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  • Retraite : les propositions de la CGT

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    Aujourd'hui je crée une nouvelle catégorie  " Réforme des retraites " qui sera  je n'en doute pas bien remplie.

    Au cours des défilés du 1er mai  la réforme des retraites était au coeur des revendications .

    Après les revendications vient le temps de la concertation avant que le gouvernement ne présente un projet  qui sera alors peut être  " consternation " Selon M.Woerth, un premier texte sera rendu public dans la semaine du 17 au 23 mai.

    • Selon   Eric Woerth , le chef de l'Etat n'a pas encore arrêté les curseurs de la réforme  mais les  mesures d'âge sont  inéluctables
    • Dimanche,  sur Radio J,  le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand  a déclaré "Il va falloir accepter de travailler plus longtemps"
    • le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly vient d'annoncer l'appel  pour le  15 juin à une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation à Paris" pour la défense des retraites.

    Selon la commission exécutive de FO, "il n'est pas question que les travailleurs fassent les frais, à travers leurs droits sociaux, de la crise provoquée par les intervenants sur les marchés financiers, intervenants qui dictent encore aujourd'hui le comportement des gouvernements, dont le gouvernement français".

    • Eric Aubin, membre de la direction confédérale de la CGT, expose les solutions de son syndicat pour sauver le système de retraite par répartition.

    rubon39.png"La CGT propose d'augmenter le niveau d'activité entre 20 et 60 ans. Ensuite, nous proposons de trouver de nouvelles ressources pour nos régimes. D'abord l'élargissement de l'assiette de cotisation, qui a fait l'objet d'un rapport de la Cour des comptes en 2009, qui pointait que le manque à gagner pour nos régimes de retraite était de l'ordre de 3 milliards.

    Nous proposons également que les revenus financiers des entreprises soient mis à contribution. Cela représente environ 20 milliards d'euros.

    Troisième proposition : nous pensons que les règles de calcul de la cotisation sociale basé sur la base salariale pénalisent l'emploi et les politiques salariales des entreprises. C'est la raison pour laquelle nous proposons de moduler la cotisation en fonction du rapport masse salariale-valeur ajoutée.

    Nous proposons ensuite que soient stoppées les exonérations de cotisations sociales, qui n'ont eu aucun effet sur le niveau d'emploi. Nous pensons que cette proposition, liée à la modulation, peut permettre d'aider véritablement les entreprises en difficulté et dégager ainsi 10 milliards de ressources supplémentaires.

    Enfin, nous proposons d'augmenter la cotisation employeurs, ce qui n'a pas été fait depuis 25 ans, et en dernier ressort, si nécessaire, d'augmenter la cotisation salariés, qui se disent dans les sondages pas opposés à cette augmentation à condition de leur garantir un niveau de retraite convenable à 60 ans."

    Communiqué CGT

     

     

     

  • France de coquins ?

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    Retour sur le plus grand scandale de ces dernières années

    Aujourd'hui je vais secouer le cocotier d'un scandale qui se fait discret tant il gène patronat et syndicats.

    Je désigne  ( je n'aurais pas la prétention d'accuser comme  Zola ) le scandale de  l'UIMM .

    Mes amis voici un petit rappel de cette affaire aux multiples ramifications et qui selon mon modeste avis constitue le plus grand scandale de ces dernières années car  il sape le fondement même de nos liens sociaux et de notre démocratie.

    Rappelez vous nous étions en fin d'année 2007 syndicats patronaux et syndicats de salariés   étaient en cours de négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail : un titre ronflant en trompe l'oeil pour   désigner une mise à mort programmée du code du travail et de ses différentes protections du salarié .

    L'enjeu de ces négociations était capital pour la patronne du Medef  Laurence Parisot et l'Elysée ....

    Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM ( le puissant syndicat de la métallurgie) représentait le patronat  (Medef, CGPME et UPA) et menait à ce titre les négociations .

    Comme un coup de tonnerre dans un ciel  sans nuage, nous apprenions en septembre  2007 alors que l'affaire était connue des plus hautes sphères de l'état depuis longtemps  , que le chef d'orchestre de ce concert de négociations  le bien nommé Denis Gauthier Sauvagnac  avait trébuché et commis une fausse note   !


    Nous apprenions donc que la brigade financière agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte  par le parquet de Paris avait saisi des sommes en liquide au siège de l'UIMM  et que son patron Denis Gauthier Sauvagnac  avait  pendant 7 ans fait pour plus de 17 millions d'euros des retraits en espèce  sur le compte de l’UIMM.

    Dans un communiqué du  15 octobre l'UIMM  annonçait pudiquement que DGS  s'était  "mis  en retrait des négociations"

    ( traduisez  Laurence Parisot lui avait demandé de se mettre à l'écart ! (dans un premier temps Laurence Parisot avait renouvelé ( pour  donner le change ) sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
    Elle avait notamment déclaré sur RTL
    "je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)" )

    A qui ces sommes ont elles été versées ? 

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    Remontons aux sources  de cette affaire


    • En 1972 l'UIMM  met en place un système d'entraide  pour les entreprises relevant de son activité  lorsqu'elles sont frappées par des conflits sociaux.
    • Ce système qui  existait déja de manière informelle en 1906 en 1936 et pendant les grandes grèves d'après guerre, est financé  par les cotisations des entreprises adhérentes qui versent un pourcentage de leur  masse salariale soit au début 0.02%, en  2001 0.004%. En  2006  175 entreprises (officiellement) continuent de cotiser.
    • Lorsque les entreprises sont frappées par  des grèves   elles font une demande d'aide à leur fédération
    • En 1972 François Ceyrac  avait confirmé devant les caméras de l'ORTF " il s'agit de mettre en place  un fonds de solidarité  qui permet aux entreprises  de faire face  aux charges anormales  entrainées par les grèves".
    • Tout était dit et la CGT qui avait crié au scandale n'avait plus qu'à se taire.
    • Au  fil des années   c'est un  matelas colossal, un véritable  trésor de guerre que s'est constitué  la puissance fédération.on évoque le chiffre de plusieurs centaines de millions d'euros.( 600 millions)
    • l'UIMM est riche très riche  à partir de 1981 elle consent des avances  au CNPF  sorti exsangue de la campagne des législatives, elle vient également en aide au Medef  en 2003 pour l'achat  de son nouveau siège rue  Bosquet etc... on parle de 52 millions d'euros....
    • l'UIMM est puissante très puissante  les rumeurs  d'arrosage d'hommes politiqes par les caisses de l'UIMM ont été bon train ! ( on ne compte plus les amendements  favorables à la métallurgie  défendus par certains parlementaires : voir le livre page 50 de Guillaume Delacroix : enquête sur le patronat.)
    • Jusque là rien d'illégal ( à priori) sauf que Denis Gauthier Sauvagnac  a fait  pendant huit ans près de 19 millions de retraits en espèce sur les comptes de l'UIMM
    • interrogé par la brigade financière Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
    Il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociale et a toujours refusé de donner les noms des heureux bénéficiaires de ces sommes.

    laurence-parisot-mars-2008-sakutin.1204556144.jpgCette pratique était connue de tous y compris  de Laurence Parisot

    Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.

    Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, il précise que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.

    Daniel Dewavrin   a égalemant  déclaré sur l'antenne de France Inter.que  Madame Parisot  était parfaitement au courant de ces pratiques
    "Sur ce point précis, à mon avis, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique",  ajoutant que "ça lui sert aussi de prétexte pour attaquer l'UIMM avec une très, très grande violence".
    pour ces affirmations  il a été  assigné par cette dernière  en diffamation, devant la 17echambre civile du tribunal de grande instance de Paris

    ces propos ont été  confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.

    Tout ce petit monde s'est retrouvé  devant la justice le 19.01.2009 car Laurence Parisot a déposé plainte pour diffamation .

    lire  un article de la tribune   clic ici

    article de  l'Express clic ici

    article de challenges clic ici

    • En mars  2009  la justice a débouté Laurence Parisot de sa demande, estimant que Daniel Dewavrin avait été de «bonne foi». Au cours de l'audience, les deux parties ont continué de s'entredéchirer. Les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de tentative de déstabilisation. Laurence Parisot a fait appel de ce jugement voir article rue 89 clic ici

     

    • Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats voir article du Figaro clic ici .

     

    • L'ancien patron de l'UIMM s'est toujours refusé à dévoiler les noms des bénéficiaires des millions  d'euros de retraits suspects entre 2000 et 2007.

      C'est tout  le gotha du patronat français qui a défilé en avril 2009  dans le bureau du juge Roger Le Loire, au parquet financier de Paris, chargé de l'affaire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Christian Streiff, l'ancien président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën , Etienne Bernard, président du groupe des industries métallurgiques (GIM) , Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, , Joël Karecki, président de Philips France et Jean-Marie Poimboeuf, ex-PDG du groupe naval militaire DCNS. Planifiée de longue date, cette vague d'auditions a débuté le 16 avril avec celle de l'ancien PDG de Safran et membre du bureau de l' UIMM, Jean-Paul Béchat.

      Tous ces grands patrons, membres actifs de l'UIMM ont été  interrogés, comme témoin, sur une éventuelle subornation de Denis Gautier-Sauvagnac visant à acheter son silence dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale de la métallurgie. Le magistrat les a questionnés  sur leur connaissance du contrat qui avait fixé les conditions de départ de M. Gautier-Sauvagnac, en décembre 2007, deux mois après la révélation de l'affaire de la "caisse noire" de l' UIMM. Cet accord prévoyait le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros.

      S'il a bénéficié dans son contrat de départ de l'UIMM  d'une indemnité de 1,5 million d'euros et d'une prise en charge "des éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire, le contrat a finalement été divisé de moitié en juin. L'UIMM a également supprimé la clause de confidentialité "interprétée comme une clause de silence".
      Reste que Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé que son "silence" sur les bénéficiaires des retraits suspects était "sans rapport" avec son indemnité de départ.
    • Mercredi 18 novembre, la police financière s'est rendue dans les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CGC, de la CFDT et de la CFTC, sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.

      Le juge cherche à retrouver trace d'un éventuel financement occulte de ces syndicats par l'organisation patronale de la métallurgie, une piste évoquée dans diverses dépositions. En octobre, les syndicats étudiants UNEF, FAGE, UNI et PDE avaient déjà été perquisitionnés. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'EPIM.

      extrait du Monde

    • "J'ai découvert [la perquisition] ce matin en arrivant à 8 h 30. J'étais quand même un peu surpris", a dit Jacques Voisin, président de la CFTC, en précisant que les enquêteurs se trouvaient "actuellement, dans [son] bureau et dans [ceux de son] secrétariat". "Allons au bout, la vérité doit être dite sur cette affaire", a-t-il ajouté, déclarant n'avoir "rien à [se] reprocher, il n'y a rien qui ne soit pas transparent et clair dans cette affaire".

      Le président du syndicat CFE-CGC, et ancien patron de sa branche métallurgie, Bernard Van Craeynest, s'est dit "tout à fait serein". "Cela fait des mois qu'on nous annonce qu'on va venir nous voir, c'est aujourd'hui", a-t-il déclaré, précisant ne pas avoir "d'inquiétudes particulières". A FO Métaux, un secrétaire fédéral, Hervé Périer, affirme mercredi : "On ne reçoit pas d'argent et n'en donne pas non plus."

      L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour "abus de confiance", ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, en raison du retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros sur les comptes de l'organisation patronale entre 2000 et 2007. L'ancien dirigeant de l'UIMM a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence. Il refuse de nommer devant la police et le juge les bénéficiaires des sommes. Il se borne à indiquer qu'il procédait à des "remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays".

      Les syndicats de salariés nient avoir perçu de l'argent. La police et le juge envisagent toutes les hypothèses, y compris celle d'opérations de corruption. L'enquête a permis de découvrir que l'UiMM disposait d'une caisse de 600 millions d'euros, désormais déclarée officiellement.

      .

    Une affaire à suivre de près car elle touche toutes les instances syndicales de notre pays, Patronat, syndicats de salariés, grands patrons , hommes poliques et même l'Elysée ( voir article clic ici quand Chérèque veut vider son sac)

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  • Les laissés pour compte de la nouvelle convention Unedic et les exclus de la prîme de 500 euros.

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    l'année s'annonce difficile pour tous et plus particulièrement  les chômeurs

    les dispositions de la nouvelle convention UNEDIC ainsi que la prîme de 500 euros  mise en place pour aider ceux qui ne peuvent pas accéder à l'indemnisation de l'assurance chômage comportent des lacunes qui laisseront sur le coté de la route des milliers de personnes.

    ce phénomène va s'accentuer avec la montée du chômage dans un contexte économique déprécié.

    vous connaissez mes opinions mes engagements

    je ne suis d'aucun parti politique, je n'adhère à aucun syndicat et je n'ai aucun intérêt direct ou indirect dans quelque structure que ce soit

    aussi je me permets par esprit de solidarité et d'entre- aide de vous conseiller de vous regrouper au sein des associations qui peuvent vous aider dans vos démarches et revendications

    j'ai transmis mon billet à actu- chômage comme je l'avais promis à mes lecteurs

    actu- chômage en a fait le relais

    maintenant à vous d'agir  je vous mets le lien ici

     

  • la Convention Unedic est comme Félicie

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    TM1ChroniqueMoulin.jpgLa nouvelle convention Unedic est comme Félicie  la célèbre chanson de Fernandel

    elle réserve quelques surprises

    rappelons que la nouvelle convention UNEDIC a été signée  par un seul syndicat  la CFDT et que  la CGC a renoncé  à se joindre à la CGT et à FO pour la rendre inapplicable .

    la convention UNEDIC doit donc entrer en vigueur le 1.04.2009 ( non ce n'est pas un poisson d'avril) et  La convention UNEDIC doit être le même jour  publiée au JO confirmait mardi le cabinet du secrétaire d'état à l'emploi Laurent Wauquiez.

    cette  nouvelle convention UNEDIC, s'applique aux demandeurs d'emploi  privés involontairement d'emploi à compter  du 1.04.2009 ( aattention je n'ai pas pu vérifier cette information j'attends la publication des textes )

    vous trouverez ci après les grandes lignes du dispositif et un tableau de synthèse des nouveaux droits  en comparaison des droits de l'ancienne convention

    des rectificatifs seront trés certainement  à prévoir en fonction de la publication des textes au journal officiel

     

    les grandes lignes du dispositif

    • un grand principe ; la durée d'indemnisation est  proportionnelle à la durée d'affiliation : un jour cotisé donne droit à un jour indemnisé  jusqu'à 24 mois pour les chômeurs de moins de 50 ans et jusqu'à 36 mois pour les chômeurs de plus de 50 ans. Ces plafonds inscrits dans l'accord du 23 décembre 2008 figurent dans un décret publié  au journal officiel
    • La période d’affiliation minimum pour prétendre à une indemnisation est portée à 4 mois contre 6 dans l'ancienne convention.
    • la période de référence pour calculer le nombre de mois d'affiliation  est élargie elle passe à 28 mois en revanche pour les plus de 50 ans elle reste fixée à 36 mois
    • le  montant des allocations et leur mode de calcul restent les mêmes : 57,4% de l’ancien salaire brut bien que les syndicats aient souhaité le porter, à 60%
    • Quant à l’indemnisation de la CRP (convention de reclassement spécialisé, dispositif considéré comme peu efficace et destiné aux victimes de licenciements économiques dans les entreprises de moins de 1.000 salariés, soit 25% des licenciements actuels), la durée d’indemnisation passe de 8 à 12 mois, mais elle reste dégressive.
    • les saisonniers ne seront plus exclus de toute indemnisation lors d’une 4ème inscription en tant que demandeur d’emploi. En revanche, le coefficient réducteur qui leur est appliqué demeure.

     

    j'ai établi un petit tableau sur lequel sont inscrites les nouvelles modalités du système en comparaison avec les anciennes.

    en vert les gagnants du système en rouge les perdants

    Périodes d'affiliation ouvrant droit à l'ARE
    Durée d'affiliation
    Période d'affiliation
    Durée d'indemnisation

    4 mois

    5 mois

    6 mois

    du 7 au 11ème mois

    auparavant de 6 à 11 mois d'affilation

    au cours des 28  mois qui précèdent la fin du contrat

     

     

    au cours des 22 mois

    4 mois

    5 mois

    6 mois

    de 7 à 11 mois

    7 mois d'indemnisation

     

    du 12 au 15 ème mois

     

    auparavant de 12 à 15 mois d'affiliation

    au cours des 28  mois qui précèdent la fin du contrat

     

    au cours des 24mois

     

    de 12 à 15 mois

     

    12 mois d'indemnisation

     

    16 au 22ème mois

    23 mois

    24 mois et au delà

    auparavant à compter de 16 mois d'affiliation

     

    au cours des 28  mois qui précèdent la fin du contrat

     

     

    au cours des 26mois

     

    de 16 à 22 mois

    23 mois

    24 mois

     

    23 mois d'indemnisation

    36 mois d'affiliation

     

    auparavant 27 mois  d'affiliation

     

     

    au cours des 36mois

    plus de  50 ans : 36 mois

     

    36 mois

     

    les gagnants de la nouvelle indemnisation sont les personnes ayant été affiliées

    • 4,5 mois qui n'avaient pas d'indemnisation
    • 8,9,10,11 mois qui auront une durée équivalente d'indemnisation alors qu'auparavant elles avaient 7 mois
    • 13,14 et 15 mois qui auront une durée d"indemnisation équivalente alors qu'auparavant elles avaient 12 mois
    • 24 mois qui auront 24 mois d'indemnisation au lieu de 23 mois auparavant.

    les perdants  du système  sont les personnes affiliées

    • 6 mois qui percevaient pendant 7 mois alors que maintenant elles percevront pendant 6 mois
    • 16, 17,18,19,20,21,22 mois qui auront une durée équivalent d'indemnisation alors qu'auparavant elles avaient 23 mois

    les 7 mois 12 mois et 23 mois  de moins de 50 ans  gardent la même durée d'indemnisation

    les grands perdants sont les chômeurs de plus de 50 ans qui devront avoir été affiliés 36 mois au lieu de 27 mois pour bénéficier de 36 mois d'indemnisation.

    images_6.jpgc'est un système de vases communiquants  dans lequel on habille les uns pour déshabiller les autres

    en effet si on améliore le sort des chômeurs les plus précaires en allongeant  la période de référence pour le calcul de la durée d'activité et en faisant démarrer les droits dés 4 mois d'affiliation , on diminue celui des chômeurs ayant une durée d'affilation plus importante à partir de 16 mois.

    les plus touchés sont les chômeurs de plus de 50 ans qui avant  percevaient 36 mois d'indemnisation dès lors qu'ils avaient cotisé pendant 27 mois  maintenant il leur faudra 36 mois  soit 9 mois de plus pour avoir les mêmes droits

    c'est une manière détournée de revenir au principe de la dégressivité des droits en fonction de la durée du chômage ,cher au patronat car selon lui incitatif pour retrouver un emploi.

    si la crise persiste  ce système d'indemnisation risque d'être dramatique  pour les salariés qui pouvaient prétendre à une prise en charge plus longue et notamment les plus de 50 ans qui avaient cotisé 27 mois et au delà  qui basculeront plus rapidement que dans l'ancien système vers le RMI .

     

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