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plan rebond

  • Pôle emploi : un accouchement aux forceps

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    Au premier janvier 2009  l'ANPE et les Assedic fusionnaient  et l'accouchement de  Pôle-Emploi commençait.

    Aujourd'hui  cet accouchement n'est pas terminé.  La parturiente  souffre ....

    Sur fond de crise  pôle emploi cumule  les retards de traitement de dossiers et les erreurs.

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    Afflux de chômeurs, , services en sous-effectif, dégradation des conditions de travail, manque de formation, , précarité des nouveaux employés, difficultés techniques , bref la liste est longue  pour expliquer  l'explosion des files d'attente et des retards de traitements de dossiers...

    "Quatre syndicats (CGT, SNAP, SNU FSU et SUD Solidaires) ont appelé   à la grève mardi 08 juin 2010 à Pôle emploi, pour dénoncer un service public en déliquescence. Près de 19% des salariés selon la direction - 25% selon les syndicats, ont manifesté..."

    Pôle emploi est un baudet qu'on charge de plus en plus.

    N'est- ce  pas un moyen détourné pour  dire: " mais voyons pôle emploi vous êtes incapable de faire face  alors on va sous traiter !"

    le service sera  peu à peu démantelé  au profit d'organismes privés  ( c'est déjà le cas) et ce au grand dam des chômeurs !

    décryptage


    Le dernier poids mis sur les épaules des conseillers  de Pôle emploi : le plan rebond  pour les chômeurs en fin de droit  !

    Signé par le gouvernement et les partenaires sociaux le 15 avril 2010, le "plan rebond" pour l'emploi prévoit la mise en place de mesures pour les chômeurs qui arrivent en fin de droits à l'assurance chômage.

    Vincent Kerlouégan, délégué syndical régional SNU-FSU Pôle-Emploi Bourgogne affirme que le service est en sous-effectif pour assurer efficacement le suivi de ces chômeurs en fin de droits : "Selon la direction, nous devons recevoir 400.000 demandeurs d'emploi (340.000 selon le site du gouvernement) mais, selon les syndicats, ce serait plutôt un million de personnes qui arrivent en fin de droits. Nous devons les recevoir dès maintenant et nous n'avons clairement pas les moyens supplémentaires en effectif pour le faire."

    Lire sur le sujet mes dernières analyses

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    Dans cette  triste affaire qui est le plus à plaindre ?  le chômeur ou le demandeur d'emploi ( je n'aime pas ce terme )

    En effet selon les régions et le taux  de chômage,  la surcharge de travail ou  le nombre  de chômeurs que doit suivre un conseiller   ( dans certains cas  plus de 200 pour un conseiller)  les retards de traitement des dossiers  risquent d'être  importants.

    Que vont  devenir  les demandeurs d'emploi dans l'attente du traitement de leur dossier et du versement de leurs allocations ?

    Je  me fais le plus grand souci pour ces derniers lorsque je prends connaissance des informations suivantes  ( source Médiapart - un journal en ligne  que je recommande à tous  )

    • "Jean-Luc Michely, conseiller Pôle Emploi, estime posséder un "tout petit porte-feuille de 150 demandeurs" en comparaison de ses collègues : "Il peut s'étendre de 300 à 500 demandeurs. La moyenne officielle proposée par la direction est de 200 mais ça peut aller jusqu'à plus du double."
    • Vincent Kerlouégan: "Aujourd'hui, en Bourgogne, chaque conseiller qui suit et accompagne les demandeurs d'emploi en a 243 dans son porte-feuille. Avant la fusion, si on remonte à 18 mois, il était environ de 150 par conseiller. Évidemment, la crise est passée par là et a fait exploser les chiffres. Il était prévu à l'horizon 2012 avec la fusion, 5% de chômage et 50 à 60 demandeurs d'emplois suivis par conseiller. Nous en sommes à quatre fois plus en moyenne. La fusion peut fonctionner uniquement si l'on prévoit pour chaque conseiller à l'emploi 60 demandeurs d'emplois à suivre. Au-delà, c'est bancal."
    • Pour Angélique Allexant, employée au service administratif qui gère les ateliers et les bilans de compétences sans lien direct avec le public : "La fusion est pour l'instant uniquement sur le papier. Après, les métiers n'ont absolument pas fusionné. Nous restons chacun sur nos spécificités et nos expertises. Il n'y a pas de partage, pas le temps du partage, pas le temps de la formation. Nous restons deux entités complètement différentes."
    • Vincent Kerlouégan regrette, malgré les demandes répétées de report de ses collègues, que l'État ait décidé, en faisant fi de la crise, d'opérer la fusion entre l'ANPE et l'Assedic : "La fusion n'est qu'une façade. Les personnes sont reçues dans un même lieu mais le service derrière est complètement dégradé. Les conditions de travail sont déplorables."
    • Vincent Kerlouegan confesse ne pas pouvoir proposer aux demandeurs d'emplois le service qu'ils sont en droit d'attendre de lui en tant que conseiller Pôle-Emploi. Il décrit un véritable cocktail explosif où conseillers et demandeurs sont plongés, l'un l'autre, dans un véritable engrenage : "Nous ne voyons pas les demandeurs tous les mois comme ce devrait être le cas. Il y a par conséquent des risques d'agression, d'agressivité. Nous constatons de nombreuses menaces et agressions verbales dans la région."
    • Pour le secrétaire régional SNU, le constat est clair : "Officiellement et officieusement, le suivi mensuel personnalisé n'existe plus alors même que l'on devait passer à un entretien tous les quinze jours. D'un côté, le marché de l'emploi est saturé et de l'autre il y a eu une institution nationale qui a voulu lancer trop de réformes simultanément. La fusion, le regroupement et la réorganisation géographique de ces derniers mois entraînent plusieurs mois de retard pour le suivi mensuel des demandeurs d'emploi."
    • "Le suivi personnalisé existe à hauteur de vingt minutes toutes les quatre à six semaines. On ne va peut-être pas l'appeler personnalisé mais plutôt individuel", ironise quant à lui Jean-Luc Michely, qui se demande encore "si Pôle-Emploi permet de retrouver un emploi ou ne contribue pas à freiner plutôt le retour à l'emploi?". Son discours frise même la suspicion : "Concernant le gouvernement et en m'appuyant sur l'avis de certains de mes collègues, je me demande si il n'y a pas là une envie sous-jacente de faire imploser le service public. Plutôt que de le faire sauter, le réformer ou de le donner directement à l'intérim, il s'agirait de le faire imploser, d'où un laisser-aller flagrant dans les conditions de travail qui se dégradent."
    • Les grévistes dénoncent une "armée de précaires". La précarité a explosé dans les agences Pôle Emploi. Le SNU-FSU critique à la fois les prévisions chiffrées non réalisables du gouvernement et la rigidité de leur direction : "Il y a 17% de contrats précaires à Pôle-Emploi alors que la convention collective nationale mise en place depuis le premier janvier 2010 n'en prévoit que 5% maximum. 12% des personnes en contrats précaires devraient être en CDI actuellement. Lorsque l'on interpelle la direction sur ce sujet, elle répond que l'on peut toujours aller devant les juridictions compétentes pour les faire condamner. Dès lors, nous reviendrons à 5% de contrats CDD tel que prévu mais derrière cela, on nous précise bien que la charge de travail explosera..."
    • Dernier avatar en date  Neptune prend l'eau  !Le portail Neptune, qui devait unifier les deux systèmes avec Clan (ex-Assedic) pour l'indemnisation et B 2000 (ex-ANPE) pour l'accompagnement, semble observer des difficultés techniques de fonctionnement : "La direction a suspendu le déploiement. En Bourgogne, Neptune devait être déployé fin juin mais nous ne savons pas si cela se fera et quand", se demande Vincent Kerlouégan, qui estime que le travail ne peut se faire correctement. "Dans certains pôles, nous avons un serveur ex-ANPE opérationnel mais sans serveur indemnisation. Les collègues de l'indemnisation ne peuvent donc pas venir travailler. Dans d'autres lieux, c'est le même problème mais inverse..."

      Parmi les nombreux dysfonctionnements observés liés aux traitements des dossiers, Jean-Luc Michely, conseiller à l'emploi, cite l'exemple de son propre fils, inscrit à Besançon et qui doit transférer son dossier à Dijon : "Cela fait trois semaines qu'il essaye de faire le transfert. On lui dit de passer par internet, ce qu'il a fait, mais le changement d'adresse sur internet n'a pas été pris en compte. Lorsque l'on téléphone au 3949 qui, paraît-il, est le numéro fabuleux qui résout tout, on oublie de dire au demandeur d'emploi que lorsqu'il change de région, il ne doit pas dire qu'il veut changer d'adresse mais plutôt qu'il veut se réinscrire ! Si vous dites que vous voulez faire un changement d'adresse, on vous dit de retourner sur le site Pôle-Emploi.fr où vous venez déjà de faire le changement d'adresse qui n'est pas pris en compte... De plus, vos interlocuteurs au 3949 sont en CDD, formés à la va vite en trois jours." Allez comprendre...

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