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isère

  • les coquins surfent sur les vagues de la légalité .....

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    GIGN-intervention-dans-un-batiment.jpgNous connaissions le GIGN  Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale,  maintenant nous  allons "tâter",  dans un autre registre , du  GIR   /  Groupe d'intervention régional.


    En effet - Le Groupe d'intervention régional (GIR) spécifiquement isérois, le premier à vocation départementale hors Île-de-France, dont la création avait été annoncée par Nicolas Sarkozy après les violences de la mi-juillet, a été installé le 5 août 2010 à Grenoble par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

    Ce GIR départemental doit "contribuer à la sécurisation des quartiers sensibles de Grenoble".

    Il permettra de mobiliser tous les services de l'Etat :

    En effet le Gir de Grenoble, qui rassemble comme les 35 autres en France : policiers, gendarmes,  agents du fisc, douaniers, inspecteurs du travail, URSSAF, inclura, "et c'est une première" a souligné Brice Hortefeux, des agents de la Caisse nationale des assurances maladie et de la Caisse d'allocations familiales.
    En outre, un spécialiste de la fraude documentaire participera à l'action du Gir de l'Isère, qui comprend huit membres permanents, sous la direction du commandant de police Denis Dubuis, ancien chef de la section stupéfiants de la police judiciaire.

    Expérience-pilote, selon Brice HORTEFEUX.

    Selon le préfet de l'isère  : Il s'agit de "s'attaquer à toutes les formes d'économies parallèles, y compris les fraudes aux prestations sociales".

    Le ministre indique qu'il s'agit d'une expérience pilote  ! mais une généralisation  sur tout le territoire national n'est- elle pas envisagée ?

    Si cela était le cas  ce  serait la porte  ouverte   à un climat de délation généralisée.

    Afin que votre action soit la plus efficace possible je me permets de vous suggérer de créer avec le GIR  le GICAS  ou groupe d'intervention POUR les citoyens au dessus de tout soupçon .

    Pourquoi  ce persifflage penseront certains lecteurs?

    Persifflage désabusé car je porte un regard ironique  et critique à la fois sur  cet arsenal  douteux qui  :

    • a pour  objectif premier  de rassurer  l'électorat de droite  et  d' attirer les électeurs  habituels de l'extrême droite ( élections prochaines obligent ! )
    • constitue  un réel danger  pour nos libertés  et ouvre la voie à la délation généralisée
    • ne cible pas  la véritable "délinquance " :
    • la "délinquance"   des financiers qui par leurs abus  ont saccagé notre économie
    • la "délinquance"  des actionnaires des multinationales  qui pour gagner plus délocalisent  , licencient  restructurent... et finalement plongent notre économie dans la récession..
    • la "délinquance" de tous ceux qui  élus  pour nous représenter  ont abusé et abusent de leur pouvoir,  entretiennent l'opacité et saccagent   notre démocratie
    • bref  la " délinquance " des coquins  qui surfent sur les vagues de la légalité ...


    source localtis.info publié le 05 août 2010

    Comme l’avait demandé son maire, Michel Destot, Grenoble a désormais son groupe d’intervention régional (GIR). Un GIR mal nommé puisqu’il sera en réalité départemental, a précisé le ministre de l’Intérieur lors de son installation, jeudi 5 août. Ce sera le seul dans ce cas, hors Ile-de-France, où existe un groupe d’intervention dans chaque département de la petite et de la grande couronne. Brice Hortefeux a rappelé que le GIR aura pour objectif principal de "lutter contre les narcotrafics", principale base de l'économie souterraine "dans les quartiers sensibles". Car c’est bien la tâche dévolue aux 35 GIR de France créés en 2002 par Nicolas Sarkozy à son arrivée place Beauvau : reconquérir les zones de non-droit. L’objectif était alors de s’intéresser aux signes extérieurs de richesse des trafiquants pour pouvoir plus facilement les confondre en recoupant les informations de différents services. Près de 500 fonctionnaires sont ainsi mobilisés à travers la France : policiers, gendarmes, douaniers, agents du fisc et des affaires sociales, inspecteurs du travail. Autre particularité du GIR de Grenoble : il associera des agents de la Caisse nationale d'assurance maladie et de la Caisse d'allocations familiales, ce qui en fait une expérience-pilote, selon le ministre de l’Intérieur. La réponse est à la hauteur de la situation de Grenoble qui semble s’être détériorée sur fond de trafic de cannabis et de rivalité entre les quartiers de la Villeneuve et de Fontaine. En un an, le nombre de vols à main armée contre des établissements financiers et commerciaux a ainsi quasiment doublé, passant de 77 à 129.

    Après des débuts très médiatisés, l’action des GIR a été jusqu’ici plutôt discrète. En janvier 2008, l’ancienne ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a cherché à leur donner une nouvelle impulsion, en recentrant notamment leur action sur les trafics de stupéfiants, dont le chiffre d’affaires annuel s’élèverait à 2 milliards d’euros en France. Aujourd’hui, la lutte contre la drogue représente 48% de l’activité des GIR, contre 21% avant 2008. Et en 2009, les saisies de drogue ont augmenté de 17% pour l'héroïne et de 4,4% pour la résine de cannabis.

    Depuis un an, 50 contrôleurs des services fiscaux ont été associés aux services de police et de gendarmerie pour favoriser les échanges d'informations dans 43 quartiers sensibles. Résultat : 41,7 millions d'euros d'avoirs criminels ont été confisqués, soit une augmentation de 60% par rapport à 2008. Et rien qu’au premier semestre, les experts des GIR ont saisi pour 27,4 millions d'euros (4,4 millions d'euros de numéraire, 9,3 millions d'euros d'argent bloqué sur différents comptes, 1,8 million d'euros de biens mobiliers, 5,7 millions en valeurs immobilières et 385 véhicules). Sur six mois, ils ont mené 625 opérations ayant conduit au placement en garde à vue de 3.234 personnes (+2,57%) et donné lieu à 2.180 procédures pénales
    (+20,78%).

    Le 2 mars 2010, le ministre de l’Intérieur a donné de nouvelles instructions aux GIR pour renforcer leur action dans les quartiers sensibles avec un comité de pilotage national. Nicolas Sarkozy avait lui-même appelé, le 28 mai dernier, à multiplier les "opérations coups de poing". Aujourd'hui, les GIR en mènent plus d'une centaine par mois, cinq fois plus qu'en 2002. Reste à savoir si le fait que les policiers se font de plus en plus souvent tirer dessus est le signe d’une reconquête des quartiers et de la gêne qu’elle occasionne chez les trafiquants ou, au contraire, d’une dégradation du climat.


    M.T.

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