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  • Le bal de la sottise

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    Le débat sur l'identité nationale ou le grand déballage de la sottise ...

    le débat sur l'identité nationale prend des congés !

    En effet nous pouvons lire sur  Le site clic ici consacré au débat, les informations suivantes: " En raison des fêtes, et en l’absence des modérateurs, le dépôt des contributions est suspendu jusqu’au 4 janvier. "

    Le débat reprendra après cette trève de fin d'année pour s'éterniser semble t-il jusqu'en fin d'année 2010.......

    Acharnement  du gouvernement à vouloir  continuer un débat  stérile,  fourre tout  aux relents  de xénophobie.

    Mais tel est le bon vouloir du prince malgré les voix qui s'élèvent  pour  stopper  cette agitation inutile et dangereuse.

     

    Le site   aurait reçu 50 000  contributions.

    Il y aurait selon le Ministère   "6 à 7% de messages racistes ou xénophobes   enlevés" par les modérateurs sur le site.

    Par ailleurs les  débats organisés par les préfectures (clic ici) sur toute la  France, sont parfois chahutés , houleux sans faire  salles combles !!

    Mais comment obtenir un débat sain et constructif  lorsque celui ci est mené  par des personnalités comme  le maire de Gussainville, André Valentin,  qui faisant référence aux immigrés estime "il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer" "Il y en a déjà dix millions, dix millions que l'on paye à rien foutre".

    Interrogé par RTL sur le fait "qu'il y a trop d'immigrés", le maire rétorque : "sérieusement, je le crois"...

    Comme la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano qui attend d'un jeune musulman "qu'il trouve un travail, qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers".

     

    Force est de constater  que le  débat sur l'identité nationale est en train de devenir un déballage de réflexions de comptoir :

    Entre ceux qui pensent  qu'être français c'est vivre au pays des bisounours  en  s'aimant les uns et les autres  et ceux qui affirment que l'immigration et l'islam sont  le grand mal français   nous assistons au bal de la sottise.

    Il suffit pour se convaincre de ce déballage stérile de visionner les derniers micro trottoirs  ou de lire les contributions de certaines " personnalités "

    Pour  l'un : être  français c'est vivre sur le sol français ( dont acte) , pour l'autre  c'est vivre en société  et dans  un pays qui a des lois , pour un autre encore c'est  la  liberté  de s'habiller comme on veut et s'affirmer dans sa vie !

    Enfin  une  personne affirme sans sourciller qu'elle se sent  bretonne et européenne  mais pas   française ( il faut chercher le chaînon manquant !)

     


    Eric Cantona

    […] Etre Français, est-ce que c'est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet ? Ca, c'est être con ! […] Je ne dis pas que chanter la Marseillaise, c'est être con, mais bâtir tout ça (l'identité, ndlr) sur ça... […] Etre Français c'est être révolutionnaire, d'abord [...] On ne peut pas accepter tout ce qui se passe » (source : AFP ; 08/12/09)

     

    Anne Roumanoff

    « Je me souviens quand j’étais déléguée de classe en quatrième et qu’on a tous chanté La Marseillaise le 11 novembre dans la cour d’honneur du lycée Carnot. Je me souviens de mon père, qui a été caché par une école de la Croix-Rouge pendant la guerre. Je me souviens de la finale de la Coupe du monde en 1998 quand on se sentait invincible en chantant I Will Survive. Je me souviens de Dominique de Villepin à l’ONU qui a refusé la guerre en Irak avec ces mots: "C’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe." Je me souviens du score de Jacques Chirac au deuxième tour des présidentielles de 2002. Je me souviens des Français qui donnent de l’argent au Téléthon alors qu’ils n’en ont pas beaucoup. Je me souviens que je suis fière d’avoir des origines étrangères. Je me souviens de la cour de récréation quand on me disait "Roumanoff popoff, kalachnikoff" (et aussi "Roumanoff patate" mais ça, c’est parce que j’étais potelée.) » (Source : Journal du Dimanche, 01/11/09)

     

    Les pétitions et les appels à stopper un dangereux débat fourre-tout se multiplient :

    • appel de Mediapart à refuser  de participer au débat
    • pétition de SOS Racisme demandant à Nicolas Sarkozy de "mettre fin aux réunions publiques" lancées dans le cadre du débat
    • tribune publiée par vingt chercheurs, philosophes, historiens, sociologues dans Libération réclamant la suppression du ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration, accusé de mettre "en danger la démocratie"…

    selon  le nouvelle observateur: extrait :

    "Dominique de Villepin, François Baroin, Jean-Pierre Raffarin ou encore Alain Juppé se désolidariser d'Eric Besson. Mais il faut croire que même les sondages le laissent de marbre. Les 29% de Français qui souhaitent l'arrêt du débat additionnés aux 21% qui veulent sa suspension n'auront pour toute réponse que la promesse d'Eric Besson de reporter la fin du débat, initialement prévue fin janvier, à décembre 2010. Une sorte de croisade envers et contre tout qu'il compte mener quitte à y laisser sa peau : "Si d'aventure dans quelques mois on trouvait que le débat avait été mal mené, ce serait de ma responsabilité", déclarait-il mardi. Et dire que personne ne sait ce qu'il veut faire de ce débat.

     

    Personnellement je pense que ce débat est volontairement centré par le gouvernement sur les questions de l'immigration et de l'islam et qu'il risque en cela  de faire la place belle à une France  xénophobe !

    C'est  pour cette raison que j'ai signé la pétition  de Mediapart qui a lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir.

    "Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne.

     

     

     

     

  • Comment devient -on Français ?

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    Comme je l' ai fait  pour la burqa  je publierai  une série de billets consacrés  au débat sur l'identité nationale ouvert par notre gouvernement.

    Débat que je n'approuve pas , qui à mon sens vise  à rallier un électorat  d'extrème droite pour les régionales et qui  en période de crise économique peut devenir très malsain en donnant une légitimité à la xénophobie qui sommeille ....

    Avant de se poser la question qu'est-ce qu'être  français  il eût été nécessaire  d'éclairer  nos concitoyens en  posant la question   comment devient -on Français.

    Droit et histoire sont intimement liés pour répondre à cette question .

    le Droit tout d'abord


     

    cd758e8f59dfdf06a852adad277986ca-2.jpgJe ne tracerai que les grandes lignes   d'une législation fort complexe  construite au fil du  temps ;  je vous renvois à un superbe billet de Maître Eolas sur le sujet qui met en exergue les subtilités , les difficultés et les contradictions de notre législation clic ici

    L'acquisition de la nationalité française est définie dans le code civil français, Livre I : Des personnes, Titre I bis : De la nationalité française . La contestation de la nationalité française est du ressort du tribunal de grande instance

    • La nationalité Française s'acquiert par filiation :

    Est Français l’enfant né en France d’un parent lui-même né en France quelle que soit sa nationalité.

    Il y a  des exceptions  : si les parents nés en France ont vécu un demi-siècle à l’étranger et n’ont pas la possession d’état de français, et que leur enfant n’a pas non plus cette possession d’état, l’acquisition de la nationalité ne joue pas et le parquet peut faire retirer la nationalité française de celui qui étant dans cette situation l’aurait néanmoins obtenue ( lois Pasqua de 1993) matière.

    • La nationalité Française  s'acquiert  par acquisition pour :

    - les conjoints de Français. Au bout de quatre ans de mariage, cinq ans si le conjoint n’a pas vécu au moins trois ans en France, et à condition que la communauté de vie n’ait pas cessé et que le conjoint ait une connaissance suffisante de la langue le conjoint peut déclarer acquérir la nationalité française. Cette déclaration se fait au tribunal d’instance. Dans le délai d’un an, le ministre chargé des naturalisations peut s’opposer par décret à cette acquisition pour indignité ou défaut d’assimilation, autre que linguistique

    - les Français par la naissance et la résidence en France : devient automatiquement Français le jour de ses 18 ans l’enfant né en France de parents étrangers qui réside en France le jour de ses 18 ans, et qui y a résidé au moins 5 ans, de manière continue ou non, depuis ses 11 ans. ces conditions sont cumulatives

    L’intéressé peut renoncer à la nationalité française dans les six mois précédant son 18e anniversaire et les 12 mois le suivant, s’il prouve avoir une autre nationalité .

    L’enfant né en France de parents étrangers peut anticiper cette acquisition par déclaration : soit lui-même à partir de ses seize ans, soit ses parents en son nom à partir de ses treize ans. Dans ce dernier cas, la condition de 5 ans de résidence court à compter de ses 8 ans.

    • La nationalité Française s'acquiert  par déclaration.

    - les  mineurs adoptés par des Français, recueilli légalement par des Français depuis 5 ans, ou l’Aide Sociale à l’Enfance depuis 3 ans, ou par un organisme agréé qui lui a permis de suivre un enseignement en France pendant 5 ans.

    - les étrangers invoquant 10 ans de possession d’état de français.

    - les  étrangers privés de la nationalité française par filiation du fait de la résidence prolongée à l’étranger de leurs parents  peuvent réclamer  la nationalité française, à condition qu’ils aient conservé ou acquis avec la France des liens manifestes d’ordre culturel, professionnel, économique ou familial, soit effectivement accompli des services militaires dans une unité de l’armée française ou combattu dans les armées françaises ou alliées en temps de guerre.

    • La nationalité Française  s'acquiert  par décision de l’autorité publique. C'est la naturalisation.

    burka-nationalite-francaise.jpg

    La demande de naturalisation se fait en préfecture,

    Pour faire cette demande  faut  avoir 18 ans, résider en France, et y avoir résidé 5 ans, 2 ans si on a fait des études supérieures en France ou si on a rendu ou on peut rendre des services importants à la France, et sans condition de délai pour les ressortissant de pays francophones, les réfugiés et les étrangers ayant contracté un engagement militaire

    Il faut également être de bonnes vie et mœurs

    Il faut enfin justifier de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française et des droits et devoirs conférés par la nationalité française.

    Un peu d'histoire maintenant

    Après la première guerre mondiale , l'immigration devint très importante.expulsion-de-polonais.jpg

    Bien acceptée   en période  de reconstruction  elle devient  impopulaire  dans les années 1930 où les réfugiés fuyant les régimes communistes ou autres, sont perçus comme un facteur d'agravation du chômage qui sévit depuis la crise de 1929. Des lois de préférence nationale sont alors adoptées comme cette loi d'avril 1933 réservant la pratique de la profession de médecin aux Français. Le même type de mesure est pris pour les avocats l'année suivante.

    A l'approche de la  seçonde guerre mondiale  on a besoin de force vive !

    un décret-loi invite les étrangers à rejoindre l'armée française, naturalisation à la clé. En outre, tous les bénéficiaires de l'asile politique sont soumis à la conscription. On bat à cette époque tous les records en matière de naturalisation, notamment en raison du ralliement de nombreux réfugiés d'Espagne et de pays d'Europe centrale bouversés par les révolutions et la guerre, mais surtout du flot d'Italiens qui représente près de 60 % de ces naturalisés de la vague 1939-1940.

    le régime de Vichy  avec Alibert, ministre de la justice, crée le 22 juillet 1940 une commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis 1927. 15 000 personnes, dont 40 % de Juifs, sont déchues de leur nationalité. La loi du 23 juillet1940 déchoit de leur nationalité tous les Français ayant quitté le territoire national sans l'autorisation du gouvernement. C'est une reprise d'une loi nazie adoptée en Allemagne dès 1933. Elle vise surtout à punir symboliquement ceux qui ont rejoint de Gaulle. En revanche, Vichy met en place un système de dénaturalisation afin de « rectifier les erreurs du passé ».

    L'abrogation des lois de Vichy se fait au rythme de la reconquête, dès 1943 en Afrique du Nord et en Corse, en 1944 dans l'Hexagone. Le nouveau code de la nationalité est adopté en 1945 et il prévoit notamment que la femme peut désormais transmettre la nationalité française. La naturalisation est réformée : on repasse de trois à cinq ans de résidence minimum avant d'entamer une procédure, mais on facilite les démarches après ce point.

    mineurs-marocains.jpgL'Algérie est une illustration de la complexité de la question de la nationalité en dehors de la métropole.

    En effet, le statut de département français de l'Algérie n'obligeait pas à tous ceux qui y voyaient le jour à acquérir la nationalité française, ce qui aurait eu pour effet de les soumettre au Code civil des Français; en effet, que, depuis les décrets Crémieux, la population indigène avait sa condition qui restait régie par le « statut indigène »,

    En 1947, environ 62 000 personnes (pour la plupart d'anciens combattants) abandonnèrent le privilège de l'indigénat, pour acquérir la nationalité française Mais la réforme est bloquée et les nationalisations s'arrêtent.

    La nationalité française oblige :

    • à se soumettre à toutes les dispositions du Code code civil français en matière de majorité, émancipation, mariage, testament, successions, etc. ;
    • à relever de toutes les juridictions françaises en matière contentieuse, et à leurs règles de procédure ;
    • à se faire recenser pour le service national, et à participer à l'appel de préparation à la défense.

     

    La nationalité française permet notamment :

    • de bénéficier des services de tous les ministères français, et à l'étranger des services attachés aux représentations diplomatiques et aux consulats ;
    • de ne pas pouvoir être extradé, expulsé, ni interdit du territoire français ;
    • de ne pas voir son conjoint étranger expulsé ou interdit du territoire si le mariage date de plus de respectivement deux et trois ans et s'est accompagné d'une communauté de vie ;
    • de pouvoir obtenir d'effectuer une peine en France lorsque la condamnation définitive a été prononcée par une juridiction étrangère ;
    • de bénéficier de toutes les aides sociales et assistances prévues pour les Français,
    • d'être électeur, et éligible aux emplois et aux services publics, y compris les emplois dans la fonction publique .

     

     

    Au 1.01.2009 La République française comptait 65 073 482 habitants dont 62 448 977 en métropole, soit environ 1 % de la population mondiale. .

    le nombre de citoyens français d'origine étrangère est évalué à environ 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ un dixième de la population française.D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger

    Selon Michèle Tribalat, chercheuse à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer, en raison de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées, en 1927, 1942 et 1986.

    La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8 % de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l’Ouest

    Avant d'ouvrir un débat sur l'identité nationale qui peut se réveler être une boite à  Pandore il faut se souvenir de tout cela et ne pas méconnaître la réalité de tous les jours de certains Français  je vous livre le témoignage de Farida

    arton87-64616.jpg"On est Français. On veut être traité comme tout le monde. Qu’on nous respecte. On a l’impression d’être des citoyens de seconde zone. (Pourtant) je suis Française, mes enfants sont nés ici (mais) ils sont toujours considérés comme des étrangers. Ils sont nés ici, ils sont Français et ils n’iront nulle part. Leur vie est ici. Il faut qu’ils (politiques) le comprennent. Où voulez-vous que mes enfants partent ?", expliquait Farida.
    "C’est vrai", avait acquiescé son fils Reda. "Mes parents viennent du Maroc, mais moi je suis né ici. Tous mes potes sont ici. J’ai fait mes études ici. Je ne connais pas le bled. J’y vais souvent en vacances. Mais c’est tout. Là-bas je suis un étranger. Je sors, je vais en boîte. Je drague les meufs. Je ne vais pas à la Mosquée. Pour les gens au bled, je ne suis pas un bon musulman. Ma vie est ici".
    "Nos enfants font tout pour être bien vus mais ce n’est jamais assez", avait renchéri Farida.

    "La France ne veut pas de nous, pourtant nos pères ont travaillé pour la France. Ils se sont battus pour elle, mais regardez comment on nous traite ? Les policiers me contrôlent plusieurs fois par jour alors qu’ils me connaissent. Même si je chante la Marseillaise devant l’immeuble, ils vont m’arrêter et me demander mes papiers. Quand je rencontre des Français blancs, ils me demandent toujours d’où je suis. Je dis " montfermeil ". ça ne leur suffit pas… Ils insistent : "mais de quelle origine ? marocaine ? tunisienne ? algérienne ? ", avait déploré Reda.
    "Après ils disent liberté, égalité fraternité. Nous on ne la voit pas l’égalité", s’était emportée Farida.

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  • Fillon et Copé jouent au professeur Tournesol

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    fnzqjgok.jpgQuand  Copé et Fillon font  de la  philo-sociologie  de comptoir à l'Assemblée Nationale....c'est  un climat de surchauffe parmi les députés de l'opposition.

    Je vous invite à visionner cette vidéo sur l'intervention du premier ministre  concernant le débat sur l'identité nationale suite à une question de Jean François Copé.

    Jean François Copé se félicite tout d'abord du débat  entamé par le gouvernement .

    Il  débute son intervention en affirmant que notre nation est une nation qui se fissure en silence  et c'est là que son intervention devient surréaliste lorsqu'il donne les causes de ces fissures ( vous remarquerez qu'on ne parle plus de fracture mais de fissure qui est un terme plus soft...)

    Quelles sont donc selon notre éminent spécialiste ces fissures:

    fissure entre  ceux qui vivent  en ville et ceux qui vivent à la campagne

    fissure entre les hommes et les femmes

    fissure entre les jeunes et les plus agés

    Fissure entre la diversité de notre population et l'unité de la république.

    Merveilleux Copé il  veut regarder vers l'avenir en étant sourd  au présent car il  passe sous silence  la principale fissure je dirais la réelle  fracture qui existe aujourd'hui entre les français : celle qui oppose les riches et les pauvres, ceux qui possèdent et ceux qui n'ont pas ou ont tout perdu , celle de la  fracture sociale due à la montée de la pauvreté, de la précarisarion et du chômage....

     

    Notre premier ministre prend ensuite la parole et là je demande grâce  ..

    "Nous sommes les héritiers d'une culture exceptionnelle"  affirme t-il sans sourciller!

    Puis il ajoute sans s'étrangler "la France n'a jamais été l'expression d'une race "mais la France ne doit pas être la juxtaposition de communautés"

    N'allons pas plus avant  je vous laisse en compagnie de notre ministre  qui débite  un discours creux qui brasse des idées  poussièreuses et nauséabondes.

  • De la soupe "sarkosienne " réchauffée

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    Quand  Eric Besson fait ouvrir le débat  sur l'identité nationale  par  Arno Klarsfeld, , il nous ressert la soupe "sarkosienne "réchauffée de 2006.1Realisation_du_02-11-09.jpg

    le "grand "débat sur l'identité nationale est maintenant ouvert  à l'ensemble de nos concitoyens par l'intermédiaire d'un site Internet,

    clic ici pour accéder au site

    "Dans un premier temps, le site diffusera des questions et propositions soumises au débat, un appel à contribution, une sélection de contributions reçues, des prises de position de personnalités, une sélection de textes de références, ainsi que le calendrier et le compte rendu des réunions locales.

    Dans un second temps, dans un délai de deux semaines, un forum interactif et un questionnaire à choix multiples seront mis en ligne afin d'animer le débat auprès des internautes"

    La synthèse du débat sera présentée par le ministre à l'occasion d'un colloque organisé le 4 février 2010.

    je vous invite:

    • A visionner la vidéo d'accueil du ministre et surtout celle du micro trottoir qui rassemble les interventions de personnes  triées sur le volet et qui ne sont nullement représentatives de l'ensemble de la France (   les zones rurales  et les banlieues sont muettes...)
    • A lire la première contribution qui est celle d'Arno Klarsfeld avocat engagé et  conseiller au sein du cabinet du premier ministre François Fillon

    En 2006, Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, nommait Arno Klarsfeld « médiateur national » concernant les expulsions d'enfants.

    Cette nomination a été  critiquée à gauche notamment par Daniel Schneidermann dans un article dans Libération (lire l'article clic ici ).

    Extrait "Charger le fils de Serge et Beate Klarsfeld, du gardien de la mémoire de la déportation des Juifs de France et de la traqueuse de nazis, d'une mission concernant des expulsions d'enfants, aujourd'hui, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, c'est solliciter une caution, convoquer des souvenirs, jouer avec des références. »

    C'est donc à cette quincaillerie ambulante de références explosives, que Sarkozy, tout à son souci schizophrène de donner des gages à l'électorat lepéniste sans se laisser coller l'étiquette de l'inhumain chasseur d'enfants, vient de confier une incertaine mission de «médiateur».

    Pour ne pas s'être opposé à certaines explusions ou en avoir approuvé en vertu des conditions de régularisations retenues, Arno Klarsfeld fut également pris à partie par l'Association pour la Démocratie à Nice et dans les Alpes Maritimes et par Réseau éducation sans frontières (RESF)

    • A lire  les premières propositions d'Eric Besson dont voici un extrait:

    Notre Nation s’est constituée au fil des siècles par l’accueil et l’intégration de personnes d’origine étrangère. Ce grand débat doit permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration.

    Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui entrent et séjournent sur le territoire national ?

    • Mettre en place un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire, passant par une élévation du niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République, pouvant consister en un renforcement du Contrat d’Accueil et d’Intégration existant.
    • Mettre en œuvre, sur la base du volontariat, un parrainage républicain, permettant aux ressortissants étrangers d’être accompagnés dans leur parcours d’intégration,
    • Ouvrir aux parents les écoles dans lesquelles sont scolarisés les enfants afin de les familiariser aux valeurs de la République, sur le modèle du dispositif expérimenté cette année dans 31 départements.



    Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui accèdent ensuite à notre communauté nationale ?

    • Mettre en place un contrat avec la Nation, passant par un entretien d’assimilation permettant de s’assurer d’un meilleur niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République,
    • Mettre en œuvre une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française, par naturalisation, par déclaration, ou par accès automatique à la majorité, et la création d’une nouvelle voie d’accès à la nationalité française pour les personnes qui ont accompli des efforts exceptionnels d’intégration.
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