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g20

  • Les boucs émissaires de la crise (suite)

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    article publié sur Agoravox

    Nous avons trois forces en présence

    • le  patronat qui craint une multiplication des occupations d'entreprises et des séquestrations comme moyen de pression pour éviter les licenciements ou réduire leur ampleur ou  encore améliorer les conditions de départ des salariés

    cette crainte est exacerbée par la position des politiques qui n'affichent pas ( de manière officielle )un soutien massif et inconditionnel au patronat mais jouent  un rôle de médiation voir de recours

    l'image  du patronat a été considérablement ternie par certains "grands patrons"  qui se sont livrés à des pratiques financières plus que douteuses et des distribributions d'avantages financiers considérables alors que leurs groupes multipliaient les plans sociaux ou affichaient des résultats déficitaires ou en régression

    images.jpgl'affaire  de l'UIMM (et son trésor de guerre ) qui est entre les mains de la justice  a  mis en lumière  des pratiques anciennes , dont beaucoup   y compris des leaders syndicaux  " s' arrangeaient"

    les cris d'orfraie de Laurence Parisot qui s'indignait  n'ont convaincu personne et sont venus encore renforcer la méfiance de l'opinion publique.

    l'image de l'ensemble du patronat a été dégradée alors qu'il est nécessaire de faire la différence entre les multinationales d'une part  et  les PMI, PME ,micro entreprises dont les dirigeants se battent pour faire vivre leur structure  et pâtissent grandement des errements des premières

     

    • De l'autre coté nous avons les salariés qui menacés de licenciements   peuvent par un phénomène d'exemplarité être encouragés à entamer des actions radicales comme les séquestrations de dirigeants pour faire aboutir leurs revendications
    poladp_750858_1_20071116_px_501__w_presseocean_.jpgla peur du chômage qui est la première crainte avant la délinquance des Français peut être également un facteur de radicalisation de la position des salariés
    en effet connaissant les difficultés voir dans certains bassins d'emploi l'impossibilité de retrouver un emploi pérenne les  salariés  pourront jouer leur va tout par ce type d'action..
    le manque d'espoir et d'ouverture sur l'avenir sont  trés certainement des  catalyseurs d'actions violentes.


    • Au milieu  nous avons notre gouvernement  qui tente  tant bien que mal de tenir la barre du navire en  calmant le jeu pour éviter une explosion sociale qui serait fatale à l'aboutissement de la politique de relance et à terme au maintien de la majorité en place à la barre de ce navire.
    tiraillé entre le pouvoir colossal des grandes entreprises sur notre économie et l' économie mondiale , et une grande partie des citoyens qui ne l'oublions pas sont des électeurs, doivent faire face  à des difficultés grandissantes pour boucler leur fin de mois , le gouvernement  affiche une volonté de moraliser l'économie et de soutenir les plus fragiles.
    position difficile  du funambule  qui risque à chaque pas de trébucher
    les dernières décisions prises sont marquées de cette volonté de concilier ce qui est  peut être  inconciliable dans un sysgtème libéral


    21135894.jpgEnfin il ne faut pas minimiser le rôle des médias qui  traversent  également une crise d'identité et de déontologie
    médias qui sont également l'objet  de toutes les critiques  ( désinformation, incompétence, auto censure , lignes éditoriales faussées par  leur appartenance à des groupes financiers , course au profit etc..)
    ces médias nous baignent dans  un flot permanent d'informations que beaucoup reçoivent sans les hiérarchiser
    les images et les informations se juxtaposent et s'entrechoquent  tantôt c'est le spectacle des "people "qui affichent un train de vie  devenu indécent  pour ceux qui vivent avec les minima sociaux
    tantôt c'est le spectacle dérisoire de certains membres du gouvernement qui paraissent plus préoccupés de leur image  que de leur efficacité Rachida Dati est le poisson pilote de cette mouvance.
    Il y a aussi depuis de nombreuses années les scandales financiers à répétition et  les magouilles politico-financières qui aboutissent rarement  à de réelles condamnations par la justice.

    Nous nous sommes tous satisfaits de cette ambiance délétère en période plus faste  mais maintenant que la crise sévit et que des sacrifices sont demandés à chacun un sentiment d'injustice envahit les esprits .
    nos valeurs républicaines qui constituent le fondement de notre démocratie  "liberté égalité et fraternité" apparaissent comme un leurre un miroir aux alouettes mises à mal par la puissance omnipotente de l'argent.

    "La vertu se tient au milieu " ce principe de sagesse n'a pas été respecté par notre système capitaliste
    les abus de nombreux financiers et investisseurs qui sont les déclancheurs de la crise que nous connaissons ont montré les limites d'un système débridé et hors conrôle.
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    les récentes prises de position et décisions des chefs d'état pour tenter de "moraliser " le sytème financier mondial sont autant de preuves d'une prise de conscience salvatrice.
    les orientations politiques  de Barack Obama   pragmatiques et porteuses  d'un souffle d'espoir pour l'avenir par le rapprochement des nations  peuvent redonner aux politiques la place qu'ils n'auraient t jamais du abandonner : celle d'être aux service  de leur pays  et de  tous de leurs concitoyens, celle de la régulation et du maintien des valeurs fondamentales de toute démocratie.

    dans ce contexte les grands patrons sont-ils les faux ou vrais boucs émissaires la crise?
    Je répondrais de la manière suivante

    dans la mesure où ils ne sont pas les seuls responsables de la situation : oui en cela ils sont des boucs émissaires

    dans la mesure où les récentes dispositions prises ( concernant les stocks options, les rémunérations , les parachutes dorés  notamment) ne sont pas de nature à elles seules à éradiquer les défaillances de notre système si un réel travail de fond pour contrôler  les marchés financiers mondiaux n'est pas entrepris. je répondrai par la négative c'est à dire qu'ils sont de faux boucs émissaires un paravent pour donner le change

    toutefois les décisons prises au G20 sont porteuses d'espoir  dans ce domaine


    si notre gouvernement  n'a pas un réelle  volonté de suivre le changement qui est en train de se dessiner au niveau mondial  à savoir un changement des valeurs " sociétales"  pour donner un devenir à nos enfants ,si les décisons prises ne sont qu'éphémères et n'ont pour seul but que de calmer les tensions sociales  alors attention  ...

    il n'y a rien de pire que de donner de l'espoir et de ne pas le satisfaire.
    c'est le ferment des révolutions dans la violence.








     

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