Avertir le modérateur

gouvernement

  • Attention danger quand les brebis hurlent avec les loups

    Imprimer

     A quimper ouvriers et patrons, sous les banderoles du Medef ou de la CGPME, ont manifesté  ensemble pour dénoncer les impôts  décidés par le gouvernement, et notamment l’écotaxe – ( rappelons que  l'écotaxe a été  votée sous le quinquennat précédent )

     Jean-Luc Mélenchon,  dans une  formule " choc"  a  résumé ce paradoxe : « Les esclaves ont manifesté pour défendre les droits de leurs maîtres. »saute-mouton-41060.jpg

    Derrière ce spectacle affligeant , la droite et l’extrême droite ainsi que  le  patronat qui  jouent le jeu dangereux de la fronde contre les impôts qui peut faire vaciller  la république.

    La contestation de l'inégalité des impôts a été  au cœur de la Révolution.

    Lors de la fameuse  Nuit du 4-Août, l’Assemblée constituante vote l’abolition des privilèges et entérine le principe de l’égalité des citoyens devant l’impôt. le consentement à l’impôt juste et équitable est au cœur  de la naissance de la République et en devient l’un des principaux ressorts.

    Ce consentement à l’impôt s’est pourtant  fissuré à des  époques où la République a été menacée .

    La fin des années 1920 , voit apparaitre  à coté des ligues d'extrême droite qui vont menacer la République lors des évènements dramatiques du 6 février 1934,  une Fédération nationale des contribuables (FNC),  qui rassemble des « braves gens » écrasés par les impôts.

    « Nous entreprendrons une marche convergente vers cet antre qui s'appelle le Palais-Bourbon, et s'il le faut, nous prendrons des fouets et des bâtons pour balayer cette Chambre d'incapables », proclame en janvier 1933 l’éditorial du Réveil du contribuable, l’organe de la FNC.

    Marcel Déat,  député de la SFIO, écrit en 1934 : « Le 6 février, place de la Concorde, il y avait des réactionnaires, des fascistes, des petites troupes organisées et courageuses, oui ; mais il y avait aussi une foule énorme de braves gens qui n'avaient pas d'opinion politique mais qui, par contre, avaient des sujets de mécontentement et de colère. Il y avait même des radicaux et des socialistes et s'ils manifestaient c'était contre les saligauds qui déshonorent la République. »

    Dans les années 1950, ce fut le poujadisme  avec la mise à sac des trésoreries . La publication Fraternité française,  la tribune de Pierre Poujade, donne le ton de ces campagnes antifiscales.

    François Hollande a réussi ce tour de force : fédérer les brebis et les loups

    Pourquoi ?

    Au lieu de remettre de la justice dans un système fiscal injuste, ce qu'il avait promis,  il a renforcé les inégalités en mettant à genoux les classes les plus modestes.

    Un exemple : 20 milliards d’euros apportés aux entreprises sous la forme d’un crédit d’impôt, financé sur les ménages par le biais notamment du relèvement de l’impôt le plus inégalitaire qui soit, la TVA, qui pèse relativement plus sur les ménages modestes que sur les plus aisés.

    De ce manquement à la parole donnée, et de cette politique fiscale qui aggrave les inégalités au lieu de les résorber, François Hollande et son gouvernement récoltent  une fronde fiscale  qui peut être tout bénéfice pour la droite et l'extrême droite et le patronat  car pendant ce temps  on passe sous silence  les caisses noires  de l'UIMM , la corruption et les magouilles ...

     François Hollande a dit qu’il avait compris l’exaspération du pays et qu’il n’y aurait plus de hausses d’impôt, ce qui est faux.

    En effet , le relèvement de la TVA ( de 19,6 % à 20 % du taux supérieur et de 7 à 10 % du taux intermédiaire) va  plomber les plus modestes.

    Comme le note Médiapart  "les ménages auront tôt fait de mesurer les conséquences concrètes pour leur pouvoir d’achat des rafales de hausses de prix qui découleront mécaniquement des relèvements de la TVA. Pour l’heure, il n’y a guère que le président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui a annoncé récemment la couleur : il a fait valoir que le relèvement de 7 % à 10 % du taux de la TVA applicable aux billets de train conduirait au 1er janvier à une hausse de 3 % de ces mêmes billets… « au bénéfice de l’État ».

    Mais à cet « impôt sur les billets de train » – la formule est du même patron de la SNCF – viendront s’ajouter de nombreux autres. Dans tous les domaines de la vie des Français. Des impôts en veux-tu, des impôts en voilà… et surtout des impôts radicalement injustes, puisque la TVA est un impôt proportionnel qui frappe tous les consommateurs, quel que soit leur niveau de revenus."

    Sans compter sur  le projet de la  loi de finances pour l’an prochain  avec notamment:

    • la majoration des pensions de retraites pour ceux qui ont eu trois enfants et plus, qui sera désormais fiscalisée
    • la participation de l'employeur aux contrats complémentaires santé qui sera soumise à l'impôt sur le revenu (la participation de l’employeur sera fiscalement considérée comme un avantage en nature et viendra donc majorer d’autant le revenu imposable des contribuables concernés )
    •  le quotient familial dont le plafond va baisser de 2 000 à 1 500 euros par demi-part, soit un gain budgétaire d'un milliard d'euros.

    Il n’est donc pas besoin d’être Nostradamus pour prévoir  que les contestations seront grandes...

    Ajoutons à cela les plans sociaux qui se multiplient et continueront à se multiplier, nous avons tous les ingrédients qui pourront être utilisés par les loups  pour agiter le peuple  pour jeter le bébé avec l'eau du bain  afin de conserver leurs privilèges....

    france-aveugle-27314.jpg

    lien de la photo humour ci dessus dont je remercie l'auteur

  • Emploi d’avenir / Trappe à pauvreté !

    Imprimer

    Le Sénat a adopté le projet de loi portant création des emplois d’avenir. Le texte définitif devrait être adopté par le Parlement le 9 octobre 2012.

     L'ensemble de la majorité de gauche a voté pour le texte. Quelques UMP comme l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Alain Fouché ou Fabienne Keller l'ont approuvé. Le reste de l'UMP a voté contre l'ensemble du texte mais s'est abstenu sur l'article 2 qui créé des emplois d'avenir professeur. La majorité des centristes s'est abstenue.


    On peut lire sur le site  officiel du Ministère du Travail "L’objectif fixé par le Président de la République est que les emplois d’avenir puissent entrer en vigueur aussi rapidement que possible, compte-tenu de la gravité de la situation du marché du travail. Dès le 2 novembre (le 1er étant un jour férié), les premiers Emplois d’avenir seront signés."

    Voir étape de la discussion sur le site du  Sénat 

    Présentation du Projet par Michel Sapin 

    emplois-d-avenir-deligne_812972.jpeg


    En annonçant  la signature des premiers contrats début de Novembre  et non le  1er janvier 2013 comme initialement prévu, Michel Sapin anticipe le vote de l'assemblée nationale !

    Le Ministre du Travail estime que, compte tenu de la mise en place de la procédure accélérée, "le texte définitif devrait être adopté par le Parlement le 9 octobre 2012".

    Ces contrats s'adresssent aux jeunes  de 16 à 25 ans rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle, dans des activités d'intérêt général et d'utilité sociale. Les employeurs doivent appartenir au secteur non marchand (secteur associatif, collectivités territoriales, communes, départements, régions, établissements publics, groupements d'employeurs qui organisent des parcours d'insertion et de qualification). Les jeunes auront vocation à travailler dans des secteurs, tels que l'aide aux personnes, le développement durable, l'animation, le sport ou encore le tourisme.

    Ces emplois aidés par l'Etat pendant 3 ans à hauteur de 75% de la rémunération brute au niveau du Smic, seront concentrés sur les activités susceptibles d'offrir des perspectives de croissance et de recrutement dans les années à venir (filières vertes, secteurs social et médico-social, métiers d'aide aux personnes, etc.).

    Notons qu'un amendement du Sénat, propose d'élargir le champ des employeurs aux "personnes morales de droit privé chargées de la gestion d'un service public", aux entreprises privées du secteur marchand, aux entreprises contrôlées majoritairement par l'Etat, établissements publics industriels et commerciaux des collectivités territoriales, sociétés d'économie mixte contrôlées majoritairement par ces collectivités, CCI, chambres des métiers et d'agriculture. Elles devront cependant remplir certaines conditions, fixées par décret, relatives à leur secteur d'activité et au parcours proposé au jeune.
    L'aide financière de l'Etat sera alors de 35% de la rémunération, pour les employeurs du secteur marchand.

     Le gouvernement prévoit de créer 150.000 emplois d'avenir d'ici 2014, dont 100.000 dès l'an prochain, pour un coût de 1,5 milliard d'euros par an lorsque le système fonctionnera à plein.

    A la différence des "emplois-jeunes" de l'ère Jospin, ces nouveaux contrats sont axés sur les jeunes peu qualifiés. Les députés avaient élargi un peu le dispositif en l'ouvrant à certains diplômés du supérieur mais les sénateurs ont souhaité "revenir à l'esprit du texte". Ils ont exclu la possibilité de recruter des diplômés du supérieur sauf à titre exceptionnel en outre-mer.

    Que penser de ces 150.000 emplois d’avenir  ?

    Gouvernements, de gauche comme de droite, utilisent les mêmes recettes.

    Depuis trente ans, les emplois subventionnés par l’Etat pour aider des publics ciblés n’ont pas cessé de progresser ( contrat emploi solidarité, contrat emploi consolidé, contrat initiative emploi, emploi-jeune, accompagnement dans l’emploi, contrat unique d’insertion… .)

    Fin 2011, il y avait près de 300.000 contrats aidés – hors formation en alternance – et à plus de 80 % dans le secteur non marchand, à savoir public et associatif.

    Selon un article de Challenges " les évaluations pratiquées depuis trente ans dans de nombreux pays ont montré que les emplois aidés dans le secteur non marchand ne permettaient pas à leurs bénéficiaires de mieux s’insérer dans l’emploi par la suite. En 2010, David Card, de l’Université Berkeley, a analysé 199 études.

    Toutes révèlent que les contrats subventionnés dans le secteur public ne jouent pas un rôle de tremplin pour obtenir un emploi. Au contraire. Ces emplois agissent comme des trappes à inactivité. Ils n’incitent pas les jeunes à continuer à chercher d’autres emplois. Ils stigmatisent ceux qui en bénéficient, et accroissent leurs difficultés de recrutements futurs, car les employeurs anticipent que ces jeunes ont plus de difficultés que les autres. Ainsi, en parquant les jeunes défavorisés dans des petits boulots du secteur public – à temps partiel dans une écrasante majorité –, on accroît leur risque de passer derrière ceux, souvent plus diplômés, qui ont été recrutés dans le privé.

     

    l'humanité 

     



  • Si nous parlions de ce qui fâche : la flexibilité des salariés !

    Imprimer

     Vous avez dit flexibilité ?   

    1373568235.jpg

    Fin janvier 2012,   Nicolas Sarkozy  avait demandé aux partenaires sociaux de négocier des accords de compétitivité-emploi, que ces derniers ont renommés « accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi ».

    François Fillon avait fixé un délai de deux mois à partir de fin février pour conclure ces accords.

    Ces accords devaient permettre  aux entreprises  d'adapter le temps de travail à la conjoncture économique : en cas de difficultés , l'entreprise pouvait  baisser le temps de travail et également le salaire.

    Rappelons que cette  possibilité n'est pas nouvelle avec un garde fou : il faut que chaque salarié signe un avenant à son contrat de travail acceptant la nouvelle durée du travail et la baisse de son salaire.

    En cas de refus du salarié, ce dernier peut être licencié pour motif économique.

    Le nouveau texte devait sécuriser  les accords signés par les organisations syndicales, en supprimant l'accord du salarié.

     Un salarié refusant ,par exemple ,une baisse de salaire  dans le cadre de la mise en oeuvre  d'un accord compétitivité emploi , ne devait plus être licencié pour motif économique .

     Les modalités du licenciement  n'avaient pas été précisées  par le Medef, qui parlait  seulement de « rupture du contrat de travail ».

    Pour le Medef  une sorte de licenciement new look ! ni pour motif économique ni pour faute ...... garantissant au salarié récalcitrant le versement d'indemnités et le droit à un préavis ....

     CGT et FO étaient  opposés à la conclusion de ces accords. 

     la CFDT et le Medef se disaient  prêts à en débattre. 

      Benoît Hamon, alors porte-parole du PS avait déclaré  "Il faut que les salariés le sachent, il n'y aura plus de code du travail, il n'y aura plus de loi qui les protégera". 

     François Hollande,  candidat aux élections , lors d'une visite à Gandrange, fin février,  tançait "ces accords  sont discutés dans un moment qui tombe parfaitement mal".  il promettait : "Ils ne verront pas le jour et nous aurons à cœur de faire en sorte que les syndicats puissent négocier dans de bonnes conditions des accords sans avoir à remettre en cause la durée légale du travail, parce qu'en l'occurrence, c'est ça qui est recherché." ( article de l'Express du 24.02.2012 )

    Les négociations entre partenaires sociaux sur la question n'avaient pas abouti dans le délai de deux mois fixé par M. Sarkozy.

    Le 16 mai, après la victoire de M. Hollande, les partenaires sociaux avaient décidé du report de cette négociation dans l'attente de rencontrer le nouvel exécutif.

    Début juillet, Jean-Marc Ayrault déclarait : "La négociation compétitivité-emploi, mal engagée, n'est plus à l'ordre du jour"


    Lors de la conférence sociale des 10 et 11 juillet,  on ne parle plus d'accords "compétitivité-emploi", mais de "plans collectifs de sauvegarde de l'emploi".

     "Une réflexion sur le contrat de travail doit être engagée", estime M. Hollande en ouverture de la conférence, avant d'évoquer "des formules nouvelles (...) pour prévenir les plans sociaux ou en limiter l'impact". 

    Fin août, , Jean-Marc Ayrault demande aux partenaires sociaux, lors de l'ouverture de l'université d'été du Medef, d'accélérer le rythme" sur ces accords, dont le nom est désormais "sécurisation de l'emploi"

    Le Medef souhaite  des accords impliquant la possibilité de négocier sur le temps de travail. La CGT et FO sont fermement opposés à cette idée.

     Jean-Marc Ayrault demande  de" faire en sorte qu'en cas de difficultés, toutes les solutions, toutes les alternatives soient bien prises en compte". Michel Sapin, le ministre du travail, évoque à son tour une" négociation sur les aspects de la sécurisation des emplois pour les salariés, mais aussi pour les entreprises elles-mêmes". 

    Dans  son  document  d'orientation sur le chantier de la sécurisation de l'emploi, qu'il transmet à la rentrée aux partenaires sociaux, le gouvernement demande de tout faire pour  faire avancer ces négociations, qui piétinent. 

    la France passe la barre symbolique des 3 millions de chômeurs et François Hollande a mis entre les mains des partenaires sociaux une partie essentielle de son futur bilan.    

     "En refusant de trancher lui-même et en mettant tous les sujets sur la table - des accords compétitivité-emploi à la refonte des licenciements, en passant par la lutte contre les contrats précaires et une plus fine association des syndicats à la gestion prévisionnelle des emplois -, François Hollande souhaite replacer patronat et syndicats  au centre du jeu, promettant même de constitutionnaliser le recours au dialogue social.

    Si cette méthode  change de l'interventionnisme et de  l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy dans les dossiers sociaux, n'est ce pas un moyen qui permet  d'éviter  de prendre  des mesures concrêtes  pour lutter efficacement contre les délocalisations et la paupérisation  d'une partie de plus en plus nombreuse de la population ?

    En effet il y a urgence  car  il est intolérable:

    • de laisser plus de 8 millions de personnes vivre avec moins de 900 euros par mois ( Plus de 10 % de la population vit en marge des normes de la société avec difficultés et handicaps sociaux se cumulant : logement , emploi, accès aux soins etc..).
       La progression du chômage depuis 2008 a aggravé la situation
    • de tolérer que 4 millions de personnes dont 600 000 enfants souffrent de mal logement .
    • d'ignorer 100 000 personnes dont 20 000 enfants qui "vivent" dans la rue.
    • d'admettre que 3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité inférieurs à 60 % du revenu médian et peuvent donc être considérés comme pauvres.
    • d'admettre que 2,9 % des Français ne mangent pas à leur faim, que 1 % de ménages ne disposent pas d’eau chaude, 6% n' aient pas de chauffage.
    • de permettre que les entreprises continuent à délocaliser au nom de la compétitivité
    • d'une manière générale de ne pas remettre en cause nos fondamentaux économiques et financiers qui vont précipiter les peuples de l'Europe dans la pauvreté.



      Force est de constater que nos gouvernants n'ont plus aucun pouvoir face à la "mondialisation " et aux détenteurs des capitaux.

      J'ai encore la faiblesse de penser et d'espérer que la Gauche ne va pas se contenter de gérer la pénurie mais être une force de proposition au niveau de l'Europe pour inverser le processus de la récession.  pauvrete-cgtcg08-cg08-syndaicat-cgt-ardennes-08.jpg

     


     Lire également :

    Salariés , vous devrez déguster la sauce Fillon-flexisécurité

     Blabla au sommet et pénurie en bas de l'échelle.....

  • La gauche molle poursuit la politique menée par Sarkozy ......

    Imprimer

    Pendant cinq années , notre droit du travail a été, plus que jamais, malmené par des réformes   qui  visaient  à amoindrir les droits des salariés pour permettre ,notamment , d'accroitre les gains de productivité , éviter  les délocalisations et redonner aux employeurs l'envie d'embaucher......

    Sous le soleil de gauche, rien ne change  si ce n'est le silence  et la complicité des syndicats...... sans compter l'apathie de plume d'une certaine presse , dîte indépendante......

    Les réformes se poursuivent  dans la continuité de celles  engagées par Nicolas Sarkozy.

    Certes, on ne parle plus de flexibilité : ce n'est plus in  mais de " sécurisation de l'emploi....."

    Il n'y a que les mots qui changent car sur le terrain le résultat sera identique .

    Force est de constater que  la gauche molle ne s'attaque pas aux réels problèmes , elle se contente  de mieux répartir   la pénurie au sein des classes moyennes....

     

    bakavrilgauchemolle9_0.jpg

     Du blabla rien que du blabla sous l'oeil complisant des syndicats :

     Alors que le Gouvernement engage avec les partenaires sociaux une négociation pour une meilleure sécurisation de l'emploi, dans la perspective d'aboutir d'ici la fin 2012, à un accord, Michel Sapin,notre ministre du travail,  a fixé les grandes orientations de la réforme qu'il souhaite voir aboutir.

    Il suggère en priorité de "lutter contre la précarité sur le marché du travail", qui frappe particulièrement les femmes et les plus jeunes, mais aussi de mieux "anticiper les évolutions de l'activité, de l'emploi et des compétences", ou encore d'améliorer les "dispositifs de maintien de l'emploi face aux aléas conjoncturels" des entreprises ainsi que les procédures de licenciements collectifs.

    Liste des actions à mener pour sécuriser l'emploi :

    • trouver des leviers pour que le CDI demeure ou redevienne la forme normale d'embauche ;
    • traiter la problématique du temps partiel subi ;
    • proposer les voies d'un meilleur accès à la formation et d'un meilleur accompagnement par le service public de l'emploi et l'ensemble des acteurs, des demandeurs d'emplois précédemment salariés en CDD ou en intérim, dans des processus de mobilité et de qualification ;
    • renforcer les dispositifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en particulier une articulation renforcée de la GPEC avec les dispositifs de mobilité et les orientations de la formation dans les entreprises, y compris le plan de formation ;
    • améliorer les actions de renforcement de l'employabilité des salariés et la portabilité des droits à la formation ;
    • développer les démarches d'anticipation dans les branches et au niveau des territoires, à l'appui de la GPEC des entreprises ;
    • améliorer et unifier les dispositifs d'activité partielle, et clarifiant les règles de recours ;
    • apporter les garanties juridiques, pour les salariés et les entreprises, lorsque des accords collectifs d'entreprises visent à maintenir l'emploi et l'activité dans un contexte de difficultés conjoncturelles aigües ;
    • renforcer la sécurisation des parcours professionnels et l'efficacité en termes de retour/maintien dans l'emploi des dispositifs de reclassement ;
    • clarifier et sécuriser les procédures de licenciement ;
    • apporter une réponse aux situations dans lesquelles une entreprise qui envisage de fermer un site refuserait de considérer favorablement l'offre valable d'un repreneur assurant la pérennité de tout ou partie des emplois.

    Source net iris

    Dessin bakchich 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu