dimanche, 08 juillet 2012
Une réalité passée sous silence ! Ceux qui ne demandent pas leurs prestations !
Depuis plusieurs années un climat de suspiçion généralisée s'est installé à l'encontre des allocataires des minima sociaux, des chômeurs, des malades ... d'une manière générale sur tous ceux que les accidents de la vie ont entrainé dans une situation de fragilité sociale.
Nicolas Sarkozy avait mis la fraude au centre de ses préoccupations.
Des ministres au président de la République , tous vitupèraient contre les fraudeurs qui volent les français..
Le 15 novembre 2011 , à Bordeaux, le président de la République s’était posé en « garant » et en « protecteur » du modèle social issu du Conseil national de la Résistance. Frauder la Sécurité sociale, « ce n’est pas simplement abuser du système, ce n’est pas simplement profiter de ses largesses. C’est voler chacun et chacune d’entre nous », avait-il lancé.
Les médias n'ont eu de cesse de se faire le relai de cette chasse aux sorcières en pointant du doigt les vilains millionnaires qui se sont enrichis sur le dos de la collectivité.. ( la petite fraude ne fait pas les gros titres..vente oblige...)
Ce fut le cas de ce titre , quelque peu "racoleur " du Parisien" Fraude sociale : les premiers tricheurs épinglés" et de citer deux exemples :
Un allocataire du revenu de solidarité active (RSA) déclaré sans activité et domicilié chez une association mais heureux propriétaire de deux voitures de luxe.
une famille percevant différentes aides mais omettant de signaler des « revenus » qui proviennent d’un trafic de stupéfiants…
Campagnes de presse, campagnes sur les radios ( la petite voix de la fraude ), panneaux d'affichages dans toutes les antennes des CAF avec listes des condamnations etc...., sans compter la création des comités opérationnels départementaux antifraude (Codaf).
Lire mon article "La voix de la fraude "
Le changement de majorité n'a pas inversé cette tendance.
Des policiers aux douanes en passant par la CAF ou encore les finances publiques, tous ces partenaires travaillent ensemble pour améliorer la coordination de la lutte contre la fraude aux prestations sociales. Si l’un d’entre eux soupçonne une fraude , grâce aux échanges d’informations entre ces différents organismes et les services de l’Etat, le Codaf peut alors mettre en œuvre des actions judiciaires pour prendre la main dans le sac les contrevenants.
Le 19.06.2012 l'Alsace.fr titre " Les fraudeurs sont en ligne de mire "
Pôle emploi va mettre en place des équipes dédiées au contrôle !
Dans un article récent je notais " Jusqu'à présent, ce sont surtout les conseillers de Pôle emploi qui sont chargés de vérifier que les demandeurs d'emploi recherchent bien un travail. Bien souvent, et faute de moyens, le contrôle se résumait à sanctionner le chômeur qui ne venait pas à un rendez-vous de Pôle emploi.
Le plan stratégique promet une "expérimentation" sur "la mise en place d'équipes dédiées au contrôle de la recherche d'emploi". Demain, des contrôleurs de Pôle emploi iront-ils au domicile des chômeurs vérifier qu'ils recherchent bien un emploi ? "Rien n'est exclu", affirme-t-on à la direction. Pour contrôler les demandeurs d'emploi qui sont suivis uniquement sur Internet, des outils de traçage des connexions sur le site de Pôle emploi pourraient être mis en place ! ( source le Monde ).
Si l'ampleur des fraudes est sujet à controverses , l'importance des prestations non réclamées par les bénéficiaires potentiels est passée sous silence !
Fin 2010, "près de la moitié" des bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active ne le demande pas, souvent par méconnaissance du dispositif .
Dans le détail, plus d'un tiers des éligibles au Rsa socle seul et au Rsa socle et activité ne recouraient pas à la prestation.
De même, plus des deux tiers des éligibles au Rsa activité seul étaient en situation de non-recours.
Des chiffres imposants relevés par la CNAF dans sa publication mensuelle l'e-ssentiel.
Parmi les foyers éligibles, le non-recours concerne davantage les couples, les hommes seuls et les foyers sans enfant. Il est aussi le fait des moins pauvres d'entre eux, plus proches du marché du travail et aux conditions de vie les moins dégradées. La méconnaissance du Rsa, ou sa mauvaise connaissance, explique pour l'essentiel le non-recours à la prestation. En revanche, les non-recourants n'évoquent que marginalement un faible intérêt financier de la prestation ou la peur de perdre des droits connexes comme motifs de non-recours.
Près de 1,7 million de foyers éligibles au RSA au dernier trimestre 2010 n'en étaient donc pas bénéficiaires, "induisant un montant non distribué de l'ordre de 432 millions d'euros", ajoute la Caisse.
Ces taux élevés de non-recours ne sont toutefois pas propres au RSA. De très nombreuses études ont calculé ou estimé des taux de non-recours à divers dispositifs et programmes sociaux, que ce soit dans les domaines de la santé (Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, services de soins primaires, services de santé mentale), du logement, de l'insertion professionnelle, des prestations sociales financières, des services à la personne, etc. Les taux de non-recours se situent en moyenne un peu en-dessous de 40 %.
> le numéro 124 de l'e-ssentiel, la lettre électronique de la Cnaf :
http://www.caf.fr/etudes-et-statistiques/l-e-ssentiel
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vendredi, 23 mars 2012
Réserve de main d'œuvre à bas coût qui peut être contrainte et forcée
A quelques mois des présidentielles, Il est essentiel pour le gouvernement de faire baisser les chiffres officiels du chômage et surtout celui des chômeurs de catégorie A qui approche le chiffre des 3 millions.
En attendant une réindustrialisation qui ne viendra pas , le camouflage des chômeurs est de mise.
La méthode la plus rapide c'est de mettre les chômeurs en formation, en contrat aidé ou encore de soutenir le chômage partiel pour éviter de retrouver tout ce petit monde dans la catégorie A des " sans emploi".
C'est un simple cache misère pour donner l' illusion que l'action gouvernementale est positive dans un contexte européen et international critique.
Une"série de mesures d'urgences" destinées à améliorer la situation sur le "front de l'emploi" avait été annoncée lors du sommet social sur l'emploi , organisé avec les partenaires sociaux le 18 janvier 2012.
- Amélioration du chômage partiel
- Aide incitative à l'embauche des jeunes
- Formation des chômeurs
"Nous avons également décidé un plan sans précédent de formation des chômeurs très éloignés de l'emploi, c'est-à-dire ceux qui ne connaissent plus l'activité professionnelle depuis au moins 2 ans. Tous, sans exception, se verront proposer soit une formation, soit un emploi, soit un processus de resocialisation pour ceux qui sont éloignés de l'emploi depuis tant de temps qu'ils se trouvent dans l'incapacité de reprendre immédiatement un emploi, soit un contrat aidé, marchand ou non marchand".
- Renforcement des effectifs de Pôle Emploi pour faire face à ce plan (embauche de 1.000 salariés supplémentaires).
Les chômeurs commencent à être bichonnés par Pôle emploi, car 239 000 bienheureux doivent être reçus par les conseillers qui ont pour directive de leur proposer une formation ou un contrat aidé....
Ils sont convoqués par Pôle Emploi à un entretien dit "approfondi" pour faire le point de leur situation et trouver une solution ...
Pour donner du sérieux à cette opération illusoire , les conseillers peuvent utiliser des questionnaires préétablis.
Voici le questionnaire de 11 pages que les personnes convoquées reçoivent systématiquement : ce questionnaire intitulé «Diagnostic Socioprofessionnel Approfondi», doit être soigneusement rempli et remis lors de l'«entretien individuel approfondi» .
Ce questionnaire comporte 11 pages de questions "sur la situation personnelle, la situation professionnelle, la connaissance du marché de l'emploi , du secteur professionnel, etc..".
Voici quelques questions au hasard qui me font sourire lorsqu'on connait le contexte économique et les méthodes de recrutement employées par la quasi totalité des employeurs .....( beaucoup d'employeurs ne répondent pas aux lettres des candidats, quant aux raisons qui ont motivé le refus ou à la négociation du salaire c'est Alice au pays des merveilles !......)
8/ Vous sentez-vous capable de négocier votre salaire en entretien d’embauche ?
9/ Connaissez-vous les motifs de refus de vos candidatures ?
Lesquels ?
10/ Relancez-vous les entreprises ?
Comment ?
Quelles incidences peuvent avoir ces questionnaires ?
je reprendrai un extrait de l'article d'actu chomage :
"Il est tout à fait possible que certaines agences ne jouent pas le jeu et optent pour la résistance passive....... De même, Pôle Emploi n'a matériellement pas le temps de recevoir individuellement chaque chômeur de très longue durée et d'assurer ensuite son suivi «renforcé»...... Vous vous retrouverez donc en entretien collectif et, comme les autres, remettrez votre questionnaire dûment rempli qui finira dans une pile où nombreux seront les demandeurs d'emplois dont «la situation ne nécessite pas d'orientation ou d'analyse plus approfondie».
Mais il est possible, en dépit du temps et de la paperasse qu'elles devront consacrer pour cette injonction, que certaines agences fassent du zèle. Un conseiller épluchera votre questionnaire et appliquera à la lettre ce qui est prévu dans le «parcours» : signature d'un contrat aidé, orientation vers une formation sur un «métier en tension» ou vers une «POE», placement sur une prestation visant à vous "remobiliser" malgré vos «difficultés sociales» et, pourquoi pas, à vous "réinsérer" via un GEIQ ou une SIAE.
A moins d'être totalement à la dérive, dans tous les cas, il s'agit de vous rééduquer par le travail, quitte à être sous-employé(e) et/ou sous-payé(e). C'est pour votre bien, disent-ils. En vérité, c'est surtout pour le bien des profiteurs du système économique : vous êtes des "mondialisés de l'intérieur", nos Chinois ou nos Indiens à nous, une réserve de main d'œuvre à bas coût qui peut être contrainte et forcée, en dépit des conventions internationales et de nos textes fondateurs."
Je vous laisse en compagnie de cette vidéo...... A méditer
Xavier Raufer : Le Veau d’or des “marchés” et la piraterie financière
Xavier Raufer expose comment, aux Etats-Unis notamment, la mafia a instrumentalisé le secteur financier et aussi pourquoi certains dirigeants des grandes banques restent totalement impunis malgré leurs actes de “piraterie”.
Réalisation : Antoine Peillon
20:28 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : emploi, chômage, pôle emploi, questionnaire |
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mardi, 12 juillet 2011
Nos dirigeants marchent cul par dessus tête
Après 5 mois de travail, de déplacements dans toute la France (à l'instar de Laurent Wauqiez en son temps ), de tables rondes , d'auditions bref d'un dur labeur ....le Sénat vient de rendre son rapport d'information sur Pôle emploi.
Ses travaux ont confirmé le bien-fondé, dans son principe, de la fusion de l'ANPE et des Assedic.
Mais ils ont aussi montré que des erreurs ont été commises. La qualité de l'accompagnement des demandeurs d'emploi s'est dégradée en raison de l'augmentation du nombre de chômeurs suivis par chaque conseiller de Pôle emploi.
Globalement, la mission défend trois grandes orientations :
--> Réformer la gouvernance et l'organisation de Pôle emploi pour mettre en place un véritable pilotage par la performance,
--> Allouer des moyens humains supplémentaires de manière à renforcer le suivi des personnes éloignées de l'emploi.
--> Renforcer l'ancrage territorial de Pôle emploi, et de développer encore ses partenariats avec les autres acteurs du service public de l'emploi.
A la lecture du rapport du sénat, à la lecture des vidéos concernant le sujet , force est de constater que les grands oubliés sont LES CHOMEURS.......
Oui , je l'affirme haut et fort , tout ce petit monde a oublié que pôle emploi n'existe que parce qu'il y a des chômeurs qui en leur temps ont cotisé et cotisent pour percevoir des allocations en cas d'accident de la vie.
La mission constate notamment que la fusion s'est faite dans la précipitation et que des erreurs ont été commises ! La belle affaire ....Nul besoin d'une mission sénatoriale pour constater ce que chômeurs et employés de terrain de pôle emploi dénoncent depuis la fusion !
Nos dirigeants marchent cul par dessus tête car aucune erreur n'aurait due être faite si chacun avait fait son travail comme il se doit :
En effet la fusion de l'ANPE et des Assedic devait être pensée, réfléchie, anticipée dans les moindres détails et testée avant d'être appliquée sur le terrain ! tout responsable de service d'une entreprise privée sait cela ... Alors ?
A quoi ont servi le ministère du travail, les instances dirigeantes des Assedic et de l'ANPE, bref UN NOMBRE IMPORTANT DE PERSONNES payées pour anticiper les problèmes potentiels d'une telle opération et trouver des solutions avant que le dernier maillon de la châine qui est le demandeur d'emploi n'en paie le prix fort...
- Je trouve scandaleux que la mission sénatoriale puisse admettre ,en le minimisant en quelque sorte , que les instances dirigeantes aient fait preuve de naiveté .... voici un passage éloquent du rapport :
La plus grave a certainement trait à la volonté, manifestée au début de la fusion, de créer un métier unique.
Pour Gabrielle Simon, de la CFTC, « l'illusion du métier unique relevait de l'euphorie initiale suscitée par la fusion » : l'ensemble des agents devaient, à l'issue d'une période de formation, être capables d'exercer indifféremment les métiers de l'indemnisation et du placement. Cette polyvalence aurait apporté à Pôle emploi une formidable souplesse dans la gestion de son personnel et aurait permis de mettre en face de chaque demandeur d'emploi un conseiller capable de répondre à toutes ses interrogations.
En conséquence, Pôle emploi a lancé, l'année de sa création, un vaste programme de formation de son personnel : en 2009, 21 000 agents ont reçu une formation afin de pouvoir répondre aux questions de base que se posent les demandeurs d'emploi. Ces sessions de formation ont obligé les agents à s'absenter de leurs postes de travail alors que des milliers de demandeurs d'emploi supplémentaires se présentaient chaque jour dans les agences.
Le président du conseil d'administration de Pôle emploi a admis, à demi-mot, que la direction avait peut-être fait preuve d'un peu de naïveté sur ce point : « Nous avions pensé, peut-être benoîtement, que le mariage des métiers au sein de Pôle emploi serait facile. Or, nous constatons que l'inscription et l'indemnisation d'un côté, et le placement de l'autre, restent deux métiers de nature différente. Certains agents peuvent se montrer polyvalents mais d'autres n'y parviennent pas. Il est donc préférable que les personnes travaillent en binôme, plutôt que de les contraindre à exercer ces deux métiers.
- Je trouve également scandaleux que le rapport fasse état d'une " relative" satisfaction des chômeurs et s'appuie sur l'enquête, contestée et contestable dans son principe et son application , lancée par Laurent Wauquiez !
- Je trouve enfin scandaleux que le rapport se dise " intéressé par l'expérimentation, lancée à l'initiative de l'ancien ministre en charge de la jeunesse et des solidarités, Marc-Philippe Daubresse, en juillet 2010, qui vise à fluidifier le dialogue entre les différents acteurs et à faire du RSA un outil clé de l'insertion professionnelle."
Cette expérimentation est en cours, selon des modalités propres à chaque département, dans l'Aude, le Cantal, le Gard, la Meurthe-et-Moselle, la Gironde, le Morbihan et la Vendée, ainsi que dans le Doubs, que préside le sénateur Claude Jeannerot, président de la mission commune d'information. Le conseil général y travaille avec Pôle emploi pour expérimenter un dispositif d'accompagnement global des titulaires du RSA, avec un traitement simultané des champs professionnel et social."
Nous savons très bien que fluidifier le dialogue c'est pour l'UMP et Monsieur Daubresse obliger les personnes au RSA de travailler pour les collectivités locales , de multiplier les contrôles et de cautionner la création d'un FBI POUR pour lutter contre les abus !!!!!
vidéo débat LCP
17:08 | Commentaires (8) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : sénat, chômage, rapport, pôle emploi |
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