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  • Limiter vos activités pendant un arrêt de travail !

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    Attention aux remboursements des indemnités journalières que vous avez perçues de la SS en cas  d'arrêt de travail.
    3 arrêts de la cour de cassation du 9 décembre 2010 incitent à une extrême prudence .
    En effet la cour vient de confirmer le bien fondé du remboursement par l'assuré des indemnités journalières perçues en cas d'exercice d'une activité sportive et d'un mandat de représentant du personnel .



    Petit rappel de la législation et de la jurisprudence

    Le versement des indemnités journalières par la SS est subordonné à l'obligation pour le bénéficiaire : CSS, art. L. 323-6 :de se soumettre aux contrôles organisés par le service du contrôle médical,d'observer les prescriptions de son médecin, de respecter les heures de sorties autorisées et surtout de ne pas s'adonner à une activité non autorisée


    Cette interdiction concerne toute activité professionnelle salariée ou non mais également toute activité quelconque. Sauf autorisation du médecin traitant, un assuré en arrêt maladie ne doit exercer aucune activité, qu'elle soit rémunérée ou non.
    La Cour de cassation a ainsi approuvé la suppression des indemnités journalières à l'assuré qui, lors du passage du contrôleur :
    - faisait des travaux de peinture sur la maison de ses parents
    - réparait sa voiture ;
    - faisait du jardinage , du bricolage etc..
    Même la participation à un spectacle musical , activité ludique à caractère bénévole peut justifier la suppression des indemnités journalières.

     

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    Dans les deux premières affaires  jugées le 9 décembre 2010, la Cour de cassation a validé les sanctions appliquées par des caisses de sécurité sociale à l'encontre d'assurés sociaux qui avaient participé, pendant un arrêt de travail, à une compétition sportive sans y avoir été autorisés.
    la Cour précise que c’est à l’assuré bénéficiaire d’indemnités journalières qui exerce une activité durant une période d’incapacité temporaire de rapporter la preuve que ladite activité a été autorisée.


    La Cour fonde son raisonnement sur le principe selon lequel l'attribution d'indemnités journalières de sécurité sociale à un assuré se trouvant  dans l'incapacité physique de continuer ou de reprendre le travail est subordonnée à l'obligation pour le bénéficiaire de s'abstenir de toute activité non autorisée et qu'il appartient à l'assuré  de prouver qu'il a été autorisé à pratiquer une activité.


    Dans la seconde affaire, la cour précise que  la mention « sorties libres » n'équivaut pas à une autorisation.
    Les juges de la cour de cassation ont refusé de tenir compte des arguments de l'intéressée qui indiquait  que les arrêts avaient " été prescrits en raison d’un état dépressif, ce qui justifiait la prescription de sorties libres pour éviter le repli sur soi, et que dans ces conditions, la pratique du sport, même si elle n’avait  pas été expressément autorisée par le médecin traitant, l’avait  été implicitement par l’emploi de la terminologie «sorties libres», étant précisé que la pratique du sport est reconnue comme une bonne thérapie contre un syndrome dépressif .


    La troisième affaire concerne le secrétaire d'un CHSCT.
    Ce salarié en arrêt maladie depuis le 29 août 2006 continuait  de poursuivre ses activités de représentant du personnel ; il se rendait ainsi régulièrement au local du CHSCT sur son lieu de travail. notamment le 30 août, le 31 août, le 2 septembre, le 3 septembre, le 21 octobre, le 31 octobre, le 5 novembre et le 19 novembre 2006
    Le 19 novembre 2006, il est victime d'un accident en sortant du local. ( accident du travail )
    La caisse primaire intriguée examine son cas à la loupe !
    Prenant connaissance de la poursuite de son activité au sein du CHSCT, elle lui réclame le remboursement des indemnités journalières versées depuis le début de son arrêt maladie.
    Le salarié conteste cette décision estimant que le temps passé en heures de délégation et en réunions ne peut pas être considéré comme des activités non autorisées au sens du code de la sécurité sociale.

    Les juges ne l'entendent pas de cette oreille : pour eux l’exercice répété et prolongé de son activité de représentant du personnel étant incompatible avec l’arrêt de travail et le service des indemnités journalières ; Pour les juges le fait que les heures de délégation coïncident avec les heures de sorties autorisées est sans incidence.


    La CPAM  réclamait le remboursement de l'intégralité des indemnités journalières versées soit plus de 3 000 euros

    La Cour de cassation casse le jugement et renvoie les parties devant le tribunal de DOUAI au motif que le tribunal des affaires de sécurité sociale doit s'assurer, en cas de recours contre la décision de la caisse, de l'adéquation du montant de la sanction prononcée par la caisse à l'importance de l'infraction commise par l'assuré.......

    Cet arrêt est de nature à soulever de nombreux problèmes au sein des entreprises et de multiples questions dans la tête des assurés !


    En effet selon la jurisprudence de la chambre criminelle de la Cour de cassation le mandat d'un représentant du personnel n'est pas suspendu en cas d'arrêt  de travail . Dans ces conditions  comment concilier ces  jurisprudences ?

    Les directions d'entreprise  devront elles  continuer à convoquer aux réunions les représentants du personnel qui sont en arrêt maladie ? Ne pas le faire pourrait constituer un délit d'entrave.
    En cas d'accident  pendant une réunion par exemple devront elles  faire une déclaration d'accident du travail ?

    Si l'exercice assidu du mandat peut enlever le  bénéfice  des indemnités journalières ,  quid  de la participation exceptionnelle à une ou deux réunions ?

    Le site de la SS ayant un charmant agent conversationnel Amelie  je l'ai interrogé sur les activités autorisées en cas d'arrêt  maladie.

    L'agent aussi charmant soit- il est resté sourd à mes demandes.

    j'ai donc regardé l'imprimé CERFA qui est rempli pour la circonstance par le médecin traitant : nulle place réservée aux activités autorisées  si ce n'est  l'emplacement réservée aux éléments d'ordre médical qui renvoient au 7 de la notice : " L'article L.162-4-1 1er alinéa du Code de la sécurité sociale prévoit la mention sur le volet 1 de ce formulaire des éléments d'ordre médical justifiant l'arrêt de travail, en précisant, si besoin, les éléments justifiant les sorties sans restriction d'horaire"

     

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    Cour de cassation chambre civile 2  Audience publique du 9 décembre 2010  N° de pourvoi: 09-17449

    Cour de cassation chambre civile 2  Audience publique du 9 décembre 2010 N° de pourvoi: 09-14575

    Cour de cassation chambre civile 2 Audience publique du 9 décembre 2010 N° de pourvoi: 09-16140

     

  • cumulards et butinages de Boutin !

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    imagese.jpegMon récent article  sur l'interdiction pour un salarié de cumuler plusieurs emplois à temps partiel avec dépassement  de la durée maximale de travail et les risques qu'il encourt en cas d'infraction de se voir licencier pour faute  grave  m'amène à faire un parallèle  avec la situation de nos politiques qui cumulent fonctions, mandats etc...

    Les puristes m'indiqueront ( je le sais très bien)  que nous ne sommes pas sur le même  terrain mais force est de constater que le parallèle est choquant au point de vue " social "

    En effet si les salariés cumulent des jobs pour s'en sortir financièrement avec une épée de Damoclès sur la tête,  les politiques cumulent cumulent sans vergogne et sans risque

    Christine Boutin a fait la une des journaux avec son salaire  mensuel de 9500 Euros, une voiture de fonction, des locaux etc..pour rédiger un rapport ..

    En additionnant  tous ses mandats on en arrive à un ensemble de salaires et indemnités de 17 500 euros par mois , sans compter les notes de frais pour se déplacer, se loger..Madame Boutin ne fait pas exception. voir le Blog de René Dosières

    Le cumul de mandats est un non sens  car comment  peut-on   remplir de manière correcte de multiples fonctions ?????


    cumulsmall.1245362215.jpgvendredi 28 mai, nos députés ont repoussé une disposition proposée par le député René Dosières visant à supprimer le cumul pour les ministres entre leurs salaires de ministres et leurs indemnités de maire ou conseiller général ( voir les débats )

    extrait "René Dosière. Cet amendement, s’il était adopté, aurait une valeur exemplaire car il a pour objet de mettre fin à une anomalie de notre République, qui apparaît d’autant plus choquante à l’heure où le Gouvernement impose aux Français une politique de rigueur. 

    Il est proposé de supprimer le cumul des indemnités pour les ministres. Il faut en effet savoir que les ministres, lorsqu’ils exercent des mandats locaux – ce qu’ils sont nombreux à faire –, ont la possibilité de cumuler leurs indemnités dans la limite d’une fois et demi leur traitement ministériel.

    Jusqu’en 2002, ce coefficient avait un impact plutôt limité puisqu’à l’époque les traitements des ministres, du moins pour leur partie officielle, étaient relativement modestes. En 2002, ces traitements ont bénéficié d’une augmentation afin qu’ils atteignent un niveau plus convenable – environ 14 000 euros bruts pour un ministre et 13 000 euros bruts pour un secrétaire d’État –, disposition tout à fait souhaitable que j’ai approuvée. De manière automatique, l’application du coefficient de 1,5 a ainsi permis à certains ministres d’atteindre une rémunération allant jusqu’à 21 000 euros. On est devant ce paradoxe qu’un ministre à temps partiel – car un ministre ayant un mandant local ne peut consacrer tout son temps à son ministère – gagne davantage qu’un ministre à temps plein, ce qui me paraît tout à fait immoral.

    Dans certains pays ayant mis en place des plans de rigueur, les gouvernements veulent montrer l’exemple en diminuant la rémunération des ministres. Je ne suis pas certain que le meilleur exemple à donner soit de réduire systématiquement les rémunérations des responsables publics dans la mesure où celles-ci ne me paraissent pas excessives. Il ne faut pas stigmatiser les dirigeants.

    En revanche, lorsque ces rémunérations relèvent de l’abus, on se grandit à mettre fin à ces pratiques, car cumuler des rémunérations lorsque l’on est ministre, c’est plus qu’une anomalie, c’est un abus.

    Dans les difficultés qui sont les nôtres aujourd’hui, il serait bon que la représentation nationale incite les ministres à renoncer à ce cumul. Le traitement dont ils disposent me paraît correct, les avantages en nature dont ils bénéficient sont importants – il appellerait d’ailleurs un peu plus de clarté –, il ne leur est donc pas nécessaire de percevoir en plus les indemnités liées à leur mandat local."

    AH.... la belle France  que voici !  Sommes nous encore en Démocratie  ? je me le demande  !!!

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