dimanche, 03 juillet 2011
Flop Flop Flop de la défiscalisation des heures supplémentaires
Il aura fallu tout ce temps pour que le sujet soit enfin abordé et que certains s'aperçoivent des effets indésirables de ce système !
Chaque jour nous nous apercevons des effets indésirables des mesures dîtes " sociales" mises en place par la majorité gouvernementale.
Son manque de "jugement" est plus qu'une évidence à moins que toute sa stratégie n'ait été dictée par le Medef qui se réjouit chaque jour du détricotage du droit du travail !
De quoi s'agit -il ?
Demandé par le groupe SRC, ce rapport analyse les résultats et l'efficacité de l'une des mesures phares de la loi TEPA à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.
CE rapport parlementaire, publié ce jeudi, dresse en effet un bilan peu flatteur du dispositif, qui exonère de charges sociales les entreprises et les salariés sur les heures travaillées au-delà de la durée légale.
Ce rapport conclut à l'inefficacité et au coût trop élevé - 4,5 milliards d'euros en moyenne par an de manque à gagner pour les finances publiques - de ces incitations fiscales et sociales en faveur des heures supplémentaires. Au total, la mesure a coûté 0,23% du PIB et n'a rapporté que 0,15%.
Nous pouvons lire dans l'Expansion "Le gain de pouvoir d'achat est réel. Ainsi, ce sont en moyenne 3,2 milliards d'euros par an qui sont reversés à quelque 9,4 millions de salariés grâce à l'exonération de cotisations sociales (l'heure est rémunérée au brut) et à l'exonération fiscale (la rémunération des heures supplémentaires est déductible de l'impôt sur le revenu).
Le gain annuel moyen par salariés se monte environ à 500 euros par an, soit 42 euros par mois. Néanmoins, ce dispositif ne bénéficie ni aux non salariés ni aux salariés à temps partiel, et dans sa globalité aux seuls salariés imposables. "C'est-à-dire qu'il exclut les personnes aux revenus les plus modestes", souligne le député de l'Allier Jean Mallot. Le profil type du bénéficiaire est un homme, dans un emploi stable, à la rémunération médiane (1600 euros par mois), travaillant plutôt dans la restauration ou la métallurgie, révèle le rapport.
La défiscalisation des heures supplémentaires a surtout facilité les restructurations dans la fonction publique d'Etat - le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Elle a aussi eu un effet très positif pour les personnels de la Fonction publique hospitalière, particulièrement affectée par le passage aux 35 heures. Dans le secteur privé, en revanche, il a surtout conduit à "cristalliser" la durée du travail à 35 heures, employeurs comme salariés ayant un intérêt commun à déclarer des heures supplémentaires. En clair: les salariés qui travaillaient déjà avant la mesure 39 ou 40 heures, et qui récupéraient le manque à gagner sous forme de RTT ou de primes salariales, ont institutionnalisé ces heures supplémentaires, et les ont déclarées. Mais "il n'y a pas eu d'heures supplémentaires supplémentaires", relève Jean-Pierre Gorges. Pour preuve, le volume relativement stable d'heures déclarées, même en période de crise et de ralentissement de l'activité: 730 millions en 2007, 727 millions en 2008, 677 en 2009 et 704 en 2010." source l'Expansion
Les rapporteurs proposent des recommandations communes et un certain nombre d'autres hypothèses d'évolutions possibles.
Ils suggèrent de revoir le dispositif en supprimant "graduellement" l'exonération de charges patronales sur les heures supplémentaires, qui rapporte en moyenne 1,3 milliard d'euros par an aux entreprises, et de réaffecter le gain au subventionnement des premières embauches (des jeunes ou des chômeurs).
L'UMP Jean-Pierre Gorges est pour le maintien des avantages fiscaux et sociaux en faveur des salariés. Il demande à laisser une chance au dispositif de faire ses preuves en période de croissance. Le socialiste Jean Mallot souhaite lui une suppression pure et simple de cette mesure. Et propose de réaffecter son coût au financement d'emplois jeunes.
21:24 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | ASSEMBLEE NATIONALE | Lien permanent | Tags : loi tepa, défiscalisation, heures supplémentaires, 35 heures, gouvernement, n.sarkozy |
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jeudi, 28 janvier 2010
Ligne bleue des Vosges et régime sec
2010 risque d'être une année noire car non seulement la reprise n'est pas là avec toutes les conséquences que nous connaissons sur la pauvreté et l'emploi mais le gouvernement va s'attaquer aux déficits publics et demander des efforts encore des efforts aux Français .
600 000 chômeurs en fin de droit en 2010 sans revenu ( ni ASS ni RSA ), une situation de l'emploi qui ne s'améliore pas , un nombre grandissant de personnes vivant de minima sociaux et dans la précarité, une France qui se "fracture " de plus en plus entre ceux qui ont et ceux qui n'ont plus....
Peu importe l'inquiétude et les difficultés des Français il faut réduire les déficits publics.
Pas de répit avec un président qui regarde la ligne bleue des Vosges ....
Nicolas Sarkozy convoque ce jeudi à l’Élysée une conférence nationale sur les déficits publics
Selon le quotidien du médecin " L’enjeu de cette conférence est double : il s’agit non seulement de parvenir à un diagnostic partagé sur la situation exacte des finances publiques qui sont exsangues - État, collectivités locales, Sécurité sociale - mais surtout de définir des règles budgétaires - davantage que des solutions pour l’instant - pour rationaliser cette dépense et revenir dans les clous de façon durable (l’objectif est de ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2 013 contre plus de 8 % en 2010 !).
Les mesures concrètes pour assainir les finances publiques devraient être arrêtées lors d’une deuxième conférence… après les élections régionales."
L'effort de redressement va être considérable note le quotidien et dans ce contexte, la Sécurité sociale - et l’assurance-maladie en particulier - ne sera pas épargnée avec des conséquences pour tous les acteurs.
Ce n'est plus un régime minceur c'est du pain sec pour tout le monde sauf exception........
13:31 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : n.sarkozy, déficits, réduction, assurance maladie, régime, pauvreté |
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jeudi, 07 janvier 2010
Histoire de burqa !
Pas de solde pour la Burqa ! Jean François Copé prévoit une amende de 750 euros en cas de port de la burqa sur la voie publique
Alors que la mission parlementaire sur le port de la burqa n'a pas encore rendu ses conclusions Jean-François Copé dévoile les grandes lignes de sa proposition de loi visant à interdire le port du voile intégral dans les "lieux ouverts au public".
Selon le journal le Monde "Dans un entretien au Figaro magazine à paraître samedi 9 janvier, le président du groupe UMP à l'Assemblée précise que le texte, qu'il compte déposer dans "les quinze jours", a pour objectif d'interdire de dissimuler son visage dans les lieux ouverts au public et sur la voie publique, sauf quelques exceptions du type événements culturels ou carnavals dont on déterminera la liste".
Les contrevenantes s'exposeront à une "contravention, probablement de 4ème classe, c'est-à-dire de 750 euros", ajoute-t-il.
Cette contravention, le député de Seine-et-Marne veut qu'elle soit appliquée "à toute personne sur la voie publique dont on constaterait que le visage serait intégralement masqué".
La proposition de loi prévoit également une "contravention aggravée pour une personne qui obligerait une femme à porter un voile intégral", précise-t-il.
La proposition de loi qui ne sera pas examinée avant les régionales va prévoir "un temps de dialogue de six mois entre la date d'application de la loi et la date de promulgation pour permettre une phase de discussion et de médiation avec les personnes concernées".
Ce projet de loi qui instaure une interdiction permanente et générale du port de la burqa risque de se heurter notamment, à la convention européenne des droits de l’Homme.
Selon M. Rémi Schwartz, Conseiller d’État, auditionné par la commission parlementaire :
- Il existe une différence radicale entre les règles susceptibles d’être édictées dans les services publics et les contraintes qu’il est possible d’imposer aux citoyens dans ce que l’on appelle l’espace public, de manière imprécise.
- Dans l’espace public, se pose la question du respect des libertés fondamentales. La liberté est le principe et la restriction, sans parler de l’interdiction, est l’exception.
- Si l’ordre public nécessite de pouvoir reconnaître les identités, ce contrôle n’est pas permanent. On ne peut pas imposer aux citoyens d’être en état de contrôle permanent.
- La notion de dignité de la personne humaine pourrait être un meilleur fondement à l'interdiction du port de la burqa. Si le port de la burqa est considéré comme attentatoire à la dignité de la personne humaine et à la dignité des femmes l'interdiction du port de la burqa sur la voie publique pourrait donc se justifier.
Le Conseil constitutionnel, dans deux décisions de 1994 et de 1995 a fait de la sauvegarde de la dignité de la personne humaine un principe à valeur constitutionnelle qui découle du préambule de la Constitution de 1946. Ce principe permettait de protéger l’intégrité du corps humain. Les conventions internationales, que ce soit l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme ou la Convention de New York du 1er mars 1980, affirment le principe de dignité, de la personne humaine dans un cas, et des femmes dans l’autre.
Pour Mme Anne Levade, professeur de droit public à l’Université Paris XII.
"ni la laïcité, ni la dignité, ni l’ordre public ne peuvent, en l’état, justifier une interdiction générale et absolue visant spécifiquement le port du voile intégral. Ils ne justifient pas davantage une interdiction étendue à l’ensemble des signes ou tenues manifestant une appartenance religieuse, une extension du champ d’application du texte afin qu’il ne revête pas un caractère discriminatoire posant naturellement d’autres difficultés.
Le principe de dignité ne paraît pas susceptible de fonder des limitations. La dignité ne se met pas en œuvre, elle est un fait ; par conséquent, on ne peut pas encadrer une pratique en se fondant sur ce principe.
Laïcité et ordre public peuvent ponctuellement fonder des interdictions ou des limitations, à condition d’être justifiées au regard de la nécessité et de la proportionnalité.
Ainsi, il serait possible d’envisager un texte visant, d’une part, à faire une synthèse des solutions qui sont actuellement matériellement éparses et formellement hétérogènes, et d’autre part, à proposer des solutions aux questions nouvelles qui n’ont pas encore été tranchées – faute pour le juge d’avoir été saisi ou pour d’autres autorités d’avoir eu l’occasion de se prononcer.
La voie est sans doute étroite, mais elle n'est pas impraticable "
La question est complexe et une interdiction générale et permanente du port de la burqa sur la voie publique risque de devenir un texte mort né.
Jean François Copé ne l'entend pas de cette oreille .
Il reprend sans le citer l’argumentaire défendu par le constitutionnaliste Guy Carcassonne, seul juriste entendu par la mission à avoir prôné une solution permettant de prohiber toute dissimulation du visage sur la voie publique, au nom "de l’ordre et de la sécurité publique".

18:30 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | BURQA/IMMIGRATION | Lien permanent | Tags : burqa, copé, ump, projet, loi, gouvernement, n.sarkozy |
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mercredi, 06 mai 2009
le gouvernement " les tontons flingueurs de la démocratie sociale"
bing bang boom "les tontons flingueurs de la démocratie sociale"
de tous les cotés nous prenons des claques alors il vaut mieux en rire
je fais un petit clin d'oeil à chimulus que je remercie pour ce croquis ( clic ici pour voir son blog) qui correspond à l'air du temps 
17:05 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | POUR EN RIRE | Lien permanent | Tags : gouvernement, rire, humour, chimulus, n.sarkozy |
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mardi, 06 janvier 2009
Travail du Dimanche/ Examen du projet de loi ajourné
Dans un billet posté le 18.12.2008 intitulé" du rififi à l'assemblée nationale "j'exposais le projet de loi concernant le travail du Dimanche et la polémique que cette proposition de loi soulevait tant au niveau des députés de l'opposition que de la majorité
l'examen de ce projet devait reprendre mi janvier.
l'assemblée nationale vient de rendre public son programme de travail pour janvier 2009
l'examen du projet n'y figure pas
ce projet est- il abandonné ou bien remis à plus tard compte tenu de l'actualité sociale et économiqutue trés chargée?
15:00 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | TRAVAIL DIMANCHE | Lien permanent | Tags : dimanche, travail, assemblée nationale, polémique, gouvernement, n.sarkozy, actualité |
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mardi, 30 décembre 2008
Aide pour les petites entreprises/ rafistolage , vision à court terme avec des risques d'effets pervers incontrôlés.
je vous avais annoncé un commentaire sur le dispositif des aides aux entreprises de moins de dix salariés prévu dans le plan de relance
chose promise chose due...
examinons tout d'abord l'état de l'emploi en France , ensuite analysons au regard de cette "photographie" les effets prévisionnels de cette aide
PHOTOGRAPHIE DE L'EMPLOI
Dans le secteur privé ou semi-public, les salaires dépendent, entre autres facteurs, de la taille de l’entreprise .
En 2006, dans les entreprises du secteur privé et semi-public, le salaire net annuel moyen pour un travail à temps complet s’élève
à 23 261 euros
Les entreprises de plus de 500 salariés (dites grandes entreprises) représentent 35 % de l’emploi total à temps complet et le salaire net annuel moyen de leurs salariés s’y élève à 25 583 euros soit
- 10% de plus que celui des entreprises de 20 à 499 salariés (les petites et moyennes entreprises ou PME).
- 25 % de plus que dans les entreprises de moins de 20 salariés,qui emploient 26 % des salariés
Cette comparaison est un peu faussée car ces entreprises n’emploient pas les mêmes types de salariés et n’oeuvrent pas dans les mêmes secteurs d’activité. ( la proportion des emplois les plus qualifiés augmente avec la taille de l’entreprise.)
Les secteurs où les salaires sont les plus bas sont:
- la construction le salaire moyen s’élève à 20 250 euros, soit 13 % de moins que dans l’ensemble du secteur privé
- les transports routiers le salaire moyen s’élève à 22 640 euros soit 2,7 % de moins que dans l’ensemble du secteur concurrentiel.
- Le commerce, la réparation d'automobiles avec une moyenne de 20 330 euros et , le commerce de détail où les salaires sont
les plus faibles 18 054 euros. le salaire moyen de ces deux secteurs pour un salarié à temps complet est de 19 515 euros nets par an soit 16 % de moins que dans l’ensemble du secteur privé.
- les services aux particuliers.19 515 euros nets par an soit 16 % de moins que dans l’ensemble du secteur privé (Les employés de maison et les assistantes maternelles ne sont pas prises en compte)
Ce constat est encore plus marqué dans les petites structures.
tableau de répartition des salaires nets par taille de l'entreprise et par catégorie professionnelle
Nombre de salariés Total Cadres intermédiair Employ Ouvriers
ensemble 23 261 46 229 23 582 16 327 17 063
Plus de 500 salariés 25 583 46 440 24 525 17 406 18 036
20 à 499 salariés 23 110 47 178 23 290 16 099 16 967
Moins de 20 salariés 20 327 43 740 22 280 15 484 16 215
En juillet 2007, 2 010 000 personnes, hors apprentis, dont 870 000 à temps partiel étaient rémunérées au Smic .
Les salariés concernés sont fortement représentés dans les services aux particuliers, les services opérationnels aux entreprises, l'industrie agroalimentaire et le commerce de détail . 30,5 % des salariés à temps partiel sont rémunérés sur la base du SMIC.
En termes de croissance de l’emploi, la hiérarchie s’inverse puisqu’entre 2001 et 2006, l’emploi à temps complet s’est accru de
- 8 % dans les TPE
- 6 % dans les grandes entreprises
- 4 % pour les PME.
ce sont les petites entreprises qui embauchent le plus de débutants elles sont des « introducteurs de main-d'oeuvre », mais elles ne la stabilisent pas vraiment pour deux raisons:
Soit les jeunes quittent leur emploi pour intégrer une structure plus grande : ils sont moins d'un sur cinq à rester en poste .
soit ils subissent un licenciement : 9 % des effectifs sont concernés par cette procédure dans les unités de moins de 10 salariés.
D'une manière très générale on pourrait dire que les petites entreprises embauchent plus que dans les grandes, qu'elles embauchent plus en contrats précaires et aidés qu'elles pratiquent des rémunérations plus basses .
IMPACT PREVISIBLE DES NOUVELLES MESURES SUR LE PAYSAGE DE L' EMPLOI
Les petites entreprises qui embauchent le plus mais de manière précaire ne seront pas incitées à employer de manière durable puisque l'aide est attribuée également aux contrats à durée déterminée ( pour surcroit, remplacement,saisonnier etc..)
les dispositions qui ont allongé les périodes d'essai pour inciter aux embauches pérennes ( loi de modernisation du marché du travail ) sont en quelque sorte remises en cause car l'aide n'est accordée que pour l'année 2009 quelle que soit la date d'embauche à compter du 4.12.2008 . les employeurs qui prévoyaient des embauches ont tout interet à embaucher cette année en CDD et ensuite ils aviseront. Cetta attentisme est également induit et favorisé par la situation économique.
Les employeurs qui avaient décidé d'embaucher vont ainsi bénéficier d'un effet d'aubaine sans pour autant pérenniser leurs emplois.
Pour les entreprises qui avaient décidé de ne pas embaucher ( difficultés , peu de visibilité sur le carnet de commandes etc..)il est fort probable que l'impact en terme d'embauches sur ces entreprises soit nul et ce d'autant plus que la défiscalisation des heures supplémentaires , les conventions de forfait qui s'adressent maintenant aux cadres et aux non cadres , la flexibilité du temps de travail leur permettent de faire travailler d'avantage leurs salariés dans des conditions avantageuses .
Les aides sont attribuées au bas salaires et sont dégressives ( aucune charge sociale pour le smic) avec pour volonté d'aider les embauches des salariés les moins qualifiés qui constituent un pourcentage élevé des chômeurs et Rmistes.
Cette politique d'aide dégressive sur les bas salaires risque de faire du dumping social comme on l'a trop vu ces dernières années et tirer tous les salaires vers le bas que ce soit pour les nouvelles embauches mais également pour les salariés en en place.
Dans les secteurs qui emploient les salariés les moins qualifiés ( batiment, commerce, services de proximité, nettoyage...) certains employeurs peu scrupuleux n'auront -ils pas la tentation de renouveler leurs effectifs en faisant partir les plus anciens pour embaucher des plus jeunes en contrats précaires ?
La tentation pourra être grande car il n'y a aucun garde fou au système:
- En effet pour pouvoir bénéficier de l'aide il ne faut pas avoir licencié pour motif économique dans les 6 mois qui précèdent l'embauche sauf si l'aide est demandée au bénéfice du recrutement d'un salarié qui bénéficie d'une priorité de réembauche elle ne peut pas non plus être attribuée pour un salarié dont le contrat a été rompu 6 mois auparavant.
- ce qui veut dire a contrario qu'un employeur peut faire un licenciement économique et ensuite embaucher quelques semaines apres les mêmes salaries avec les aides ( voila une belle aubaine) il est vrai qu'il devra verser les indemnités de licenciement. je reste persuadée que certains feront des calculs savants surtout dans les micro entreprises ayant un personnel récent.3 salaries gagnant le smic sur 1o mois couteront 39630 euros en 2009 , avant la loi ils coutaient 14% de plus en intégrant l'allègement fillon
- ce qui veut dire également a contrario q'un employeur peut licencier un salarié pour motif personnel ou mieux signer une convention de rupture à l'amiable et embaucher de suite sur le même poste un autre salarié. ( ah la belle opportunité pour se débarasser des salariés les plus anciens, en général les mieux payés et les moins dociles..)
Attention je n'affirme pas que cette tendance sera générale et que tous les employeurs feront de même.
Je dis simplement que je reste persuadée que dans les secteurs à faible qualification dans lesquels le rendement passe avant le savoir faire des salariés cette aide pourra avoir des effets pervers qui iront dans le sens du renouvellement des effectifs les plus anciens .
L'aide est attribuée pour un an quelle que soit la date d'embauche à comper du 4.12.2008.
les entreprises qui avaient décidé d'embaucher de manière non pérenne risque d'anticiper les embauches avec en contrepartie un effet couperet en fin d'année .
l'effet sur le chômage pourra être immédiat mais ne sera que de courte durée à situation économique constante.
Enfin ces aides s'ajoutent à la panoplie fort importante des aides en tout genre
il ne semble pas y avoir de réflexion de fond car les mesures prises ces derniers mois s'entrechoquent et se contredisent les effets bénéfiques des unes créant des effets négatifs sur les autres
Deux exemples seulement:
le gouvernement veut que les séniors travaillent de plus en plus tard mais le nombre d'emplois disponibles et crées n'étant pas extensible bien au contraire puique nous sommes en récession cette volonté et les avantages qui la sous tendent vont réduire le nombre des embauches des jeunes
le gouvernement veut aider les petites entreprises à embaucher de manière pérenne il assouplit les règles du licenciement par la rupture conventionnelle ,allonge les périodes d'essai et dans le même temps favorise l'emploi précaire en attribuant des aides aux petits contrats
TOUT CECI RESSEMBLE A UNE CAUTERE SUR UNE JAMBE DE BOIS DU RAFISTOLAGE CAR CE NE SONT PAS LES AIDES QUI CREENT L'EMPLOI MAIS LA CROISSANCE ET LA NON DELOCALISATION DES EMPLOIS DANS DES PAYS A MAIN D'OEUVRE MOINS ONEREUSE.
TOUTES CES AIDES AURONT UN COUT notamment UN MANQUE A GAGNER DANS LES CAISSES DE L'URSSAF.
QUI EN PAIERA LE PRIX ?
VOUS, MOI, NOS ENFANTS.
09:55 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | ECONOMIE/FINANCES | Lien permanent | Tags : plan de relance, aides, petites entreprise, tpe, politique, gouvernement, n.sarkozy |
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mardi, 16 décembre 2008
chomage partiel ou un projet d'accord en attente de signatures des syndicats
sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy des négociations entre les partenaires sociaux s'étaient engagées pour améliorer l'indemnisation du chômage partiel.
un projet d'accord vient d'être trouvé et est ouvert aux signatures des syndicats
l'allocation de chômage partiel passe de 50 à 60 % du salaire horaire
le montant minimum de l'allocation passe de 4,42 € à 6,84 € de l'heure.
un décret devrait paraître le 1er janvier 2009 entérinant le montant de la prise en charge de la part de l'état
ce ne sera qu'aprés validation de l'accord et publication au journal officiel des textes et du décret que les salariés pourront bénéficier de ces augmentations
affaire à suivre ...................
tableau site net Iris que je remercie
Montant de l'allocation minimum
| Montants actuels (1) | Nouveaux montants (2) | |
| Entreprises de moins de 251 salariés | 4,42 € dont : - 2,44 € à la charge de l'Etat - 1,98 € à la charge de l'entreprise | 6,84 € dont : - 3,64 € à la charge de l'Etat - 3,20 € à la charge de l'entreprise |
| Entreprises de 251 salariés et plus | 4,42 € dont : - 2,13 € à la charge de l'Etat - 2,29 € à la charge de l'entreprise | 6,84 € dont : - 3,33 € à la charge de l'Etat - 3,51 € à la charge de l'entreprise |
(1) Sous réserve des montants minimum ci-dessus, l'allocation conventionnelle est égale à 50 % de la rémunération horaire du salarié.
(2) L'allocation conventionnelle sera égale à 60 % de la rémunération horaire du salarié.
les partenaires sociaux ont rédigé une lettre paritaire à l'intention du gouvernement.afin de faire modifier tous les salariés à temps partiel puissent être pris en charge au titre du chômage partiel.
11:16 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : chomage partiel, accord projet, syndicats, n.sarkozy |
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