lundi, 31 août 2009
Robert Thiel: irresponsable ou manipulateur?
je commence cette semaine de la rentrée en "douceur " avec un article sur Robert Thiel
Robert Thiel vous connaissez : voir mon article du 25 juillet intitulé "le fou du roi " clic ici
ce chômeur de longue durée qui a parcouru à pied 400km ( Sarreguemines / Paris ) pour rencontrer Nicolas Sarkozy
Sac à dos et pancartes affichant «Moselle/Paris-L’Élysée. Chômeur en colère», Robert Thiel a parcouru 400 km pour rencontrer le président de la république et lui faire part de sa situation (Au chômage depuis deux ans et sans indemnités depuis huit mois, cet électricien en bâtiment qui est invalide à 20 % n'arrive pas à retrouver un emploi.)
les journaux et les médias se sont fait l'écho de son initiative et ont suivi son parcours
le service de communication de l'Elysée a saisi cette affaire au bond pour l'instrumentaliser en invitant ce chômeur à assister au défilé du 14 juillet dans la tribune présidentielle, et ensuite à la Garden party....
les journaux ont largement diffusé cette information. des vidéos sont disponibles vidéos intitulées : Nicolas, Carla et... le chômeur à la garden-party clic ici
Robert Thiel a vu beaucoup de responsables, il a eu beaucoup de promesses et aujourd'hui il en est au point mort
aussi a t- il décidé d'acheter ou de subventionner un CDI voir article clic ici
11 957 €, c’est ce que propose Robert Thiel à tout employeur qui lui signera un CDI.
"J’ai fait un calcul simple, j’en ai encore pour vingt ans à bosser, si je donne 50 € par mois, ça fait un peu près cette somme, le 57, c’est pour la Moselle", raille le "chômeur en colère".
Dans mon billet du 25 juillet j'indiquais que la démarche de ce chômeur s'était terminée par une triste mascarade et que malgré lui sa naïve démarche ne rendait pas service aux autres chômeurs.
Aujourd'hui je suis un peu plus sévère car proposer de l'argent pour se faire embaucher c'est ouvrir la boite à Pandore
cette démarche individuelle non seulement ne rend pas service aux chômeurs mais va à l'encontre de leurs intérets
je me pose beaucoup de questions sur cette affaire notamment:
Monsieur Thiel est-il manipulé par un groupe politique?
est -il " sponsorisé " par un média pour faire tout ce tapage ?
ou tout simplement le chômage l' a t-il rendu irresponsable ?

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samedi, 25 juillet 2009
le fou du Roi
quand la naive démarche individuelle d'un chômeur ne rend pas service aux autres et fait indirectement le "jeu" du pouvoir en place
Robert Thiel vous en avez entendu parler oui mais c'est bien sur...ce chômeur de longue durée qui a parcouru à pied 400km ( Sarreguemines / Paris ) pour rencontrer Nicolas Sarkozy

son projet : interpeller le chef de l’État sur sa situation.
Sac à dos et pancartes affichant «Moselle/Paris-L’Élysée. Chômeur en colère», Robert Thiel a parcouru 400 km pour rencontrer le président de la république sur sa situation (Au chômage depuis deux ans et sans indemnités depuis huit mois, cet électricien en bâtiment qui est invalide à 20 % n'arrive pas à retrouver un emploi.)
les journaux et les médias se sont fait l'écho de son initiative et ont suivi son parcours
personnellement j'ai suivi son " aventure" en lisant régulièrement son blog
la situation de cette personne m'avait interpellée et bien que je sois opposée à cette démarche individuelle il eût été indécent de ma part de faire un commentaire sur lcette initiative " du dernier espoir" de Robert Thiel
oui mais voilà l'attitude pour le moins surprenante ou naïve de Robert Thiel qui a accepté de participer à la Garden party et a posé fier comme Artaban près de Nadine Morano me gène pour ne pas dire me met mal à l'aise.

Pourquoi?
le service de communication de l'Elysée a saisi cette affaire au bond pour l'instrumentaliser en invitant ce chômeur à assister au défilé du 14 juillet dans la tribune présidentielle, et ensuite à la Garden party....
les journaux ont largement diffusé cette information. des vidéos sont disponibles vidéos intitulées : Nicolas, Carla et... le chômeur à la garden-party clic ici tout un programme!
Voici ce que Robert Thiel écrit sur son blog
"Dans ma poche, les cartes de visite à distribuer. La première a été pour Christine Lagarde, la ministre de l'Economie prend la carte et poursuit son chemin. Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités, s'enquiert : en me disant « Vous n'avez pas encore trouvé de travail ? » il était au courant de mon action donc apparemment malgré tout l'info circule
La discussion s'engage ensuite avec Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille. « Je cherche un emploi stable et durable », lui ai-je expliqué. « Ah non, ça n'existe plus ! s'exclame la secrétaire d'Etat. On ne rentre plus dans une entreprise pour vingt ans. Qu'est-ce que vous savez faire ? Je vais vous donner rendez-vous et on va éplucher votre dossier. Mais soyez réaliste. »
Je croyais entendre le discours de Pôle Emploi. Prendra-t-elle la peine de creuser le fond ou continuera-t-elle à s'attacher juste à la forme. Cette info a été très vite relayée et retranscrite par les médias, c'est une sorte de piqure de rappel
J'ai réussi à photographier Nicolas Sarkozy, sur le perron de l'Elysée, mais pas de contact d'homme à homme, les yeux dans les yeux.
Un huissier s'engage à transmettre la carte de visite au secrétariat de la présidence.
pourquoi donc suis-je mal à l'aise ?
- le fait qu'un chômeur soit invité à la Garden Party et que ceci soit présenté comme pratiquement une aumône , un geste de charité fait à une personne qui vit un drame personnel me gène en tant que citoyen d'un pays démocratique dans lequel le chef de l'état est un homme élu par la nation et qui exerce les plus hautes fonctions dans l'intéret de ses concitoyens.
- voir Robert Thiel avec son costume un peu démodé au milieu de personnes dont le moindre vêtement coûte ce que Robert Thiel touche en 3 ans et qui à l'évidence se fichent comme de leur première tenue " Dior " de ce Monsieur me chavire le coeur
- que Robert Thiel soit ému et pose fier comme Artaban auprès de Nadine Morano qui semble fort empressée que cette séance de photo se termine le plus vite possible me navre car ce n'est plus le chômeur en colère que nous avons en face de nous mais un petit mouton bien poli et timide.
- en acceptant cette invitation Robert Thiel a changé de position: du chômeur en colère qui revendique un droit à la dignité il est devenu un quémandeur un mendiant d'emploi !
les rois avaient leur "fou "pour les distraire
à la Garden party il y a eu Robert Thiel ! ce n'était pas le dîner de cons mais presque...
je suis révoltée car malgré lui Robert THiel a abandonné une partie de sa fierté
sa démarche de revendication s'est achevée par une triste mascarade de surcroît inutile semble t-il car à ce jour il a rencontré beaucoup de monde mais aucun emploi ne lui a été proposé!!!!
aujourd'hui il écrit dans son blog
Je pense que les personnes que j'ai été amené à rencontrer depuis mon rendez vous à l'Elysée ont très bien compris le fond de mon combat, alors que beaucoup d'autres n'ont vu que la forme, et je croyais en ces personnes. A ce jour, rien a bouger, serait-ce lier aux vacances d'été ? lol
Certaines instances cherchent simplement à me placer un temps, sans doute pour que l'on m'oubli un peu. Mais non, je ne rentrerai pas dans cette voie, tant que je n'aurai pas obtenu l'aide que nous a promis notre Président le 6 mai 2007. Croyez-moi le combat continu.
je suis triste pour Robert Thiel qui malgré lui s'est fait manipulé
je suis triste du spectacle que nous donne ceux qui sont sensés représenter la nation !
14:07 | Commentaires (6) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : robert thiel, chômeur, revendication, marche, garden party |
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samedi, 26 juillet 2008
deux decrets sur la loi de modernisation du marche du travail sont parus
- Décret n° 2008-716 du 18 juillet 2008
Fixe le délai de carence en cas d’indemnisation maladie ( 7 jours)
Fixe les dates de consultations du comité en matière de formation professionnelle continue (1er octobre et 31 décembre de l'année en cours)
- Décret n° 2008-715 du 18 juillet 2008
Fixe l’indemnité de licenciement
Détermine l’autorité administrative compétente pour l’homologation de la convention de rupture à l’amiable ( DDTE)
Fixe les règles en matière de conciliation prud’homale
indemnité minimale complémentaire maladie
l’employeur devra vérifier si les dispositions conventionnelles applicables à son entreprise sont moins favorables que ce minimum légal. Et dans ce cas appliquer les dispositions de la loi.
Il devra selon une jurisprudence constante procéder à une comparaison globale des dispositions conventionnelles concernant l’indemnisation maladie avec celles de la loi tenant compte de l'intérêt de l'ensemble des salariés et non de tel ou tel d'entre eux.
Nouvelles conditions d’ancienneté | ||
| Années d'ancienneté | Indemnisation par période de 12 mois | |
| 1re période à 90 % | 2e période à 66,66 % du salaire brut | |
| 1 à 5 | 30 jours | 30 jours |
| 6 à 10 | 40 jours | 40 jours |
| 11 à 15 | 50 jours | 50 jours |
| 16 à 20 | 60 jours | 60 jours |
| 21 à 25 | 70 jours | 70 jours |
| 26 à 30 | 80 jours | 80 jours |
| 31 et plus | 90 jours | 90 jours |
Par ailleurs si un salarié est en cours d’indemnisation sur la base des anciennetés antérieures il devra également procéder en paye aux ajustements nécessaires en cas de changement de tranche d’ancienneté du salarié du fait de l’application des nouvelles dispositions
indemnité minimale de licenciement
« Art.R. 1234-2.-L’indemnité de licenciement ne peut être inférieure à un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent deux quinzièmes de mois par année au-delà de dix ans d’ancienneté. »
en fixant l’indemnité minimale de licenciement sur le montant antérieure de l’indemnité de licenciement pour motif économique le décret rectifie l’anomalie de l’accord .
exemple de calcul pour un salaire mensuel de 1 000 eus
| Ancienneté | Indemnité licenciement motif personnel | Indemnité licenciement motif économique | Indemnité uniforme prévue par le décret |
| 10 ans | 1000 | 2000 | 2000 |
| 15 ans | 1833.35 | 3666.65 | 3666.65 |
| 20 ans | 2666.70 | 5333.3 | 5333.3 |
| 25 ans | 3500.05 | 6999.95 | 6999.95 |
| 30 ans | 4333.1 | 8666.6 | 8666.6 |
02:37 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | MODERNISATION DU MARCHE DU TRAVAIL | Lien permanent | Tags : decrets, loi, modernisation, marche, du, travail |
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samedi, 05 juillet 2008
LOI DE MODERNISATION DU MARCHE DU TRAVAIL
Moderniser le marché du travail pour relancer l’économie et réduire le chômage vaste chantier s’il en est .
Issue de la négociation collective impulsée par l’ Elysée la loi de modernisation du marché du travail du 25.06.2008 modifie de manière importante les relations du travail.
Elle marque le début d’une réforme profonde du monde du travail c’est le début d’une flexisécurité new look bien de chez nous ( plus de flexibilité et moins de sécurité)
Au- delà des effets d’annonce cette loi est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît
A peine promulguée l’imprécision de certaines de ses dispositions sera la source de nombreuses difficultés d’application et probablement d’un abondant contentieux.
En résumé la loi :
fixe la durée maximale de la période d’essai du CDI et prévoit un délai de prévenance améliore l’indemnisation maladie prévue par la loi de mensualisation
Modifie les conditions et le montant de l’indemnité légale de licenciement et redonne au reçu pour solde de tout compte sa valeur libératoire ;
Crée une procédure de rupture conventionnelle du contrat de travail et un nouveau CDD à objet défini à destination des cadres et ingénieurs ;
encadre le mécanisme du portage salarial ;
Supprime le contrat nouvelles embauches ;
§ une période d’essai d’une durée maximale
Jusqu’à présent la durée maximale de la période d’essai était fixée par les accords collectifs sauf exception comme les VRP ou les assistantes maternelles par exemple. La loi fixe désormais ces durées maximales.
2 Mois pour les ouvriers employés
3 mois pour les agents de maîtrises et techniciens
4 mois pur les cadres
► au 30 juin 2009 toutes les dispositions conventionnelles conclues avant la promulgation de la loi prévoyant des durées de période d’essai plus courtes que celles prévues par la loi seront caduques .
En revanche les dispositions des accords de branche étendus ou non prévoyant des durées plus longues resteront valables.
Sauf accord contractuel l’employeur devra
1. respecter les durées maximales prévues par la loi si son entreprise n’est couverte par aucun accord collectif ou un accord de branche ou non fixant des durées moins importantes et conclu avant la loi
2. respecter des durées plus courtes que celles fixées par la loi si un accord a été conclu après la loi ( accord de branche accord d’entreprise..)
3. appliquer des durées plus longues si l’entreprise est couverte par un accord de branche étendu ou non prévoyant des durées plus importantes conclu avant la loi
La période d’essai pour être valable devra être mentionnée au contrat de travail elle ne se présume pas
La loi ne fixe aucun formalisme particulier pour rompre la période d’essai. Pas d’entretien préalable, pas de lettre recommandée obligatoire. Elle pourra donc se faire verbalement par simple courrier, courrier remis contre signature ou LR/AR . Il est bien évident que pour des raisons de preuve la lettre recommandée est le moyen le plus sûr.
La loi fixe un délai de prévenance identique pour toutes les catégories professionnelles mais différent en fonction de l’auteur de la rupture
Si l’auteur est l’employeur
Vingt-quatre heures en deçà de huit jours de présence ;
Quarante-huit heures entre huit jours et un mois de présence
Deux semaines après un mois de présence
;Un mois après trois mois de présence.
Si l’auteur est le salarié
quarante-huit heures.
vingt-quatre heures si la durée de présence du salarié dans l’entreprise est inférieureà huit jours.
la période d’essai ne peut être renouvelée que si un accord collectif de branche étendu le prévoit dans la limite d’une période totale d’essai de
« Quatre mois pour les ouvriers et employés ;
« Six mois pour les agents de maîtrise et techniciens ;
« Huit mois pour les cadres.
ces durées maximales peuvent être réduites par : Contrat de travail Accord collectif conclu après la promulgation de la loi Accord de branches étendu ou non conclu avant la promulgation de la loi et fixant des durées plus longues -
En cas d’embauche dans l’entreprise à l’issue du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d’études, la durée de ce stage est déduite de la période d’essai, sans que cela ait pour effet de réduire cette dernière de plus de la moitié, sauf accord collectif prévoyant des stipulations plus favorables
. § une amélioration de l’indemnisation complémentaire de la maladie
à défaut de dispositions conventionnelles plus favorables, l’employeur doit verser au salarié absent pour maladie des indemnités en complément des indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) dès lors que le salarié remplit les conditions suivantes :
avoir trois années d’ancienneté dans l’entreprise - j
justifier de l’incapacité par certificat médical dans les 48 heures ;
être pris en charge par la sécurité sociale ;
être soigné en France ou dans un autre État de l’Union européenne ;
se soumettre, le cas échéant, à une contre-visite médicale
La loi réduit l’ancienneté de trois à un an pour pouvoir percevoir les indemnités
§ le reçu pour solde de tout compte redevient libératoire pour l’employeur
Depuis le 18.01.2002 Lorsqu’un reçu pour solde de tout compte est délivré et signé par le salarié à l’employeur à l’occasion de la rupture de son contrat de travail, il n’a que la valeur d’un simple reçu des sommes qui y figurent.
Le nouveau texte revient sur cette disposition en donnant au reçu un effet libératoire. En effet selon le nouveau texte « Le solde de tout compte, établi par l’employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail.
Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé par lettre recommandée dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l’employeur pour les sommes qui y sont mentionnées. ».
§ Une indemnité de licenciement minimale uniforme
Le nouveau texte crée une indemnité minimale de licenciement identique qu’il s’agisse d’un licenciement pour motif personnel ou motif économique dès lors que le salarié a atteint un an d’ancienneté ( au lieu de deux aujourd’hui).
Le montant de cette indemnité doit être fixé par voie réglementaire Si le décret reprend la volonté des partenaires sociaux l’indemnité devrait être égale à 1/5ème de mois par année d’ancienneté.
En faisant quelques simulations plus le salarié a de l’ancienneté plus il est perdant par rapport au texte antérieur en cas de licenciement pour motif économique Plus il est gagnant en cas de licenciement pour motif personnel.
§ un nouveau mode de rupture du contrat de travail la rupture à l’amiable
La rupture à l’amiable du contrat de travail est un nouveau mode de rupture du contrat de travail. La rupture amiable n’est ni une démission ni un licenciement elle émane d’une volonté commune de l’employeur et du salarié de mettre fin à leur relation contractuelle...
L’employeur ne doit respecter aucune procédure particulière pas de convocation à entretien préalable pas de délai etc.. La signature de la convention doit seulement être précédée d’un ou plusieurs entretiens entre l’employeur et le salarié. Ces entretiens doivent avoir pour objet de se mettre d’accord sur le principe de la rupture du contrat sur ses modalités et le montant des indemnités qui seront versées.
Pendant ces entretiens l’employeur et le salarié peuvent se faire assister.
§ Pour le salarié : Soit par une personne appartenant à l’effectif de l’entreprise ( représentant du personnel ou non) ou par un conseiller extérieur choisi sur une liste préfectorale en l’absence de représentants du personnel.
§ Pour l’employeur mais uniquement si le salarié se fait assister Soit par une personne appartenant au personnel de l’entreprise, soit dans les entreprises de moins de 50 salariés par un autre employeur de la même branche professionnelle ou une personne de son organisation syndicale -
. Une convention écrite
La rupture amiable doit être formalisée par écrit c’est une formalité substantielle d’autant que la convention doit être transmise à la DDTE pour homologation
Un modèle type doit être élaboré par voie réglementaire
Un délai de 15 jours pour se rétracter
Après signature de la convention employeur et salarié ont un délai de 15 jours pour se rétracter
Une homologation
Une fois le délai de rétractation passé Une homologation doit être demandée par la partie la plus diligente à la DDTE Cette demande doit être accompagnée de la convention signée. L’administration a un délai de 15 jours ouvrables pour examiner la convention Au bout de ce délai l’absence de réponse vaut homologation La convention homologuée peut être contestée pendant un an à compter de la date d’homologation C’est le conseil des prud’hommes qui est compétent pour tout litige relatif à une rupture amiable conclue dans le cadre des nouvelles dispositions.
Une date de rupture fixée par la convention
pas de préavis à respecter c’est la convention qui fixe la date de rupture du contrat cette date ne peut pas avoir lieu avant le lendemain du jour de l’homologation
versement d’une indemnité au salarié
c’est la convention qui fixe le montant de l’indemnité qui ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement Le régime social et fiscal de l’indemnité est calqué en l’état actuel des textes sur le régime de l’indemnité de licenciement Hors d’un plan de sauvegarde de l’emploi.
Droit aux prestations chômage
Le salarié qui signe un accord de départ amiable a droit dans les conditions de droit commun aux allocations de chômage.
création à titre expérimental d’un contrat à durée déterminée ayant une durée minimale de 18 mois et maximale de 36 mois
Ce contrat est réservé aux ingénieurs et cadres et ne peuvent être établis que pour la réalisation d’un objet bien défini.
pour pouvoir recourir à ce type de contrat il faut un accord de branche ou un accord collectif le prévoyant.
Le contrat doit prévoir Une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ; La définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ; L’événement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle
Ce contrat ne peut pas être rompu avant un délai de 18 mois sauf dans les cas de droit commun prévus pour les contrats à durée déterminée.
Au-delà de 18 mois : Les parties peuvent rompre leur relation contractuelle au 18 ème mois et ensuite à la date anniversaire du contrat c’est à dire au 24 ème mois pour un motif réel et sérieux
§ Abrogation des contrats « nouvelles embauches » et requalification des contrats en cours en contrats à durée indéterminée. la question de CNE crée par l’ordonnance 2005-893 du 2 août 2005 est définitivement tranchée puisque la loi met fin à ce type de contrat en le transformant en CDI de droit commun
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mercredi, 16 janvier 2008
QUAND FLEXIBILITE NE RIME PAS AVEC SECURITE
Les négociations concernant la modernisation du marché du travail ont pris fin
C’est le début d’une fléxisécurité à la Française
.
.
Les négociations ont pris fin vendredi 11 janvier 2008 tard dans la soirée.
Nicolas Sarkozy a pesé sur les discussions. Le texte qui vise à jeter les bases d'une « flexisécurité à la française contient des dispositions qui vont modifier les droits des salariés
En définitive ce n’est pas le bouleversement annoncé mais la flexibilité l'emporte sur la sécurisation des parcours professionnels.
Après un premier examen des dispositions de l’accord qui n’est pas encore signé * il y a quelques avancées sociales qui ne masquent pas un recul des droits des salariés
le texte comporte trois nouveautés.
§ à côté de la démission et du licenciement, est instauré un troisième mode de rupture du contrat de travail, une rupture à l'amiable entre un employeur et son salarié
§ Les périodes d'essai vont être allongées,
§ un nouveau contrat de travail : dont la durée devra être comprise entre 18 et 36 mois est crée.
En contrepartie les salariés conservent certains de leurs droits malgré leur période de chômage en termes de formation ou de complémentaire santé.
l'indemnité l égale de licenciement est relevée.
| CFTC , Force ouvrière, CFE-CGC ont annoncé, qu'ils signeront le projet d'accord De son côté, la CGT a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne signerait pas. Restent à connaître la position de la CFDT. Pour être valide, un accord national interprofessionnel doit être accepté par une majorité d'organisations syndicales, trois sur cinq en l'occurrence. Le gouvernement a indiqué qu'il le reprendrait sous forme de projet de loi, s'il était signé. | |
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1. recours aux contrats à durée déterminée
il est indiqué dans l’accord que « Le recours à ces contrats de travail doit se faire de manière responsable dans le respect de leur objet et ne peut se justifier que pour faire face à des besoins momentanés de renfort, de transition et de remplacement objectivement identifiables, par le comité d'entreprise ou à défaut par les délégués du personnel1 dans le cadre de leurs attributions respectives
Concernant l'évolution de la situation de l'emploi dans l'entreprise. »
Il ne s’agit que d’une déclaration de bonne intention qui ne porte à aucune conséquence car depuis plusieurs années des règles strictes encadrent le recours à ce type de contrat.
Il existe en la matière des sanctions civiles et pénales en cas d’inobservation par l’employeur de ces règles.
Cet arsenal législatif et réglementaire n’a pas eu pour effet de limiter le recours à ce type de contrat car beaucoup d’entreprises en ont fait leur mode de recrutement privilégié pour contourner les périodes d’essai jugées trop courtes. ( tous les indicateurs sociaux l’attestent)
2. Dispositions pour les jeunes
Des dispositions mineures au regard des difficultés que rencontrent les jeunes pour décrocher un emploi stable et faire face à leurs besoins quotidiens
- la durée du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière
année d’études est prise en compte dans la durée de la période d'essai, sans que cela puisse la
Réduire de plus de moitié, sauf accord de branche ou d'entreprise prévoyant des dispositions plus favorables, en cas d'embauche dans l'entreprise à l'issue de la formation.
- Accès au logement, aux transports et à la restauration
Rien de concret si ce n’est l’ouverture d'une concertation avec les Pouvoirs Publics pour
rechercher les solutions adaptées à la nature des difficultés rencontrées et à la spécificité des bassins d'emploi concernés.
- les jeunes de moins de 25 ans, involontairement privés d'emploi
et ne remplissant pas les conditions de durées d'activité antérieure ouvrant l'accès aux
allocations du régime d'assurance chômage, percevront une prime forfaitaire servie par celui-ci.
Mais attention cette prime sera susceptible de s’imputer sur le montant des premiers droits aux allocations chômage ouverts.
3. Le contrat à durée indéterminée
§ il est institué une période d'essai interprofessionnelle dont la durée, sauf accord de branche conclu avant l'entrée en application du présent accord et prévoyant des durées supérieures, est comprise pour :
• les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum
• les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum,
• Les cadres entre 3 et 4 mois maximum.
La période d'essai ci-dessus peut être renouvelée une fois par un accord de branche étendu qui
fixe les conditions et les durées de renouvellement, sans que ces durées, renouvellement
compris, ne puissent respectivement dépasser 4, 6 et 8 mois.
de très nombreuses conventions collectives prévoient des périodes d’essai beaucoup plus courtes surtout pour les ouvriers et employés ( dans certaines conventions elles ne peuvent pas dépasser 1 mois ce qui semble amplement suffisant pour des travaux très peu qualifiés !!!) Ces périodes d’essai conventionnelles deviennent de ce fait caduques.
En fait le rallongement des périodes d’essai permettra en toute légalité de recruter pour des emplois non pérennes, de s’exonérer des indemnités de fin de contrat prévues pour les CDD et d’échapper à la législation contraignante de ce type de contrat
.
§ Un délai de prévenance pour mettre fin à la période d’essai est mis en place :
• 48 heures au cours du 1er mois de présence,
• 2 semaines après 1 mois de présence,
• 1 mois après 3 mois de présence
Lorsqu'il est mis fin à cette période d'essai par le salarié, celui-ci doit respecter un délai de
prévenance de 48 heures.
Il existe déjà dans de nombreuses conventions collectives des délais de prévenance
Que deviennent les délais prévus lorsqu’ils sont plus avantageux pour les salariés ? Il semblerait qu’ils deviennent caducs !!!!!
§ Une amélioration relative de l’accès au complément de salaire en cas de maladie
Les syndicats ont obtenu une avancée sur l’indemnisation de la maladie.
En effet la condition d'ancienneté de 3 ans, pour bénéficier de l'indemnisation conventionnelle de la maladie, prévue à l'article 7 de l'accord national interprofessionnel sur la mensualisation de 10 décembre 1977 est ramenée à 1 an.
A cette occasion, le délai de carence de 11 jours prévu par ce même article 7 est réduit à 7 jours.
Il faut rappeler toutefois que de nombreuses conventions collectives avaient réduit ce délai de 3 ans
§ Mobilité sur l’initiative de l’employeur et accompagnement des mobilités
géographiques.
La mobilité géographique qui estsouhaitée par les entreprises au regard de leurs besoins
en ressources humaines, doit être mise en œuvre avec des mesures d'accompagnement au bénéfice des salariés et de leur famille, telles que par exemple :
-visite du futur lieu de travail,
-aide au déménagement,
-aide à la recherche de logement,
-aide à l'accès au logement,
-aide à l'achat ou à la location d'un véhicule,
-aide à l'obtention du permis de conduire,
-aide à la recherche d'établissement scolaire,
-aide à la recherche d'emploi pour le conjoint,
-politique d'essaimage…
Les différents dispositifs du 1% logement (notamment loca-pass et mobili-pass) et du pass-
GRL doivent aussi être mobilisés à cet effet par les entreprises. Celles-ci peuvent également
faire appel au réseau des organisations professionnelles et interprofessionnelles territoriales
ou conclure des conventions avec des organismes spécialisés dans la gestion de dispositifs
d'appui à la mobilité.
Force est de constater qu’il n’y a rien de concret aucune obligation de résultat pour les entreprises
Par ailleurs ce genre d’accompagnement est souvent prévu pour l’encadrement dans les grandes entreprises
Les petites et moyennes entreprises qui emploient plus de la moitié des salariés continueront à ne rien faire en la matière car seules, les entreprises de plus de 300 salariés examineront les conditions et les modalités dans lesquelles une "période expérimentation mobilité" pourrait être mise en place.
4. sécuriser les contrats et améliorer le retour à l’emploi
§ Clarifier les clauses spécifiques du contrat de travail
S'agissant, en particulier, du personnel d'encadrement, les contrats de travail devront préciser
les conditions de mise en oeuvre :
-des clauses de non-concurrence (limites dans l'espace et dans le temps, contrepartie financière, modalités du droit de renonciation de l'employeur)-des clauses de mobilité -ainsi que, lorsqu'elles existent, des délégations de pouvoir
Une négociation interprofessionnelle précisera dans les 6 mois de l'entrée en vigueur du
présent accord, les modalités d'intégration et de mise en oeuvre des principes ci-dessus dans
l'accord national interprofessionnel du 25 avril 1983 relatif au personnel d'encadrement
la encore rien de nouveau les clauses de non concurrence de mobilité et délégation de pouvoir sont des clauses qui pour être opposables aux salariés doivent être intégrées dans le contrat initial ou par avenant signé et accepté par le salarié
§ Encadrer et sécuriser les ruptures de contrat de travail
* L'obligation de motiver les licenciements :
Tout licenciement doit être fondé sur un motif réel et sérieux qui doit être
porté à la connaissance du salarié concerné.
En conséquence et compte tenu du présent accord, les parties signataires
demandent aux Pouvoirs Publics de prendre les dispositions pour que ce
principe s'applique à tous les contrats de travail.
Depuis de nombreuses années la rupture d’un contrat à durée indéterminée doit être motivée et la lettre de licenciement doit contenir les motifs précis et circonstanciés des causes de la rupture du contrat de travail.
l’employeur ne peut pas invoquer d’autres motifs que ceux figurant dans la lettre de licenciement en cas de contestation par son salarié.
* le contrat de travail doit déterminer ceux de ses éléments qui ne pourront être modifiés sans l'accord du salarié.
Afin d'atteindre l'objectif de pouvoir déterminer, a priori et de manière
limitative les éléments qui doivent toujours être considérés comme contractuels, les parties signataires conviennent de l'ouverture d'une réflexion dans les plus brefs délais.
Cette réflexion portera également sur l'application du principe selon lequel la modification des clauses contractuelles sur l’initiative de l'employeur et les modalités de réponse du salarié sont encadrées dans une procédure, de manière à assurer la sécurité juridique des parties.
Depuis plusieurs années les tribunaux ont défini les notions de modification contractuelles nécessitant l’accord express du salarié ( rémunération, qualification, fonctions, statut etc…) et de modification des conditions de travail ne nécessitant pas l’accord du salarié pour leur être opposables.
Est à dire que cette réflexion qui doit être menée puisse aboutir à des accords ou dispositions qui remettent en cause au détriment des salariés cette construction jurisprudentielle ?
Nous pouvons légitimement le penser au regard de la formulation employée par l’accord.
*Les indemnités de rupture:
il est institué une indemnité de rupture interprofessionnelle unique dont le montant ne peut
être inférieur, sauf dispositions conventionnelles plus favorables à partir
d'un an d'ancienneté dans l'entreprise, à 1/5e de mois par année de présence.
Cette mesure est une avancée sociale mais de portée modeste car un salarié ayant 10 ans d’ancienneté perçoit en cas de licenciement hors faute grave un mois de salaire.
Avec cette disposition, il en percevra deux.
Un plafond des dommages et intérets en cas de licenciement abusif est envisagé et les parties signataires conviennent de travailler avec les Pouvoirs Publics sur le sujet.
A ce jour il existe un plancher de 6 mois pour les salaries ayant deux ans d’ancienneté et travaillant dans une entreprise de plus de 10 salariés mais pas de plafond !!!!
C’est un recul des droits des salariés et de la place des juges en la matière
En effet ce plafond sera t il uniforme pour toutes les entreprises, pour toute ancienneté etc….
Quelle commune mesure entre un salarié licencié à l’age de 30 ans et un autre après 50 ans alors qu’on connaît les difficultés majeures des seniors à retrouver un emploi.
*Une mise en échec de la position de la jurisprudence qui considère qu’une insuffisance dans l'énonciation des motifs du licenciement est assimilée à une absence de cause réelle et sérieuse.
Car les partenaires souhaitent dans ce cas que soient examinés les moyens conduisant le juge à rechercher dans ce cas la cause du licenciement et à statuer sur son caractère réel et sérieux.
5. Des solutions négociées à l'occasion des ruptures du contrat de travail
Sans remettre en cause les modalités de rupture existantes du CDI, ni porter atteinte aux procédures de licenciements collectifs pour cause économique engagées par l'entreprise, il convient, par la mise en place d'un cadre collectif, de sécuriser les conditions dans lesquelles l'employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.
Ce mode de rupture, exclusif de la démission et du licenciement, qui ne peut être imposé de façon unilatérale par l'une ou l'autre des parties, s'inscrit dans le cadre collectif ci-après :
• La liberté de consentement des parties est garantie : -par la possibilité, lors des discussions préalables à cette rupture, pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix – membre du CE, DP, DS ou tout autre salarié de l'entreprise - ou par un conseiller du salarié dans les entreprises dépourvues de représentant du personnel. ,
-par l'information du salarié de la possibilité qui lui est ouverte de prendre les contacts nécessaires, notamment auprès du service public de l'emploi, pour être en mesure d'envisager la suite de son parcours professionnel avant tout consentement,
-par la création d'un droit de rétractation pendant un délai de 15 jours suivant la signature de la convention actant l'accord des parties,
-par l'homologation, à l'issue du délai de rétractation, de l'accord définitif des parties par le directeur départemental du travail.
• Le processus ci-dessus fait l'objet d'un formulaire-type reprenant les trois étapes : première discussion entre les parties, signature de la convention, homologation de l'accord par le directeur départemental du travail. Un exemplaire du formulaire est conservé par l’employeur, un exemplaire est conservé par le salarié, un exemplaire est adressé au directeur départemental du travail.
• L'accès aux indemnités de rupture et aux allocations du régime d'assurance dès lors que la rupture conventionnelle a été homologuée par le directeur départemental du travail. ( attention son silence vaut homologation)
c’est le principe de la transaction généralisée sauf que pour transiger la rupture du contrat de travail devait etre effective et notifiée au salarié
Ce mode de rupture du contrat de travail qui n’est ni une démission ni un licenciement des lors qu’il aura été homologué par le directeur départemental du travail et de l’emploi et non pas par les tribunaux !!!!!privera le salarié de toute possibilité de contester les circonstances de son départ et de demander des dommages et intérets
Les démissions forcées sont nombreuses c’est la porte ouverte à tous les abus en privant le salarié du recours à la justice !!!!!!
6. un nouveau type de contrat à durée déterminée.
Afin de permettre la réalisation par des ingénieurs et cadres de certains projets dont la durée
est incertaine, il est institué, à titre expérimental, un contrat à durée déterminée à terme
incertain et d'une durée minimum de 18 mois et maximum de 36 mois, conclu pour la
réalisation d'un objet défini. Ce contrat ne peut pas être renouvelé.
.
• Le recours à ce contrat particulier est subordonné à la conclusion d'un accord de
branche étendu ou, à défaut, d'un accord d'entreprise, précisant les nécessités
Économiques auxquelles il est susceptible d'apporter une réponse adaptée.
• Le recours à ce contrat n'est possible que lorsque la durée envisagée pour la
réalisation du projet pour lequel il est conclu est comprise entre 18 et 36 mois. Il
ne peut être utilisé pour faire face à un accroissement temporaire d'activité. La
durée approximative envisagée du projet doit être mentionnée dans le contrat.
• Lors de sa conclusion, ce contrat :
-précise expressément le projet pour lequel il est conclu et dont la réalisation
constitue le terme du contrat,
-indique la possibilité de sa rupture, à la date anniversaire de sa conclusion, par
l'une ou l'autre des parties pour un motif réel et sérieux, et que cette rupture
ouvre droit à une indemnité de rupture d'un montant égal à 10% de la
rémunération totale brute du salarié et non assujettie aux prélèvements sociaux
et fiscaux.
• Il doit également préciser les conditions et le délai dans lesquels le salarié doit être
informé de l'arrivée du terme de son contrat en raison de la réalisation du projet
pour lequel il a été conclu, ou de la proposition de poursuivre la relation
contractuelle, sous forme d'un CDI, au-delà du terme du contrat, si l'intéressé
l'accepte. Ce délai de prévenance ne peut être inférieur à deux mois.
• En l'absence de proposition par l'entreprise de poursuivre la relation contractuelle
en CDI, au-delà de la réalisation du projet pour lequel le contrat a été conclu, à des
conditions au moins équivalentes à celles du contrat initial ou, en cas de refus par
le salarié d'une proposition de poursuite d'activité en CDI, dans des conditions qui
ne seraient pas au moins équivalentes à celles du contrat initial, dans ces deux cas,
l'intéressé bénéficie :
-d'une indemnité spécifique de rupture d'un montant égal à 10% de la
rémunération totale brute du salarié et non assujettie aux prélèvements
sociaux et fiscaux,
- la notion d’offre d’emploi valable bottée en touche
Nous connaissons tous les déclarations récentes en matière de suppression des droits au chômage en cas de deux refus d’emploi valable
Qu’est ce qu’un emploi valable ????
il serait urgent que les partenaires sociaux négocient sur le sujet
mais au regard du calendrier des négociations prévues pour la mise en œuvre de cet accord des négociations ne sont pas prévues sur le sujet à moins que ce soit dans la négociation de la nouvelle convention d’assurance chômage,,,,
Par le présent accord, ses signataires ont entendu souligner la place que joue la négociation
collective, aux différents niveaux, pour parvenir à la meilleure adéquation entre les enjeux
économiques, les politiques de l’emploi, la sécurisation des parcours professionnels et
L’accroissement des compétences des salariés.
A / Dans cet esprit, ils ont convenu d'organiser, de façon cohérente, le calendrier des
négociations interprofessionnelles décidées pour la mise en oeuvre de certaines dispositions du
Présent accord :
-au cours du 1er semestre 2008 : convention d'assurance chômage (art.16)
-dans les 6 mois de l'entrée en application du présent accord : déclinaison
des principes énoncés et des objectifs fixés en matière de GPEC (art.9)
-dans les 12 mois de l'entrée en application du présent accord : conditions de
Mise en oeuvre du bilan d'étape professionnel (art. 6)
-dans les 3ans de l'entrée en application du présent accord : bilan des
accords de branche relatifs au CDD pour la réalisation d'un objet défini (art
12-b)
-les modalités d'intégration des principes de l'article 10 dans l'accord du 25
avril 1983 sur le personnel d'encadrement
-évaluation du portage salarial
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