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louis schweitzer

  • la mondialisation financière crée les inégalités et les revenus des grands patrons : deux articles importants de l'observatoire des inégalités

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    je reproduis des extraits de deux  documents de l'observatoire des inégalités qui me paraissent importants

    • le premier concerne  les effets de la mondialisation financière sur les inégalités

    • le second   les revenus des grands patrons à l'heure  de la crise économique

    Les inégalités et la mondialisation financière

    Les inégalités de revenu se sont accentuées entre 1990 et 2005 dans plus de deux tiers des 85 pays étudiés par le Bureau international du travail

    La principale raison avancée par le BIT est l’essor de la mondialisation financière. En effet, la forte mobilité des capitaux affaiblit le pouvoir de négociation des syndicats et produit une hausse démesurée des salaires des dirigeants (+ 45 % aux Etats-Unis entre 2003 et 2007 contre + 3 % pour le salarié moyen). De plus, elle engendre une concurrence fiscale entre les Etats qui réduit leur capacité de redistribution sociale. Entre 1993 et 2007, le taux moyen d’imposition sur les sociétés a baissé de 10 points tandis que l’imposition sur le revenu des plus aisés a diminué de 3 points.

    Pourtant, les pays qui ont connu la plus forte croissance économique ces 25 dernières années affichent en moyenne le plus faible niveau d’inégalités. Ainsi, les pays avec de faibles inégalités ont connu une croissance moyenne de 2,5 % par an depuis 1980 alors qu’elle n’a été que de 1 % dans les pays les plus inégalitaires.

    les revenus des grands patrons à l'heure  de la crise économique

    Les rémunérations des patrons des 120 plus grandes entreprises cotées en bourse ont augmenté de 3,4 % en 2007, selon les chiffres publiés dans le 10ème rapport annuel de la société Proxinvest. La part fixe de leur salaire a progressé de 6,7 %. Le salaire moyen des seuls patrons des entreprises du CAC 40 (l’indice des 40 plus grandes valeurs boursières) atteint en moyenne 4,7 millions d’euros, soit 275 années de Smic. Pour eux, une augmentation de 3,4 % représente 160 000 € de plus par an, soit ce que 13 smicards touchent en un an.

    De son côté, sur un échantillon encore plus restreint de 23 "supermanagers" selon l’expression du magazine Capital (novembre 2008), la progression a été de + 20 %. A lui seul, Jean-Philippe Thierry, le patron des AGF a touché 23,2 millions d’euros, soit presque deux millénaires de Smic. On notera que la 9ème place du classement de Capital est occupée par Louis Schweitzer, président à la fois du Conseil d’administration de Renault et de la Haute autorité de lutte contre les discriminations.... et pour l’égalité1] ! [

    Ces sommes sont astronomiques pour la plupart des salariés, dont la moitié touchent moins de 1 600 €, et à qui l’on refuse souvent des hausses de salaires très modestes. Reste à savoir quelles seront les conséquences de la crise pour ces dirigeants. En période de forte croissance, ils sont récompensés pour l’argent qu’ils sont censés faire gagner à leur entreprise, en réalité le fruit de leur stratégie, mais surtout du travail de l’ensemble des salariés et d’un contexte global plus ou moins favorable. En période de ralentissement, leur responsabilité sera-t-elle autant mise en évidence ? Si c’est le cas, alors ces revenus devraient baisser très sensiblement. Réponse l’an prochain.

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