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  • La Bourse ou le SMIC !

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    Le Smic sera augmenté au  1er janvier 2011.

    Selon les informations non encore validées*  le SMIC serait revalorisé de  1,6%  portant le SMIC horaire à  9 € bruts soit aux environ de 7 euros nets. 

    Cette augmentation représente pour une personne à temps plein une augmentation mensuelle de 17 euros nets ..

    Ils seront près de  4  millions de salariés à bénéficier de ce royal cadeau.

    40999028.jpgUne étude de la DARES  indiquait qu'en 2008 La France comptait   3,4 millions de salariés payés au SMIC  dont 620 000 pour le secteur public.  Dans le privé, deux branches concentrent plus de la moitié des salariés payés au minimum : le commerce (18,1 %) et les services aux particuliers (33,2 %). Parmi les branches professionnelles qui se distinguent en accusant les plus forts taux de smicards, figurent la restauration rapide (2 salariés sur 3) et les entreprises de propreté (6 salariés sur 10). 

    Peu importe  il fait beau au pays des actionnaires des entreprises du CAC 40   qui  ont fait  41,6 milliards d'euros de profit au premier semestre 2010.
    Leur PDG ne sont pas en reste un exemple : en 2009  Carlos Ghosn, Renault  percevait un salaire  annuel de  1,2 million €

    Pour vous mettre  de l'eau en bouche  non caviar en bouche  voici  le classement de ces rémunérations.

     

    *EXTRAIT DU Monde  " Avant la réunion de la CNNC, où siègent les partenaires sociaux, un groupe de cinq experts se prononcera au cours du mois de décembre sur l'opportunité d'un éventuel coup de pouce. Le smic horaire brut – qui depuis 2010 est revalorisé le 1er janvier et non plus le 1er juillet – a été rehaussé en janvier dernier de 0,5 %, sans coup de pouce gouvernemental, à 8,86 euros, soit 1 343,77 euros mensuels bruts (quelque 1 056 euros nets) sur la base de 35 heures hebdomadaires. 2010 a été la quatrième année consécutive sans coup de pouce, une option écartée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.

    Depuis 2010, la revalorisation du smic au 1er janvier a été instaurée afin que son montant soit connu avant le début des négociations salariales annuelles dans les branches professionnelles entre janvier et mars.


  • Le coté obscur de Disneyland Paris

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    Eurodisney-chateau.jpgDisneyland Paris, est un des sites  touristiques les plus visités en Europe. Plus de 15,4 millions de personnes ont afflué vers le parc l'an dernier.

    Disneyland est un monde magique,  sucré , rempli de gentils  lutins colorés... une entreprise qui vend du rêve  et du bonheur aux enfants....

    Qu'en est-il pour les  14.500 personnes qui travaillent sur le site ?

    Depuis le début de l'année, plusieurs salariés de Disneyland Paris se sont suicidés et un salarié a fait également un tentative de suicide sur son lieu de travail.

    • «Je ne veux pas retourner chez Mickey, je t'aime, pardon les enfants.»

    Ces mots, gravés sur le mur d'une des pièces de son domicile où il s'est donné la mort par pendaison , sont le message d'adieu laissé par  Franck Claret , salarié d'Eurodisney à sa famille.

    Franck  travaillait à Eurodisney depuis plus de dix ans et  était chef de cuisine du restaurant California Grill  un des  hôtels les plus huppés du complexe touristique.

    Selon plusieurs responsables syndicaux, il devait reprendre le travail le jour même de son suicide, après un arrêt maladie prolongé d’un congé. Agé de 37 ans, Franck était père de quatre enfants. Selon le syndicat FO, ce manager avait demandé sans succès, sa réaffectation à un autre établissement du groupe aux horaires moins contraignants, car «il ne pouvait plus concilier son rythme de travail avec sa vie de famille.»

    • En l'espace de deux mois, deux autres salariés se sont donné la mort.

    Le premier, début février, "pour raisons personnelles", selon la direction.

    Le second, cuisinier  au restaurant Blue Lagoon, s’est suicidé à la gare d’Esbly , dix jours après son retour au travail.

    En arrêt maladie depuis huit mois pour « état dépressif à la suite d’un problème au travail (harcèlement) », ce Marocain de 30 ans était toujours sous traitement lourd — un cocktail d’anxiolytiques et d’antidépresseurs — quand il a repris son poste à mi-temps thérapeutique . 

    Dimanche, après être rentré de son travail, Rabii Hourourou est ressorti de chez lui, à Esbly, pour se rendre à la gare SNCF voisine. Déterminé, il a attendu qu’un train arrive pour poser sa tête sur un rail.
    Selon les syndicats, ce suicide est lié à ses conditions de travail humiliantes. Il avait, en effet, déposé un dossier  aux prud’hommes  pour harcèlement moral et  une  plainte au commissariat de Meaux. voir le site du syndicat FO  Disney

    • La veille  de ce drame ,   un jeune homme de 22 ans a tenté de se suicider sur son lieu de travail , après l’annonce de son licenciement.

    « Quand je suis arrivé au travail, un collègue m’a dit de partir, que je venais d’être licencié et que je n’avais plus rien à faire ici », raconte-t-il. Désespéré, il appelle une responsable syndicale. « Je lui ai dit que j’allais me foutre en l’air depuis la tour de la Terreur », se souvient-il. Il se retranche dans un local syndical, où il menace de s’« ouvrir les veines ». Il faudra l’intervention de plusieurs responsables pour l’en dissuader.

    « Mes problèmes à Disneyland ont vraiment commencé en octobre 2007. J’avais soutenu une collègue insultée par un client. Mon manageur me l’a reproché. Il ne m’a pas lâché depuis… » Et d’évoquer « les convocations à répétition, les menaces, les remarques vexantes… », entre autres « pressions » exercées par son supérieur direct.

    Pompier volontaire, Pierre subit des changements d’emploi du temps qui le gênent pour ses gardes. Quand il s’y rend tout de même, il est sanctionné pour ses absences. « Un jour, j’ai éclaté en sanglots dans le bureau du manageur en chef. Il m’a dit de prendre sur moi… » Au printemps 2009, à la demande du médecin du travail, il est transféré en urgence sur la tour de la Terreur. Son ancien manageur le convoque quand même pour un entretien disciplinaire…
    Depuis, le salarié fait « dépression sur dépression. » Source :Aurélien Pérol  le parisien.fr

    Dans plusieurs billets j'ai dénoncé le battage politico- médiatique fait autour des suicides qui se produisent dans certaines grandes entreprises.

    Mon propos n'est pas de nier  l'existence  dans ces entreprises d' une déshumanisation des rapports sociaux , de tensions, de pressions de toutes sortes  créant une déstabilisation des salariés et une réelle  souffrance au travail mais de dénoncer la "focalisation" de l'attention médiatique et politique sur  ces entreprises car la souffrance   existe aussi ailleurs notamment dans les petites structures , parmi  les salariés pauvres et précaires  et les  chômeurs ....

    Mais force est de constater que ces  suicides doivent  nous amener à nous questionner  sur le sens de nos valeurs " sociétales" et de la place de l'humain au sein de l'entreprise.

    Disneyland Paris  qui ne fait pas exception est le pur produit d'un capitalisme  "broyeur d'hommes "

    dark_vador_leia_tire_sur_mon_doigt.jpg

    Faits et chiffres :

    • Le rapport 2008 du service santé d'Euro Disney pointait parmi les 14 500 "cast members" du parc la "multiplication des pathologies liées à l'usure et à l'hypersollicitation", ainsi que la progression, "en fréquence et en gravité", des accidents du travail (AT)

    Depuis, c'est pire, malgré le renforcement des effectifs médicaux et paramédicaux. "En matière d'AT et de maladies professionnelles, la situation s'est nettement dégradée", confie à L'Express le Dr Farshad Majidi, responsable du service médical. Le taux d'AT est désormais plus élevé à Euro Disney Paris que dans... le bâtiment et les travaux publics, révèle le rapport 2009. "Ce niveau s'explique par la dangerosité de certains métiers, comme celui de cascadeur, et par le vieillissement de notre population, assure Bruno Fournet, directeur santé et sécurité à Euro Disney. Et nous déclarons tous les accidents, même bénins."



    • Disneyland Paris : + de 1000 licenciements sur 3 ans. 1081 licenciements ont été prononcés entre 2006 et 2008 à Disneyland Paris.

    322 licenciements en 2006.
    343 licenciements en 2007.
    416 licenciements en 2008.

    Nous pouvons lire sur le blog de Cyril Lazaro " Un tel bilan marque l'inexistence des organisations syndicales, la non existence du dialogue social, l'incompétence du recrutement, la porte ouverte aux abus en tous genres de la part des ressources humaines et des petits chefs.

    Sur les 416 licenciements prononcés en 2008 dans l'entreprise, 283 licenciements (68%) sont des licenciements pour faute grave de salariés non cadres.
    Les licenciements pour faute grave de salariés non cadres sont en augmentation de 70% par rapport à 2006 et de 41% par rapport à 2007.
    Une telle donnée ne laisse aucun doute et pour avoir moi même été victime d'une procédure de licenciement, il y a quelques jours, je peux affirmer que l'aspect répressif vis à vis des salariés non cadres est en marche, avec une claire volonté de priver ces salariés d'une partie de leurs droits en utilisant comme qualification du licenciement la faute grave et non pas la cause réelle sérieuse.

    L'entreprise a compris qu'en licenciant pour faute grave, les salariés qui vont aux prud'hommes obtiennent en général la requalification du licenciement en cause réelle et sérieuse et beaucoup plus rarement la reconnaissance du licenciement comme étant abusif.....

    Les chiffres ont pour avantage de ne pas mentir sur certaines réalités, et le durcissement disciplinaire à Disneyland Paris à l'égard des salariés non cadres, est une réalité indéniable.
    D'ailleurs le nombre de démissions des salariés non cadres a lui aussi augmenté de 20% par rapport à 2007, portant le nombre à 1288 salariés non cadres qui ont démissionné en 2008.

    Une augmentation de travail sur le terrain, des exigences professionnelles accrues de la part de l'encadrement, une flexibilité qui tourne à l'hyper flexibilité, des horaires fluctuants en fonction des besoins opérationnels, des salaires qui ne suivent pas, le travail du dimanche payé simple sans compensation, un silence syndical assourdissant, cela commence à faire beaucoup."


    • Après un mauvais exercice 2008-2009 les chiffres du premier trimestre 2009-2010, c’est-à-dire d’octobre à décembre 2009, confirment la tendance.

    Le nombre de visiteurs, qui avait continué d’augmenter jusqu’en septembre 2009 malgré la crise, est  en recul. La baisse de fréquentation touche indifféremment les parcs à thème et les hôtels.

    Les dépenses par visiteur restent stables dans les parcs et augmentent même légèrement (+ 3% en moyenne par chambre) dans les hôtels, sans toutefois compenser la perte de clientèle. les visiteurs britanniques se sont faits beaucoup moins nombreux fin 2009 que l’année précédente et les  français sont venus moins nombreux pour les fêtes.

    Résultat : un chiffre d’affaires de 292 M€, en baisse de 11% par rapport à la même période l’an passé.

    La récession a fini par rattraper Disneyland voir les résultat de l'exerciec clos  le 31.03.2010 (Perte nette de 114 millions d'euros )

    • Une politique forcenée de réduction des coûts.

    Selon  des sources syndicales , le nombre d'emplois dans les restaurants et hôtels sur le site a été fortement réduit.  L'embauche de travailleurs saisonniers a également été revu à la baisse.
    En revanche davantage d'heures et des  semaines de six jours de travail  sont souvent exigés .


    Le Syndicat FO a adressé en mars 2010 au Président d'Eurodisney, Philippe Gas, une lettre ouverte dans laquelle on peut lire :

    NON à la traque aux salariés qui osent parler, réclamer, ou se défendre !... 
    NON aux harcèlements des « rares » délégués qui osent revendiquer, alerter, et dénoncer si besoin !!
    Mais quel est donc votre prétendu « modèle social » où vos représentants peuvent se permettre d’agir comme suit .....

    Selon Noel Barbier, délégué CFTC et employé Disneyland depuis l'ouverture du parc en 1992 "Une grande partie du problème est que la gestion actuelle Disneyland n'a pas de stratégie - et apparemment aucun désir - de tirer le meilleur parti de sa main-d'œuvre»


    Tama Gandega, 43 ans, est un directeur adjoint dans l'un des hôtels du site. "Tout le plaisir de service a disparu. Certains jours, nous avons à faire 3.500 petits déjeuners avec la moitié du personnel que nous avions il  y a  quelques années. "

    Sandrine, 39 ans, fait partie de l'équipe qui représente les princesses Disney dans les défilés. "Parfois, ils sont tellement épuisés de semaines de travail de six jours, ils peuvent à peine bouger, le sourire jamais l'esprit, dit-elle. "Mais ils sont obligés de sourire, parce que c'est la magie de Disney."


    Nous pouvons lire dans " the independent " du 6 mai 2010 les déclarations de  Jeff Archambault, directeur de la communication

    "En raison de la nature de l'entreprise le bonheur de nos employés est très important pour nous. Tout le monde à Disneyland Paris est un acteur, du  plus jeune employé  au cadre  de direction.

    «Beaucoup de ces plaintes sont une question de perception. tous les salariés ne se sentent  ni ignorés ni ou sous-évaluées. Soixante-dix pour cent de nos chefs d'équipe ont été promus en interne. Malgré la crise financière, nous avons fait un gros effort pour maintenir - et même augmenter légèrement - notre personnel à temps plein. Il y a eu des augmentations de salaires de 3 pour cent ou plus en 2009 et 2010. "

    Sur le taux élevé d'accidents du travail à Disneyland, M. Archambault dit que la compagnie était au courant du problème et essaie d'améliorer son record mais la plupart des incidents ont été relativement «mineure».

    "Nous n'acceptons pas que  ces événements tragiques ( suicides)  puissent  être directement liées à Disneyland Paris", a dit M. Archambault. "Mais nous reconnaissons que, avec la crise financière, nous sommes tous soumis à un stress accru.

     

    On en parle à l'étranger :

    Thimesonline

    independent

    Daily news

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