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saint denis

  • Le droit des enfants sacrifié

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    Et le Droit des enfants Bordel !

    Tout le monde s'en gargarise , tout le monde s'offusque  de la condition des enfants dans certains pays, chacun y va de son billet de son article, d'une déclaration, de son soutien à telle ou telle association bref c'est  le bureau des lamentations, le concert de  l'empathie  placardée comme un badge ...de supporter.

    c'est  fun c'est dans le vent ...

    En revanche pour les enfants des Roms on s'en fout .... les enfants peuvent bien vivre dans des bidonvilles à nos portes, être expulsés, exploités descolarisés, sous médicalisés etc... tout le monde s'en fout....

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    On compte 7 à 9 millions de  Roms en Europe  ( pour l'essentiel  ressortissants de la Roumanie et de la Bulgarie) dont 10 000 environ en France ( 40% d'enfants)

    En 2008 le commissaire européen aux droits de l'homme Thomas Hammarberg dénonce la précarité et le dénuement dans lequel vivent ces populations en France .

    D'une manière générale les associations considèrent que ce dénuement remet en cause les droits élémentaires de l'accès aux soins, écoles et constitue une atteinte à la dignité et droits fondamentaux de ces personnes.

    Une semaine avant l'adhésion de la Bulgarie et Roumanie à l'union européenne , une circulaire du ministère de l'intérieur du 22.12.2006  précise que l'adhésion de ces pays à l'UE n'implique pas ipso facto reconnaissance pour leurs ressortissants d'un droit inconditionnel au séjour.

    Pour faire court le gouvernement en application d'un texte contraire à la directive communautaire 2004/38 relative à la libre circulation des ressortissants de L'UE  a crée des possibilités d'expulsions des bulgares et roumains séjournant en France depuis moins de 3 mois et au delà de 3 mois le séjour en France est soumis à un imbroglio de conditions de travail, ressources...

    Un enchevêtrement de textes internes fait des Roms roumains et bulgares  la population migrante la plus contrôlée, la moins prise en charge, et la seule pour laquelle aucune politique ciblée humanitaire n'intervient pour l'accés aux soins à la santé et à l'éducation des enfants.

    La seule mesure prise à leur égard est le retour humanitaire à savoir un pécule nettement inférieur aux migrants non communautaires.

    Les  bulgares et roumains ne sont traités ni comme des communautaires ni comme des migrants non communautaires.

    Toutes les associations témoignent pourtant que lorsqu'ils bénéficient de soutien des municipalités  ces personnes scolarisent leurs enfants, trouvent un emploi et un logement.

    Par un délibération du 29.10.2009 la Halde considère que :

    cette situation est discriminatoire

    le dispositif des expulsions est contraire à la convention européenne

    le dispositif de refus des prestations sanitaires éducatives et sociales est contraire à la Convention du Droit des enfants

     

    la HALDE  fait au gouvernement une série de recommandations visant à faire cesser cette situation et d'une manière générale à prendre des dispositons pour adopter  une politique globale d'accueil.

    Voir le texte de la délibération en cliquant ici

     

    c'est dans ce contexte  qu'on apprend  les mesures d'expulsions dont sont victimes  pour différentes raisons les gens du voyage  des campements  de fortune  qu'ils occupent.

    quelques exemples :

    Dijon le 24.11.2009: Une cinquantaine de roms sous le coup d'une assignation en justice pour quitter une ancienne caserne militaire.

    image_59067311.jpgL'armée a porté plainte pour occupation illégale de propriété privée. En effet, depuis six mois, une cinquantaine de personnes d’origine roumaine occupe les locaux désaffectés d’une friche militaire.

    Un collectif de soutien s'est formé avec notamment RESF (Réseau éducation sans frontières). Les membres assistaient à l'audience du 20 novembre au tribunal d'instance de Dijon. Le délibéré sera rendu le 11 décembre.

    lien clic ici

     

     

    Villataneuse le 29.10.2009: Les CRS ont évacué plusieurs familles d'un campement en Seine-Saint-Denis.

    image_45928795.jpgPlusieurs dizaines de familles de Roms ont été expulsées de leur campement à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) par les CRS mardi matin, et tentaient en milieu de matinée de se rendre vers un autre terrain, à Epinay.

    Le campement, fait de baraques, abritait 200 personnes en août" selon un recensement effectué par la préfecture de Seine-Saint-Denis dans l'été.

    L'expulsion faisait suite à une décision de justice du 14 septembre qui avait donné raison à la société d'aménagement propriétaire du terrain, demandant son évacuation. Des places d'hébergement ont été proposées aux familles.

     

     

     

    Nantes le 28.10.2009

    «Ils semblent résignés. On n'a pas entendu de cris, » constate, amer, un jeune homme qui observe la scène depuis ce matin, 7 heures. D'importantes forces de police ont bouclé le périmètre autour du terrain investi par une centaine de familles Roms, qui se sont installées le long de la rue Réaumur, dans le Bas Chantenay, à Nantes.

    L'opération d'expulsion devrait durer une bonne partie de la journée. Elle fait suite à une décision d'expulsion autorisée par la cour d'appel de Rennes, en septembre. La ville de Nantes a ainsi décidé de ne plus tolérer de campements sauvages et a joué la montre en saisissant la cour d'appel. De son côté, le collectif d'associations Rom Europe a continué d'exiger, en vain, un moratoire sur les expulsions.De nombreuses familles Roms campent ainsi hors des quelques aires autorisées et aménagées dans la métropole.
    lien clic ici

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    Depuis des années ce genre d'opération  ne se compte plus  le processus s'étant accélerer ces derniers mois semble t-il !

    Les élus de Gauche n'étant pas en reste pour alimenter  les expulsions ! l'affaire de Saint Denis est un triste exemple de  manque de courage .

    Un camp de Roms s’est installé récemment sur des pelouses sous le viaduc de l’autoroute A1

    Comme les autres campements – il en existe onze à Saint-Denis qui regroupent une population de plus de mille habitants – celui-ci est tout aussi exécrable en matière d’hygiène et de conditions de vie. Mais plus que les autres, il revêt un caractère dangereux : un transformateur EDF est installé dans le périmètre pour alimenter en électricité rien moins que le Stade de France, une partie du réseau autoroutier et les hôpitaux proches.

    Le terrain appartenant à l’État, le maire Didier Paillard vient d’écrire au préfet Nacer Meddah pour lui demander l’évacuation des lieux et « d’organiser l’installation de ces populations en mobilisant un terrain dans les communes qui ne participent pas à l’effort de solidarité ».

    Le maire, dans son courrier en date du 13 novembre, demande également « l’évacuation de tous les camps roms » installés sur la ville dans la mesure où Saint-Denis « participe déjà activement à l’effort de solidarité avec cette population, en particulier par le cofinancement de villages d’insertion ». La Ville a d’autre part saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

    Selon un témoignage mairie et préfecture se renvoient la balle si je puis dire.

    Voici ce témoignage:

    " j'ai deux versions un peu différentes de la mairie. La première vient de l'adjoint au maire de Saint-Denis Didier Paillard, Francis Langlade. Je l'ai eu au téléphone le 15 novembre.

    Il m'a affirmé que les Roms avaient été évacués à la demande de la mairie de saint denis pour des raisons de sécurité. Un générateur électrique se trouvait juste à côté du campement et il y avait donc des risques importants d'incendie. De plus le campement se trouvait entre deux bretelles d'autoroutes, ce qui constituait selon la mairie un danger pour les Roms, vu l'intense traffic de voitures.

    Il a précisé que la prefecture de Bobigny s'occupait de l'évacuation et du relogement des Roms (sic).

    Ensuite j'ai eu au téléphone Mme Konaré (à deux reprises le 16 et le 17) qui s'occupe de la question des Roms sur la ville de Saint Denis. Elle m'a confirmé ce que m'avait dit l'adjoint au maire.

    Aujourd'hui, j'ai rappelé Mme Konaré. Elle m'a précisé que la maire de Saint-Denis avait interpellé le prefet du 93 sur ce campement précis pour les raisons évoquées plus haut mais que la mairie n'était pas à l'origine d'une demande d'évacuation. Selon madame Konaré, la préfecture a donc pris la décision d'évacuation de son propre chef.


    Je n'ai toujours pas de réponse sur le relogement de ces personnes. Mme konaré n'a pas connaissance d'une réinstallation des Roms évacués sur la ville de Saint-Denis

    Ce qui me pose problème sur le fond, c'est que la mairie n'a pas fait de suivi sur ce campement en laissant la main à la préfecture.

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    Prises dans des conditions techniques, météo, désastreuses, la police a tenté de m'interpeller et me faisait signe "non non" des mains, je n'ai pas pris le risque de m'approcher, je n'avais pas d'appareil sous la main, ces photos sont prises avec un simple portable et ne sont donc pas d'une haute qualité.

    voir lien du site clic ici

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