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soins palliatifs

  • Allocation Fin de vie/texte voté

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    images.jpegL'assemblée nationale a adopté définitivement, le 16 février, la proposition de loi cosignée par les quatre groupes parlementaires UMP, Nouveau centre, socialiste et communiste, visant à créer une allocation journalière au bénéfice des personnes qui accompagnent  une personne en fin de vie.

    Cette allocation  a pour objectif de  compenser la perte de revenus d'une personne qui arrête provisoirement de travailler pour rester auprès d'un proche en fin de vie.

    Elle peut être également versée aux personnes bénéficiaires de l'assurance chômage. Un décret doit en fixer les modalités. ( Les personnes mentionnées aux articles L. 5421-1 à L. 5422-8 du code du travail peuvent bénéficier de l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie dans des conditions fixées par décret.)

    Elle ne concernera pas les personnes en fin de vie hospitalisées mais l'allocation sera maintenue à l'accompagnant si le malade est hospitalisé.

    Une année pour aboutir à un texte de loi :

    Cette nouvelle allocation d'accompagnement a été proposée par la mission Leonetti, fin 2008. Elle a été créée pour pallier les défauts du congé de solidarité familiale  qui n'était pas indemnisé, ce qui pénalisait les moins aisés.

    Le 17 février 2009 , les députés ont adopté  une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner  une personne en fin de vie. (Texte n° 242)

    Le projet voté a été déposé au Sénat pour examen par la commission des affaires sociales.

    En Juillet 2009 la commission des affaires sociales a nommé M. Gilbert Barbier ( sénateur du jura )rapporteur sur la proposition de loi.

     

    barbier_gilbert01046t.jpg Le  14 janvier 2010  le Sénat a adopté  le projet avec quelques modifications par rapport au texte voté par les députés.

    Le 16  février les députés ont adopté  en deuxième lecture  le projet de loi.

    Le texte prévoit :

    • une allocation quotidienne pendant 21 jours maximum. ( le projet initial prévoyait 3 semaines maximum )
    • une allocation qui pourra être versée  aux  ascendants, descendants, frères, sœurs ou personnes partageant le domicile du malade, ainsi que la personne de confiance, celle désignée par le patient pour le représenter au cas où il ne pourrait plus exprimer sa volonté ( personnes de confiance  au sens de l'article 1111-6 du code de la santé publique ).
    • L'allocation pourra être perçue pour un congé à temps partiel et être partagée entre plusieurs personnes pour le même malade.
    • Elle sera versée par le régime d'assurance maladie de l'accompagnant, après accord du régime d'assurance maladie du malade .
    • une allocation  également accessible aux fonctionnaires .
    Cette allocation ne concerne que l'accompagnement à domicile et pas l'accompagnement d'une personne hospitalisée, qui aurait aussi besoin de cette présence ( l'allocation sera maintenue à l'accompagnant si le malade est hospitalisé.). Cette restriction réduit considérablement le nombre de bénéficiaires potentiels.

    Selon Roselyne Bachelot cette restriction a  "L'objectif  de réduire le nombre de personnes qui restent mourir à l'hôpital par manque de possibilité d'accompagnement à domicile".
    Le montant et les modalités d'attribution de l'allocation doivent être fixés par décret /( montant journalier prévu 49 euros ).

    Le ministère de la Santé évalue le coût de la mesure à 20 millions d'euros, si 80 % des 25 000 personnes en fin de vie à domicile en bénéficient.

    Avant ce projet  il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux congés sans solde, vacances et bien-sur  aux arrêts de maladie.

    Cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?

    De manière totale nous pouvons en douter   car 21 jours c'est court  , les familles pourront  avoir recours à l'allocation et ensuite à un arrêt maladie ou vice versa.

    Cette allocation associée au congé de solidarité familiale   a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.

    Certains parlementaires  ont estimé que ce texte ne pouvait être qu'une "étape" et que l'allocation devrait être à l'avenir étendue aux personnes achevant leur vie à l'hôpital ou dans un établissement spécialisé (75 % des malades décèdent à l'hôpital).

    C'est ce que réclame l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD).

    "C'est tant mieux pour la minorité qui pourra en bénéficier, mais scandaleux pour les autres", réagit Jean-Luc Romero, le président de ADMD, qui a annoncé vouloir saisir la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

    Pour l'association, ce vote rompt l'égalité entre les citoyens, "en créant deux catégories d'accompagnants : les 'bons' à domicile et les 'mauvais' à l'hôpital". Mais, en cas de généralisation, le coût de l'allocation s'envolera.


    Le gouvernement a mis en place par décret un Observatoire national de la fin de vie qui sera chargé de recueillir les données statistiques quantitatives et qualitatives afin de suivre le phénomène de très près. Régis Aubry, chef du service de soins palliatifs au CHU de Besançon, va le présider.

    SOS fin de vie

     


    Soins palliatifs, témoignages
    envoyé par pallianet. - L'actualité du moment en vidéo.

  • Fin de vie

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    fin de vie.jpgLes députés ont adopté  une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner  une personne en fin de vie.

    Si le Sénat vote  le projet de loi, une allocation de 49 euros par jour sera versée durant trois semaines maximum à toute personne cessant de travailler en vue d'accompagner un proche en fin de vie.

    conditions pour en bénéficier:

    • obtention d'un congé de solidarité familiale ( voir en fin de billet les conditions pour en bénéficier) pour les salariés du privé et les fonctionnaires.
    • Pour les autres suspendre son activité
    • accompagner une personne  en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable (selon les critères établis par la loi de 2005 sur les droits des malades et de la fin de vie)
    • être un ascendant, descendant,  frère,  soeur ou une personne partageant le domicile de la personne .

    pour visualiser le projet du  texte de loi adopté le 17 février 2009 cliquez ici

     

    Avant cette disposition il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux arrêts de maladie

    cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?

    De manière totale nous pouvons en douter   car 3 semaines c'est court  , les familles pourront  avoir recours à l'allocation et ensuite à un arret maladie ou vice versa

    Beaucoup de personnes  pour des raisons diverses ne recourent pas à un arrêt de maladie pour accompagner un proche aussi cette allocation associée au congé de solidarité familiale   a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.

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  • conge pour assister un proche en fin de vie

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    Billet posté par Artémis

    vous trouverez ci -aprés un résumé trés bref du rapport Léonetti sur la fin de vie rapport que je mets en ligne

    ce rapport trés critiqué ( voir article du Monde en fin de Billet) me donne l'occasion de faire le point de la législation actuelle concernant le congé de solidarité familiale qui permet d'assister un proche en fin de vie


    Rapport Leonetti cliquer ici pour prendre connaissance du rapport

    Les quatre parlementaires, Jean Leonetti (UMP), Olivier Jardé (Nouveau Centre), tous deux médecins, Gaëtan Gorce (PS) et Michel Vaxès (PCF) écartent toute solution du type suicide assisté,

    • ils proposent quatre mesures.
    1. création d'un congé d'accompagnement pour la personne proche du mourant, dans un premier temps à titre expérimental dans un département français. Ce congé se déroulerait à domicile, serait d'une durée de 15 jours, et serait payé par l'employeur.
    2. développement des soins palliatifs qui permettent d'"endormir" progressivement et en douceur un patient, en lui épargnant les affres d'une agonie dégradante et douloureuse : ils demandent de préciser les modalités d'application des arrêts de traitement de survie et de modifier le code de déontologie médicale afin d'obliger les médecins à donner un traitement d'accompagnement aux malades en fin de vie pouvant aller jusqu'à l'emploi de produits sédatifs (anxiolytiques, opiacés, neuroleptiques, barbituriques, anesthésiques).
    3. création dans chaque département d'un poste de référent (médecin spécialisé en soins palliatifs) qui pourrait être sollicité par la famille, par le patient lui-même ou par son médecin.
    4. cr&ation d' un Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie, afin d'étudier et d'améliorer l'application de la loi du 22 avril 2005 : il serait chargé de rendre un rapport annuel sur la mort à l'hôpital et l'accompagnement des personnes en fin de vie. La mission Leonetti estime qu'actuellement, seulement 20 % des personnes qui en ont besoin bénéficieraient de cet accompagnement.


    • ils recommandent le développement des soins palliatifs, d'aménager leur financement à l'hôpital, de mieux former les médecins à l'éthique et à ces soins, de favoriser une meilleure compréhension de la loi du 22 avril 2005 par les juges afin que des poursuites inutiles ne soient pas engagées et que des circonstances exceptionnelles permettent de classer sans suite une affaire ou de rendre un non-lieu

    Le Premier ministre, François Fillon, a tout d'abord demandé au ministre de la Santé de prévoir rapidement une campagne d'information destinée au grand public et, d'autre part, la mise en place de cet Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie.
    Ensuite, il souhaite que lui soient très vite transmises des propositions de prise en charge financière d'une partie du congé de solidarité familiale (une prise en charge qui serait d'emblée appliquée dans toute la France).



    le congé de solidarité familiale

    Il s'agit d'un congé qui permet d’accompagner une personne en fin de vie. ce congé n'est pas rémunéré par l'employeur sauf dispositions conventionnelles plus favorables

    ce congé est de droit pour tout salarié, quel que soit son ancienneté ou l’effectif de l’entreprise, dont un ascendant, un descendant ou une personne partageant son domicile souffre d’une pathologie qui met en jeu le pronostic vital

    comment devez vous procéder pour en bénéficier ?

    Vous devez envoyer à votre employeur au moins 15 jours avant le début du congé une lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou remise en main propre contre décharge lui en demandant le bénéfice . vous devez joindre à votre demande un certificat médical du médecin traitant du malade attestant que celui-ci souffre d’une pathologie engageant le pronostic vital.

    (En cas d’urgence absolue constatée par écrit par le médecin qui établit un certificat médical, le congé de solidarité familiale débute sans délai à la date de réception par l’employeur de la lettre du salarié.)

    vous pouvez demander un congé total ou bien un congé partiel

    Attention votre employeur peut refuser un congé partiel ce qui veut dire un aménagement de vos horaires pour les transformer en horaires à temps partiel.

    quelle est la durée du congé?

    3 mois au maximum renouvelable une fois. la demande de renouvellement est faite dans les mêmes formes que la demande initiale.Le congé prend fin à l’expiration des 3 mois ou dans les 3 jours qui suivent le décès ou à une date antérieure.

    vous devez informer votre employeur de la date prévisible de votre retour dans l'entreprise en respectant un délai de 3 jours francs.



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