mardi, 19 juillet 2011
Justice et emploi ne font pas bon ménage !
La Cour de Cassation vient de prendre une décision concernant la mise à la retraite d'office des séniors qui va inciter, à mon sens , les employeurs à ne pas les embaucher si ce n'est en CDD ou intérim !
Force est de constater qu'en France notre droit social est un frein à l'emploi.
Mais force est de constater que notre droit constitue une protection nécessaire des salariés contre les débordements d'un système qui fait du dumping social...
Dans ces conditions il devient urgent de réfléchir sur les dérives de notre système économique et de la mondialisation car les salariés ne doivent pas en payer le prix fort : c'est à dire devenir toujours plus flexibles, corvéables , payés au Smic et tout ceci pour " nourrir" des actionnaires qui leur demandent toujours plus en leur donnant de moins en moins......
Voici la décision de la cour de cassation mais avant je fais un prit rappel de la législation.
Rappel de la législation: ( je fais court et ne donne que les grandes lignes sans citer les exceptions...)
Depuis le 1er janvier 2010, l'employeur ne peut mettre d'office un salarié à la retraite qu'à partir de 70 ans au terme de la période transitoire.
Entre 65 (portés à 67 ans au terme de la période transitoire) et 70 ans, la mise à la retraite est soumise à une procédure particulière.
L'employeur doit interroger le salarié par écrit, 3 mois avant qu'il atteigne l'âge de la liquidation à taux plein , sur son intention de quitter volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse. Le salarié a 1 mois pour répondre.
En cas de réponse négative , l'employeur ne peut pas rompre le contrat de travail du salarié .
La même procédure s'applique jusqu'aux 70 ans de l'intéressé.
A compter des 70 ans du salarié, l'employeur peut alors le mettre d'office à la retraite.
Avant la loi de réforme des retraites , cet âge limite était fixé aux 65 ans de l'intéressé .
Selon la décision de la Cour de Cassation l'employeur ne peut pas mettre d'office à la retraite un salarié qui atteint cet âge limite dès lors qu'il a embauché ce salarié alors même qu'il avait atteint l'âge de la retraite.
Dans ce cas, selon la Cour de Cassation , l'âge n'est pas un motif valable de rupture du contrat de travail.
Source Net Iris
"En l'espèce, une salariée qui n'avait pas le nombre de trimestres suffisants pour une retraite à taux plein, postule avec succès à un emploi en 2002 alors qu'elle était âgée de 65 ans, c'est-à-dire qu'elle avait atteint l'âge légal de la retraite. L'employeur rompt le contrat en la mettant à la retraite 4 ans plus tard.
Contestant cette rupture, la salariée saisit la juridiction prud'homale en faisant notamment valoir que lors de son embauche, elle était déjà âgée de plus de 65 ans, de sorte que l'employeur ne pouvait plus rompre le contrat en raison de son âge.
L'employeur fait valoir qu'aux termes de l'article L1237-5 du Code du travail, la mise à la retraite s'entend de la possibilité donnée à l'employeur de rompre le contrat de travail d'un salarié ayant atteint l'âge, mentionné au 1° de l'article L351-8 du Code de la sécurité sociale, c'est-à-dire 65 ans dans cette affaire. Ce texte subordonne la mise à la retraite par l'employeur à la seule condition que le salarié ait atteint l'âge de 65 ans.
Le juge du fond, estimant que l'employeur avait manqué au principe d'exécution de bonne foi du contrat de travail, le condamne à verser cumulativement à la salariée des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et des dommages-intérêts pour procédure irrégulière de licenciement.
Le 29 juin 2011, la chambre sociale de la Cour de cassation confirme cette analyse en jugeant que "lorsque le salarié avait atteint, au moment de son engagement, l'âge permettant à l'employeur de le mettre à la retraite en application de l'article L1237-5 du Code du travail, son âge ne peut constituer un motif permettant à l'employeur de mettre fin au contrat de travail"

16:38 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | RETRAITE/SENIORS | Lien permanent | Tags : séniors, mise à la retraite, jurisprudence, cassation |
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vendredi, 20 mai 2011
Des aides qui paupérisent les séniors et bradent l'emploi
C'est comme dans la chanson bien connue des petits trous ,des petits trous encore des petits trous...
Ici ce sont des aides encore des aides .... dont on ne connaît pas l'impact exact en terme de créations d'emploi, qui grèvent les comptes sociaux et enfin qui tirent les salaires vers le bas.....
Pour réduire le chômage et soutenir l'emploi Nicolas Sarkozy avait annoncé plusieurs mesures dont une aide à l'embauche des chômeurs de plus de 45 ans.
Le décret (n°2011-524) du 16 mai 2011 qui fixe les conditions dans lesquelles cette aide peut être versée a été pris.
Le montant de l'aide est de 2000 euros.
L'aide est gérée par Pôle emploi
Le dispositif est ouvert aux employeurs qui embauchent sous contrat de professionnalisation un demandeur d'emploi âgé de 45 ans et plus. ( la date de début d'exécution du contrat doit être postérieure au 1er mars 2011 )
Trois conditions pour en bénéficier :
- Pas de licenciement économique dans les 6 mois qui précèdent l'embauche, sur le poste pourvu par le recrutement
- le titulaire du contrat ne doit pas avoir fait partie de l'effectif de l'entreprise au cours des 6 derniers mois précédant la date de début du contrat.
- l'employeur doit être à jour de ses obligations déclaratives et de paiement à l'égard des organismes de recouvrement des cotisations et des contributions de sécurité sociale ou d'assurance chômage.
L'aide est versée en deux fois : un premier versement, d'un montant de 1.000 euros, à l'issue du 3ème mois d'exécution du contrat de professionnalisation, ou pour les embauches comprises entrent le 1er mars et le 17 mai 2011, à la fin août 2011.
Le solde à l'issue du 10ème mois d'exécution du contrat de professionnalisation.
Pour les salariés à temps partiel, le montant de l'aide est calculé à due proportion du temps de travail effectif.
Illustration de Babouse que je remercie
Petit rappel : la loi sur la réforme des retraites avait prévu pour tout recrutement d'un demandeur d'emploi de 55 ou plus sous CDI ou CDD de plus de 6 mois une exonération de charges sociales pendant un an.
Cette mesure a été abandonnée et est remplacée par cette aide de 2000 € maximum pour toute embauche de demandeurs d'emploi de plus de 45 ans à condition que l'embauche soit faite en contrat de professionnalisation..
Si l'exonération des cotisations prévue par la loi sur les retraites calculée sur la totalité du salaire aurait pu permettre de faciliter l'embauche des demandeurs d'emploi qualifiés dont le niveau de salaire constitue le principal frein à l’embauche , il n'en va pas de même pour l'aide prévue par le décret !
Rappelons que l'objectif premier du contrat de professionnalisation est de dispenser au salarié une formation lui permettant d'acquérir une qualification professionnelle et de lui fournir un emploi en relation avec cette formation.
Le contrat s'adresse dans la grande majorité des cas à des salariés pas ou peu qualifiés ou qui changent de profession .
Par ailleurs la base de calcul de l'exonération des cotisations prévue dans le cadre des contrats de professionnalisation étant limitée au SMIC, les employeurs ne sont pas incités à embaucher à des salaires supérieurs à ce minimum.
Ces deux élements conjugués montrent à l'évidence que l'aide cible des salariés de plus de 45 ans peu ou pas qualifiés ayant des revenus en général limités ou peu supérieurs au SMIC !
Cette aide ne facilitera pas l'embauche des séniors qualifiés à moyen et haut revenus !
N'oublions pas que le chômage et la durée du chômage des séniors ont explosé ces derniers mois . : " Entre mars 2009 et mars 2010, le chômage des 50 ans et plus a bondi de 21,2%, après une hausse de 16,7% les douze mois précédents (...) La crise -à laquelle s'ajoute la fin progressive de la dispense de recherche d'emploi, accordée jusqu'en 2008 à tout chômeur de plus de 57 ans et demi- est en effet passée par là (...) " écrivait Le Figaro en septembre 2010.
l'Expansion en février 2011 : " (...) Le nombre des seniors au chômage - dans la catégorie n'ayant exercé aucune activité - a progressé en 2010 de 73 000 pour atteindre 523 000 (...) Très en vogue - avec 455 000 accords signés à fin novembre 2010- la séparation à l'amiable a donné la possibilité aux patrons de se débarrasser de leurs salariés les plus âgés, qui peuvent bénéficier ensuite d'indemnités chômage. Ainsi les entrants à Pôle emploi après une rupture conventionnelle sont de 5% dont 22% de seniors, qui sont donc surreprésentés (...) " -
Les séniors privés d'emploi qui avaient des salaires décents et qui n'ont pas la chance de retrouver un emploi en rapport avec leur savoir faire n'auront plus qu'à se brader au SMIC dans des métiers à faible valeur ajoutée....Repartir à zéro, être mobiles et corvéables !
Lire sur ce point l'article sur l'expansion La galère des seniors chômeurs Par Alexia Eychenne - publié le 02/12/2010
Extrait " Près des photocopieuses où les visiteurs reproduisent leurs dossiers, Mauricette, 58 ans, et Amélie, 54 ans, font le point sur leurs recherches.
"C'est vraiment difficile", commente la première de ces deux ex-collègues, comptables dans une entreprise des télécoms placée en liquidation judiciaire.
"On me dit qu'il faut que je reprenne ma carrière à zéro, que je dois être mobile géographiquement et qu'il faut savoir s'adapter. Et ce de la part de conseillers ou de recruteurs qui n'ont même pas trente ans et vous expliquent que vous êtes resté trop longtemps dans la même boîte, qu'il fallait bouger plus tôt, énumère t-elle. ça vous met le moral à zéro."
Comme nombre de seniors, elle se voit proposer des emplois payés au smic, après 41 ans de travail dont 28 dans la même entreprise. "On a un vrai savoir-faire et pourtant les postes que l'on nous propose n'en tiennent pas compte, poursuit Amélie. Je pourrais faire de la formation par exemple mais le problème c'est que j'ai appris en partie sur le tas et que les recruteurs ne se basent que sur les diplômes."

10:31 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : seniors, chomage, emploi, aides, paupérisation, pauvreté |
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samedi, 20 novembre 2010
lorsque l'institut Montaigne se décrédibilise.......
L'institut Montaigne vient de publier un rapport intitulé "15 propositions pour l'emploi des jeunes et des séniors".
Je viens de lire ce rapport qui fait plus de 100 pages et je me demande si je ne suis pas au pays du roi Ubu !
100 pages de constats éclairés mais aussi de contre vérités pour aboutir à des propositions qui sentent le réchauffé comme l'assouplissement du CDI ayant pour but d'augmenter l'employabilité des salariés !
100 pages pour faire des propositions ultra libérales qui comme par hasard vont dans le sens du MEDEF
100 pages qui prouvent à l'évidence que notre institut n'est pas aussi indépendant qu'il le prétend !
100 pages à la solde du MEDEF
100 pages enfin pour se décrédibiliser !
Que trouve-t-on dans ce rapport ?
Le constat tout d'abord
En France, la population des 25-54 ans assure à elle seule près de 80 % des emplois alors qu’elle ne représente que 41 % de la population totale. L’Hexagone se distingue ainsi des autres grands pays industrialisés par une faible activité des populations situées aux extrémités du spectre démographique.
Le rapport comporte de nombreux tableaux et schémas pour démontrer ce que de nombreux économistes et acteurs sociaux notamment dénoncent depuis longtemps à savoir que :
- Les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à subir une précarité alarmante . Un tiers des jeunes de moins de 25 ans qui travaillent ont un contrat à durée déterminée.
- 17 % des 18-29 ans qui n’habitent plus chez leurs parents vivent sous le seuil de pauvreté.
- La durée de recherche d’un premier emploi en France est dans 30 % des cas supérieure à 30 mois.
- Les Français disposent de la retraite la plus longue des pays de l’OCDE : l’écart moyen entre l’âge de sortie effective du marché du
travail et l’espérance de vie atteint en France près de 19 ans, contre 12,8 au Danemark et autour de 10 aux États-Unis ou au Japon.
- Le taux d’emploi des jeunes de moins de 25 ans et des plus de 55 ans est bas .
- Les possibilités d’accès à la formation professionnelle pour les plus de 40 ans sont méconnues et très largement insuffisantes.
Que l'institut enfonce des portes ouvertes soit , mais qu'il cautionne sous forme d'un aveu d'impuissance des pouvoirs publics le système économique débridé dans lequel nous baignons c'est une autre affaire !
En effet l'institut indique " Le fossé générationnel s’est désormais creusé entre les « Baby-boomers », qui bénéficient d’une des retraites les plus longues du monde, et la « génération chômage » née dans les années 1980 ".
Notre société a muté vers une économie bien plus tournée vers les services, nécessitant agilité, réactivité,remise en cause permanente des savoirs acquis.
Dans le même temps, l’économie s’est fortement libéralisée et mondialisée, accroissant encore le sentiment d’inquiétude et d’insécurité
d’une partie de la population.
Et comme un aveu d'impuissance le rapport souligne "L’État n’a plus l’apanage de la fonction de régulateur. Il doit désormais composer avec l’Union européenne et l’internationalisation du droit."
Mais qui est donc responsable ?
Selon l'institut Montaigne La situation de faible activité des jeunes et des seniors trouve largement ses causes dans les politiques publiques segmentées par l’âge, conduites depuis 30 ans, soutenues par une vision en séquence de la vie : formation, travail, retraite.
je vous fais grâce des neufs obstacles recensés par l'institut pour expliquer le faible taux d'activité des jeunes et des séniors
Je citerai celui qui est à mon sens , tel qu'il est présenté dans le rapport, une insulte aux jeunes et aux séniors !
Voici un extrait du rapport " la valeur du travail est dépréciée chez les jeunes ! En France, 68 % des 18-29 ans souhaitent qu’à l’avenir le travail prenne une place moins importante dans leur vie, ce qui est nettement supérieur à la moyenne européenne (44 % des jeunes Européens le souhaitent). Seuls 21 % des jeunes Français pensent que le travail doit toujours passer en premier.
Enfin, ils ne sont que 21 % à considérer qu’il est important de développer l’esprit d’entreprise, contre 57 % en Espagne et 89 % en Chine.
les séniors n'ont plus ne sont pas épargnés "Convaincus d’avoir apporté leur contribution au pacte social au prix d’une carrière parfois pénible, les seniors souhaitent « s’arrêter le plus tôt possible… car c’est un acquis social "
Depuis que N. Sarkozy est au pouvoir nous savons tous que les jeunes et les séniors sont des fainéants et des profiteurs du système !
Le rapport est étrangement muet sur les causes de cet état d'esprit rencontré chez les jeunes et les séniors à savoir le comportement du patronat et plus particulièrement des grandes entreprises qui délocalisent à qui mieux mieux et précarisent à tours de bras ! Ce doit être une légende urbaine !
Les grandes entreprises qui, d’un côté, recourent abusivement aux stages et aux emplois précaires , et de l’autre se débarrassent de leurs salariés de plus de 55 ans qui coûtent trop cher.
Ces mêmes entreprises qui bien qu'ayant des bénéfices confortables n'hésitent pas à " sinistrer " des bassins entiers d'emploi en délocalisant dans les pays low cost pour générer plus de profit.
Ces entreprises qui bénéficient de multiples exonérations sociales et fiscales – 172 milliards d’euros en 2010 ! – qui en usent et abusent sans créer d’emploi ( au détriment des PME qui, elles, ont créé des emplois malgré la crise )
Ces entreprises qui rémunèrent de manière scandaleuse leurs dirigeants malgré leurs mauvais résultats et erreurs de gestion ! etc........
Bref la liste est interminable .....
Maintenant les remèdes préconiser par l'institut
Asseyez vous, buvez un verre d'eau ou de whisky c'est selon car vous en aurez besoin à la lecture des propositions !
Notre modèle social mis en place après la seconde guerre mondiale , le pacte traditionnel de solidarité inspiré du Conseil National de la Résistance est à jeter aux orties !
Sécurité sociale, assurance chômage, retraite par répartition, salaire minimum bref tout ce qui tend à maintenir un minimum de démocratie sociale… Tout cela ne doit pas être rénové, amélioré, rendu plus juste.
Pour l’Institut Montaigne Le système mis en place par ce pacte « non seulement ne contribue plus à assurer la cohésion sociale mais il la menace"
À l'occasion du soixantième anniversaire de l'adoption du programme du CNR, des anciens membres du CNR et d'autres résistants, ont lancé un appel, le 10 mars 2004, avec l'association Attac faisant un parallèle entre le néo-libéralisme et les puissances d'argent dénoncées dans l'appel originel.
Voici la liste des Grands Résistants ayant fait l'appel du soixantième anniversaire du programme du CNR :
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.
Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, a déclaré dans le magazine Challenges (4 octobre 2007) qu'il fallait "défaire méthodiquement le programme du CNR" en précisant : "le gouvernement s'y emploie".
L'institut revient à la charge pour assouplir le CDI
Avoir un CDI est synonyme pour la plupart des salariés d'un minimum de stabilité !
Les jeunes attendent souvent ce sésame pour faire des projets personnels car sans CDI les portes des banques et autres prêts sont fermées !
Pour l’Institut Montaigne, le CDI est au contraire synonyme de « rigidité inadaptée ». Il est donc proposé de supprimer le CDD et de rendre le CDI plus souple .
Ce contrat "new look" permettra aux employeurs de changer unilatéralement la nature du poste, les fonctions, la rémunération ou encore le temps de travail.
C' est une remise en cause de toute notre jurisprudence qui fait la distinction entre les éléments contractuels qui ne peuvent pas être modifiés sans l'accord du salarié et les conditions d'emploi ....
« Actuellement, il n’est pas possible de rompre un CDI pour un motif autre qu’économique », indique le rapport de l’Institut.
Faux archi faux ! c'est possible si l'employeur paie les indemnités légales prévues par le Code du travail ou la Convention collective.
L'institut fustige« La hausse continue des salaires tout au long de la carrière professionnelle »
Il propose de généraliser, pour « les postes de management », les rémunérations variables qui viendraient compléter un salaire fixe .
Ah les fameuse primes individualisées , les primes aux résultats bref tout cet arsenal qui contribue à la baisse de la qualité au profit de la quantité, ventes forcées ou abusives, mise en compétition permanente des équipes, bref la panoplie complète pour accroitre les tensions et le stress au travail.
La réforme des retraites est à jeter au panier !
L’institut demande la suppression pure et simple de l’âge légal de départ à la retraiteet l’allongement à 44 ans, d’ici 2020, de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein .
Pour enfoncer le clou le rapport préconise que le malus – la décote - appliqué aux pensions des salariés qui n’auraient pas assez cotisé, soit alourdi, passant à 7% par an. Actuellement, la perte est de 1,25 % à 2,5 % par année de cotisation manquante (ce qui en fait déjà l’une des décotes les plus fortes d’Europe).
Le travail en alternance et l’apprentissage doivent se généraliser dans l’enseignement secondaire et supérieur
A défaut de faire des têtes bien faites avec un sens critique ( c'est plus difficile à manipuler !) il faut donner aux étudiants davantage de compétences utiles pour les actionnaires...
Les élèves apprentis seraient payés avec « de vrais salaires à temps partiel » mais l'institut reste muet sur ce qu'est un vrai salaire . En parallèle, la taxe d’apprentissage payée par les entreprises serait supprimée, mais l’État est invité à verser une allocation de 300 euros par mois pour compléter les « vrais salaires » des élèves apprentis.
Bref de tout ceci j'ai la nausée car nos "élites" nous prennent vraiment pour des zozos !
Mesdames et Messieurs de l'institut Montaigne :
vous pointez du doigt certains éléments mais vous n'en tirez aucune conséquence comme c'est étrange !
QUID de la hausse continue des dividendes versés aux actionnaires (196 milliards d’euros de dividendes en 2007, contre 40 milliards en 1993). et dans le même temps de l'appauvrissement des salariés et par la même de la valeur du travail ?
QUID des dispositifs d’exonérations fiscales dont bénéficient – inégalement – les entreprises dispositifs dont le nombre est passé de 44 en 2005 à 64 en 2010. Plusieurs d’entre eux sont censés avoir été mis en place pour favoriser, directement ou non, la création d’emploi ?
Aucun chiffrage sérieux n'a pu être fait sur le nombre d'emplois créés ou maintenus par le versement de ces milliards de subventions ! alors que ce manque à gagner dans les caisses de l'URSAFF a largement contribué à générer le déficit de la sécurité sociale dont les plus fragiles sont en train d'en payer le prix fort !
QUID du fonctionnement de certaines entreprises qui sont responsables de la détérioration des conditions de travail, du manque de reconnaissance et de considération, de la perte d’une ambiance sereine et conviviale engendrée notamment par la course à la rentabilité et à la performance
Le mot " employabilité " inscrit dans votre rapport fait montre d'une conception bien particulière de notre société.
Ce n'est plus l'économie et l'entreprise au service de l'homme pour un monde plus juste et meilleur mais l'homme au service de l'entreprise : pour quelle finalité ?
Le MEDEF qui se frotte les mains a mis en ligne sur son espace , le 26 octobre le rapport de l'institut !
Mais au fait l'institut Montaigne c'est quoi ?
Je n'ose pas dire c'est quoi ce machin !
l
"c’est un laboratoire d’idées créé en 2000 par Claude Bébéar, ancien PDG d’Axa. Ce « think tank » se déclare « dépourvu de toute attache partisane ».
je vous laisse juge : il est financé par quatre-vingt grandes entreprises, parmi lesquelles Areva, Barclays, BNP-Paribas, Bolloré, Bouygues, Dassault, Ernst et Young, LVMH, Sanofi-Aventis, SFR, Total, Vinci, Veolia... Des structures absolument pas « partisanes » et qui se gardent bien d’exercer une quelconque influence sur les politiques et le sens de l’intérêt général."
QUANT A MA MODESTE PERSONNE JE FAIS UNE ULTIME PROPOSITION POUR LE BIEN GENERAL SUPPRIMER L'INSTITUT MONTAIGNE !
le rapport de l'institut Montaigne ( bonne lecture et buvez frais )
Développer l'emploi des jeunes et des seniors
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mardi, 14 septembre 2010
Dis maman c'est quoi être pauvre ?
L'homme est abattu par la vieillesse, il l'est par la fièvre, mais bien plus encore par la pauvreté. Celui qu'elle accable ne peut plus parler, ne peut plus agir ; ses mains et sa langue même sont enchaînées.Théognis de Mégare
En France, un individu peut être considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 757 ou 908 euros (données 2007) selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian [1]). Le revenu pris en compte est le revenu dit "disponible" : après impôts et prestations sociales.
Depuis les années 1970, Le revenu médian augmente et avec lui le seuil de pauvreté.
Entre 1970 et 2007, ce seuil a quasiment doublé en euros constants (c’est-à-dire une fois que l’on a retiré l’inflation). Le seuil à 50 % est passé de 395 à 757 €.
Mais les pauvres d’aujourd’hui sont beaucoup plus riches que ceux d’hier, mais ils ne vivent pas dans la même société : les besoins ne sont plus les mêmes .
Depuis la fin des années 1990, la baisse de la pauvreté est interrompue.
La France comptait entre 4,2 et 8 millions de personnes pauvres en 2007, selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian,( voir ci-dessus). Le taux de pauvreté va de 7,2 à 13,4 %.
Plus de 10 % de la population vit donc en marge des normes de la société. ( difficultés et handicaps sociaux se cumulant : logement , emploi, accès aux soins etc..).
La progression du chômage depuis 2008 risque d’aggraver les choses.
Pour faire taire ceux qui se plaignent certains ne manqueront pas de rétorquer mais cela n'a rien à voir avec les pays du tiers monde !
Ne tombons pas dans cette antienne car il faut comparer ce qui est comparable !
La pauvreté elle se vit chaque jour elle ruine le moral et la santé !
On ne meurt plus de faim mais 2,9 % des Français indiquent ne pas avoir fait de repas complet pendant au moins une journée au cours des deux dernières semaines.
1 % de ménages ne disposent pas d’eau chaude, 6% n'ont pas de chauffage.
6% n'arrivent pas à payer leurs factures (électricité, gaz, téléphone...) 4.5% leurs loyers, 32% remplacer leurs meubles
12% acheter des vêtements neufs et 7% Posséder deux paires de chaussures...
4 millions de personnes souffrent de mal logement !
Dans ces conditions l'accès à la culture est un mirage dans le vent !

Etre pauvre c'est aussi moins se soigner !
Parmi celles âgées de moins de 50 ans, 21 %, contre 17% du reste de la population, n’ont pas consulté de médecin généraliste au cours de l’année précédant l’enquête de l’Insee. La proportion est de 53% quand il s’agit de spécialistes, contre 40% pour les autres personnes.
Les plus pauvres perçoivent leur état de santé de façon plus négative que le reste de la population. Ils utilisent moins que les autres la médecine de ville, mais plus l’hôpital. De plus, la prévention et le dépistage sont des pratiques beaucoup moins répandues parmi les personnes les plus pauvres.
Les enfants des ménages à bas revenus n’ont pas le même accès aux soins que le reste de leurs camarades : 58% n’ont pas eu de visite chez un spécialiste contre 41% du reste de la population enfantine.
L’écart entre les bénéficiaires d’une couverture complémentaire de santé et ceux qui n’en disposent pas est important : 22% des ménages les plus pauvres n’y ont pas accès contre 7% du reste de la population.
La récession a surtout pesé sur les plus jeunes et pour eux le niveau de pauvreté est beaucoup plus élevé. Pour les moins de 30 ans, la dégradation est considérable. Compte tenu de la hausse du chômage, il est très probable que le nombre de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté a encore nettement progressé.
Les séniors n'ont rien à leur envier !
Le minimum vieillesse (709 euros en 2010), demeure nettement sous le seuil de pauvreté (757 euros en 2007). A l’avenir, de plus en plus, on verra arriver à l’âge de la retraite des générations aux carrières marquées par le chômage, ce qui se traduira par des pensions plus faibles.
3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité inférieurs à 60 % du revenu médian et peuvent donc être considérés comme pauvres.
Une bonne partie de la pauvreté au travail résulte du temps partiel. Parmi les 1,8 million de travailleurs pauvres qui ont été en emploi toute l’année, 1,3 million sont employés en temps partiel. Au total, près de 40 % des actifs en temps partiel disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté à 60 %.
Un peu plus de 3 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, mais 6 millions de personnes au total en vivent..
Depuis le 1er juin 2009 le RMI et l’Allocation de parent isolé (API) ont été remplacés par le Revenu de solidarité active (RSA) qui garantit des ressources minimales. Il concerne également les personnes qui travaillent mais dont les revenus sont faibles. Au 31 mai 2010, 1,158 million de personnes percevaient le RSA dit "socle" c’est à dire sans le revenu d’activité complémentaire
Montant maximum du RMI au 01/01/2009 : 454 € pour une personne seule sans enfants, 682 € pour un couple sans enfants, 954 € pour un couple avec deux enfants.
Montant du RSA socle au 01/01/2010 : 460 € pour une personne seule sans enfants, 966 € pour un couple avec deux enfants.
Source de l'article observatoire des inégalités sociales
Mais au delà de ces chiffres ce sont des vies des espoirs déçus, une forme de résignation, le sentiment d'un avenir compromis pour ses enfants ?, la peur quand on sonne à la porte de l'huissier ou de la mauvaise nouvelle , la peur de perdre son job qui vous fait survivre, la peur de ne pas recevoir ses allocations en fin de mois et l'humiliation .....
"Salauds de pauvres" Un morceau de bravoure et d'anthologie avec un Gabin plus prodigieux que jamais.
LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES"
envoyé par richardanthony. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.s
21:53 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | PAUVRETE | Lien permanent | Tags : pauvreté, jeunes, séniors, logement, honte |
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jeudi, 01 juillet 2010
Les chômeurs agés victimes collatérales de la réforme des retraites
Les chômeurs agés vont être les victimes collatérales de la réforme des retraites.
Cette vérité pourtant si simple à comprendre est niée par Laurent WAUQUIEZ qui pense ou fait semblant de penser que par un coup de baguette magique le plan des embauches des séniors à zéro charge et le tutorat vont remplir les entreprises de séniors ! ( voir ci -après un extrait de son intervention sur le sujet à l'assemblée nationale ce mardi 29 juin)
Le « projet de loi sur la réforme des retraites » qui sera adopté en conseil des ministres le 13 juillet sera examiné par la Commission sociale de l’Assemblée nationale à partir du 20 juillet avant l’examen de la loi par le Parlement, du 7 septembre et jusqu’à octobre.
Avec le recul de l'âge de la retraite à 62 ans dans un délai relativement rapproché les séniors qui vont se retrouver au chômage alors qu'ils étaient proches des 60 ans devront donc attendre plus longtemps pour pouvoir prétendre à leur retraite.
Compte tenu de notre situation économique et du fait que les entreprises n'embauchent pas les séniors ( sauf exception dans des métiers à forte valeur ajoutée ) cette réforme aura pour conséquence immédiate de pousser les séniors dans la précarité car ils risquent fort d'épuiser leur droit à chômage avant de toucher leur retraite......
Le gouvernement va ainsi transférer les déficits des caisses de retraite vers celles de l'Unedic ou bien des assurances maladie et invalidité ( on peut s'attendre sur ce terrain à un durcissement des organismes et des contrôles drastiques )
l'emploi des séniors a fait l'objet d'une question au gouvernement à l'assemblée nationale lors de la séance du mardi 29 juin
voici un extrait des interventions sur le sujet je vous laisse vous délecter de la réponse de Laurent Wauquiez !
"La parole est à M. Jean-Michel Fourgous, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.
M. Jean-Michel Fourgous. Ma question, qui s'adresse à Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'emploi, concerne les vraies attentes des Français, à savoir l’emploi des seniors, volet important de la réforme des retraites.
La France présente une double spécificité : on rentre plus tard sur le marché du travail, mais surtout, on part plus tôt puisque l'âge moyen de cessation d'activité se situe vers cinquante-huit ans.
C'est l'héritage d'un consensus entre l’État, les syndicats et les entreprises, qui a conduit, pour lutter contre le chômage, à « sortir » les seniors du marché du travail.
Depuis trois ans, le Gouvernement a enfin décidé de rompre avec cette politique suicidaire. En 2008, puis en 2009, nous avons déjà voté plusieurs mesures en faveur de la formation et de l'employabilité des seniors.
Aujourd'hui, le sauvetage de notre régime de retraite par répartition impose, plus que jamais, aux politiques de dire la vérité aux Français. Je rappelle à ceux qui l’auraient oublié que notre espérance de vie augmente. Ce n'est ni de gauche ni de droite, c'est un fait. Nous sommes aujourd'hui dans l'ère des faits. Devant cette réalité, la question du maintien des seniors dans l'emploi est donc d'une importance capitale. Aussi, monsieur le secrétaire d’État, vous qui êtes un homme de faits, pourriez-vous nous indiquer quelles sont les nouvelles pistes très concrètes pour améliorer la situation de l'emploi de nos seniors ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP et du groupe NC.)
M. le président. La parole est à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi.
M. Patrick Roy. Et du chômage !
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l’emploi. Monsieur le député, au cours des vingt dernières années, la France s’était enfermée dans une mauvaise voie en matière de politique d’emploi des seniors en sacrifiant l’emploi des plus de cinquante ans. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
M. Jean Glavany. Parce que maintenant, c’est un triomphe !
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. Certains, à gauche, devraient faire preuve de plus de modestie…
M. Jean Glavany. La modestie, ça vous connaît !
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. …parce que les années les plus noires ont été les années 1997-1998 lorsque Martine Aubry a dispensé les seniors de rechercher un emploi et les a massivement poussés à choisir la préretraite. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Nous nous devons de rétablir les faits et les responsabilités. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
Cela fait maintenant trois ans que, à la demande du Premier ministre et du Président de la République, nous travaillons, avec Christine Lagarde, sur ce sujet, avec l’appui de Vigeo, le cabinet de Nicole Notat, qui nous a accompagnés dans cette démarche. Nous avons incité les entreprises à développer la formation des seniors, à créer des programmes d’embauche qui ne soient pas discriminants vis-à-vis des seniors…
M. Philippe Plisson. Cela n’a pas marché.
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. …à travailler sur le déroulement de carrière des seniors. Plus de 30 000 accords ont été conclus directement dans les entreprises, concernant 16 millions de salariés.
Vous demandez quels sont les résultats, monsieur le député. En trois ans, ils sont considérables.
M. Jean Glavany. Oui, le chômage des seniors a explosé !
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. Le taux de chômage des seniors a été maintenu à 6,2 % pour les plus de cinquante-cinq ans, soit bien en dessous de la moyenne nationale. Au cours des trois dernières années, le taux d’emploi a progressé de quatre points, près de 10 %, ce qui n’était jamais arrivé dans notre pays, qui plus est dans une période de crise.
Plusieurs députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. Nous ne devons pas avoir les mêmes chiffres.
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. Aux côtés d’Éric Woerth, car la réforme des retraites est indissolublement liée à celle de l’emploi des seniors, nous continuons à travailler sur ce sujet et je tiens à saluer son courage et sa détermination en la matière.
Nous allons essayer de favoriser l’embauche des seniors, notamment avec un programme « zéro charge »…
M. Patrick Lemasle. Une nouvelle niche fiscale.
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. …et développer le tutorat pour faire en sorte que les seniors puissent transmettre leur savoir-faire.
Il y a deux voies. La première, celle des socialistes, a consisté à sacrifier l’emploi des seniors (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) ; c’est la voie de la facilité et du court terme.
M. Patrick Roy. Zéro !
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'État. La seconde consiste à assumer, se battre courageusement pour que les plus de cinquante ans aient accès au marché de l’emploi : c’est celle que nous avons choisie. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
M. Jean Glavany. La politique du chômage !

12:09 | Commentaires (4) | Envoyer cette note | RETRAITE/SENIORS | Lien permanent | Tags : retraite, réforme, chômage, séniors, gouvernement, laurent wauquiez |
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samedi, 27 février 2010
Le travail c'est la santé rien faire c'est la conserver !
Cumul possible d'une pension d'invalidité avec un travail après 60 ans .
La pension d'invalidité compense la situation d'invalidité qui réduit d'au moins les 2/3 la capacité du travail ou de gain de l'intéressé. Les invalides dits de première catégorie (dont le niveau d'incapacité permet la poursuite d'une activité) peuvent toutefois, s'ils le souhaitent, exercer une activité professionnelle et donc cumuler leur pension d'invalidité avec des revenus d'activité.
A 60 ans, la pension d'invalidité est remplacée par la pension de vieillesse allouée au titre de l'inaptitude au travail. Celle-ci est calculée au taux plein quelle que soit la durée d'assurance. Cependant, l'assuré qui poursuit son activité professionnelle peut renoncer à liquider sa pension de retraite à 60 ans, ce qui implique qu'il ne reçoive ni sa pension d'invalidité, ni sa pension de vieillesse.
Afin d'encourager le maintien dans l'emploi des seniors, la loi précédente de Financement de la sécurité sociale (celle pour 2009) a libéralisé le cumul emploi-retraite
Les assurés invalides qui le souhaitent et dont le niveau d'incapacité permet la poursuite d'une activité, peuvent donc à partir du 1er mars 2010, rester en emploi après 60 ans, tout en percevant leur pension d'invalidité de première catégorie jusqu'à l'âge de 65 ans.
Par ailleurs la LFSS pour 2010 insère un nouvel article L341-14-1 dans le Code de la sécurité sociale afin de poser le principe selon lequel "la pension d'invalidité n'est pas cumulable avec la pension de vieillesse servie en cas de retraite anticipée".
Notons que cette règle, qui implique la suspension de la pension d'invalidité lorsque l'assuré liquide sa pension de retraite de manière anticipée, ne fait pas obstacle au maintien des avantages accessoires qui étaient associés à la pension d'invalidité, c'est-à-dire la majoration pour tierce personne, l'allocation supplémentaire d'invalidité ou l'exonération du ticket modérateur.
Les règles du non-cumul d'une pension d'invalidité de veuf ou veuve et d'une pension de réversion
La pension d'invalidité de veuf ou de veuve (PIVV), versée par la branche maladie, est attribuée au conjoint invalide d'une personne décédée qui était elle-même titulaire auprès du régime général d'une pension d'invalidité ou de vieillesse. A l'âge de 55 ans, elle est remplacée soit par une pension de vieillesse de veuf ou de veuve (PVVV), du même montant, mais servie par la branche retraite, soit par la pension de réversion si celle-ci est supérieure.
Mais étant donné que la loi de 2003 portant réforme des retraites a procédé à un abaissement à 51 ans de l'âge minimum de la réversion pour les décès intervenus entre le 1er juillet 2007 et le 31 décembre 2008, il en est résulté, en l'absence de disposition contraire, que la PIVV peut être cumulée avec la pension de réversion entre 50 et un et 55 ans pour les assurés concernés.
Afin de remédier à cette incohérence, l'article L342-1 du Code de la sécurité sociale est complété, afin d'énoncer une règle de non cumul de la pension de réversion et de la PIVV. En outre, seule la plus élevée des deux prestations sera servie.

09:00 | Commentaires (7) | Envoyer cette note | RETRAITE/SENIORS | Lien permanent | Tags : invalidité, pension, retraite, travail, seniors, cumul |
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vendredi, 05 février 2010
Course à l'échalotte pour Brice Hortefeux
Opération " tranquillité séniors" Hortefeux s'agite et Allliot Marie fait la grimace
Un meurtre d'un couple de septuagénaires à Pont-Saint-Maxence (Oise) et c'est la course à l'échalotte législative !!!! .
Brice Hortefeux s'agite en tous sens pour rassurer nos chères têtes grises ou blanches ( il faut bien bichonner un électorat potentiel...) en proposant une opération tranquillité séniors . Pendant ce temps Michèle Alliot Marie fait la grimace.
Le ministre de l’Intérieur en grand mamamouchi des séniors a indiqué Dimanche que trois mesures seraient prises pour les protéger:
- une surveillance accrue des retraités isolés ou inquiets
- le signalement auprès des services enquêteurs de la libération et des coordonnées des délinquants agresseurs de personnes âgées
- l’aggravation des sanctions pénales encourues par les auteurs d’infractions commises à leur encontre.
Suite aux déclarations de Brice Hortefeux la garde des Sceaux à rappeler que les propositions en matière pénale sont faites par elle ou les parlementaires.
Ce Mardi Sur RTL Brice Hortefeux a affirmé qu'"il n'y avait pas de problème" avec la garde des Sceaux, il a toutefois ajouté que cette dernière n'avait "pas été bien informée" des dernières avancées car le plan "tranquillité sénior" avait "été discuté, précisé, évoqué, tranché à l'occasion de réunions chez le Premier ministre", puis "voté la semaine dernière par la commission des lois à l'Assemblée nationale".
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre qui n'est pas en reste pour lever la langue a indiqué ce Lundi que Michèle Alliot-Marie n'avait "pas suivi dans le détail" les mesures proposées par son homologue de l'Intérieur. "Brice Hortefeux ne s'est pas contenté de réagir. Il a même anticipé: l'évènement dramatique de l'Oise, c'était le vendredi et, dès le mercredi, il avait fait voter un dispositif", a-t-il ajouté.
Mais revenons un peu sur les mesures proposées par Brice Hortefeux car force est de constater qu'elles sont aussi inutiles que stupides ! une course à l'échalotte législative pour caresser dans le sens du poil un électorat potentiel.
les deux premières mesures me donnent le vertige car je suis assaillie de questions existentielles .( oups) je vous en livre deux ou trois
A partir de quel âge va t-on considérer qu'on est fragile et sénior ?
Quels moyens notamment en effectif vont être mis en oeuvre pour assurer la tranquilité des séniors alors que des restrictions budgétaires tout azimut sont prévues !
Va t-on créer un fichier ( encore un !) pour signaler la libération et les coordonnées des agresseurs de personnes agées ?
Sur quelles bases va t-on classer un agresseur dans cette catégories etc.....
Sur le troisième point et c'est un comble il existe déjà dans le code pénal des moyens pour punir plus sévèrement les délinquants lorsque les infractions sont commises "sur une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse est apparente ou connue de son auteur".
La même circonstance aggravante est susceptible d’affecter les crimes d’empoisonnement, de tortures et actes de barbarie, de coups mortels, le crime/délit de violences habituelles (ces faits revêtant une qualification criminelle ou délictuelle selon le "résultat" qu’ils ont entraîné), les délits de violences ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente (lequel, par le jeu de cette circonstance, devient un crime), de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours, la contravention de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours (laquelle devient ainsi un délit) …

La même circonstance aggravante est susceptible de s’appliquer aux délits de vol, d’extorsion, d’escroquerie, d‘abus de confiance, de dégradations volontaires etc....
Comme le souligne si bien Maître Mô sans son article "La circonstance aggravante déjà existante constitue un filtre bien plus fin que le critère, somme toute rudimentaire, de l’âge , puisqu’elle admet que l’on puisse présenter un profil vulnérable à 40 ans comme à plus de 75 ans , ce que le ministre semble avoir un peu perdu de vue. Cette circonstance (décidément, les lois sont parfois bien faites) n’empêche nullement, par surcroît, que d’autres soient retenues dans la prévention.
Et maïtre Mô d'ajouter très justement "Accessoirement, je ne suis pas persuadé que l’aggravation de la peine encourue, quelle que soit l’infraction dont il s’agit, ait un effet dissuasif significatif sur les candidats à la délinquance"
18:15 | Commentaires (4) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : séniors, tranquillité, plan, hotefeux, alliot marie, rtl, projet, délinquance |
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