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insalubrité

  • Je suis en colère

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    c'est un billet " coup de gueule aujourd'hui "  je suis véritablement hérissée par la nouvelle loi concernant l'obligation d'installer dans les logements des détecteurs de fumée.

    Pourquoi allez vous me demander ?

    L'hypocrisie, le mal auquel on ne s'attaque pas à la racine, et très certainement  un jackpot pour tous ceux qui participent à la fabrication ,assemblage  et  installation des détecteurs de fumée.

    Cette loi était dans les cartons depuis 2005 , notre gouvernement et nos députés sautant sur tout ce qui bouge en matière de faits divers pour  légiférer et prendre des mesures,  cette proposition de loi est subitement devenue à la mode  pour remédier à la mortalité due aux incendies domestiques!

    Lors des débats à l'assemblée nationale  : M. Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du logement et de l’urbanisme  a déclaré :
    "les incendies domestiques provoquent chaque année des drames qui pourraient être évités grâce à l’installation de détecteurs autonomes avertisseurs de fumée: 800 morts, plus de 10000 blessés par an, un incendie se déclare toutes les deux minutes.

    Ces statistiques terribles n’ont cessé d’augmenter depuis dix ans. Le taux d’équipement des foyers français est vraiment trop faible et nous sommes en retard par rapport à nos voisins européens, qui, eux, grâce aux détecteurs, ont réussi à réduire considérablement le nombre de victimes.

    Aujourd’hui, les Français atteignent seulement 2 % de taux d’équipement. L’expérience de nos voisins européens, notamment anglais, montre que, si nous dépassons les 50 %, le nombre de victimes sera divisé par deux. C’est une formidable espérance pour nos concitoyens.

    Des drames ont récemment eu lieu et renvoient à une évidence, il faut passer à la seconde étape, qui est la généralisation des détecteurs-avertisseurs d’incendie. Cette obligation d’installation de détecteurs d’incendie est étalée dans le temps, pour permettre à chacun de s’adapter, selon les modalités que vous avez souhaité définir."

    Cette loi qui masque la réalité  permet à nos députés et à notre gouvernement de se vautrer dans l'auto satisfaction.

    Plus d’un million de personnes, dont environ un quart d’enfants, vivent en France dans environ 400 000 à 600 000 logements dit « indignes » qui engendrent, outre l’insécurité physique, une grave inégalité sociale de santé.

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    Les problèmes sanitaires sont tellement évidents que peu d’études à caractère scientifique ont cherché à évaluer leur importance et surtout leurs conséquences chez l’enfant.
    Des problèmes sanitaires de plusieurs ordres :
    - Le logement précaire est accidentogène. Les enfants sont davantage victimes d’accidents domestiques lorsqu’ils vivent dans un habitat insalubre. Les nombreux défauts occasionnent un risque  de chutes (garde-corps détériorés, balustrades absentes, mains courantes instables, appuis délabrés des fenêtres), de traumatismes divers (structure porteuse très fragilisée), de brûlures (bassines d’eau bouillante utilisées par absence d’eau chaude courante), d’électrocutions (fils électriques dénudés et sous tension à portée des enfants) ou bien encore de propagation d’incendie (impostes, ventilations au travers de portes palières, combles filants d’immeuble à immeuble).
    - L’infestation de rongeurs, risque de zoonoses sous-diagnostiquées.
    Les égouts anciens et détériorés, les soubassements malpropres, la mauvaise gestion des déchets, favorisent la présence de rats porteurs de virus, de bactéries, de parasites dont le risque potentiel pour les habitants est mal évalué.  En dehors de ces problèmes d’hygiène, la prolifération des rats augmente la survenue d’incendies liés à des câbles électriques rongés et mis à nu.
    - Une surexposition au monoxyde de carbone dans les immeubles vétustes, les conduits de fumée fissurés et obstrués, les chauffe-eau
    mal raccordés et les chauffages de fortune sont à l’origine d’intoxications oxycarbonées.

    Selon le laboratoire central de la préfecture de police, les accidents dus aux dispositifs de type braseros au charbon de bois ou aux panneaux radiants fonctionnant à l’aide d’une bouteille butane sont en progression significative à Paris : 2,5 % des accidents en 1994, 11,5 % en 2001, 15,5 % en 2004. Chez l’enfant, l’intoxication au monoxyde de carbone reste fréquente et grave.
    - L’humidité accroit la survenue d’infections respiratoires et d’asthme.
    -  le saturnisme de l’enfant, maladie grave de l’insalubrité  surtout due à des peintures anciennes au plomb utilisées jusqu’en 1949. 
    Ces peintures appliquées il y a plus de soixante ans, et recouvertes de couches plus récentes, se décollent des supports en raison des détériorations dues au vieillissement du bâti, aux défauts d’entretien et à l’humidité.
    492 cas de saturnisme ont été signalés sur tout le territoire en 2005. Cela concerne en grande majorité des enfants de 1 à 4 ans, dont 85 % sont issus de populations d’immigration récente.

    A cela il faut ajouter le nombre de plus en plus important de personnes vivant en caravanes et habitats de fortune  ainsi que les gens du voyage, qui ont des conditions de vie très précaires (absence d’eau et d’électricité, installation sur des terrains dangereux : à proximité d’une autoroute, d’une voie de chemin de fer…) etc...

    Alors Mesdames et Messieurs les députés  pensez vous réellement que les détecteurs de fumer vont diminuer le nombre d'accidents domestiques et les maladies dans les logements indignes et insalubres ?

    Faudra t-il installer des détecteurs de fumée dans les caravanes et habitats de fortune ?

    Il aurait fallu  prendre le problème à sa source dans le cadre des logements insalubres existants.

    Il aurait fallu s'attaquer  aux marchands de sommeil qui ne font aucune mise en conformité tant dans ces logements que dans les espaces communs.
    Il manque à votre loi une approche sociétale pour qu’elle soit   opérante.

    OUI je suis en colère car
    Deux fillettes de six et huit ans sont décédées dans la nuit de lundi à mardi dans l'incendie d'un cabanon, dans un camp de gens du voyages à Saâcy-sur-Marne (Seine-et-Marne), a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie. 
    Sept autres personnes intoxiquées et choquées ont été admises en urgence au centre hospitalier de Meaux (Seine-et-Marne), a précisé la gendarmerie.

    En février Deux petits enfants roms sont morts après avoir été brulés dans l’incendie de la cabane qui servait d’abri à leurs parents, sur un terrain d’Orly où plusieurs familles roms tentaient d’habiter, chassées d’un terrain à l’autre.

     

     

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  • Le droit des enfants sacrifié

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    Et le Droit des enfants Bordel !

    Tout le monde s'en gargarise , tout le monde s'offusque  de la condition des enfants dans certains pays, chacun y va de son billet de son article, d'une déclaration, de son soutien à telle ou telle association bref c'est  le bureau des lamentations, le concert de  l'empathie  placardée comme un badge ...de supporter.

    c'est  fun c'est dans le vent ...

    En revanche pour les enfants des Roms on s'en fout .... les enfants peuvent bien vivre dans des bidonvilles à nos portes, être expulsés, exploités descolarisés, sous médicalisés etc... tout le monde s'en fout....

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    On compte 7 à 9 millions de  Roms en Europe  ( pour l'essentiel  ressortissants de la Roumanie et de la Bulgarie) dont 10 000 environ en France ( 40% d'enfants)

    En 2008 le commissaire européen aux droits de l'homme Thomas Hammarberg dénonce la précarité et le dénuement dans lequel vivent ces populations en France .

    D'une manière générale les associations considèrent que ce dénuement remet en cause les droits élémentaires de l'accès aux soins, écoles et constitue une atteinte à la dignité et droits fondamentaux de ces personnes.

    Une semaine avant l'adhésion de la Bulgarie et Roumanie à l'union européenne , une circulaire du ministère de l'intérieur du 22.12.2006  précise que l'adhésion de ces pays à l'UE n'implique pas ipso facto reconnaissance pour leurs ressortissants d'un droit inconditionnel au séjour.

    Pour faire court le gouvernement en application d'un texte contraire à la directive communautaire 2004/38 relative à la libre circulation des ressortissants de L'UE  a crée des possibilités d'expulsions des bulgares et roumains séjournant en France depuis moins de 3 mois et au delà de 3 mois le séjour en France est soumis à un imbroglio de conditions de travail, ressources...

    Un enchevêtrement de textes internes fait des Roms roumains et bulgares  la population migrante la plus contrôlée, la moins prise en charge, et la seule pour laquelle aucune politique ciblée humanitaire n'intervient pour l'accés aux soins à la santé et à l'éducation des enfants.

    La seule mesure prise à leur égard est le retour humanitaire à savoir un pécule nettement inférieur aux migrants non communautaires.

    Les  bulgares et roumains ne sont traités ni comme des communautaires ni comme des migrants non communautaires.

    Toutes les associations témoignent pourtant que lorsqu'ils bénéficient de soutien des municipalités  ces personnes scolarisent leurs enfants, trouvent un emploi et un logement.

    Par un délibération du 29.10.2009 la Halde considère que :

    cette situation est discriminatoire

    le dispositif des expulsions est contraire à la convention européenne

    le dispositif de refus des prestations sanitaires éducatives et sociales est contraire à la Convention du Droit des enfants

     

    la HALDE  fait au gouvernement une série de recommandations visant à faire cesser cette situation et d'une manière générale à prendre des dispositons pour adopter  une politique globale d'accueil.

    Voir le texte de la délibération en cliquant ici

     

    c'est dans ce contexte  qu'on apprend  les mesures d'expulsions dont sont victimes  pour différentes raisons les gens du voyage  des campements  de fortune  qu'ils occupent.

    quelques exemples :

    Dijon le 24.11.2009: Une cinquantaine de roms sous le coup d'une assignation en justice pour quitter une ancienne caserne militaire.

    image_59067311.jpgL'armée a porté plainte pour occupation illégale de propriété privée. En effet, depuis six mois, une cinquantaine de personnes d’origine roumaine occupe les locaux désaffectés d’une friche militaire.

    Un collectif de soutien s'est formé avec notamment RESF (Réseau éducation sans frontières). Les membres assistaient à l'audience du 20 novembre au tribunal d'instance de Dijon. Le délibéré sera rendu le 11 décembre.

    lien clic ici

     

     

    Villataneuse le 29.10.2009: Les CRS ont évacué plusieurs familles d'un campement en Seine-Saint-Denis.

    image_45928795.jpgPlusieurs dizaines de familles de Roms ont été expulsées de leur campement à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) par les CRS mardi matin, et tentaient en milieu de matinée de se rendre vers un autre terrain, à Epinay.

    Le campement, fait de baraques, abritait 200 personnes en août" selon un recensement effectué par la préfecture de Seine-Saint-Denis dans l'été.

    L'expulsion faisait suite à une décision de justice du 14 septembre qui avait donné raison à la société d'aménagement propriétaire du terrain, demandant son évacuation. Des places d'hébergement ont été proposées aux familles.

     

     

     

    Nantes le 28.10.2009

    «Ils semblent résignés. On n'a pas entendu de cris, » constate, amer, un jeune homme qui observe la scène depuis ce matin, 7 heures. D'importantes forces de police ont bouclé le périmètre autour du terrain investi par une centaine de familles Roms, qui se sont installées le long de la rue Réaumur, dans le Bas Chantenay, à Nantes.

    L'opération d'expulsion devrait durer une bonne partie de la journée. Elle fait suite à une décision d'expulsion autorisée par la cour d'appel de Rennes, en septembre. La ville de Nantes a ainsi décidé de ne plus tolérer de campements sauvages et a joué la montre en saisissant la cour d'appel. De son côté, le collectif d'associations Rom Europe a continué d'exiger, en vain, un moratoire sur les expulsions.De nombreuses familles Roms campent ainsi hors des quelques aires autorisées et aménagées dans la métropole.
    lien clic ici

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    Depuis des années ce genre d'opération  ne se compte plus  le processus s'étant accélerer ces derniers mois semble t-il !

    Les élus de Gauche n'étant pas en reste pour alimenter  les expulsions ! l'affaire de Saint Denis est un triste exemple de  manque de courage .

    Un camp de Roms s’est installé récemment sur des pelouses sous le viaduc de l’autoroute A1

    Comme les autres campements – il en existe onze à Saint-Denis qui regroupent une population de plus de mille habitants – celui-ci est tout aussi exécrable en matière d’hygiène et de conditions de vie. Mais plus que les autres, il revêt un caractère dangereux : un transformateur EDF est installé dans le périmètre pour alimenter en électricité rien moins que le Stade de France, une partie du réseau autoroutier et les hôpitaux proches.

    Le terrain appartenant à l’État, le maire Didier Paillard vient d’écrire au préfet Nacer Meddah pour lui demander l’évacuation des lieux et « d’organiser l’installation de ces populations en mobilisant un terrain dans les communes qui ne participent pas à l’effort de solidarité ».

    Le maire, dans son courrier en date du 13 novembre, demande également « l’évacuation de tous les camps roms » installés sur la ville dans la mesure où Saint-Denis « participe déjà activement à l’effort de solidarité avec cette population, en particulier par le cofinancement de villages d’insertion ». La Ville a d’autre part saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

    Selon un témoignage mairie et préfecture se renvoient la balle si je puis dire.

    Voici ce témoignage:

    " j'ai deux versions un peu différentes de la mairie. La première vient de l'adjoint au maire de Saint-Denis Didier Paillard, Francis Langlade. Je l'ai eu au téléphone le 15 novembre.

    Il m'a affirmé que les Roms avaient été évacués à la demande de la mairie de saint denis pour des raisons de sécurité. Un générateur électrique se trouvait juste à côté du campement et il y avait donc des risques importants d'incendie. De plus le campement se trouvait entre deux bretelles d'autoroutes, ce qui constituait selon la mairie un danger pour les Roms, vu l'intense traffic de voitures.

    Il a précisé que la prefecture de Bobigny s'occupait de l'évacuation et du relogement des Roms (sic).

    Ensuite j'ai eu au téléphone Mme Konaré (à deux reprises le 16 et le 17) qui s'occupe de la question des Roms sur la ville de Saint Denis. Elle m'a confirmé ce que m'avait dit l'adjoint au maire.

    Aujourd'hui, j'ai rappelé Mme Konaré. Elle m'a précisé que la maire de Saint-Denis avait interpellé le prefet du 93 sur ce campement précis pour les raisons évoquées plus haut mais que la mairie n'était pas à l'origine d'une demande d'évacuation. Selon madame Konaré, la préfecture a donc pris la décision d'évacuation de son propre chef.


    Je n'ai toujours pas de réponse sur le relogement de ces personnes. Mme konaré n'a pas connaissance d'une réinstallation des Roms évacués sur la ville de Saint-Denis

    Ce qui me pose problème sur le fond, c'est que la mairie n'a pas fait de suivi sur ce campement en laissant la main à la préfecture.

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    Prises dans des conditions techniques, météo, désastreuses, la police a tenté de m'interpeller et me faisait signe "non non" des mains, je n'ai pas pris le risque de m'approcher, je n'avais pas d'appareil sous la main, ces photos sont prises avec un simple portable et ne sont donc pas d'une haute qualité.

    voir lien du site clic ici

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