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  • On nous refait le coup des chars russes !

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    argent-des-patrons.jpg La baisse des salaires dans le secteur public et la position du Medef  sur le sujet  affolent  une partie des chefs d'entreprise  !

    François Hollande lors de la campagne présidentielle a promis  de réduire l’échelle des salaires dans les entreprises publiques.

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé vendredi soir,  sur France Inter ,que cette mesure  serait mise en place rapidement. "C'est un engagement, que la hiérarchie des salaires dans les entreprises publiques ne pourra pas aller au-delà de 1 à 20".

    Depuis de nombreuses années , les salariés n'ont pas ou  peu d'augmentattion de salaires.

    Dans le même temps   la précarisation des emplois  n'a jamais été aussi importante  ( embauches en CDD , temps partiel etc..)

    La baisse des rémunérations  des patrons des entreprises publiques est une mesure  qui prend ,de ce fait,  une haute  valeur symbolique  et on ne peut qu’inciter le gouvernement à envisager des mécanismes de régulations identiques dans le secteur privé.

    Salaires des grands patrons sur le journalDuNet

     En effet, la rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 a fait un bond de 34 % en 2010 et s'est établie à 4,11 millions d'euros après trois années consécutives de baisse,  indique le cabinet Proxinvest.

    Cette rémunération - actions et obligations comprises - ne revient néanmoins pas à son niveau d'avant la crise : la moyenne observée était de 5,7 millions en 2006, précise l'agence d'analyse de gouvernance. 

    La rémunération totale moyenne des patrons du CAC 40 avait baissé de 17 % en 2007 puis de 25 % en 2008 avant de perdre 14 % l'année suivante.

    Onze dirigeants français dépassent en 2010 le plafond de Proxinvest de 240 smic annuels, soit actuellement 4,6 millions d'euros, avec en tête Jean-Paul Agon de L'Oréal (10,7 millions d'euros), le patron de LVMH Bernard Arnault (9,7 millions d'euros) et Carlos Ghosn (Renault : 9,7 millions d'euros). Les suivants sont Bernard Charlès (Dassault Systèmes : 9,5 millions), Franck Riboud (Danone : 7,7 millions), Maurice Levy (Publicis : 6,2 millions), Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis : 6,1 millions). Arnaud Lagardère de Lagardère SCA a une rémunération totale de 4,9 millions d'euros tout comme Henri de Castries d'AXA. Lars Olofsson, patron de Carrefour, affiche 4,8 millions d'euros.

    Ces rémunérations valorisent les stock-options et actions gratuites (30 % de la rémunération totale) à la date d'attribution et ne tiennent donc pas compte de la chute des cours enregistrée depuis. Elles ne prennent pas en compte les régimes de retraite supplémentaire.

      D'une manière générale , les dirigeants des grandes entreprises  bénéficient  de rémunérations qui semblent indécentes surtout en période de crise ,  en raison du mode d’intéressement qui leur est attribué par les investisseurs, notamment grâce à leur part variable qui leur est attribuée via ce que l’on appelle des « management package ».

    Ce mécanisme vise à inciter le dirigeant à faire grimper la performance financière à court terme du cours de l’action et le dirigeant prend part à cette performance puisqu’il est lui-même bénéficiaire des actions de son entreprise.

    Pour faire grimper ce cours et, de manière générale, la performance financière du titre (pour que la distribution de dividende soit maximale), il a donc intérêt à serrer les coûts salariaux en limitant les rémunérations des salariés voire en mettant en place des plans sociaux pour ne plus avoir à supporter les coûts de salariés devenus trop chers.

    le point 

     Selon Atlantico  °" Cette élection présidentielle, et les législatives qui vont suivre sont déstabilisantes pour les chefs d’entreprises déjà affectés par une instabilité juridique et fiscale chronique. 

    Ils ne savent pas ce qui les attend et n’ont aucune visibilité tant sur les lois sociales que sur l’augmentation du SMIC ou les heures supplémentaires… sans parler des impôts

     En cette période trouble il faut un repère et un leader, un porte parole neutre et indiscutable des entrepreneurs. En quoi la ligne du Medef est-elle claire ? Quelle est sa stratégie ? On apprend dans une interview récente que la Présidente approuve les résolutions de Pascal Lamy et de Jacques Attali. Est-ce parce qu’ils sont de gauche ? Qu’en pensent les patrons ? Que viennent faire là des positions sur l’avenir de l’Europe ?

    On a aujourd’hui le sentiment d’un rétropédalage consistant à se mettre bien avec la nouvelle majorité politique ; ce n’est pas ainsi que l’on se fait respecter et cela augure mal d’un dialogue constructif sur les vrais sujets d’autant que la crédibilité du Medef est justement entachée et dans l’opinion publique et face à un Gouvernement qui a fait sa campagne sur les excès financiers que le Medef a souhaité ignorer. "

    ° Atlantico  (dont le slogan est « un vent nouveau sur l'info ») est souvent décrit comme étant « de droite » bien que Jean-Sébastien Ferjou réfute cette étiquette en précisant que le nom du site ne témoigne pas d'un atlantisme pro-américain, et qu'il refuse d'être situé « dans une grille, dans un moule » : son parti pris est d'abord de créer un site « grand public ». Pour autant, il déclare que pour lui « libéralisme et capitalisme ne sont pas des gros mots » ; par ailleurs, au moment de la création du site, il connaît depuis plus de dix ans Patrick Buisson, conseiller du chef de l’État, pour avoir travaillé avec lui sur LCI. Mais Buisson précise que « ce n'est pas pour autant [qu'il] parraine de quelque manière que ce soit la suite de sa carrière professionnelle », et qu'il « [n'a] aucun rapport, ni sur le plan financier, ni sur le plan éditorial, avec ce projet »5. « L'Élysée ne se mêle pas de cette affaire » a précisé Franck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy.


    Hollande face à la baisse de la rémunération des... par BFMTV

  • Patronat vrai ou faux bouc émissaire de la crise?

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    article publiée sur Agoravox

     

    Séquestration par ci ,séquestration par là ... les dirigeants d'entreprise sont -ils  les vrais ou faux boucs émissaires de la crise ?

    avant de vous dévoiler mon opinion   remontons dans le temps

    examinons l'histoire du capitalisme des ces dernières décennies

    bref jetons un coup d'oeil sur notre passé afin de prendre du recul

    évitons ainsi  toute dramatisation des séquestrations de dirigeants qui font la une des médias et  qui n'en restent pas moins illégales !

    .
    8867_14063.jpgl'effondrement de la bourse de New York en 1929 aux Etats-Unis a entrainé une crise économique mondiale

    Aprés les années 20 appellées  années folles viennent  les  années de la misère  .

    La France, est touchée par la crise à partir de 1931, elle connaît alors une grave déstabilisation sociale et politique.

    la chute de la production, et  la  montée du chômage plongent dans le dénuement le plus total des millions de travailleurs. ( il n'y a à cette époque aucun système collectif de protection sociale )

    des files interminables d’hommes, de femmes et d’enfants attendent la distribution de nourriture gratuite . c'est ce qu'on a appelé la soupe populaire  symbole de la misère sociale.

    le Front populaire gagne les élections en 1936.( élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936,)


    joie.ouvriers.jpegAvant la formation du nouveau gouvernement des grèves éclatent dans des usines d’aviation du Havre. Le 11 mai, 600 ouvriers et 250 employés des usines Bréguet ( fabrication de montres) arrêtent le travail  et occupent l'usine pour demander la réintégration de deux militants licenciés  les dockers se solidarisant des grévistes.
    Le 13 mai, les usines Latécoère,  ( fabrication d'avions) sont occupées  . le mouvement de grève et d'occupation d'usines s'amplifie et s'étend sur toute la France.

    A partir de juin  des corporations entières sont en grève : la chimie, l’alimentation, le textile, l’ameublement, le pétrole, la métallurgie, quelques mines, etc. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles etc. font grève, souvent pour la première fois.

    les entreprises sont occupées par les grévistes, qui organisent des comités de grève et les séquestrations de " patrons " ne sont pas rares.

    on compte 12 000 grèves, dont 9 000 avec occupation, avec environ 2 millions de grévistes.

    Peu  encadré par des organisations politiques ou syndicales, le mouvement  a  un côté festif.  on fête la victoire électorale de la gauche, "la dignité ouvrière retrouvée après une longue période de compression"

    Le patronat hésite à employer la force pour évacuer les usines et préfère la négociation.

    Le gouvernement Blum formé le 4 juin cherche  à faire cesser le mouvement de grève. Les accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 en échange de l’évacuation des usines. Mais la reprise n’est pas immédiate.

    Accords Matignon (7 juin):· augmentation des salaires; . respect de la liberté syndicale élection de délégués du personnel
    Lois sociales de juin 1936: durée hebdomadaire · du travail à 40 heures;  congés payés (15 jours); élargissement des conventions collectives

     

    13mai1968.jpgce fut ensuite la période d'après guerre et la reconstruction  les trente glorieuses. on retrouve alors les mouvements sociaux  avec 1968 .Sud Aviation, Lip ou au Joint Français sont des noms bien connus pour avoir été le théatre de conflits difficiles

    les grèves prennent un caractère de conquête  de nouveaux droits, dans un  contexte de croissance .

    là encore les occupations d'usine et les séquestrations sont courantes

    Près de 10 millions de grévistes en 1968

    on aboutit aux Accords de Grenelle (25 mai) · Hausse des salaires ; reconnaissance de la section syndicale d'entreprise;. promesse de diminution de la durée réelle du travail et à la Loi sur les sections syndicales d'entreprises Création du SMIC en 1970

    cliquez ici pour prendre connaissance d'un document comparatif des mouvements sociaux années 1936 et 1968

     

     

    les occupations d'usine récentes et la séquestration des employeurs et des cadres dirigeants renouent avec ces pratiques

    • le mardi 31 mars en fin d’après-midi, une centaine de salariés de la Fnac et de Conforama ont bloqué François-Henri Pinault, PDG de leur groupe, dans un taxi dans le 15ème arrondissement de Paris, à sa sortie d'un comité européen du groupe Pinault Printemps Redoute. Alors que le groupe vient d’annoncer un « plan d’économies », qui se traduirait par la suppression de 1 200 postes en France.es conflits  sont liés à la défense de l'emploi dans une conjoncture économique  dégradée

    Dans la plupart des cas, les revendications visent à améliorer les conditions des plans sociaux, en particulier sur le volet financier.


    ces actions inquiètent Jean-François Pillard, délégué général de l'UIMM, "En tant que branche, nous ne pouvons pas accepter les violences et l'atteinte à la liberté des personnes" déclare t-il

    Jean-François Pillard est également ulcéré par la réaction  des responsables politiques et de  Nicolas Sarkozy. "Sur Europe 1, le président a affirmé vouloir « sauver le site de Caterpillar », s'engageant à recevoir l'intersyndicale qui l'appelait au secours. "

    Jean-François Pillard s'étonne qu'il le fasse « sans même songer à condamner des actes contraire au droit le plus élémentaire et  à lancer un appel de retour au calme.»
    Il estime que cette attitude « n'est pas de nature à pacifier les relations sociales. il ne faut pas que les responsables politiques jouent avec le feu»

    on peut même lire sur le site l'agora des droites :" Au contraire, les ministres expriment ouvertement une ligne de plus en plus hostile à l’entreprise et aux entrepreneurs. Non seulement ces personnes ont les mêmes droits que les autres, mais les premières victimes de cette indulgence pour la violence, ce sont l’emploi et la croissance de demain. Un devoir essentiel des dirigeants politiques, c’est de tout mettre en œuvre pour protéger les droits de chacun. Leur laxisme actuel est un encouragement directement adressé aux militants anticapitalistes mobilisés pour ce type d’actions."

    Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Ires interrogé par Le Monde, n'exclut pas de nouvelles actions de ce type dans les prochaines semaines.

    Le sociologue Lilian Mathieu, cité dans le même article, n'y voit pas " nécessairement un acte de désespoir mais plutôt un moyen de retourner un rapport de forces défavorable ". Il fait observer que les séquestrations de patrons n'ont rien de nouveau. "Utiliser une contrainte physique instaure un rapport de force réel, susceptible de faire plier la direction, explique-t-il. Même si on arrive très rarement à faire annuler un plan social, l'enjeu est de partir dans des conditions plus favorables, d'arracher des concessions ".

    Hubert Landier, expert en relations sociales, pense que ce type d'action  peut  d'étendre aux plus petites structures . "Ce sera peu médiatisé sauf si on en vient à des violences. Ce sont des gens qui n'ont plus rien à perdre", prévient-il.

    Il dit "avoir peur" que la crise économique  qui va perdurer selon les économistes, ne nourrisse des actions "coup de poing" comme celle salariés de Cellatex, qui avaient menacé en 2000 de faire exploser leur usine de Givet (Ardennes).

     

     




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