Avertir le modérateur

hollande

  • Un social démocrate ou un démocrate un peu social … le pacte de l’irresponsabilité

    Imprimer

     Mardi 14 janvierc’était  la troisième conférence de presse de François Hollande  depuis le début du quinquennat.

    Force est de constater  que les mesures annoncées  dans le pacte de responsabilité entérinent  la politique d’austérité menée depuis son élection , une politique d’austérité dictée par l’Europeune politique  d’orientation libérale  qui est un  véritable cadeau  pour le  patronat qui obtient  30 milliards d'euros d’exonération de cotisations familiales pour 2017.

    Plutôt que de constater l’échec  de  la politique économique et sociale menée depuis de nombreuses années et poursuivie depuis son élection  , une politique qui favorise le patronat au détriment des salariés, l’austérité au lieu de la relance, une politique  qui n’a pas empêché les délocalisations , les plans sociaux  et  la montée du  chômage, François Hollande enfonce le clou :  pour encourager  le patronat à embaucher  il lui offre  un cadeau  somptueux de 30 milliards d’euros , auquel s’ajoute le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi de 20 milliards d'euros.

    Le Medef peut se frotter les mains, il vient d’obtenir  avec François Hollande ce qu’il n’avait pas obtenu avec SARKOZY un   allégement sans précédant  des charges des entreprises et  une réduction de leurs contraintes

     «  le principal problème de la France, c’est la production. Il faut produire plus et produire mieux. » dixit François Hollande  …« Nous fixerons un horizon 2017 avec un cap, c’est la modernisation de la fiscalité » a poursuit François hollande.
    Le président entend également poursuivre son « choc de simplification », c’est à dire réduire le nombre de procédure pour les entreprises.

    • Et les contreparties ?

    « Elles doivent être définies au niveau national et réparties selon les branches : embauche, travail des jeunes, séniors, formation, niveau des salaires et amélioration du dialogue social… C’est un grand compromis social. Il implique toutes les parties prenantes. » affirme le président. Et les sanctions prévues ? Aucune d’annoncée.

    Un « observatoire des contreparties» sera créé. Et tout cela ira effectivement très vite, la réforme fiscale des entreprises et un wagon de simplifications précèdera la conférence sociale du printemps.

    Autant dire que tout cela n’est que du vent …

    Réduire les charges  avec un impact global de 5 %  ne mettra jamais les salariés au niveau des salariés des pays low cost  dans lesquels il y aura encore des délocalisations....

    Redonner la confiance aux entreprises cela fait plus de 30 ans que tous les gouvernements s’y emploient ... mais en vain  car  il en faut toujours plus et la confiance ne revient pas .Cette année  nous avons  60 000 chômeurs de plus et on va atteindre en fin 2014  un niveau record ...

    Il est évidant que cette austérité sera supportée par les ménages  et les salariés et ce, de manière indirecte , accentuant encore  la précarisation, la pauvreté  qui touche un nombre de plus en plus important de jeunes et de séniors...

    François Hollande a  également réaffirmé sa volonté de réduire les dépenses publiques, à hauteur de 50 milliards d'euros de coupe en 2017 (18 mds d'économies supplémentaire par an). Là encore, il reprend le vocabulaire de la droite et ses fameuses « réformes structurelles ».

    Comme le note l’humanité « des réformes qui ont fait  des ravages chez nos voisins européens: privatisations de services publics (eau, énergie, transports, santé, éducation...), baisse des salaires et du nombre de fonctionnaires...
    La première étape évoquée par François Hollande: « redéfinir les missions de l’Etat ». Le président a nommé un « conseil stratégique de la dépense », chargé d’évaluer les politiques publiques. Et dès avril, chaque ministère recevra un objectif d’économie à atteindre, étape par étape, jusqu’en 2017. François Hollande entend également s’attaquer aux collectivités territoriales. Derrière le projet des métropoles, le président entend notamment réduire le nombre de régions et de départements, favoriser les fusions de collectivités. « Les dotations de l’Etat varieront selon les regroupements qui seront faits ».

    Enfin le financement de la sécurité sociale prendra un nouveau coup. François Hollande espère réaliser des économies notamment sur les actes redondants, l’usage de génériques…

    Français réjouissez vous  car vous allez  crever à petit feu mais heureusement  vous aurez une loi  (annoncée ) sur la fin de vie : assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité...tout un programme

    92854749.jpg

    Merci  au dessinateur Rhodo dessin de presse

     

     

  • Hystérie collective contre les Roms

    Imprimer

     Médias, blogs  c'est la chasse aux Roms : une véritable hystérie collective !

    Avant que F.Holande ne soit Président , il écrivait au collectif Romeurope

    "J’ai toujours dénoncé, et je continuerai à le faire, la stigmatisation dangereuse lancée par le candidat sortant en août 2010 à l’égard des populations de Roms : expulsions brutales à répétition, stigmatisation toujours plus forte d’une population, interdiction de travailler et de se former, reconduites aux frontières sans résultat… C’est bien la politique du Gouvernement de Nicolas Sarkozy qui est responsable de la précarité intolérable dans laquelle se trouvent ces familles et qui fabrique un groupe de population, bouc-émissaire idéal pour justifier des politiques toujours plus répressives.
    Les tsiganes, Roms, gens du voyage ont été et sont encore souvent victimes de discriminations et de persécutions. Ils ont longtemps été les oubliés de l’histoire et de la reconnaissance officielle des crimes commis pendant les années noires de l’Europe." 

    Aujourd'hui ,  alors  que nous sommes au centre d'une tourmente sans précédant  ( reconfiguration géopolitique du monde,  monde occidentale en crise, France en voie de paupérisation etc.. )   notre gouvernement  stigmatise  les Roms et montre  le triste spectacle d'un repli sur soi sécuritaire.
    François Hollande, met le cap à droite en avant toute .... derrière Valls et les chasseurs de Roms.

    Comme le note si bien Médiapart " Une conduite droitière   qui fragilise toute la gauche.... tout comme l' abandon du droit de vote des étrangers ou des récépissés des contrôles d’identité, le blanc-seing accordé au syndicat d’extrême droite Alliance à chaque bavure policière, la violente remise en cause de la réforme pénale,l' enterrement de l’amnistie sociale,le  maintien d’une laïcité de fer exclusivement concentrée contre l’islam… À chaque fois, Hollande n’a dit mot face à la marche triomphante de l’ordre républicain prôné par Valls. Et pourtant, le FN n’a jamais été aussi proche de devenir le premier parti de France.

    Au bout du compte, le seul résultat probant du laisser-aller hollandais se retrouve dans le dernier baromètre sondagier du Figaro-Magazinei : le podium des « hommes politiques d’avenir » se partage désormais entre Manuel Valls, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Belle réussite…"

     Amnesty International , note dans un récent rapport : « Durant les mois de juillet et août 2013, 3 746 Roms ont été expulsés à l’occasion de 39 opérations d’évacuation et 320 ont été évacués suite à trois incendies. Lors de ces 42 évacuations qui ont touché 4 066 personnes en deux mois, des solutions temporaires de relogement ont été proposées dans 19 cas. »

    Cette année, les chercheurs d’Amnesty International ont concentré leurs recherches sur deux sites qui rassemblent « près d’un quart de la population rom en France » : l’agglomération lilloise (3 300 Roms) et Lyon et sa banlieue (1 126 Roms).

    Amnesty International développe un réquisitoire documenté en trois points :

    • L’absence de protection juridique contre les expulsions forcées
    • L’insuffisance des réponses contre ces expulsions forcées
    • la répétition des expulsions qui entraîne une précarisation croissante pour ces Roms,

    « Le nombre d’expulsions est en augmentation et des records ont été atteints pour l’année 2012 et l’été 2013 », assure Amnesty International, en rappelant à nouveau que la circulaire du 26 août n’interdit pas la pratique des expulsions forcées. « Amnesty International regrette le manque de volonté politique du gouvernement et les propos de certains membres du gouvernement qui perpétuent les clichés et attisent les réactions d’animosité et de rejet », conclut le rapport de l’ONG, qui fait écho aux propos encore très récents du ministre de l’intérieur.

    Comme le note fort justement le journal  l'humanité :

    "Au cours de son histoire, la France a connu des explosions de rejet de l’étranger. L’historien Jean-Noël Jeanneney rappelait vendredi matin sur France Inter le massacre de 150 Italiens travailleurs de la compagnie des Salins à Aigues-Mortes en 1883 par les villageois et les ouvriers français. Les Roms livrés à la vindicte populaire, 130 ans après le Italiens d’Aigues-Mortes, c’est du pain béni pour Mme Le Pen. C’est surtout un recul historique des valeurs de la France des Lumières et de la République. Après les Roms, à qui le tour ?"

    roms-gitan-evacuation-camp-de-roumain-manuel.jpg


    Petit rappel : 

    La communauté Roms compte 10 à 12 millions de personnes en Europe qui représentent dans certains pays d’Europe de l’Est plus de 5% de la population. Ce sont donc des citoyens européens à part entière qui  sont pourtant victimes de préjugés et bien souvent mal traités.

    Les Roms désignent un ensemble de populations ayant une origine indienne. Le terme signifie «homme» en hindî. A l’origine, leur langue vient du nord-ouest du sous-continent indien. En France, ce sont ceux que l’on appelle Gitans, Tsiganes, Manouches, Romanichels ou encore Bohémiens. L’expression «gens du voyage», souvent utilisée par les législateurs pour remplacer «nomades», ne désigne pas seulement les Roms, même si elle leur est bien souvent attribuée. 

    l y a entre 15.000 et 20.000 Roms en France, selon le Conseil de l'Europe. Selon l'association Médecins du monde, 15.000 vivent en France depuis une vingtaine d'années, un chiffre constant malgré les expulsions, car les personnes reconduites dans leur pays d'origine reviennent fréquemment.

    Leur nombre dans l'Hexagone est ainsi inférieur que chez certains de nos voisins européens. Selon Amnesty International, qui cite des chiffres du Conseil de l'Europe, ils seraient "environ 10 millions" sur l'ensemble du continent, pour moitié dans l'UE (ils sont notamment 1.850.000 en Roumanie, 750.000 en Bulgarie, 750.000 en Hongrie, 150.000 en Italie...). La France n'étant pas la seule confrontée aux migrations des Roms, une solution est réclamée à l'échelle européenne, afin notamment de favoriser l'intégration en Roumanie et en Bulgarie.

    • Combien de campements de Roms en France ?

    Selon le ministère de l'Intérieur, il existe actuellement environ 400 campements de Roms, dont les deux tiers sont installés en Ile-de-France. Rien qu'en Seine-Saint-Denis, il y en aurait près de 130.

    • Combien de camps illicites ont-ils été évacués ?

    Les expulsions de campements de Roms sont la conséquence directe de décisions de justice. Ce sont ensuite les maires qui font appel aux forces de l'ordre pour procéder aux expulsions. Dans son dernier rapport, Amnesty International rapporte que le nombre d'expulsions forcées est "en augmentation et des records ont été atteints pour l'année 2012 et l'été 2013". L'organisme humanitaire, qui s'appuie sur des chiffres de la Ligue des droits de l'Homme et l'European Roma Rights Center, précise qu'"en 2012, 11.982 migrants roms ont été chassés des squats et bidonvilles où ils habitaient", un chiffre qui "a très fortement augmenté pendant les deux premiers trimestres 2013, atteignant 10.174 personnes en six mois, un nombre jamais atteint depuis le début des recensements en 2010".

    Pour aller plus loin lire cet article du Nouvel Observateur

    «le rôle de bouc-émissaire» de cette communauté  est mis en évidence par le Conseil de l'Europe. Les parlementaires ont énuméré des cas datant de ces dernières années, au cours desquelles des Roms ont été agressés, physiquement, verbalement ou moralement. En Bulgarie, en août 2007, un groupe de skinheads a attaqué six Roms dans la capitale. En Croatie, des discours de haine raciale ont été publiés sur Internet après la victoire d’un Rom musulman à une émission télévisée. En 2009, des cocktails Molotov ont été lancés sur des Roms en République Tchèque. La même année, en France, des fonctionnaires ont rendu visite à un campement afin d’apposer des tampons sur les mains ou les bras des personnes pour «mieux les identifier», selon le texte lu par les parlementaires. source actu Match

    Ces derniers regrettent que les Etats considèrent que cette question sensible soit gérée par des organisations nationales et européennes, alors que «la principale responsabilité incombe aux gouvernements qui ne sauraient s'y dérober». Ils ont également demandé à ce que le sujet soit abordé «non seulement sous l'angle d'un groupe socialement défavorisé, mais aussi sous celui d'une minorité nationale». Une vidéo a été faite par les membres de la campagne «Dosta !», en partenariat avec l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe. Sur fond de photos de Roms, on peut y lire les mots «Découvrir», «Comprendre», «Partager», «Réussir» et surtout «Vivre».

    La scolarisation des enfants roms  est  également une priorité pour le Conseil de l’Europe.

    Le Conseil de l’Europe soutient les Roms depuis 20 ans, sans grand résultats. Partout, pourtant, ils pâtissent toujours de préjugés tenaces, de discrimination, voire de violences. On ne les voit jamais sur la scène politique.

    dosta10.jpg

    « Ils ont accepté l’exil de la société mais ils s’y sont retranchés. On leur a lancé l’opprobre, ils l’ont changée en divorce. Leur vie n’a pas été sacrée, ils n’ont pas respecté celle d’autrui. On leur a refusé la propriété de droit, ils se la sont adjugés de fait. On les a rejetés au-delà de toute légalité, ils ont pris la ruse pour auxiliaire et la réussite pour loi.

    « On les a repoussés jusque dans le sein de la nature, ils s’y sont attachés avec adoration et fanatisme. Ils ont compris tout ce qu’elle pouvait donner à ceux qui n’avaient qu’elle et ils ont retourné leur dédain aux sociétés fixes et régulières en voyant combien elles étaient incapables de montrer des charmes assez doux pour embellir la misère et l’ignominie. »

    « Quand on songe aux malheurs qui ont donné lieu à cette manière de sentir, on n’est plus surpris de les voir ravir sans scrupules de quoi sustenter leur famélique existence à des sociétés qui ont été si barbares pour eux et l’on ne peut s’empêcher d’admirer la grandeur indélébile de l’âme humaine, son élévation, puisque, après de tels et si longs avilissements, elle puise encore en elle-même l’instinct de sa noblesse, s’enorgueillit de sa force et liberté, pleure sur son impuissance et sa faiblesse et traduit ces beaux mouvements dans un art admirable. »

    C’était le musicien Liszt qui disait cela. Nous pouvons toujours le dire. Et nous disons « Dosta ! », « Dosta ! » à l’injustice, à l’humiliation, à l’ignorance et à la violation des droits de l’homme.

     


     

     

  • Il faut couper ce grand niais de Code du travail !

    Imprimer
    libertarien,emploi,relance,chômage,hollande,simonnotDepuis  plusieurs années, il est de bon ton parmi nos responsables  politiques et patronaux de remettre en cause notre modèle social et notamment  les fondamentaux du droit du travail pour justifier  la relance  de l'emploi.... ah ces salariés qui coûtent trop cher, qu'il faut  flexibiliser sans  sécuriser, qu'il faut remettre au travail jusqu'à un âge avancé , qu'il faut  conrtôler lorsqu'ils sont malades etc......
     
    En  2011, Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP  souhaitait " une réforme globale des contrats de travail et de certains pans du Code du travail : un big bang social .
     
    Aujourd'hui , François Coppé qui n'a  jamais inventé le fil à couper le beurre, demande à François Hollande de proposer aux Français "un big bang économique et social" . 

    "L'aggravation du chômage est la conséquence directe de sa politique dans un contexte de crise que François Hollande a toujours nié pendant sa campagne", affirme le président de l'UMP.

    "Il faut un changement immédiat et radical de politique, proposer aux Français un big bang économique et social pour qu'ils redeviennent acteurs des transformations économiques et non plus victimes", ajoute-t-il. "Le mot d'ordre qui doit mobiliser les Français c'est : produire plus et mieux pour créer des emplois".

    Comme le note trés justement Slovar dans un de ses  billets  "cette idée de big bang appliquée à l'économie et au social  fait partie des  idées professées par des libertariens économiques (ultra libéraux) qui ont, au travers de quelques think tanks, pignon sur rue auprès de pas mal d'élus de droite et de patrons."
     
     
    Les libertariens sont des libéraux radicaux, opposés à l'État dans sa forme contemporaine. Pour eux, les pouvoirs de l'État devraient être extrêmement restreints (minarchisme), ou même supprimés (anarcho-capitalisme). Contrairement à l'idée libertaire, les libertariens ne sont pas pour une société gérée en commun, mais pour une société où les interactions entre les individus découlent de contrats librement consentis, conformément au Droit naturel et à l'axiome de non-agression.

     André Teissier du Cros Président du Comité Bastille : « (...) Pour un libertarien pur et dur (... ) la seule bonne pression fiscale est de zéro pour cent. Le seul bon Etat est un état inexistant. La société est gérée uniquement par des contrats et par des lois minimales, fondées sur les droits de l’individu et sur la totale liberté d’entreprendre, et aussi figées que les Dix Commandements de Moïse. Dans cette société idéale, les fonctions de l’Etat sont devenues inutiles, ou sont déléguées à des firmes privées »

    Le 21 février dernier, Philippe Simonnot qui est dans cette lignée " libertarienne " a fait une conférence à l'Assemblée Nationale  où il présentait son opuscule : « Chômeurs ou esclaves ? Le dilemme français »

     Au tout début de son livre Philippe Simonnot pose les termes du problème : le chômage en France augmente inexorablement depuis trente ans, par paliers successifs, sans jamais redescendre, par effet de cliquet : "Le chômage en France, de fait, est devenu un mode de régulation de la crise sociale. Les chômeurs sont silencieux, ayant honte de leur état, ils descendent peu dans la rue, ils n'ont aucun moyen de pression. Outsiders par excellence, ils ne sont défendus par personne ; de plus, la menace du chômage pèse sur l'ensemble des salariés et fait qu'ils se tiennent cois comme des esclaves."Les 35 heures obligatoires sont une application de l'idée que le partage du travail est le meilleur moyen de lutter contre le chômage : "On sait aujourd'hui que les effets des lois Aubry ont été catastrophiques sur la place du travail et de l'effort dans la société, sans oublier l'augmentation du stress, des accidents du travail et l'appauvrissement du lien social au travail. L'accumulation de points de RTT dans le CET (compte épargne temps) est devenue un objectif, pour ne pas dire une obsession de tous les jours." Et la création d'emplois s'est surtout faite dans "les entreprises de moins de 20 personnes non concernées par les 35 heures"...

    L'interdiction du licenciement économique pour améliorer la rentabilité d'une entreprise, a pour but de bloquer la destruction d'emplois et se traduit en fait par le blocage de la croissance ("qui détruit des emplois à peu près autant qu'elle en crée") et de la création d'emplois : "Une entreprise ne peut licencier qu'au bord de la faillite. Si ce n'est pas le cas, toute débauche est considérée comme scandaleuse et profitable seulement aux capitalistes."

    Face au manque de flexibilité du marché du travail les CDD, qui devraient être l'exception, et le statut d'auto-entrepreneurs sont des parades dérisoires pour le fluidifier... Les entreprises françaises, pour ne pas sombrer, n'ont d'autres possibilités que d'embaucher des immigrés, notamment en provenance d'Europe centrale, de délocaliser ou de substituer du capital au travail...

    Je vous laisse apprécier la prestation  de Philippe Simonnot que personnellement je trouve affligeante.

     

     

     
    Je vous épargnerai  les élucubrations de Cécile Philippe directrice générale de l'Institut Molinari  et de Francis Richard sur Contrepoints : «  Les entreprises françaises, pour ne pas sombrer, n'ont d'autres possibilités que d'embaucher des immigrés, notamment en provenance d'Europe centrale, de délocaliser ou de substituer du capital au travail (...) L'interdiction du licenciement économique pour améliorer la rentabilité d'une entreprise, a pour but de bloquer la destruction d'emplois et se traduit en fait par le blocage de la croissance et de la création d'emplois (...)  »
     
    Tout cela  me fait penser  aux mots de Laurence Parisot « Si on libère le licenciement, on libèrera l'embauche » 
    libertarien,emploi,relance,chômage,hollande,simonnot
     
     
  • Un consensus "mou "plane sur la France

    Imprimer

    Exit le socialisme, vive le  social-libéralisme !

    Elles sont  loin les promesses de la campagne électorale de la gauche  , comme peuvent en témoigner les  mesures prises par le gouvernement au cours de l'année 2012, mesures  axées sur le rétablissement des  comptes publics , la " maîtrise de la finance " et la compétitivité . 

    Concernant  la "maitrise de la finance" , force est de constater que la prochaine loi bancaire sera  une coquille vide et que la taxe sur les transactions financières, qui « sera introduite au niveau européen dès l’année prochaine »  va trainer en longueur !.

    Dans une  longue enquête, L’Expansion décrit l’intense lobbying des banquiers pour désamorcer la réforme bancaire. Rien n’a été laissé au hasard. Ainsi, la « large consultation », mise en avant par Pierre Moscovici, a été menée par le biais du Conseil de régulation financière et du risque systémique (Corefris). L’Expansion rappelle opportunément les noms de ceux qui y siègent :

    « Outre le ministre des finances et des autorités de régulation et de supervision (gouverneur de la Banque de France, président de l'Autorité des marchés financiers notamment), s’y trouvent trois membres “indépendants” : Jean-François Lepetit, administrateur de BNP Paribas (et ancien directeur de la banque), et Jacques de Larosière, conseiller pendant plus de dix ans du président de BNP, un certain Michel Pébereau (ex-pdg de BNP Paribas. » C’est ce qui s’appelle un comité élargi. Comment s’étonner que la réforme bancaire ait été vidée de sa substance, comme le reproche l’organisation Finance Watch.

    Pour 2013, François Hollande a déclaré dans la présentation de ses voeux , « toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d’ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte ».

    Il compte sur  les "trappes à pauvreté " que sont les emplois d'avenir et les contrats de génération .

    Plus grave encore , il  reprend  la vieille antienne patronale sur la compétitivité  en déclarant  qu'il faut   « donner plus de stabilité aux salariés » mais aussi « plus de souplesse aux entreprises ». «  conjurer une double peur : la peur du licenciement pour les travailleurs, la peur de l’embauche pour les employeurs. »

    Il compte pour ce faire sur  un "accord historique" entre les partenaires sociaux.

    L' Exécutif ne se fait plus d'illusion sur la possibilité d'obtenir cet accord .

     La CGT et FO refuseront de signer un texte accordant davantage de flexibilité aux entreprises en cas de difficultés économiques.

    Bernard Thibault, a déclaré, le 28 décembre, sur BFMTV : "cela fait 25 ans qu'on accorde plus de flexibilité (..) . "Dans les jours qui viennent, nous allons être mobilisés contre un accord". 

    Mardi  31 décembre,  Jean-Claude Mailly, a affirmé sur RFI : "je sens bien que du côté gouvernemental, ils aimeraient bien que les syndicats acceptent de la flexibilité pour qu'ils puissent la reprendre dans la loi sans qu'ils en soient responsables". 

    En face, le patronat fait de la taxation accrue des contrats de travail courts (CDD) souhaitée par le gouvernement un casus belli.

    Si les partenaires  sociaux n'arrivent à aucun accord , Franççois Hollande  s'apprête déjà à passer par la loi (lire ici sur BFMTV).

    Force est de constater que la gauche continue la politique de la droite, avec quelques variantes ,comme il se doit !

    Les médias  restent muets et les blogs  sans voix.............

    Un consensus mou plane sur la France  

    Jaurès as tu abandonné les tiens ? 

     Ce film est le récit émotionnel de la naissance d'un géant : Jean Jaurès. 

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu