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  • La lutte contre la grande pauvreté attendra .......... rigueur oblige

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     Le dispositif hivernal permet chaque année de mobiliser, du 1er novembre au 31 mars, jusqu'à 19.000 places supplémentaires d'hébergement d'urgence pour les SDF, en plus des 118.000 places ouvertes toute l'année.

    Le dispositif hivernal , maintenu par le gouvernement jusqu'au 1er juillet a pris fin

    On meurt dans la rue en toutes saisons !

    Malgré ce constat et les demandes de  la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale  , seuls trois centres d'hébergement resteront ouverts tout l'été en région parisienne.

    Ces centres sont situés rue des Ecluses dans le 10e (Emmaüs), rue de la Mouzaïa dans le 19e (Armée du Salut) et à Jean Rostand Ivry-sur-Seine (Samu social). Pour ce dernier centre (dédié aux femmes sans abri) qui est utilisé par le 115 de Paris, une relocalisation avec maintien des financements sera assurée par l’Etat.

    Au total, 170 places restent donc ouvertes pour accueillir les personnes sans solution d'hébergement:

    - Le centre de la rue des Ecluses Saint- Martin (10e) est géré par Emmaüs et peut accueillir 69 personnes (dont 19 femmes).
    - Le centre d'hébergement rue de la Mouzaïa est géré par l'Armée du Salut et peut accueillir 50 hommes.
     - Le centre Jean Rostand (Ivry), géré par le Samu Social, peut accueillir 52 femmes.

    Selon le  directeur général de la Fnars : « Cécile Duflot n’a pas obtenu les financements nécessaires au maintien des places . On était visiblement dans une séquence où aucun ministère n’a obtenu ce qu’il souhaitait. » « Les temps vont être durs pour des raisons budgétaires et sociales, confirme-t-on au cabinet de Cécile Duflot. On va clairement vers une situation d'exclusion. Nous souhaitons travailler avec tous ces paramètres pour desserrer l'étau. »

    La ministre du logement a confié une mission à la délégation interministérielle pour l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal-logées (DIHAL) et promis aux associations un plan quinquennal pour répondre aux besoins tout au long de l'année.

    Dans un courrier adressé le 5 juillet au préfet Alain Régnier, qui dirige la DIHAL, Cécile Duflot donne un mois à ce dernier pour lui faire des propositions sur les modalités d’organisation d’une concertation avec le secteur associatif, les bailleurs sociaux et les collectivités. La ministre y souligne également la nécessité de mettre l'accent sur l'Ile-de-France, où la situation est particulièrement tendue, en élaborant des mesures prioritaires qui permettront en outre de renforcer les services intégrés d’accueil et d’orientation (SIAO) et de proposer « des réponses spécifiques pour les jeunes les plus fragiles ».

     

    © Reuters 
     
    Les associations sont inquiêtes .

    « On craint de se retrouver, comme avant, avec un ministère qui n’a pas de poids », indique Matthieu Angotti de la Fnars. Nous ne voulons pas entrer dans une logique conflictuelle, mais nous ne pouvons que constater que la situation est paradoxale : il y a d’un côté un discours sur la lutte contre la grande exclusion, réaffirmé par (le premier ministre) Jean-Marc Ayrault lors de son discours de politique générale ; de l’autre, une rigueur budgétaire qui freine tout. » « C’est une première alerte pour nous, estime de son côté Christophe Robert. Il y a clairement une différence entre les discours et les faits. Nous serons très vigilants là-dessus. »

    Les représentants associatifs ont  alerté la ministre sur le risque encouru dès cet été : « On lui a dit que ça allait être compliqué, conclut M. Angotti. On ne peut pas exclure une mobilisation comme celle de l’année dernière. » En août 2011, deux semaines après la démission du président et fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, des professionnels de l'urgence sociale s'étaient mis en grève pour dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l'État et la méthode du gouvernement Fillon pour réformer le secteur.

     

  • Des Miss qui n'auront plus besoin de logis / reposez en paix mes amies.

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    La  création de l'élection de Miss SDF  en Belgique, au cours de l'année 2009, avait soulevé mon indignation .

    J'ai publié  plusieurs articles ,  dont  un billet , intitulé  "Les paillettes n'ont jamais caché la misère ou chronique de l'absurdité"

    Je m'interrogeais sur le devenir des élues  .

    j'écrivais ceci " j'ai mis dans les albums  ( cliquez sur la colonne de gauche ou ici ) les photographies des 11 finalistes . Regardez ces visages de femmes brisées par la vie : tous les maquillages du monde ne pourront pas effacer leur désespoir!

    Les faire défiler et jeter en patûre leur malheur  pour gagner  le droit d'être logé pendant un an est  d'une indignité sans nom ....

    Les finalistes semblent heureuses  elles le disent . L' une d'entre elles dit " c'est le plus beau jour de ma vie" .

    Mais ne nous trompons pas.

    Aujourd'hui ces femmes oubliées parmi les anonymes captent l'attention .

    Elles existent à nouveau dans le regard des autres.

    Mais demain elles retomberont dans l'oubli et une seule d'entre elle aura peut être retrouvé un toit et un emploi....

    Pour aller plus avant,  j'ai contacté les organisatrices de ces élections et  suis devenue amie Facebook avec Chantal Wets. 

    Que sont elles devenues ? 

    Pascale Werry, candidate à l'élection de Miss SDF 2010, est décédée le 25 janvier dernier. 

     Chantal Wets, disparaissait également début 2011.. 

    Pascale avait moins de 40 ans et Chantal 55 ans ...... no comment  

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    "C'est la dureté de la rue qui les as  tuées. ", explique Mathilde Pelsers, organisatrice du concours miss SDF 2010, au groupe Sudpresse. Les deux femmes avaient réussi à changer de vie mais "on ne sort jamais indemne des années passées dans la rue", ajoute Mathilde.

     Thérèse Van Belle, 60 ans, qui avait été élue Miss SDF  est hospitalisée. "Elle est très malade. La pauvre avait eu sa chance pour recommencer et maintenant, elle ne va pas bien", raconte Mathilde.  

    Je n'ai trouvé qu'un article concernant  la situation de notre " heureuse Miss".

    Cet article date de mars 2012. 

     Thérèse est endettée et a été expulsée de son appartement ...

    voici  la reproduction de l'article  

     1260646959_resized.jpg "Son élection à la tête du concours Miss SDF Belgique, en octobre 2009 à Tour et Taxis, représentait beaucoup pour Thérèse Van Belle, Schaerbeekoise de 60 ans. C’était, pour ainsi dire, un jour de lumière dans son quotidien bien grisâtre, fait de galères à répétition. 

    La mère de deux enfants, dont un fils handicapé mental âgé de 37 ans, avait à l’époque gagné un an de loyer gratuit. Sa nouvelle adresse ? Une petite maison avec jardin, rue Godefroid Kurth, dans la commune d’Evere. Un an passe, sans gros souci. Mais une fois le délai écoulé, Thérèse ne s’en sort plus.

    “Des SDF, envoyés par l’ASBL qui avait organisé le concours, ont squatté chez moi, dans le jardin, dans les différentes pièces. J’avais pitié. Donc, j’ai accepté. Je me sentais mal de refuser mais lorsqu’on reçoit une facture géante de Sibelgaz, d’Electrabel, on ne sait plus faire face à ses dettes…”

    Car (voir ci-dessous) le prix remporté comprenait bien le loyer mais pas tous les à-côtés : téléphone, gaz, électricité, etc. Progressivement, Thérèse ne paye plus ses factures, jusqu’à accumuler un arriéré de quelque 5.000 euros. “Avec les 842 euros que je gagne par mois, et les 600 euros de loyer à payer, c’était tout bonnement impossible pour m’en sortir .”

    Endettée jusqu’au cou, elle ne peut plus payer son loyer. Vient alors la convocation du juge de paix, contacté par le propriétaire, qui lui indique que, pour le 8 mars, elle doit quitter la maison everoise, et risque de se retrouver à la rue. Une décision qu’elle ne conteste pas. “Je comprends mon propriétaire et ne lui en veux pas.”

    Depuis son intronisation, si l’on peut dire, Thérèse a perdu énormément de poids, pour atteindre 34 kilos. À cette maigreur s’ajoutent “l’arthrose et l’asthme . Je n’en peux plus, je ne sais presque plus monter les escaliers, et je dois m’occuper de mon fils handicapé de surcroît !”.

    Selon elle, l’ASBL de Mathilde Pelsers, l’infirmière sociale qui a créé le concours, lui a proposé un autre domicile. “Mais c’est bien trop loin, à Saint-Nicolas ! Je les remercie néanmoins, car ils me font confiance et savent que je suis quelqu’un de maniaque, qui rend chaque lieu où j’habite dans un état impeccable. Mais j’ai toujours été d’ici, de Schaerbeek… De plus, je dois commencer à apprendre à parler néerlandais, à 60 ans…”

    Sa garantie locative de 1.900 euros également envolée, Thérèse se résout à quitter la rue Godefroid Kurth, le 8 mars. Une solution temporaire s’offre à elle : s’installer chez sa fille, au sein d’un ménage bien solide. “Mais je ne veux pas m’incruster trop longtemps dans leur vie…”  Elle recherche donc, désespérément, un petit appartement pour son chien, elle et son fils, qui, elle l’espère, pourra travailler ensuite dans un atelier protégé.

     

    Aujourd'hui je n'ai plus aucun doute sur la " perversité"  de ce type de concours.

    En effet,  ce concours a mis au devant de la scène des femmes fragilisées par les épreuves et la misère..

    Pendant une année, elles ont été   transportées dans un tourbillon médiatique , allant  de défilés en défilés ,  sur  les plateaux de TV, dans des émissions radio,  participant  à des  manifestations organisées  dans des grands magasins etc....

    Tout le monde applaudissait ce conte de fée  sordide !  comme s'il suffisait   de quelques conseils de relooking, de promesses de réinsertion , et même  d'un logis pour les réinsérer durablement  !

    Aveuglées par les paillettes , ces femmes ont cru au bonheur retrouvé ! et c'est en cela que ce concours  (et la marchandisation de la misère qu'il a généré )  est   monstrueux  car il a donné de faux espoirs à des personnes fracassées par l'existence.

    Les organisateurs de ce concours, les sponsors, les médias et notre silence ont tué ces femmes... si la rue a tué leur corps , nous avons tué  leur dignité ! 

     

     


    Miss SDF Belgique suscite des questions [news]... par ReadyHdFull

  • même en bas ils sont des hommes ......Les SDF vont à nouveau devenir à la mode ......

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    sdf-misere-001.jpgNeige et froid vont revenir  sur la France  et  comme chaque année  les SDF  vont être en solde  !

    Pouvoirs publics et médias vont s'agiter.

    Les premiers commencent à déployer  des mesures d'urgence comme la mairie de Paris qui  a  annoncé l’ouverture de places supplémentaires   pour accueillir les SDF, en complément des centres d’hébergement privés .

    Les seconds,  la larme au bout  de la plume , vont publier des articles  à chaque mort dans la rue !

    Ne soyons pas dupes  point de compassion ou d'empathie mais simple opportunisme  car  pour les uns   c'est l'occasion de se positionner en grand dénonciateur de la misère qui sévit en France  et pour les autres   c'est l'occasion de  faire de gros titres  et de vendre encore plus ..

    Bref les SDF sont en solde comme chaque année......

    Associer  mort des SDF et froid est un mensonge  éhonté en effet :

    Le  collectif "Les morts de la rue" recense chaque année  les personnes décédées dans la rue.  Depuis le 1er janvier 2010, 316 personnes sans domicile sont décédées en France.

    • Selon l'association  la mortalité  n'est pas liée au froid mais " à la rudesse des conditions de vie dans la rue."

      Selon  Cecile Rocca qui  est salariée du collectif  , les décès liés au froid ne représentent qu’une minuscule minorité parmi les morts de la rue.

      La vie dans la rue est dangereuse, difficile, et met la santé de personnes concernées à rude épreuve. Les morts violentes sont fréquentes, simplement parce que les SDF n’ont pas de porte à fermer pour se protéger contre les agressions. Sinon, il s’agit de morts soudaines, dues par exemple à des crises cardiaques ou des ruptures d’anévrisme. L’espérance de vie dans la rue est de 50 ans (contre 80 pour le reste de la population). Evidemment, il faut protéger les sans-abri du froid. Mais il ne faut pas les oublier le reste de l’année, quand les foyers d’urgence ferment leurs portes. Le vrai problème est le manque de moyens et de volonté politique pour mettre en œuvre des solutions de réinsertion à long terme."
    • Dans 80% des cas, les sans-abri connaissent une mort violente. Il y a les agressions, les vols… Cécile Rocca évoque également les maladies chroniques et le stress :
      « Quand on vit dehors, on a peur tout le temps, quelle que soit la saison. On ne dort pas et il y a beaucoup de conséquences aux addictions aux anxiolytiques et à l'alcool pris pour canaliser l'angoisse. »
    • Pour le docteur Tan, généraliste urgentiste, « plus que l'alcool, c'est le non-suivi des traitements qui est le plus problématique quand on vit à la rue ».
      Les sans-abri meurent de maladies chroniques dont on ne meurt pas quand on a une vie normale. Et Cécile Rocca d'énumérer :
      « Epilepsie, diabète, surinfections qui ne guérissent pas, gangrènes… »
    • Autres facteurs de mortalité  : les dépressions et psychoses. Le psychiatre Alain Mercuel rencontre « beaucoup de gestes auto-agressifs, de tentatives de suicides et d'automutilations graves » :

      « Depuis l'enquête Samenta de 2009, on sait qu'il y a quatre fois plus de dépressions à la rue que dans la population générale, dix fois plus de psychotiques…

      Et la psychose entraîne une diminution de l'espérance de vie de vingt ans. Quand on est schizophrène à la rue, on cumule donc ces vingt ans de moins et les conséquences d'une vie passée à la rue. »

    sur ce sujet lire l'excellent blog Le monde de l'exclusion
    Le blog d'actualités et d'informations sur l'exclusion sociale de François Michelot

    voir aussi le peuple de la rue

    Pour finir je poste cet excellent clip

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