre de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM)?
A qui et à quoi pouvait bien servir l'argent liquide distribué?
Qui est Denis Gautier-Sauvagnac le président de l'UIMM qui a mené notamment les négociations en début d'année 2008 sur la rénovation du marché du travail
la présidente du Medef était elle au courant des pratiques de l'UIMM ?
CE LIVRE PASSIONNANT " revient sur un siècle d'historie sociale. Il révèle comment les officines occultes se sont succédé les unes après les autres, et de quelle façon des caisses noires ont pu être mises en place en toute impunité. Il dévoile les coulisses de l'avènement de Laurence Parisot, qu'Ernest-Antoine Seillière n'avait pas vue venir. L'auteur raconte aussi, par le menu, la façon dont la crise a été gérée, au Medef et à l'UIMM.
Il dessine une cartographie très précise des enjeux de pouvoir à l'œuvre autour de Laurence Parisot, de sa garde rapprochée et de ses adversaires. Et il trace les lignes de ce que pourrait devenir le patronat après ce chaos."
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vendredi, 23 janvier 2009
Affaire UIMM enquête Guillaume Delacroix, journaliste aux Echos
Pour faire suite à mon billet concernant Laurence Parisot et l'affaire de l'UIMM je mets en ligne ces 4 vidéos : interview de Guillaume Delacroix, journaliste aux Echos,
prenez en connaissance vous serez étonnés!
Dans une enquête trés fouillée Guillaume Delacroix dévoile les manoeuvres qui ont entouré le scandale de la caisse noire de l'Union des industries et métiers de la métallurgie.
il est par ailleurs l'auteur d'un livre: enquête sur le patronat - dans les coulisses du scandale Medef-UIMM VOIR LIEN DANS MA BIBLIROLL
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mercredi, 21 janvier 2009
Climat délétère
En ce moment tout le monde règle ses comptes nous nageons dans un climat délétère
rappelez vous l'affaire de l'UIMM et de son" trésor de guerre" , les pratiques de retraits en liquide d'argent sur des fonds occultes ayant entrainé en pleine négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail en début d'année 2008 la démission de la présidence de l'UIMM de Denis Gautier-Sauvagnac .
rappelez vous les déclarations de Madame Parisot qui s'indignait de telles pratiques indiquant qu'elle les ignorait totalement
l'affaire continue mais sur un autre registre car Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui avait déclaré que Madame Parisot était parfaitement au courant de ces pratiques a été assigné par cette dernière en diffamation, devant la 17e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris
sur l'antenne de France Inter. il avait notamment déclaré "Sur ce point précis, à mon avis, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique", ajoutant que "ça lui sert aussi de prétexte pour attaquer l'UIMM avec une très, très grande violence".
ce sont ces affirmations qui lui ont valu une assignation en justice pour Diffamation .
ces propos ont été confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.
tout ce petit monde s'est retrouvé devant la justice le 19.01.2009 lire un article de la tribune cliquer ici
Mais au fait où en est l'affaire de l'UIMM et les mises en examen?
cliquer ici pour en savoir plus
lire également un article de la tribune cliquer ici
18:24 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent | Tags : uimm, medef, laurence parisot, denis gautier-sauvagna, justice, mise en exalen, diffamation |
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jeudi, 18 octobre 2007
négociations avec des coquins
Les négociations sur la modernisation du marché du travail perturbées par le retrait du président de l’UIMM , qui menait la délégation patronale.
Les négociations entre syndicats de salariés et le patronat sur la modernisation du marché du travail ont commencé.
A raison d’un rendez-vous hebdomadaire chaque vendredi, à partir du 7 septembre, quatre grands chapitres vont être abordés :l’entrée dans l’emploi, l’évolution, la sortie et le retour dans l’emploi" .
Dans ces négociations seront traités notamment :
la réforme du contrat de travail ( avec une volonté du patronat d’assouplir les règles du contrat à durée indéterminée L’organisation patronale propose un nouveau contrat à durée indéterminée assorti d’une période d’essai et d’une période de "validation économique" (Le Monde du 15 septembre).)
les règles du licenciement (le patronat souhaitant faciliter la "séparation" entre les salariés et leur entreprise et la sécuriser juridiquement : en diminuer le coût et en limiter tant les possibilités que les délais de recours).
Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM mène depuis le début des négociations la délégation patronale (Medef, CGPME et UPA) .
OUI MAIS VOILA UNE FAUSSE NOTE DANS LE CONCERT DES NEGOCIATIONS :
DENIS GAUTIER SAUVAGNAC qui représente le patronat à ces négociations et qui fait l’objet d’une enquète de la brigade financière vient de se "mettre en retrait des négociations"dixit un communiqué du 15 octobre de l’UIMM.

dans un premier temps Laurence Parisot présidente du Medef avait renouvelé sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
Elle avait notamment déclaré sur RTL
"je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)"
ce retrait officiellement "volontaire"de la part de Monsieur Sauvagnac prouve, si besoin en était ,que Madame Parisot a changé de position ou tout du moins qu’elle ne veut prendre aucun risque dans le cadre de ces négociations.
rappelons en quelques mots le cadre de l’affaire :
Selon PARIS (Reuters) -
* Une somme de 350.000 euros en espèces a été saisie par la police lors d’une perquisition au siège de l’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM)
* La brigade financière agissait dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte en septembre dernier par le parquet de Paris sur des retraits en espèces de 17 millions d’euros effectués entre 2000 et 2007 sur le compte de l’UIMM.
* La police a également perquisitionné au domicile parisien de Denis Gautier-Sauvagnac, qui était l’ordonnateur des retraits en espèces.
* Une cadre de l’UIMM dont le nom figure sur les documents de retraits, Dominique Renaud, entendue par la police, a dit avoir remis les sommes retirées à Denis Gautier-Sauvagnac.
Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociales
Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.
Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, Daniel Dewavrin indique que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.
Ah quel joli mot, quel euphémisme employé « fluidifier les relations sociales »
Il est vrai qu’avec de l’argent on peut tout acheté même la signature d’accords en défaveur des salariés,,,
Je suis prise de vertige
Combien d’accords locaux, régionaux et nationaux professionnels et interprofessionnels conclus de la sorte ???
En effet selon le quotidien "Les Echos", la puissante fédération des entreprises de la métallurgie aurait constitué, à partir de 1968, un riche fonds "antigrève" doté de plus de 160 millions d’euros.
Et ce quotidien de préciser « L’UIMM contribue à hauteur de 2,4 millions d’euros (environ 15 %) au budget total du Medef. Créée en 1901 par des anciens du Comité des Forges, pour lutter contre les projets du ministre socialiste du commerce d’alors, Alexandre Millerand (qui voulait mettre en place des délégués d’atelier élus dans les entreprises), l’Union des industries métallurgiques et minières a servi pendant des années de " boîte à idées " du patronat. Elle a en façonné la doctrine sociale pendant plus d’un demi-siècle et ses dirigeants ont toujours été dans les instances de l’organisation patronale, le CNPF devenu Medef.
Bien implantée localement avec ses quelque 90 chambres syndicales territoriales de la métallurgie, historiquement proche de la CGPME (la confédération des petites et moyennes entreprises), très impliquée dans la gestion de la formation professionnelle et dans la vie paritaire (Unedic, Agirc, etc.), l’UIMM a des réseaux dans l’ensemble du monde politique, en particulier parlementaire, syndical et dans la haute fonction publique.
Dans la métallurgie, elle a signé ses principaux accords de branche avec trois fédérations syndicales (FO, CFTC et CGC). Au niveau interprofessionnel, elle a longtemps été un interlocuteur quasi inconditionnel de FO, avec qui elle a cogéré, pendant des années, la branche maladie, avant de trouver tardivement des vertus réformistes à une CFDT revenue de l’autogestion. Avec la CGT, en revanche, elle ne partage qu’une chose : une certaine conception de la lutte des classes.
Autant dire que le patronat de la métallurgie est un acteur-clé de la vie sociale française ».
pour revenir aux nécociations sur la modernisation du marché du travail qui risquent d’aboutir à un accord de principe susceptible de bouleverser le droit du travail et de remettre en cause plusieurs dispositions légales et réglementaires qui protégent les salariés était-il prévu que l’UIMM , en la personne de Monsieur SAUVAGNAC, montre ses talents de fluidificateur des relations sociales ?????
il est vraiment temps de donner un grand coup de pied dans la fourmilière , citoyens réveillez vous !
13:14 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent | Tags : uimm, denis gauthier sauvagnac, scandale |
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