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flexibilité

  • Journée de mobilisation contre un accord qui solde les salariés....

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    marché du travail,renault,salaires,cgt,cfdt,fo force ouvrière,fsu,flexibilité,bernard thibault,droit du travail,solidaires,négociation syndicats-patronat,sécurisation de l'emploi Après un mois de silence je reviens  sur la toile pour  me faire l'écho et le relai de la contestation qui ne cesse de grandir à l'encontre de  L'Accord national interprofessionnel conclu entre les partenaires sociaux le 11 janvier 2013 .

    Cet accord, que je dénonçai dans mon dernier billet  , va bouleverser le monde du travail et la vie des salariés…

    C'est également l'avis  de  La Fondation Copernic et Attac qui ont décidé d’appeler tous les acteurs du mouvement social et syndical, ainsi que des partis de la gauche et de l’écologie politique à organiser la mobilisation nécessaire pour s’opposer à cet accord.

     

    Journée de mobilisation  contre l'accord

    Programme des 170 manifestations de ce mardi 5.03.2013

    l'appel et la pétition  du collectif unitaire "Un ANI qui nous veut du mal" initié par Attac et la Fondation Copernic, qui a déjà rassemblé plus de 16 000 signatures 

    Fondation Copernic

     

    Selon la Fondation :


    Les « nouveaux droits » qui figurent dans l’accord sont, en effet, de portée très limitée, tandis que des revendications patronales de grande portée sont satisfaites.

    Quels sont donc ces nouveaux « droits » ?

    La fameuse majoration de cotisation (incorrectement nommée « taxation ») des contrats à durée déterminée (CDD) courts est limitée : + 0,5 à + 3 points en fonction des types ou des durées de contrat, de moins d’un mois à trois mois. Elle peut aisément être contournée : en allongeant la durée des contrats les plus courts au-delà des seuils de majoration ; en recourant au CDD plus fréquemment pour le remplacement d’un salarié absent (pas de majoration) que pour un accroissement temporaire d’activité (majoration) ou en remplaçant les CDD par des contrats d’intérim, qui peuvent être conclus pour les mêmes motifs que les CDD et qui ne feront pas l’objet de majoration. Difficile de croire, par conséquent, à l’efficacité de cette mesure. Le coût de ce dispositif est estimé à 110 millions d’euros pour le patronat, mais il obtient en compensation une réduction de cotisations sociales de 155 millions d’euros pour les embauches en CDI de jeunes de moins de 26 ans.

    On pourrait faire la même démonstration sur la quasi-totalité des conquêtes de papier de l’accord.

    Les droits rechargeables pour les chômeurs ? La discussion concrète se fera avec la renégociation de la convention UNEDIC, sans « aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage ». Traduction : ce qui sera donné à certains chômeurs sera enlevé à d’autres. La couverture santé complémentaire généralisée ? Elle est renvoyée à la négociation de branche, et en cas d’échec, ce n’est qu’en 2016 que toutes les entreprises seraient tenues d’assurer la couverture d’un « panier de soins » limité, le tout financé à moitié par les salarié-e-s.

    Le patronat, quant à lui, peut se féliciter de l’accord. Il gagne à la fois une plus grande flexibilité et une plus grande sécurité juridique.

    Tout d’abord la conclusion d’« accords de compétitivité-emploi » souhaités par Sarkozy, qualifiés d’« accords de maintien dans l’emploi », est rendue possible. Un accord pourra, ainsi, prévoir une baisse de salaire en échange du maintien de l’emploi. Le salarié qui refusera sera licencié pour motif économique. La « cause réelle et sérieuse » sera en fait l’accord lui-même et l’employeur sera exonéré de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles attachées au licenciement économique.

    De fait, le contrat de travail ne pourra plus résister à l’accord collectif, même si ce dernier est moins favorable au salarié. L’inversion de la hiérarchie des normes et la destruction du principe de faveur se poursuivent. Il devient également possible de déroger par accord d’entreprise aux procédures de licenciement économique collectif. L’employeur aura d’ailleurs le choix de rechercher l’accord avec les syndicats ou de soumettre directement ses souhaits en matière de procédure et de contenu du plan social à l’homologation de l’administration.

    Les délais de contestation sont drastiquement raccourcis : 3 mois pour contester l’accord ou l’homologation (12 mois actuellement), 12 mois pour un-e salarié-e contestant son licenciement (5 ans actuellement). Tout est fait pour éviter que le juge judiciaire s’en mêle, pour « sécuriser les relations de travail », comme le dit le MEDEF. Cerise sur le gâteau, l’article 26 limite l’accès au juge prud’homal : instauration d’un délai de 2 ans maximum pour une réclamation portant sur l’exécution ou la rupture du contrat de travail (sauf discrimination) et de 3 ans pour une demande de salaire en cours d’exécution du contrat (contre 5 ans actuellement).

    Enfin, les prérogatives des comités d’entreprises sont réduites par diverses dispositions et un délai de trois mois supplémentaire est accordé aux employeurs pour organiser l’élection des délégués du personnel et des membres du comité d’entreprise une fois atteint l’effectif déclenchant l’obligation, ainsi qu’un délai d’un an pour respecter la totalité des obligations liées au dépassement des seuils d’effectif de 11 et de 50 salarié-e-s : un comble !

    Cet accord ne fera pas reculer la précarité, ni le chômage, ne créera pas d’emploi, mais fera régresser un peu plus les droits des salarié-e-s, à commencer par les plus précaires d’entre eux, les femmes en particulier. Il a été signé par trois organisations syndicales n’ayant rassemblé aux dernières élections prud’homales que 38,7% des voix (et 28,11 % au récent référendum de représentativité organisé dans les TPE-PME). Si les règles de validité permettent actuellement de considérer cet accord comme « majoritaire », il apparaît éminemment problématique qu’il puisse être repris dans la loi, alors même qu’il n’est signé que par des organisations ne représentant qu’une minorité de syndicats et de salarié-e-s. La majorité de gauche au Parlement n’a pas été élue pour mener une politique d’inspiration aussi nettement libérale.

    La Fondation Copernic et Attac ont décidé, par conséquent, d’appeler tous les acteurs du mouvement social et syndical, ainsi que des partis de la gauche et de l’écologie politique à organiser la mobilisation nécessaire pour s’opposer à cet accord.   

    Le syndicat Force ouvrière a décrypté sous la forme d'un clip, les dessous de l'accord de "sécurisation de l'emploi" signé le 11 janvier dernier par la CFDT, la CFTC et la CFC-CGC mais refusé par la CGT et FO. 

     

  • Le Medef est un super Mandrake et les syndicats ( pas tous heureusement) des super couillons !

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     Selon les chiffres de l'ACOSS , en 2011, sur  21 millions de contrats signés (hors intérim), 17,3 millions étaient des  CDD.

    Plus de la moitié  soit  9,5 millions étaient inférieurs ou égaux à une semaine. 

    Les CDD d'une journée représentent 31% des contrats à durée déterminée.

    Selon l'ACOSS, entre 2000 et 2011, les CDD de moins d'une semaine, ont augmenté de 133%. 
    L'explication vient du développement des CDD d'usage dans les année 2000 dans certains secteurs d'activité qui peuvent se passer plus facilement des CDI.

    Alain Gubian, le directeur des statistiques de l'ACOSS, énumère les métiers concernés : "Le déménagement, l'hôtellerie restauration, les centres de vacances, le sport professionnel, les spectacles, l'action culturelle, l'audiovisuel, la production cinématographique, l'enseignement, l'information, les activités d'enquête et de sondages".

    Avec la crise que nous traversons, les entreprises voient court .... elles embauchent sous   CDD qu'elles  renouvellent.cdd-PE.JPG

     La fonction publique  n'est pas en reste !

    Elle employait environ 898.000 contractuels en 2010. Cela représente 17,2% des effectifs. En 2000, ils étaient 693.000, soit 14,8% des effectifs, toute administration confondue. Dans le détail, c'est la fonction publique territoriale qui est championne, avec près d'un agent sur cinq non-titulaires, devant la fonction publique hospitalière, qui la rattrape (16,5%), et l'Etat (15,8% des effectifs). 

    On peut lire dans le Nouvel Observateur :

    "Auxiliaires de puériculture, animateurs ou assistants d'enseignement artistiques : ces agents font tourner les écoles, les mairies, les centres aérés, et remplacent souvent des postes que l'administration a du mal à pérenniser. Certaines administrations trouvent ces statuts particulièrement adaptés à leur missions spécifiques, comme les centres de recherche, où l'on compte 24.300 enseignants ou chercheurs temporaires, ou les établissements d'enseignements, où l'on compte 59.800 "assistants d’éducation", dont beaucoup de surveillants.

    Les contrats peuvent durer trois ans, et sont renouvelables à de nombreuses reprises, contrairement au privé, ou ils ne doivent pas dépasser un an et demi en théorie. Les contractuels ne perçoivent pas de prime de précarité. "

    • Une législation  souvent modifiée. 

     La législation concernant les CDD a fait l'objet de nombreuses modifications visant notamment à  encadrer de manière stricte le recours à ce type de contrat  et à  renforcer les droits des salariés !

    Reconnus puis cernés progressivement par la jurisprudence, les contrats à durée déterminée n'ont véritablement acquis de statut juridique qu'en 1979 .
     En 1982, ce statut a été réformé. Le principal objectif de cette réforme visait à limiter les contrats temporaires en posant comme principe que le contrat de droit commun est le contrat à durée indéterminée ;
    En vue de lutter contre l'accroissement constant des contrats précaires (contrats à durée déterminée et contrats de travail temporaire), une nouvelle réforme s'amorce dès 1989.

    A cet effet, un premier projet de loi a été déposé au Parlement à la session d'automne 89. Sa discussion a été ensuite suspendue pour favoriser une offre de négociation dans ce domaine faite par le CNPF à laquelle s'étaient ralliées les organisations syndicales salariées et qui a abouti à la signature d'un accord national interprofessionnel en date du 24 mars 1990.
    La loi no 90-613 du 12 juillet 1990 « favorisant la stabilité de l'emploi par l'adaptation des contrats précaires » a repris en grande partie les dispositions de l'accord interprofessionnel précité .
     Par la suite, plusieurs lois sont venues compléter ce dispositif.

    •  Une législation qui n'a pas empêché l'explosion des embauches sous CDD

    A la lecture des chiffres précités , force est de constater que toutes les dispositions prises ont été  contournées habilement par de nombreux employeurs  et qu'elles sont devenues   comme cautères sur jambe de bois !  

    • Aujourd'hui , un accord sur la compétitivité  qui  veut nous faire croire que la taxation des CDD   va enrayer le processus !

    Depuis le 4 octobre, syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) négocient   sur les moyens de fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés. 

    La négociation a progressé jeudi mais pas suffisamment pour aboutir à un accord. Le patronat a fait quelques concessions, dont la suppression d'un article  sur la création d'un « CDI de projet » de 9 mois minimum et la réduction du délai de mise en oeuvre de la généralisation d'une complémentaire santé pour les salariés de 4 à 3 ans.

    La nouvelle version du projet patronal, remise CE MATIN aux syndicats, accepte le principe d'une taxation des contrats courts, principal point de blocage de la négociation. Cette « taxation » serait consentie « en échange d'incitations, de baisses de charges afin d'encourager à embaucher les jeunes en contrats long ».

    Le dernier projet d'accord soumis aux syndicats par le Medef, la CGPME et l'UPA (artisans), propose de majorer la cotisation d'assurance-chômage pour les contrats à durée déterminée (+3 points pour les CDD de moins d'un mois, +1,5 point pour ceux de moins de trois mois). Les contrats saisonniers et les CDD de remplacement sont exclus, seuls les CDD liés à des surcroîts d'activité seraient donc concernés.

    Cette disposition figurerait dans un avenant à la convention d'assurance-chômage, qui entrera en vigueur au 1er juillet 2013.

    En échange, « le contrat à durée indéterminée conclu pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans serait exonéré de cotisations patronales d'assurance chômage, pendant une durée de 3 mois », « dès lors qu'il se poursuit au-delà de la période d'essai », mentionne le projet d'accord.

      Pour Stéphane Lardy, négociateur de FO,  le patronat s'est livré " à un grand tour de prestidigitation ".  Selon lui, 70% des contrats courts ne seraient pas concernés par cette taxation, et l'intérim serait « le grand gagnant ». Mandrake_the_Magicien.jpg

     Selon le Medef, les surcotisations coûteraient 110 millions d'euros aux employeurs, et les allégements leur feraient économiser 155 millions d'euros.
     
     Cette  fausse concession du patronat va très certainement permettre la signature d'un accord  ( FO et CGT refuseront très certainement de signer  le projet...) qui va fragiliser encore plus les salariés, sans enrayer  l'hyper-précarisation de l'emploi.
     
    En revanche, avec cet accord  il y aura  d'importantes modifications du code du travail,  dans le sens d'une plus grande "flexibilité".
     
    Le texte prévoit en effet d’institutionnaliser les modulations de salaires et de temps de travail en cas de difficultés pour l’entreprise, de pouvoir contraindre le salarié à la mobilité interne, de réduire les délais de contestation en justice des licenciements, ou encore de pouvoir déroger, par accord collectif, au code du travail en matière de licenciements économiques collectifs. 

    De leur côté, les syndicats obtiendraient la généralisation des complémentaires santé, la portabilité des droits et les droits «rechargeables» au chômage, ainsi que la présence de représentants des salariés dans les conseils d’administration des entreprises de 10 000 salariés, dont 5000 en France. 

     

    Philippe Askenazy, économiste du travail au CNRS, explique : "Aujourd'hui, on a une classe de travailleurs qui sont en situation d'hyper-précarité, qui enchainent une semaine de travail au maximum, suivi d'un semaine de chômage, trois jours de travail, quatre jours de chômage [...] donc une hyper- précarité permanente qui se concentre sur des populations pas nécessairement peu qualifiées, mais souvent plus jeunes. La moyenne d'âge est [...] de l'ordre de 35 ans".  

     

  • La crise: un prétexte pour détruire notre modèle social ! le Medef se frotte les mains et les syndicats ne sont plus que cris et chuchotements

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    Jeudi 15 novembre, les partenaires sociaux  ont repris la  négociation sur la sécurisation de l'emploi.

     Le patronat a présenté son projet  d'accord.

    Un texte de 9 pages  qui va achever  le travail de destruction du code du travail , entrepris depuis de nombreuses années par le patronant , au nom de la sempiternelle loi du marché et de la compétitivité......

    C'est du "donnant donnant" semble t-il !  Mais en fait , c'est du "donnant perdant " pour les salariés.

    En effet , le projet  proposé par la délégation patronale  " tend à "échanger" une sécurisation des salariés en emploi précaire (CDD) contre des "suppressions de freins à l'embauche sous CDI". "

    La délégation patronale  nous ressert un plat réchauffé , le plat amer et indigeste de la fléxisécurité à la Française..... 

    Le plat du jour est servi !emploi,flexibilité,économie,crise,récession,syndicats,medef


    Alors que  les licenciements pour fautes n'ont cessé de grimper, remplaçant les licenciements économiques  ( depuis 20 ans la tendance s'est inversée   les salariés étant  devenus ,semble t-il, de plus en plus incompétents, indisciplinés bref ingérables !!!!), la délégation patronale propose de limiter le montant des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif .

    Une proposition indigne et contraire aux fondamentaux des droits du  procès équitable !

    D'une manière générale, le montant des dommages et intérêts  attribués en France par les tribunaux en cas de licenciement abusif , reste modeste ... entre 6 et 12 mois de salaire .

    Sachant que plus de 8 Millions de salariés sont payés au SMIC , ces sommes sont dérisoires au regard des ravages ,tant sur le plan personnel que social , que peut constituer un licenciement abusif.

    Les tribunaux  sont beaucoup plus généreux lorsqu'il s'agit de réparer un droit à l'image , réparations  qui constituent, pour certains ,une véritable rente.... ou revenu 

    Un petit exemple parmi  beaucoup d'autres

    En 2008 Les époux Sarkozy ont gagné  le procès qu'ils avaient intenté à la compagnie aérienne Ryanair pour avoir publié sans autorisation une photo de leur couple.

    Le tribunal n'a accordé que 60.000 euros à Carla Bruni sur les 500.000 euros de dommages et intérêts réclamés. oups......

    Les  "Hollande" ont eu moins de chance !  VSD a été condamné à verser  2 000 € pour  avoir publié des photos de Madame en maillot de bain. «Nous avons trois autres procédures en cours contres des magazines people, Closer, Voici et Public, pour ne pas les nommer», a confirmé l'avocat des intéréssés !

    Quant aux DSK on ne compte plus leur démélés judiciaires  

    Voici quelques unes des autres propositions de la délégation patronale

    • Pour les salariés en  CDD : faciliter les prêts bancaires, assurer une meilleur portabilité des droits en matière de formation et de prévoyance, etc)
    •  contre la "suppression des freins à l'embauche en CDI", notamment par l'élargissement "de la logique du contrat d'export ou du contrat de chantier à d'autres CDI, conclus pour la réalisation de projets identifiés dont la durée est incertaine". 


    La délégation patronale fait également des propositions sur les seuils sociaux et l'information des représentants du personnel en amont d'éventuelles difficultés rencontrées par les entreprises.

    Elle propose aussi d'expérimenter "un compte individuel de formation" avec une fusion du DIF et du CIF.

      Les syndicats , qui ne sont plus que cris et chuchotements  , continuent , au mépris  des intérêts des salariés les plus fragiles ,  des chômeurs et de tous  ceux qui souffrent de sous emploi ,  à avaler la pillule .

    Prochain rendez vous le 20 Novembre

     


    "Nous sommes dans un rapport de force avec le... par CFDT_TV

  • Si nous parlions de ce qui fâche : la flexibilité des salariés !

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     Vous avez dit flexibilité ?   

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    Fin janvier 2012,   Nicolas Sarkozy  avait demandé aux partenaires sociaux de négocier des accords de compétitivité-emploi, que ces derniers ont renommés « accords de sauvegarde de l’activité et de l’emploi ».

    François Fillon avait fixé un délai de deux mois à partir de fin février pour conclure ces accords.

    Ces accords devaient permettre  aux entreprises  d'adapter le temps de travail à la conjoncture économique : en cas de difficultés , l'entreprise pouvait  baisser le temps de travail et également le salaire.

    Rappelons que cette  possibilité n'est pas nouvelle avec un garde fou : il faut que chaque salarié signe un avenant à son contrat de travail acceptant la nouvelle durée du travail et la baisse de son salaire.

    En cas de refus du salarié, ce dernier peut être licencié pour motif économique.

    Le nouveau texte devait sécuriser  les accords signés par les organisations syndicales, en supprimant l'accord du salarié.

     Un salarié refusant ,par exemple ,une baisse de salaire  dans le cadre de la mise en oeuvre  d'un accord compétitivité emploi , ne devait plus être licencié pour motif économique .

     Les modalités du licenciement  n'avaient pas été précisées  par le Medef, qui parlait  seulement de « rupture du contrat de travail ».

    Pour le Medef  une sorte de licenciement new look ! ni pour motif économique ni pour faute ...... garantissant au salarié récalcitrant le versement d'indemnités et le droit à un préavis ....

     CGT et FO étaient  opposés à la conclusion de ces accords. 

     la CFDT et le Medef se disaient  prêts à en débattre. 

      Benoît Hamon, alors porte-parole du PS avait déclaré  "Il faut que les salariés le sachent, il n'y aura plus de code du travail, il n'y aura plus de loi qui les protégera". 

     François Hollande,  candidat aux élections , lors d'une visite à Gandrange, fin février,  tançait "ces accords  sont discutés dans un moment qui tombe parfaitement mal".  il promettait : "Ils ne verront pas le jour et nous aurons à cœur de faire en sorte que les syndicats puissent négocier dans de bonnes conditions des accords sans avoir à remettre en cause la durée légale du travail, parce qu'en l'occurrence, c'est ça qui est recherché." ( article de l'Express du 24.02.2012 )

    Les négociations entre partenaires sociaux sur la question n'avaient pas abouti dans le délai de deux mois fixé par M. Sarkozy.

    Le 16 mai, après la victoire de M. Hollande, les partenaires sociaux avaient décidé du report de cette négociation dans l'attente de rencontrer le nouvel exécutif.

    Début juillet, Jean-Marc Ayrault déclarait : "La négociation compétitivité-emploi, mal engagée, n'est plus à l'ordre du jour"


    Lors de la conférence sociale des 10 et 11 juillet,  on ne parle plus d'accords "compétitivité-emploi", mais de "plans collectifs de sauvegarde de l'emploi".

     "Une réflexion sur le contrat de travail doit être engagée", estime M. Hollande en ouverture de la conférence, avant d'évoquer "des formules nouvelles (...) pour prévenir les plans sociaux ou en limiter l'impact". 

    Fin août, , Jean-Marc Ayrault demande aux partenaires sociaux, lors de l'ouverture de l'université d'été du Medef, d'accélérer le rythme" sur ces accords, dont le nom est désormais "sécurisation de l'emploi"

    Le Medef souhaite  des accords impliquant la possibilité de négocier sur le temps de travail. La CGT et FO sont fermement opposés à cette idée.

     Jean-Marc Ayrault demande  de" faire en sorte qu'en cas de difficultés, toutes les solutions, toutes les alternatives soient bien prises en compte". Michel Sapin, le ministre du travail, évoque à son tour une" négociation sur les aspects de la sécurisation des emplois pour les salariés, mais aussi pour les entreprises elles-mêmes". 

    Dans  son  document  d'orientation sur le chantier de la sécurisation de l'emploi, qu'il transmet à la rentrée aux partenaires sociaux, le gouvernement demande de tout faire pour  faire avancer ces négociations, qui piétinent. 

    la France passe la barre symbolique des 3 millions de chômeurs et François Hollande a mis entre les mains des partenaires sociaux une partie essentielle de son futur bilan.    

     "En refusant de trancher lui-même et en mettant tous les sujets sur la table - des accords compétitivité-emploi à la refonte des licenciements, en passant par la lutte contre les contrats précaires et une plus fine association des syndicats à la gestion prévisionnelle des emplois -, François Hollande souhaite replacer patronat et syndicats  au centre du jeu, promettant même de constitutionnaliser le recours au dialogue social.

    Si cette méthode  change de l'interventionnisme et de  l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy dans les dossiers sociaux, n'est ce pas un moyen qui permet  d'éviter  de prendre  des mesures concrêtes  pour lutter efficacement contre les délocalisations et la paupérisation  d'une partie de plus en plus nombreuse de la population ?

    En effet il y a urgence  car  il est intolérable:

    • de laisser plus de 8 millions de personnes vivre avec moins de 900 euros par mois ( Plus de 10 % de la population vit en marge des normes de la société avec difficultés et handicaps sociaux se cumulant : logement , emploi, accès aux soins etc..).
       La progression du chômage depuis 2008 a aggravé la situation
    • de tolérer que 4 millions de personnes dont 600 000 enfants souffrent de mal logement .
    • d'ignorer 100 000 personnes dont 20 000 enfants qui "vivent" dans la rue.
    • d'admettre que 3,7 millions de travailleurs - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité inférieurs à 60 % du revenu médian et peuvent donc être considérés comme pauvres.
    • d'admettre que 2,9 % des Français ne mangent pas à leur faim, que 1 % de ménages ne disposent pas d’eau chaude, 6% n' aient pas de chauffage.
    • de permettre que les entreprises continuent à délocaliser au nom de la compétitivité
    • d'une manière générale de ne pas remettre en cause nos fondamentaux économiques et financiers qui vont précipiter les peuples de l'Europe dans la pauvreté.



      Force est de constater que nos gouvernants n'ont plus aucun pouvoir face à la "mondialisation " et aux détenteurs des capitaux.

      J'ai encore la faiblesse de penser et d'espérer que la Gauche ne va pas se contenter de gérer la pénurie mais être une force de proposition au niveau de l'Europe pour inverser le processus de la récession.  pauvrete-cgtcg08-cg08-syndaicat-cgt-ardennes-08.jpg

     


     Lire également :

    Salariés , vous devrez déguster la sauce Fillon-flexisécurité

     Blabla au sommet et pénurie en bas de l'échelle.....

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