mercredi, 10 juin 2009
procèsland c'est le nouveau visage de la France.
combat d'arrière garde ou de vieilles lunes ! le ridicule ne tue pas en revanche il ne grandit pas dans ce cas le syndicat de la magistrature.... car c'est la liberté d'expression qui sera finalement menacée.

c'est ma réaction à chaud sur l'information diffusée par de nombreux médias dont le Nouvel Observateur concernant la plainte déposée par l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) contre la garde des Sceaux pour "injure contre un corps constitué", parce qu'elle aurait qualifié les magistrats de "très sournois".
La phrase litigieuse figure dans un article du magazine Entreprendre publié en avril, transcrivant un dialogue entre la ministre et plusieurs convives au cours d'un «déjeuner-débat» au restaurant parisien Fouquet's réunissant une quinzaine de convives, dont l'ancien ministre socialiste et avocat Roland Dumas et l'avocat Jacques Vergès, avec pour invitée principale la ministre de la Justice.
Revenant sur la contestation de la réforme de la carte judiciaire, Roland Dumas avait déclaré que les magistrats et avocats étaient des «corps très réactifs».
Rachida Dati aurait ajouté à ces propos " et très sournois.

voici le communiqué diffusé en mai 2009 sur le site du syndicat de la magistrature:
"L’USM, scandalisée par ces propos, exige des explications sur ce qui ne peut pas être un simple dérapage verbal.
Elle s’inquiète de la participation active de la Garde des Sceaux à l’entreprise de dénigrement de l’image des magistrats auprès de l’opinion publique.
L’USM envisage une action en justice pour répondre à cette attaque gratuite, susceptible de recevoir une qualification pénale."
Faisons un peu de droit
- qu'est ce qu'une injure ?
selon l'article 29 de la loi DU 29 JUILLET 1881 sur la liberté de la presse "Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure."
- qui doit -elle viser pour être punissable ?
selon l'article 33 de cette même loi l'injure doit viser " les corps ou les personnes désignés par les articles 30 et 31 de la présente loi ".
l'article 30 vise les tribunaux, les armées de terre, de mer ou de l'air, les corps constitués et les administrations publiques,
- dans quelles circonstances ou par quels moyens doit- elle avoir été exprimée?
les moyens renvoient à l'article 23 "' soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l'écrit, de la parole ou de l'image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique..."
de l'ensemble des ces textes il s'agit de déterminer si :
- le fait d'avoir traité les magistrats de sournois (qui selon le dictionnaire signifie Qui dissimule ses sentiments ou ses intentions dans un but malveillant.) est une injure c'est à dire une expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait
- l'adjectif sournois prononcé au cours d'un déjeuner débat dans un restaurant peut être assimilé à un discours cris menaces proférés dans des lieux ou réunions publics
- si les magistrats et non la magistrature ( chaque mot a son importance ..) sont " un corps constitué."
je laisse le soin aux éminents spécialistes du droit pénal de débattre à loisir du sujet
Mes réactions maintenant
on assiste en ce moment à une véritable épidémie de plaintes pour injures.
la dernière en date :la plainte de Nadine Morano contre les internautes qui déposent sur ces vidéos des propos peu courtois et notamment le fameux " hou la menteuse" reproché à une internaute de la région de Dax.
beaucoup ont commenté l'action de Nadine Morano
les réactions du public ont été sévères et l'image de Nadine Morano n'a pas été embellie par cette "pitoyable" histoire..
le syndicat de la magistrature semble jouer dans cette même cour d'école- je ne peux dire qu' hélas trois fois hélas
par son action en justice il souhaite que la garde des sceaux soit sanctionnée pour ces propos qui selon le syndicat " participent activement à l’entreprise de dénigrement de l’image des magistrats auprès de l’opinion publique.
regardons cette affaire de plus près
- si le syndicat n'avait pas porté l'affaire en justice les propos autour d'une table , retranscrits dans un magazine en avril seraient passés presque inaperçus
en effet le magazine en question "Entreprendre" fait partie du groupe Lafont et compte 322 000 lecteurs
comment dans ces conditions pouvoir soutenir que l'opinion publique risque d'avoir une mauvaise image de la magistrature pour des propos diffusés dans un magazine à diffusion relativement restreinte!
il est vrai que les lecteurs de ce magazine sont en majorité des chefs d'entreprise et cadres dirigeants ceci explique peut être cela !!!!
- depuis la nomination de Rachida Dati à la chancellerie les relations avec les magistrats sont houleuses, tendues pour ne pas dire plus
lorsque les magistrats sont descendus dans la rue en fin d'année 2008 pour dénoncer les pressions de la chancellerie , les injonctions diverses, leurs conditions de travail bref tout un contexte qui nuisait gravement au bon fonctionnement de la justice ,à son indépendance au grand dam des justiciables que nous sommes , ils avaient raison mille fois raison
les témoignages des magistrats sur des blogs forts connus et appréciés comme celui de Maître Eolas et dans certains médias ont permis au public de toucher du doigt le quotidien de ces magistrats et ce rapprochement entre public et magistrature a été à mon sans salutaire.
- les syndicats de la magistrature ont tenté plusieurs actions internes pour mettre fin aux pressions exercées par le Garde des sceaux
force est de constater que leur voix a été entendue puisque Madame Dati va quitter son ministère pour nous représenter au parlement européen...
dans ces conditions quel but poursuit le syndicat de la magistrature !
lancer une mise en garde au ministre qui va suivre et de ce fait à Nicolas Sarkozy !
ou plûtot " donner un coup de griffe vengeur " à un ministre qui a longtemps trouvé grâce aux yeux de Nicolas Sarkozy et surtout de son ex épouse cécilia Sarkozy ....
les raisons qui poussent le syndicat de la magistrature à porter l'affaire devant la justice sont obscures et peut être politiques
ce qu'il faut retenir en revanche c'est que si le syndicat avait gain de cause ce serait une claque immense qui serait donnée à la liberté d'expression
tous les journalistes, écrivains, blogueurs et internautes seraient muselés ou s'auto censureraient de peur d'être poursuivis pour injures dès lors qu'ils se risqueraient à critiquer les corps constitués c'est à dire les corps d'état , fonction publique en tête !
en effet si l'adjectif sournois est considéré comme une injure nous tournerons tous notre langue dans notre bouche et nos plumes dans nos encriers avant de parler ou d"écrire quoi que ce soit....
en agitant et brandissant le code pénal comme l'Église brandissait sous l'inquisition la bible et le crucifix avez vous pensé à cela ?

n'aurait il pas été plus opportun et plus sage de laisser de coté vos rancoeurs que de porter l'affaire en justice
car si votre action n'aboutit pas c'est votre influence qui sera amoindrie
si vous avez gain de cause c'est la liberté d'expression que vous écraserez

ps /j'attends enfin avec impatience les commentaires de nos internautes avocats et magistrats comme ceux de Monsieur Bilger ou de Maître Eolas sur le sujet
rappelons que Monsieur Bilger a publié un article sur Nadine Morano souhaitons qu'il ne reste pas muet sur l'action de l'USM
14:34 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | JUSTICE | Lien permanent | Tags : magistrature, usm, plainte, injure, corps constitué, rachida dati, justice, droit, liberté d'expression |
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dimanche, 26 avril 2009
Magistrats votre indépendance est morte!
l'affaire Outreau a sonné le glas de l'indépendance de la magistrature , le pouvoir politique peut se vautrer dans sa victoire!
Nul n'ignore maintenant que les pouvoirs politiques successifs s'immiscent dans le fonctionnement de pouvoir judiciaire ce qui a généré une méfiance grandissante et maintenant de l'hostilité des citoyens de notre pays à l'égard de la magistrature.
qu'on ne se trompe pas : le rôle des magistrats qu'ils soient du siège ou du parquet n'est ni de plaire au public ni de faire allégeance au pouvoir politique en place mais de garder le temple : celui du respect de nos droits inscrits dans notre constitution et des lois dans l'intérêt général .
par action ou par omission les magistrats en charge d'affaires hautement médiatisées n'ont -ils pas failli à ce devoir ?
les faiblesses dont ils ont fait preuve ont été exploitées par le pouvoir en place pour mieux MUSELER la magistrature..
ces faiblesses lui ont fait perdre le soutien et surtout le respect de l'opinion publique.
l'épilogue de l'affaire Outreau vient à point nommé pour la discréditer aux fins de mieux l' isoler pour l' affaiblir.
en effet cette affaire telle qu'elle a été instruite , la mise en accusation du seul magistrat instructeur du fait de ses manquements répétés, et la récente décison prise par le CSM ternissent de manière implacable l'image de la justice dans son ensemble.
lire un excellent billet posté par Maître Gilles Devers clic ici
Magistrats vous avez récemment fait un mouvement pour expliquer vos difficultés, les pressions exercées sur vous par la chancellerie , vos manques de moyens humains et matériels qui vous empêchent de rendre une justice sereine , vous vous dressez contre la disparition du juge d'instruction... vous avez raison milles fois raisons
mais qui vous entend qui vous soutient?
Ni les médias , ni le public et le pouvoir en place qui n'a pas été épargné par certains d'entre vous ces dernières années applaudit car il a gagné : il est sur le point , par les changements structurels qu'il a prévus, de faire de vous ses serviteurs .
personne ne bougera car l'opinion publique est contre vous
les grands perdants seront les justiciables et la démocratie car le pouvoir politique pourra ainsi mieux prendre la main sur vous et l'affaire Outreau est le prétexte révé pour justifier des réformes au sein de la magistrature qui sonnent le glas de votre indépendance vis à vis de l'exécutif.
comment en sommes nous arrivés à cette situation?
- tout d'abord la formation des magistrats n'est plus adaptée à notre société.
par volonté politique ( que ce soit de gauche ou de droite) cette formation privilégie les têtes bien pleines ,les techniciens du droit
c'est l'éternelle discussion entre l'application rigide des textes qui peut amener à des injustices flagrantes à celle des baïonnettes intélligentes qui s'écartent de cette application rigide lorsqu'elle peut mener à une injustice.
pour exercer cette profession le magistrat doit faire preuve non seulement d'une technicité irréprochable mais aussi d'une grande maturité personnelle . quelle est la place faite à la psychologie dans les épreuves d'admission, la formation ou les stages?
il serait nécessaire pourtant de vérifier si ceux qui veulent embrasser cette profession ont bien les qualités humaines requises.
il serait ensuite nécessaire que chaque futur magistrat apprenne à se connaître , à prendre conscience de ses limites pour mieux comprendre les situations auxquelles il va être affronté ce qui éviterait de cultiver l'arrogance du technicien et de privilégier l'humilité de praticien.
je ne sais plus dans quel livre j'ai lu cette phrase magnifique:
"la robe que vous portez est le symbole de votre impartialité mais elle ne peut pas vous protéger de vous même."

- la magistrature est une profession méconnue qui n'a fait aucun effort de pédagogie pour se rapprocher des justiciables et a donné l'image d'une justice aux ordres.
qui fait la différence entre la magistrature du siège indépendante et inamovible qui rend la justice et tranche les litiges et le parquet qui représente la collectivité c'est à dire l'intéret général ?
quel beau nom que celui de Procureur qui vient du latin pro curare: " prendre soin de "
les grandes affaires pénales mobilisent l'attention du public mais elles sont loin de représenter l'essentiel de l'activité des magistrats.
En droit tous les magistrats sont indépendants y compris les magistrats du parquet qui peuvent en toutes circonstances poursuivre une affaire lorsqu'ils ont été saisis au lieu de la classer sans suite.
Mais voilà on assiste au même phénomène que celui que nous observons dans la presse celui de l'auto censure...
un coup de fil de la chancellerie qui conseille plus ou moins adroitement et discrétion d'enterrer telle ou telle affaire , tout jeune magistrat qui n'est pas soutenu par sa hiérarchie , et quelquefois incité par cette dernière à suivre le " conseil de la chancellerie" va vite comprendre où est son intéret de carrière ..
bien plus il est devenu courant que les magistrats du parquet soumettent leur décision dans les affaires sensibles à l'avis de la chancellerie!
il faut avoir une nature hors du commun pour résister aux chants des sirènes !
Ce sont ces petits ou grands abandons de certains magistrats qui ont donné l'image d'un parquet aux ordres de l'exécutif en place et de l'intouchabilité de ceux qui détiennent le pouvoir politique financier et économique.
beaucoup d'affaires ont été dévoilées par les médias mais combien ont abouti à de réelles condamnations
c'est jouer avec le temps et l'oubli .
Rien de plus redoutable que le pouvoir de l'inertie !.
- la lenteur de la justice due notamment aux manques de moyens nuit à l'intéret des justiciables
à cette lenteur viennent s'ajouter les débours multiples auxquels doivent faire face les justiciables notamment les honoraires et frais des avocats , avoués, huissiers qui bien souvent ne sont pas à la hauteur de leurs prestations ( sauf les frais réglementés pour les huissiers).
l'aide juridictionnelle ne compense pas les différences entre les justiciables .
il n'y a égalité à l'accés au droit qu'en théorie mais la pratique est bien différente!
je ne prétend pas tout expliquer je donne mon modeste avis sur un fait majeur une fracture entre le monde de la justice et les Français.
le pouvoir executif s'y est engoufré le loup est dans la bergerie
poussez de hauts cris il est peut être trop tard.
17:29 | Commentaires (5) | Envoyer cette note | JUSTICE | Lien permanent | Tags : outreau, burgaud, csm, magistrature, décison, sanctions, amnistie, chancellerie, droit, justice, juge d'instruction; |
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dimanche, 11 janvier 2009
chronique d'une mort annoncée ou la suppression du juge d'instruction
les réformes se succèdent dans tous les domaines et le projet de suppression du juge d'instruction qui devient le juge de l’instruction simplement chargé de contrôler les mesures d’enquête ,crée de vives inquiétudes notamment parmi les magistrats et les avocats.
pour quelles raisons le monde de la justice est- il en émoi ?
nos libertés sont -elles menacées?
pour comprendre les inquiétudes exprimées il faut tout d'abord faire un point sommaire du rôle du juge d'instruction au sein de la magistrature
le juge d’instruction est un magistrat du tribunal de grande instance.
"Dans la procédure pénale, le juge d’instruction est un magistrat chargé de rassembler l'ensemble des éléments d'une infraction pour permettre l'éventuel jugement de son auteur. Il est obligatoirement saisi lorsqu’un crime est commis et souvent pour les délits graves et complexes."il intervient en général dans les affaires pénales les plus graves ( toujours en matière criminelle )
sous le contrôle de la chambre de l'instruction de la Cour d’appel, il procède à tous les actes qui permettent la manifestation de la vérité. Il rassemble tous les éléments de l'affaire, qu'ils soient à charge ou à décharge.
Il peut décider la mise en examen d'une personne ou l'entendre comme témoin assisté.
A la fin de l’instruction, le juge d’instruction donne connaissance à la personne mise en examen, en présence de son avocat, des charges qui pèsent contre elle et reçoit ses observations. La personne est alors mise en cause. Dans le cas où les charges ne sont pas suffisantes, le juge rend une ordonnance de non-lieu.
dans le cas contraire le juge renvoit la personne mise en examen devant la cour d'assises ou le tribunal correctionnel pour y être jugée.
Ses ordonnances sont susceptibles d’appel.
le juge d'instruction ne se saisit pas de lui même d'une affaire c'est le procureur de la République qui ouvre une information judiciaire
ou la victime qui se constitue partie civile.
les pouvoirs du juge d'instruction sont étendus:
il procède aux interrogatoires des personnes contre lesquelles des indices ont été recueillis, entend les témoins , désigne des experts
Le juge d’instruction peut exiger qu’une enquête de personnalité ou une enquête sociale (situation matérielle, familiale et sociale) soit menée sur les personnes mises en examen ;
il peut procéder à des perquisitions, mettre sous scellés des objets ou des documents ;
il peut ordonner le contrôle judiciaire et rejeter les demandes de mise en liberté.
Il a également le droit d’autoriser des écoutes téléphoniques qui sont effectuées sous son autorité et sous son contrôle.
Il peut également saisir le juge des libertés et de la détention pour lui demander le placement du mis en examen en détention provisoire à l’issue d’un débat contradictoire.
Le juge d'instruction peut ordonner aux services de police ou de gendarmerie de procéder à des actes d'enquête sous sa direction au moyen d'une commission rogatoire.
D'après les statistiques de la Chancellerie, en 2006, les parquets ont eu à traiter 4 953 065 affaires pénales. Sur ce total, seules 1 526 396 étaients "poursuivables" et finalement, elles ne sont que 30 566 à terminer dans le cabinet d'un magistrat instructeur. Soit tout juste 2%.
le juge d'instruction un professionnel mal perçu par le public
depuis plusieurs années le juge d'instruction cristallise les erreurs et les dysfonctionnements de la justice et pourtant bon nombre d'entre eux ont permis la manifestation de la vérité dans des affaires complexes
Donnons quelques exemples
Eva Joly a instruit plusieurs affaires connues.
Affaire Bernard Tapie, affaire Elf qui aboutit à l'incarcération de l'ancien PDG, Loïk Le Floch-Prigent.
"Eva Joly est reconnue comme la magistrate qui a ouvert les yeux des citoyens sur les rouages de la corruption dans les milieux politico-financiers".
Eric Halphen et les HLM de Paris:
en 1994 il instruit l'affaire des HLM de Paris et des HLM des Hauts-de-Seine. Une affaire longue et complexe qui l'amènera à quitter la magistrature pendant plusieurs années, après avoir «subi des pressions» et des «tentatives de déstabilisation».
49 personnes sont mises en cause , dont des personnalités politiques comme Jean Tibéri, alors maire de Paris, ou encore Jacques Chirac, convoqué comme témoin, dans une grande histoire de fraude et de financement opaque du RPR.
Eric Halphen est dessaisi de l'enquête en septembre 2001 par la cour d'appel de Paris, qui annule une partie de la procédure pour vice de forme. C'est le juge d'instruction Armand Riberolles qui lui succède.
Jean-Louis Bruguière
il s'est occupé des grands dossiers sur le terrorisme Lorsqu'il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy et se présente aux élections législatives, une plainte est déposée au Conseil d'Etat pour souligner l'illégalité de sa candidature. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le contraint alors à démissionner en juin 2007.
Marie-Odile Bertella-Geffroy
spécialisée dans les affaires médicales. Vache folle, amiante, sang contaminé ou encore Tchernobyl, Marie-Odile Bertella-Geffroy est «la spécialiste» des grands scandales médicaux. Elle est actuellement chargée de l'affaire du petit Ilyes
Renaud Van Ruymbeke
Connu pour l'affaire des frégates de Taïwan, Renaud Van Ruymbeke a mené l'instruction de plusieurs grandes affaires politico-financières. Il a été vivement critiqué pour son implication dans l'affaire Clearstream.
Il est maintenant au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris et chargé de l'affaire Kerviel, l'ancien trader de la Société générale.
Jean-Michel Lambert et l'affaire du petit Grégory
affaire de tous les dérapages. violation du secret de l'instruction, acharnement médiatique.
L'Etat français est condamné, le 28 juin 2004, à verser 35.000 euros d'indemnités pour «faute lourde» à chacun des époux Villemin. Le 3 décembre 2008, la cour d'appel de Dijon ordonne la «réouverture de l'enquête».
Le juge Burgaud et l'affaire d'Outreau
Elle débute en 2000 à Boulogne-sur-mer où les services sociaux signalent des soupçons d’abus sexuels sur enfants à Outreau. Une information judiciaire est ouverte pour viols, agressions sexuelles, corruption de mineurs et proxénétisme. Le jeune juge d’instruction Fabrice Burgaud dirige l’enquête et le procès s'ouvre en mai 2004. Dix-sept adultes comparaissent devant la cour d’assises du Pas-de-Calais. Six sont condamnés. En 2005, Myriam Delay, principale accusatrice de l’affaire, avoue «avoir menti» et innocente les accusés.
Pour la première fois, le président de la République présente ses excuses aux anciens accusés, par le biais d’une lettre rendue publique par l’Elysée. Le ministre de la Justice de l'époque Pascal Clément affirme la «nécessité» d’une réforme de la procédure pénale, qui passera notamment par la fin du travail en solitaire du juge d’instruction pour les affaires complexes.
réaction du syndicat de la magistrature
selon le syndicat il y a un transfert de compétence du juge de l’instruction simplement chargé de contrôler les mesures d’enquête au bénéfice du parquet, statutairement soumis au pouvoir exécutif.
"Cet accroissement des pouvoirs du parquet intervient à un moment où le pouvoir politique ne cesse de renforcer sa tutelle sur les procureurs dont la carrière dépend entièrement de l’exécutif."I
selon le syndicat de la magistrature le pouvoir exécutif pourra avec la suppression de ce magistrat " choisir les enquêtes qu’il souhaite voir mener… ou pas."
ce qui est d'autant plus inquiétant que le président de la République annonçait devant l’université d’été du MEDEF sa volonté de dépénaliser le droit des affaires et de protéger les chefs d’entreprise du risque pénal…
par ailleurs "la suppression du juge d’instruction interdira aux plaignants de se constituer partie civile pour contrer l’inertie des parquets (santé publique, accident du travail, violences policières etc…)."
Le Syndicat de la magistrature "s’oppose avec force à une telle configuration de la justice pénale qui constitue une grave atteinte à la séparation des pouvoirs et remet en cause l’équilibre démocratique.Il s’inquiète d’une concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif dans tous les secteurs de la société civile (médias, fonction publique, santé, recherche, éducation, limitation du débat parlementaire)."
je vous mets le lien du blog de Maitre éolas qui expose également ses inquiétudes dans un billet intitulé Premières réflexions sur la suppression annoncée du juge d'instruction
justice au singulier animé par Philippe Bilger ne partage pas cette inquiétude dans un billet intitulé faut il condamner le juge d'instruction
selon le journal le Monde
"La réforme du juge d'instruction est une question évoquée depuis une vingtaine d'années dans le monde judiciaire. La question a été récemment relancée par l'interpellation musclée de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, et auparavant par l'affaire Outreau. La commission parlementaire d'Outreau, qui avait tenté de tirer les leçons de cette affaire judiciaire, avait prôné l'exact inverse de ce que M. Sarkozy défendera mercredi. "La commission avait repoussé en 2006 la suppression du juge d'instruction au profit d'un juge de l'instruction en se fondant notamment sur des exemples étrangers", rappelle Catherine Giudicelli, présidente de l'Association française des magistrats instructeurs. "On fait fi de tout ce travail. Cette réforme, on la met au panier", a-t-elle déploré.
"Le tollé a été général dans le monde politique, avec des réaction plus ou moins scandalisés au sein de l'opposition. Au PS, Jean-Marc Ayrault s'est élevé contre la "tentation totalitaire" vers laquelle "glisse l'Etat Sarkozy", tandis que Benoît Hamon, porte-parole du parti, a promis "beaucoup de vigilance". "Cette réforme s'effectue dans un climat mauvais : celui de la remise en cause de toutes les lois anti-corruption prises dans les années 1990", constate Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Pour le Parti communiste, le chef de l'Etat "veut une justice aux ordres de l'exécutif" alors que le vice-président du FN, Wallerand de Saint-Just, a déclaré que "la justice française n'a pas besoin, à l'heure actuelle, de ce genre de 'réforme', elle a besoin de moyens, d'indépendance et de se montrer moins politisée". François Bayrou voit quant à lui dans ce projet un nouvel exemple des "foucades" du chef de l'Etat, qui touchent "à peu près tous les sujets de la société française".
bref cette réforme annoncée n'a pas fini de soulever contestations et polémiques
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samedi, 10 janvier 2009
réflexions sur les derniers évenements de la semaine
je serais peut être censurée pour le billet que je poste ce matin
ce billet est un commentaire que je viens de faire sur un article au demeurant excellent d'une journaliste Aliocha dont j'ai mis le lien dans ma blogroll
chère Aliocha
j’ai lu avec beaucoup d’attention votre billet et je reste sous le charme de votre plume.
Mais cette plume aussi talentueuse soit -elle ne m’a pas convaincue .
Ne voyez pas dans ce commentaire une attaque personnelle loin de là mais le simple exposé de mon avis qui se forge au fur et à mesure des évenements que nous vivons .
Nicolas Sarkozy Créon ou Antigone ? n’avez vous pas pensé à une troisième hypothèse Mandrake ou Oudini le roi de l’illusion pour cacher un autocrate qui n’ose avouer son nom.
Nicolas Sarkozy s’est fait élire sur un programme qui a géné aussi bien la gauche que l’extrème droite car nombreuses de ses propositions empiétaient sur leur propre programme.
lorsque j’ai lu les propositions faites par le candidat Sarkozy j’ai été effarée des contradictions évidentes et ce qui se passe en matière sociale en est l’illustration criante.
des réformes qui se succèdent au pas de charge, dans la précipitation et qui s’entrechoquent se contredisent.
le tout aboutissant à une grande braderie des droits des salariés au nom de la sacro-sainte économie libérale , de la mondialisation ,de la guerre économique.
les syndicats en signant des accords qui vont à l’encontre des droits des salariés perdent de la crédibilité et de l’audience . c’est la première victoire de notre président réduire l’impact syndical .
celui de l’opposition a déjà considérablement été réduit car la gauche n’est plus l’ombre que d’elle même.
et dans le monde que nous connaissons la Gauche a-telle encore un sens?
Ensuite le monde de la justice qui ne cesse de nous alerter sur les dérives et les risques des réformes en cours.
la justice n’a pas une bonne image auprès de l’opinion publique et le président le sait fort bien alors il en joue pour mener là encore des réformes qui risquent à mon sens de réduire le champ d’autonomie et d’indépendance de la justice à l’égard du pouvoir exécutif .
C’est la deuxième victoire du Président la magistrature va s’agiter mais ne trouvera aucun soutien aupres du simple citoyen alors les réformes passeront
les journalistes maintenant contre pouvoir par excellence lorsqu’ils sont véritablement indépendants .
les concentrations de la presse entre les mains de groupes financiers puissants et omniprésents dans le paysage politico-financier interrogent et interpellent les professionnels que vous êtes
mais surtout vous êtes noyés par l’agitation les gesticulations médiatiques de notre président et de son gouvernement , beaucoup d’entre vous n’ont plus le temps du recul de la refléxion écrivent dans l’urgence toujours plus vite …
et c’est la troisième victoire vous décrédibiliser au yeux de l’opinion publique il suffit maintenant de faire semblant de donner de l’importance aux médias dits citoyens et le tour est joué
l’art et la manière de créer les contre feux, les oppositions entre les uns et les autres , créer la diversion pour dans l’ombre consolider un pouvoir exécutif tres fort qui empiète sur les autres pouvoirs et à terme vous savez fort bien quel en sera le résultat car l’histoire se répète.
Aliocha oui ce matin j’ai peur de ce qui est en train de se passer
oui je crains pour la paix sociale
oui je redoute des mouvements sociaux qui ne seront plus canalisés
on ne peut pas réduire sous silence 8 millions de personnes vivant en dessous de 800 euros par mois
nous avons à faire à un véritable autocrate qui a une revanche à prendre sur son propre passé
les historiens s’en donneront à coeur joie pour expliquer les motivations de notre président qui est omniprésent toujours au devant de la scène en constante représentation dans un show dérisoire.
oui Aliocha je crains pour notre démocratie
09:01 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent | Tags : aliocha, nicolas sarkozy, pouvoir exécutif, politique, justice, magistrature, journaliste |
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