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michael page

  • Trophé de l'hypocrisie et de la langue de bois !

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    Depuis des mois je ne cesse de dénoncer la "désarticulation" du socle protecteur du code du travail , désarticulation qui s'effectue au fur et à mesure des lois qui sont promulguées depuis un certain nombre d'années et qui s'est  accélérée au cours de ces derniers mois.

    Cette " désarticulation"  est faite au  grand dam des salariés précaires qu'ils travaillent dans les petites et grandes entreprises , des salariés des petites structures  tous types de contrats confondus, petites structures   qui constituent l'essentiel  du tissu économique .

    Dans le même temps les grandes entreprises ne cessent de délocaliser  .

    Je conseille de lire : le Maroc ou le nouvel Eldorado de la délocalisation !Finatech-Le-Parisien-11-mars-2010.pdf

    medium_Langue_de_bois.gifAujourd'hui je poste une information  qui concerne le Trophée du capital humain .

    Ce trophé  sera remis aujourd'hui à une grande entreprise  celle  qui aura le mieux mis en valeur "le capital humain "

    Comment peut -on oser organiser une telle mise en scène de l'hypocrisie  quand on sait que les entreprises lauréates du trophé ( entreprises du CAC 40) sont les championnes de la délocalisation !*

    Il est vrai que le capital humain comme le capital  financier n'a pas de frontière !

    voici l'histoire d'une hypocrisie que les chômeurs, les précaires et tous ceux qui sont les victimes directes et indirectes de la course mondiale  au profit vont apprécier !

    le Trophée du capital humain  a été crée en 2009 par  le cabinet de recrutement Michael Page et Le Monde ( partenaires  le Monde, Michael Page , l'ANDRH, Deloitte, HEC, Le Point, Misceo, Monster, Taleo)

    Ce trophé  est " destiné à mettre en valeur des initiatives des entreprises du CAC 40 en matière de gestion des ressources humaines. Les gagnants sont sélectionnés selon une méthodologie mise au point par l'école de commerce HEC et appliquée avec l'aide de Misceo, cabinet de conseil en gestion des ressources humaines, à partir de l'examen de leurs rapports annuels, du rapport de responsabilité sociale et environnementale et d'autres documents publics, complété par un questionnaire et des entretiens."
    Selon la définition de l'OCDE, le capital humain est "l'ensemble des connaissances, qualifications, compétences, et caractéristiques individuelles qui facilitent la création du bien-être personnel, social et économique".

    On peut lire ceci sur le site consacré au Trophé :

    "Apparu dans les années 60, le concept part du constat qu'un individu qui dépense du temps et de l'argent pour se former raisonne exactement comme le ferait un investisseur attentif au coût d'opportunité et au taux de rentabilité de son placement.

    De ce fait, le capital humain est source de plus-value pour l’individu, de la même façon que le capital physique peut l’être pour une entreprise. Or, la théorie du capital humain a démontré, au travers de nombreux travaux de recherche, qu’au-delà des bénéfices individuels, le capital humain est également l’un des principaux facteurs de croissance pour les entreprises et les nations qui le développent."


    Pour 2010, cinq thématiques de gestion des ressources humaines ont été retenues pour la sélection des candidats : emploi, dialogue social, rémunérations, responsabilité sociétale vis-à-vis des sous-traitants et communautés locales, engagement du personnel.

    Quelles sont les entreprises nommées ?

    Cinq entreprises ont été nommées, une par thème : L'Oréal (emploi), Saint-Gobain (dialogue social), Renault (rémunérations), Danone (responsabilité sociétale), GDF Suez (engagement du personnel).

    Aujourd'hui 8 juin  nous connaitrons le lauréat

    . A l'occasion du Trophée voici les résultats  d'un sondage de  l'IFOP ( 1 004 salariés d'entreprises de plus de 1 500 personnes interrogées par l'IFOP du 29 avril au 6 mai a été assurée par la méthode des quotas )

    • 73 % des salariés interrogés par l'IFOP se déclarent "satisfaits de leur situation professionnelle actuelle", dont 11 % "très satisfaits"
    • 62%   se  disent stressés  ( 55 % ont le sentiment de ne pas être écoutés par leur hiérarchie ).Les cadres supérieurs indiquent ainsi être stressés à 62 %, les employés à 66 % ; les femmes se déclarent à 66 % stressées, contre 59 % des hommes.Le stress croît également avec l'âge, passant de 37 % chez les moins de 25 ans à 72 % chez les plus de 50 ans.
    • 64 %  pensent que leur implication personnelle est mal prise en compte dans leur rémunération 

      nous pouvons lire dans le Monde "Les critiques sur la rémunération et la répartition des profits sont à mettre en perspective avec la dégradation de l'image que le monde de l'entreprise a subie en 2009", commente M. Micheau. Les bonus des traders, les rémunérations des grands patrons, l'affaire Kerviel, sont autant de polémiques qui ont posé la question de la juste répartition des profits, principalement dans les grandes entreprises. Près de 32 % des salariés estiment que les profits sont partagés de manière très inéquitable. Un sentiment partagé à tous les niveaux de l'entreprise, quelle que soit sa taille : 75 % pour les cadres supérieurs, 80 % pour les ouvriers, 71 % chez les moins de 25 ans, 79 % pour les plus de 50 ans, 80 % dans les entreprises de plus de 10 000 salariés.

     

    d135_Attac_titom_delocalisation.gif

    *voir étude sur les délocalisations

    ** petit rappel :

    La précarité de l'emploi amène des périodes d'alternance d'emploi et de chômage, appelées chômage récurrent. En France, le ralentissement économique, la montée du chômage et l'assouplissement de certaines législations ont favorisé le développement des emplois précaires.

    Selon une enquête de l'INSEE en 2008, les CDD ou les contrats aidés représentent 12 % de l'emploi : 19,8 millions de salariés ont un CDD et 3,1 millions sont sous d'autres formes de contrats.
    17,2 % des salariés travaillent à temps partiel, et un tiers d'entre eux souhaiteraient travailler à temps plein. Une femme sur trois occupe un emploi à temps partiel.

    L'assouplissement de la législation sur le travail à temps partiel, notamment l'abattement des charges sur les emplois à temps partiel en CDI ont favorisé leur essor. Dans ce contexte, le temps partiel subi a considérablement augmenté.

    Le nombre d'emplois peu qualifiés a augmenté depuis une dizaine d'années et se caractérise par un recours fréquent aux emplois précaires. Les populations qui subissent ce travail précaire sont majoritairement les salariés avec une faible qualification, les salariés immigrés et étrangers, les jeunes et les femmes.

    Selon un rapport de l'ANPE sur la précarité de l'emploi, les entreprises agissent sur la flexibilité de l’emploi interne (recours aux CDD, aux heures supplémentaires, aux temps partiels, annualisation du temps de travail) et externe (recours à l’intérim et à la sous-traitance) afin d'être plus compétitives.

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