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  • Nos dirigeants marchent cul par dessus tête

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    Après  5 mois de travail,  de déplacements dans toute la France (à l'instar de Laurent Wauqiez en son temps ), de tables rondes , d'auditions bref d'un dur labeur ....le Sénat vient de rendre son rapport d'information sur Pôle emploi.


    Ses travaux ont confirmé le bien-fondé, dans son principe, de la fusion de l'ANPE et des Assedic.

    Mais ils ont aussi montré que des erreurs ont été commises. La qualité de l'accompagnement des demandeurs d'emploi s'est dégradée en raison de l'augmentation du nombre de chômeurs suivis par chaque conseiller de Pôle emploi.

    Globalement, la mission défend trois grandes orientations :

    --> Réformer la gouvernance et l'organisation de Pôle emploi pour mettre en place un véritable pilotage par la performance,

    --> Allouer des moyens humains supplémentaires de manière à renforcer le suivi des personnes éloignées de l'emploi.

    --> Renforcer l'ancrage territorial de Pôle emploi, et de développer encore ses partenariats avec les autres acteurs du service public de l'emploi.

     

    tete_dans_le_cul.jpgA la lecture du rapport du sénat, à la lecture des vidéos  concernant le sujet , force est de constater que les grands oubliés sont LES CHOMEURS.......

    Oui , je l'affirme haut et fort ,  tout ce petit monde  a oublié  que pôle emploi   n'existe que parce qu'il y a des  chômeurs qui en leur temps ont cotisé  et cotisent pour percevoir des allocations en cas  d'accident de la vie.

    La mission  constate notamment que la fusion s'est faite dans la précipitation et que des erreurs ont été commises ! La belle affaire ....Nul besoin d'une mission sénatoriale pour constater ce que  chômeurs  et employés de terrain de pôle emploi dénoncent depuis la fusion !

    Nos dirigeants marchent cul par dessus tête car aucune erreur n'aurait due être faite  si  chacun avait fait son travail comme il se doit :

    En effet  la fusion de l'ANPE et des Assedic  devait être pensée, réfléchie, anticipée dans les moindres détails  et testée  avant  d'être appliquée sur le terrain  ! tout responsable de service d'une entreprise privée sait cela ... Alors ?

    A quoi ont servi  le ministère du travail, les instances dirigeantes des Assedic et de l'ANPE,  bref UN NOMBRE  IMPORTANT DE PERSONNES  payées pour anticiper les problèmes potentiels  d'une telle opération et trouver des solutions avant que le dernier maillon de la châine qui est le demandeur d'emploi  n'en paie le prix fort...

    • Je trouve scandaleux  que la mission sénatoriale puisse admettre ,en le minimisant en quelque sorte ,  que  les instances dirigeantes aient  fait preuve de naiveté .... voici un passage éloquent du rapport :

    La plus grave a certainement trait à la volonté, manifestée au début de la fusion, de créer un métier unique.

    Pour Gabrielle Simon, de la CFTC, « l'illusion du métier unique relevait de l'euphorie initiale suscitée par la fusion » : l'ensemble des agents devaient, à l'issue d'une période de formation, être capables d'exercer indifféremment les métiers de l'indemnisation et du placement. Cette polyvalence aurait apporté à Pôle emploi une formidable souplesse dans la gestion de son personnel et aurait permis de mettre en face de chaque demandeur d'emploi un conseiller capable de répondre à toutes ses interrogations.

    En conséquence, Pôle emploi a lancé, l'année de sa création, un vaste programme de formation de son personnel : en 2009, 21 000 agents ont reçu une formation afin de pouvoir répondre aux questions de base que se posent les demandeurs d'emploi. Ces sessions de formation ont obligé les agents à s'absenter de leurs postes de travail alors que des milliers de demandeurs d'emploi supplémentaires se présentaient chaque jour dans les agences.

    Le président du conseil d'administration de Pôle emploi a admis, à demi-mot, que la direction avait peut-être fait preuve d'un peu de naïveté sur ce point : « Nous avions pensé, peut-être benoîtement, que le mariage des métiers au sein de Pôle emploi serait facile. Or, nous constatons que l'inscription et l'indemnisation d'un côté, et le placement de l'autre, restent deux métiers de nature différente. Certains agents peuvent se montrer polyvalents mais d'autres n'y parviennent pas. Il est donc préférable que les personnes travaillent en binôme, plutôt que de les contraindre à exercer ces deux métiers.

     

    • Je trouve également scandaleux  que  le rapport  fasse  état d'une " relative" satisfaction des chômeurs et s'appuie  sur l'enquête, contestée et contestable dans son principe  et son application , lancée par Laurent Wauquiez !

     

    • Je trouve enfin  scandaleux  que  le rapport se dise " intéressé par l'expérimentation, lancée à l'initiative de l'ancien ministre en charge de la jeunesse et des solidarités, Marc-Philippe Daubresse, en juillet 2010, qui vise à fluidifier le dialogue entre les différents acteurs et à faire du RSA un outil clé de l'insertion professionnelle."

    Cette expérimentation  est en cours, selon des modalités propres à chaque département, dans l'Aude, le Cantal, le Gard, la Meurthe-et-Moselle, la Gironde, le Morbihan et la Vendée, ainsi que dans le Doubs, que préside le sénateur Claude Jeannerot, président de la mission commune d'information. Le conseil général y travaille avec Pôle emploi pour expérimenter un dispositif d'accompagnement global des titulaires du RSA, avec un traitement simultané des champs professionnel et social."

    Nous savons très bien  que fluidifier  le dialogue c'est pour l'UMP et Monsieur Daubresse  obliger  les personnes au RSA   de travailler pour les collectivités locales , de multiplier les contrôles  et de  cautionner  la création d'un FBI  POUR pour lutter  contre les abus  !!!!!

    vidéo débat  LCP

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  • La grande braderie des chômeurs !

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    _090105-fusion-emploi.jpgLa fusion de l'ANPE et des Assedic  devait améliorer le fonctionnement de ces deux grandes  structures  afin  que les chômeurs puissent  bénéficier d'un suivi sur mesure  pour accélerer leur retour à l'emploi.

    Aujourd'hui , deux ans et  demi après la fusion , force est de constater  que Pôle emploi ne remplit pas  ses objectifs .

    Ceux qui en pâtissent le plus, à mon sens,  sont les chômeurs et allocataires du RSA  .

    En effet , si les agents de pôle emploi sont en souffrance dans leur quotidien de travail, les  chômeurs  sont en souffrance dans leur quotidien de vie avec une incertitude sur leur devenir  et  la peur de la grande précarité .

    Les dysfonctionnements de Pôle emploi  génèrent parmi les chômeurs  de multiples difficultés:  impossibilité  de joindre leur référent,  interlocuteurs peu ou pas formés  qui  parfois  sont à peine  courtois au téléphone ,  contrôles à défaut de réel accompagnement , pertes de dossiers, pertes de documents, erreurs dans le calcul de l'indemnisation , retards ou absence d'indemnisation  etc... et   radiations abusives..

    Xavier Bertrand, le ministre du travail s'agite comme son prédécesseur, il est sur le terrain.... il  vient d'annoncer une nouvelle feuille de route pour Pôle emploi et le départ du directeur général fin 2011.

    Depuis quelques semaines une mission sénatoriale  fait une mission d'information  sur le fonctionnement de pôle emploi  et multiplie auditions et déplacements: son rapport  est attendu pour fin juillet ( voir  les comptes rendus des auditions ici )

    Sénateurs, députés,  ministres ,pouvez vous  vous imaginer une seçonde  , les conséquences pour un chômeur , d'un simple retard de paiement  de ses  allocations ?

    Pour beaucoup c'est le commencement de la paupérisation , défaut de paiement du loyer, chèque sans provision, engrenage des frais bancaires et  des huissiers etc....  plus les gens ont des difficultés financières plus les créanciers en rajoutent !

    Si les agents de pôle emploi sont en souffrance , les chômeurs ,quant à eux , sont bradés......

    je mets ci dessous un lien vers un roman qui fait froid dans le dos

    chomeurs-academy.jpg

    Extrait du site : "la fusion pour les nuls "

    «Pôle emploi devient un lieu en souffrance ou des gens en souffrance reçoivent d'autres gens en souffrance, le tout sur fond de pression grandissante», martèle Sylvette Uzan-Chomat."

    Pôle emploi n'a jamais suivi autant de chômeurs. Leur nombre (catégories A, B, et C, ceux qui recherchent activement un emploi) ne diminue pas: en mars 2011, ils étaient plus de 4,3 millions. Au total, 4,6 millions de Français sont inscrits à Pôle emploi. Depuis deux ans, le nombre des chômeurs de longue durée a explosé (de 1 million de personnes à 1,6 million en mars 2011), de même que celui des plus de 55 ans. Chaque mois, 90.000 d'entre eux se retrouvent en fin de droit, selon l'Unedic. Ils touchent les minima sociaux (RSA).

    Avec la fusion, chaque conseiller devait suivre 60 demandeurs d'emploi. Dans les faits,  les syndicats évoquent fréquemment le chiffre de 120, voire 200. «Les portefeuilles ont explosé depuis deux ans», estime le cabinet Syndex.

    "En Ile-de-France, où se concentrent les difficultés sociales, des agences sont carrément sinistrées, selon les chiffres que nous nous sommes procurés. A Poissy, 15 des 36 conseillers suivent plus de 200 chômeurs «actifs», un chiffre qui grimpe jusqu'à 400 si l'on prend en compte les chômeurs en formation, ou qui ne recherchent pas immédiatement un emploi, mais dont il faut s'occuper aussi de temps en temps. A Gonesse, 19 employés suivent plus de 250 chômeurs «actifs», et jusqu'à 450 au total. A Argenteuil, Sarcelles, Villejuif, Nogent-sur-Marne, entre la moitié et la quasi-totalité des agents suivent plus de 200 chômeurs au quotidien.

    A l'agence parisienne Stendhal (XXe), 17 employés suivent plus de 200 chômeurs, dix d'entre eux en suivant plus de 300. Et de nombreux conseillers ont la responsabilité de près de 500 demandeurs d'emploi. L'urgence n'est pas qu'à Paris. En Bretagne, de nombreux conseillers ont plus de 200 chômeurs actifs en portefeuille. En Rhône-Alpes, c'est en général plus de 150 chômeurs actifs.

    Pôle emploi estime que chaque conseiller suit en moyenne 105 chômeurs. Une évaluation largement sous-estimée.

    Mediapart s'est procuré les listings du personnel de plusieurs agences en Ile-de-France et dans les Pays de la Loire. Régulièrement, des portefeuilles parfois très conséquents ont été attribués à des salariés qui ne suivent pas les chômeurs: des cadres dirigeants, des contrats aidés qui ne font que de l'accueil, des conseillers spécialisés dans la relation avec les entreprises, des délégués syndicaux détachés, des retraités... ou même des salariés décédés ont des portefeuilles, alors qu'ils ne suivent en réalité aucun chômeur. «Ces arrangements statistiques font baisser la moyenne, mais ces chômeurs sont bien réels, et c'est aux autres salariés de les suivre», raconte un employé parisien.

    «Pôle emploi est devenu une administration bureaucratique, éloignée de l'accompagnement personnalisé des demandeurs d'emploi qui était prévu à l'origine», déplore Laurent Berger de la CFDT, un syndicat qui avait pourtant soutenu la fusion. Les objectifs chiffrés, les temps chronométrés ont envahi le quotidien: 30 minutes pour l'inscription, 20 minutes pour l'entretien de suivi mensuel, 3 minutes à l'accueil... Plusieurs agents interrogés décrivent leur travail comme de «l'abattage». Pression des objectifs oblige, certains racontent que, dans leur agence, les titulaires du RSA (non indemnisés par Pôle emploi) passent bien souvent après les chômeurs indemnisés. «Chez nous, le chef d'équipe dit de les mettre dans des portefeuilles spéciaux, par exemple ceux des agents en congés longue maladie», explique un employé.

    Le suivi mensuel est désormais allégé. Bien souvent, il est effectué par téléphone, par mail ou avec de simples questionnaires renvoyés par la poste. Selon la CGT, il a été systématiquement remplacé par un entretien téléphonique dans les deux plus grosses agences d'Ile-de-France, Daviel et Cardinet. Les chômeurs sont même parfois convoqués en groupe, comme dans cette agence du Val-d'Oise où des femmes de ménages ont été convoquées par groupes de quinze. Ni vu ni connu: «Dans les statistiques, ça fait quinze suivis mensuels validés, et c'est la seule chose qui compte», se lamente un agent. «La priorité désormais, c'est d'aligner les bâtonnets, confirme César Sulli, le syndicaliste de Rhône-Alpes. De plus en plus de directeurs demandent de faire des réunions par vagues. Evidemment, certains demandeurs d'emploi s'en vont fâchés, mécontents, humiliés. Ce n'est pas acceptable.»

    «Les réunions collectives, ça se fait de façon assez régulière sur l'ensemble du territoire, confirme Sylvette Uzan-Chomat, du Snu. Le suivi mensuel personnalisé (instauré en 2006, ndlr) a produit de la tricherie institutionnalisée: la direction veut ses chiffres et exerce une pression en cascade jusqu'aux responsables d'équipes.» En jargon Pôle emploi, le suivi des chômeurs est passé en mode «dégradé». Cela ne risque pas de changer: le ministre du travail, Xavier Bertrand, souhaite aller plus loin dans la "dématérialisation" du suivi mensuel. En clair, les entretiens physiques vont devenir l'exception...

    Source Médiapart

    Source la fusion pour les nuls

     

  • Messieurs les Sénateurs est-ce bien raisonnable ?

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    601_33_GB.jpgEn surfant sur le site de l'Assemblée Nationale je viens de tomber sur une proposition de loi  qui me plonge dans des spéculations philosophiques et existentielles douloureuses !

    Depuis la lecture de cette proposition de loi,   je ne cesse de me poser  cette question , qui revêt à mon sens une importance vitale : doit-on ou non installer des panneaux d'entrée et de sortie d'agglomération en langue régionale ?

    Oui vous ne rêvez pas  vous  avez bien lu !

    Dans le contexte de crise  sociétale que nous connaissons et  qui déborde largement notre hexagone,   en pleine période de chômage et  de montée de la paupérisation ,   alors que des évènements internationaux risquent de bouleverser notre devenir ,  Roland Courteau sénateur de l'Aude   dépose une proposition de loi aussi inutile que déplacée à savoir  donner la possibilité  d'installer  des panneaux d'entrée et de sortie des agglomération en langue régionale !

    Monsieur Courteau et les sénateurs qui l'ont suivi dans ce projet  auraient du proposer une inscription en langue de bois car  c'est comme l'espérento   la  langue  universelle .  Langue universelle d'un corps  bien malade celui de  nos politiques !

    voici le texte de la proposition de loi

    anus.jpgCette proposition a  été déposée le 26 novembre 2010 et renvoyée à la commission de la culture, de l'éducation et de la communication

    le texte a fait l'objet d'un rapport de Mme Colette MÉLOT, au nom de la commission de la culture.

    Ce rapport fort intéressant  a été déposé le 9 février 2011

    Les sénateurs ont débattu sur le sujet en séance du 16 février 2011 et adopté  le texte revu.

    La proposition est ,à ce jour , en instance  à l'Assemblée Nationale .

    Messieurs les Sénateurs   est-ce bien raisonnable  de monopoliser les énergies  et de dépenser  l'argent public pour des questions aussi  futiles !

    Pour en rire   je mets cette vidéo un clin d'oeil au petit rapporteur  et à l'humour

  • Redonner sa place à la relation humaine

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    Le saviez vous ?

    Depuis le mois de Février , le Sénat a ouvert une mission commune  d'information sur le fonctionnement de pôle emploi.

    chomage1.jpgCette mission , qui doit rendre un rapport  en juillet prochain ,auditionne les dirigeants de Pôle emploi et ceux des organismes avec lesquels il travaille ;  les partenaires sociaux, les représentants des usagers et les nombreux experts qui ont travaillé sur le service public de l'emploi.

    Elle entend également se déplacer sur  le terrain pour visiter des agences de Pôle emploi et observer comment les acteurs de la politique de l'emploi coordonnent leurs travaux au niveau régional.

    Voici les grands thèmes que la mission  se propose d'étudier  :

    - Faire  un premier bilan de la fusion entre l'ANPE et les Assedic, en s'appuyant, notamment, sur les travaux du comité d'évaluation interne de Pôle emploi ;

    - Evaluer la qualité du service rendu aux usagers - demandeurs d'emploi et entreprises - en portant une attention particulière aux services offerts aux personnes les plus éloignées de l'emploi,  notamment aux titulaires du RSA ;

    - Cerner le rôle de Pôle emploi en tant que pivot du service public de l'emploi sur les territoires.

    Vous pouvez prendre connaissance des auditions sur le site du Sénat. Travaux de la mission

    Je retiens personnellement deux interventions: celle de l'actuel  président de l'Unédic et celle de M. Benoît Genuini, ancien médiateur de Pôle emploi  qui conseille, avec beaucoup de sagesse ,de redonner une dimension humaine   à Pôle emploi.

    Lors de son audition le président de l'Unedic, M. Gaby Bonnand précise qu'il  n'est pas possible aujourd'hui d'affirmer que la qualité du service rendu s'est améliorée.

    • le taux des premiers paiements en retard auprès des demandeurs d'emploi est passé de 6,1 % au quatrième trimestre 2009 à 8 % au quatrième trimestre 2010, contre 4 % en 2008 ;
    • le taux de décisions prises dans les quinze jours se situe, en 2010, entre 79 % et 87 %, selon les mois, tandis que l'objectif est de 92 % ;
    • les réclamations reçues en 2010, sont en forte augmentation par rapport à 2009 (+ 13 %).  Elles concernent essentiellement l'indemnisation : 55 % d'entre elles sont relatives à la réglementation, 41 % aux délais de paiement. .
    • le suivi de l'accompagnement des demandeurs d'emploi n'est pas satisfaisant .

    Un premier problème porte sur le suivi mensuel personnalisé, qui est trop homogène. L'ensemble des demandeurs d'emploi n'ont pas des besoins d'accompagnement identiques. "Il conviendrait de laisser davantage de marges de manoeuvre aux directions locales et aux agents eux-mêmes pour mieux adapter les services de Pôle emploi aux besoins des demandeurs d'emploi" note le Président .

    Il ajoute "En outre, les prestations réalisées par les opérateurs privés ne sont pas toutes à la hauteur des attentes. Le manque de bilan qualitatif dans ce domaine est regrettable.

    le nombre de demandeurs d'emploi suivis par agent est extrêmement élevé. les portefeuilles des agents sont aujourd'hui plus proches de 150 ou de 200 demandeurs d'emploi."


    200602038.jpgPour  M. Benoît Genuini , ancien médiateur de Pôle emploi "l'ensemble de l'institution s'est organisé dans cette perspective de traiter une grande masse de personnes le plus rapidement possible. Ainsi, il est devenu nécessaire de « faire entrer chacun dans le moule », pour traiter chacun à l'identique en espérant que l'ensemble des demandeurs d'emploi trouveront ainsi leur place.

    Une telle approche retire évidemment une part d'humanité à la relation avec le demandeur d'emploi.

    "La fusion, par ailleurs, s'est opérée verticalement, du sommet vers la base. Tous les deux mois, une nouvelle strate de la direction et du management était mise en place. Malheureusement, il n'y a pas eu, en parallèle, une écoute suffisante du terrain pour réussir la conduite du changement, en tenant compte du facteur humain. Les agents et les conseillers n'ont en effet été que très peu écoutés. L'opération a été menée de façon impersonnelle jusqu'à aboutir à une relation devenue elle-même de plus en plus impersonnelle. Il est tout de même frappant de constater le nombre élevé de courriers de personnes réclamant avec souffrance de pouvoir simplement parler à un agent de Pôle emploi. A l'inverse, la possibilité de parler apaise les angoisses des usagers.

    Je pense, dès lors, que le premier objectif à se fixer devrait consister à personnaliser de nouveau la relation, en particulier avec les personnes dont la situation est plus complexe qu'à l'habitude. La personnalisation du contact doit absolument être recherchée.

    Le deuxième enseignement que je tire de mon expérience porte sur le fait qu'au sein de Pôle emploi, la qualité du service rendu à l'usager ne constitue pas une préoccupation centrale. J'avais imaginé, pour ma part, qu'il devait s'agir d'une préoccupation presque obsessionnelle. Des enquêtes ont été menées, l'été dernier, auprès de 500 000 demandeurs d'emploi, dont le ministre de l'emploi lui-même s'est fait l'écho, qui ont montré qu'entre 30 % et 50 % des usagers ne s'estiment globalement pas satisfaits des services de Pôle emploi. Même si ce taux n'était que de 10 %, il serait déjà trop élevé.

    Les demandeurs d'emploi sont parfois dans des situations dramatiques ! Pôle emploi devrait donc être obsédé par la qualité du service rendu à l'ensemble des usagers. Le fait de s'occuper des cas complexes parallèlement à la grande masse des cas simples et faciles ferait d'ailleurs la grandeur du service public."

    Les-relations-humaines.jpg

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