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fin de droit

  • Pôle emploi : un accouchement aux forceps

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    Au premier janvier 2009  l'ANPE et les Assedic fusionnaient  et l'accouchement de  Pôle-Emploi commençait.

    Aujourd'hui  cet accouchement n'est pas terminé.  La parturiente  souffre ....

    Sur fond de crise  pôle emploi cumule  les retards de traitement de dossiers et les erreurs.

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    Afflux de chômeurs, , services en sous-effectif, dégradation des conditions de travail, manque de formation, , précarité des nouveaux employés, difficultés techniques , bref la liste est longue  pour expliquer  l'explosion des files d'attente et des retards de traitements de dossiers...

    "Quatre syndicats (CGT, SNAP, SNU FSU et SUD Solidaires) ont appelé   à la grève mardi 08 juin 2010 à Pôle emploi, pour dénoncer un service public en déliquescence. Près de 19% des salariés selon la direction - 25% selon les syndicats, ont manifesté..."

    Pôle emploi est un baudet qu'on charge de plus en plus.

    N'est- ce  pas un moyen détourné pour  dire: " mais voyons pôle emploi vous êtes incapable de faire face  alors on va sous traiter !"

    le service sera  peu à peu démantelé  au profit d'organismes privés  ( c'est déjà le cas) et ce au grand dam des chômeurs !

    décryptage


    Le dernier poids mis sur les épaules des conseillers  de Pôle emploi : le plan rebond  pour les chômeurs en fin de droit  !

    Signé par le gouvernement et les partenaires sociaux le 15 avril 2010, le "plan rebond" pour l'emploi prévoit la mise en place de mesures pour les chômeurs qui arrivent en fin de droits à l'assurance chômage.

    Vincent Kerlouégan, délégué syndical régional SNU-FSU Pôle-Emploi Bourgogne affirme que le service est en sous-effectif pour assurer efficacement le suivi de ces chômeurs en fin de droits : "Selon la direction, nous devons recevoir 400.000 demandeurs d'emploi (340.000 selon le site du gouvernement) mais, selon les syndicats, ce serait plutôt un million de personnes qui arrivent en fin de droits. Nous devons les recevoir dès maintenant et nous n'avons clairement pas les moyens supplémentaires en effectif pour le faire."

    Lire sur le sujet mes dernières analyses

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    Dans cette  triste affaire qui est le plus à plaindre ?  le chômeur ou le demandeur d'emploi ( je n'aime pas ce terme )

    En effet selon les régions et le taux  de chômage,  la surcharge de travail ou  le nombre  de chômeurs que doit suivre un conseiller   ( dans certains cas  plus de 200 pour un conseiller)  les retards de traitement des dossiers  risquent d'être  importants.

    Que vont  devenir  les demandeurs d'emploi dans l'attente du traitement de leur dossier et du versement de leurs allocations ?

    Je  me fais le plus grand souci pour ces derniers lorsque je prends connaissance des informations suivantes  ( source Médiapart - un journal en ligne  que je recommande à tous  )

    • "Jean-Luc Michely, conseiller Pôle Emploi, estime posséder un "tout petit porte-feuille de 150 demandeurs" en comparaison de ses collègues : "Il peut s'étendre de 300 à 500 demandeurs. La moyenne officielle proposée par la direction est de 200 mais ça peut aller jusqu'à plus du double."
    • Vincent Kerlouégan: "Aujourd'hui, en Bourgogne, chaque conseiller qui suit et accompagne les demandeurs d'emploi en a 243 dans son porte-feuille. Avant la fusion, si on remonte à 18 mois, il était environ de 150 par conseiller. Évidemment, la crise est passée par là et a fait exploser les chiffres. Il était prévu à l'horizon 2012 avec la fusion, 5% de chômage et 50 à 60 demandeurs d'emplois suivis par conseiller. Nous en sommes à quatre fois plus en moyenne. La fusion peut fonctionner uniquement si l'on prévoit pour chaque conseiller à l'emploi 60 demandeurs d'emplois à suivre. Au-delà, c'est bancal."
    • Pour Angélique Allexant, employée au service administratif qui gère les ateliers et les bilans de compétences sans lien direct avec le public : "La fusion est pour l'instant uniquement sur le papier. Après, les métiers n'ont absolument pas fusionné. Nous restons chacun sur nos spécificités et nos expertises. Il n'y a pas de partage, pas le temps du partage, pas le temps de la formation. Nous restons deux entités complètement différentes."
    • Vincent Kerlouégan regrette, malgré les demandes répétées de report de ses collègues, que l'État ait décidé, en faisant fi de la crise, d'opérer la fusion entre l'ANPE et l'Assedic : "La fusion n'est qu'une façade. Les personnes sont reçues dans un même lieu mais le service derrière est complètement dégradé. Les conditions de travail sont déplorables."
    • Vincent Kerlouegan confesse ne pas pouvoir proposer aux demandeurs d'emplois le service qu'ils sont en droit d'attendre de lui en tant que conseiller Pôle-Emploi. Il décrit un véritable cocktail explosif où conseillers et demandeurs sont plongés, l'un l'autre, dans un véritable engrenage : "Nous ne voyons pas les demandeurs tous les mois comme ce devrait être le cas. Il y a par conséquent des risques d'agression, d'agressivité. Nous constatons de nombreuses menaces et agressions verbales dans la région."
    • Pour le secrétaire régional SNU, le constat est clair : "Officiellement et officieusement, le suivi mensuel personnalisé n'existe plus alors même que l'on devait passer à un entretien tous les quinze jours. D'un côté, le marché de l'emploi est saturé et de l'autre il y a eu une institution nationale qui a voulu lancer trop de réformes simultanément. La fusion, le regroupement et la réorganisation géographique de ces derniers mois entraînent plusieurs mois de retard pour le suivi mensuel des demandeurs d'emploi."
    • "Le suivi personnalisé existe à hauteur de vingt minutes toutes les quatre à six semaines. On ne va peut-être pas l'appeler personnalisé mais plutôt individuel", ironise quant à lui Jean-Luc Michely, qui se demande encore "si Pôle-Emploi permet de retrouver un emploi ou ne contribue pas à freiner plutôt le retour à l'emploi?". Son discours frise même la suspicion : "Concernant le gouvernement et en m'appuyant sur l'avis de certains de mes collègues, je me demande si il n'y a pas là une envie sous-jacente de faire imploser le service public. Plutôt que de le faire sauter, le réformer ou de le donner directement à l'intérim, il s'agirait de le faire imploser, d'où un laisser-aller flagrant dans les conditions de travail qui se dégradent."
    • Les grévistes dénoncent une "armée de précaires". La précarité a explosé dans les agences Pôle Emploi. Le SNU-FSU critique à la fois les prévisions chiffrées non réalisables du gouvernement et la rigidité de leur direction : "Il y a 17% de contrats précaires à Pôle-Emploi alors que la convention collective nationale mise en place depuis le premier janvier 2010 n'en prévoit que 5% maximum. 12% des personnes en contrats précaires devraient être en CDI actuellement. Lorsque l'on interpelle la direction sur ce sujet, elle répond que l'on peut toujours aller devant les juridictions compétentes pour les faire condamner. Dès lors, nous reviendrons à 5% de contrats CDD tel que prévu mais derrière cela, on nous précise bien que la charge de travail explosera..."
    • Dernier avatar en date  Neptune prend l'eau  !Le portail Neptune, qui devait unifier les deux systèmes avec Clan (ex-Assedic) pour l'indemnisation et B 2000 (ex-ANPE) pour l'accompagnement, semble observer des difficultés techniques de fonctionnement : "La direction a suspendu le déploiement. En Bourgogne, Neptune devait être déployé fin juin mais nous ne savons pas si cela se fera et quand", se demande Vincent Kerlouégan, qui estime que le travail ne peut se faire correctement. "Dans certains pôles, nous avons un serveur ex-ANPE opérationnel mais sans serveur indemnisation. Les collègues de l'indemnisation ne peuvent donc pas venir travailler. Dans d'autres lieux, c'est le même problème mais inverse..."

      Parmi les nombreux dysfonctionnements observés liés aux traitements des dossiers, Jean-Luc Michely, conseiller à l'emploi, cite l'exemple de son propre fils, inscrit à Besançon et qui doit transférer son dossier à Dijon : "Cela fait trois semaines qu'il essaye de faire le transfert. On lui dit de passer par internet, ce qu'il a fait, mais le changement d'adresse sur internet n'a pas été pris en compte. Lorsque l'on téléphone au 3949 qui, paraît-il, est le numéro fabuleux qui résout tout, on oublie de dire au demandeur d'emploi que lorsqu'il change de région, il ne doit pas dire qu'il veut changer d'adresse mais plutôt qu'il veut se réinscrire ! Si vous dites que vous voulez faire un changement d'adresse, on vous dit de retourner sur le site Pôle-Emploi.fr où vous venez déjà de faire le changement d'adresse qui n'est pas pris en compte... De plus, vos interlocuteurs au 3949 sont en CDD, formés à la va vite en trois jours." Allez comprendre...

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  • En France on ne crée pas des emplois mais des usines à gaz

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    colere_jade2005.jpgHistoire d'une aide exceptionnelle  pour les chômeurs sans ressources en 2010 ou  création d'une usine à gaz !

    Le décret  d'application de l'aide exceptionnelle aux chômeurs en fin de droit vient de paraître au journal officiel (n°2010-575) du 31 mai 2010.

    Je crois utile de faire un rappel  sur la genèse de la création de cette aide    dont le nombre potentiel de bénéficiaires  a été réduit au fur et à mesure à peau de chagrin et qui se révèle être une véritable usine à gaz.....

    Certains ne manqueront pas de dire"  notre juriste  n'a de cesse de critiquer mais  cette aide c'est mieux que rien  "

    Oui mais......

    Petit rappel

    • Coup de théatre fin 2009  selon pôle-emploi qui a distribué "une note" aux syndicats et patronat : un million de chômeurs devaient sortir de l'indemnisation  et  ne seraient  donc plus indemnisés par l'assurance chômage en 2010. 

      Dans le même temps : 
      Christine Lagarde, estimait le 3 décembre dans un communiqué que la stabilité du chômage était : "encourageante" et se déclarait également satisfaite de "la hausse du taux d’emploi des seniors au 3ème trimestre ... / ... " - Source JDD

      Laurent Wauquiez   déclarait : "On a arrêté la hausse du chômage", "la France a le mieux amorti la crise sur le front de l’emploi et on a fait les bons choix"- Source AFP/Google


      Selon les projections réalisées par Pôle emploi, environ un million de chômeurs devaient  se retrouver en fin de droits en 2010, soit une hausse "d'environ 18%" par rapport à 2009. Sur ce million,  460.000 devaient se retrouver sans revenu, tous ne remplissant pas les conditions d'accès aux minima sociaux.
    • Le chef de l'état confiait au secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, la tâche de mener la concertation avec les partenaires sociaux afin de trouver une solution d'ici à la fin mars pour les chômeurs qui se retrouveraient sans aucune ressource.
    • Fin février   Laurent Wauquiez, annonçait  que l'Etat et l'Unedic débloqueraient "plusieurs centaines de millions d'euros" pour aider les chômeurs en fin de droits.
      Fin février patronat et syndicats n'étaient parvenus à aucun accord sur le sujet .
    • Début mars  François-Xavier Selleret, directeur de cabinet du ministre animait une réunion avec les syndicats  au cours de laquelle un point était fait sur le nombre et le profil de ces chômeurs.( leur durée de chômage, leur âge, leurs revenus complémentaires dont le RSA etc...)
    • Après le diagnostic  les remèdes :
      Formations rémunérées , contrats aidés , exonérations de charges pour les employeurs embauchant un chômeur en fin de droit , élargissement des cas d'ouverture de l'ASS et du RSA etc... les solutions si elles ne brillaient pas par leur originalité ne manquaient pas .

      Mais  tous se renvoyaient  la balle quant à la prise en charge de ces  "sans droit"  ( soit l’assurance chômage financée par les employeurs et les salariés, soit  l’ASS et le RSA financés par la solidarité nationale, autrement dit par l’impôt.)

    Un dossier brûlant  surtout avant les régionales !

    • Restriction budgétaire oblige  le gouvernement avait revu le chiffre de  460 000 à la baisse.
      D'après lui :
      250 000 de ces chômeurs âgés de 26 ans et plus bénéficieraient en 2010 d'un revenu via leur conjoint.
      Une partie des jeunes de moins de 25 ans pourrait percevoir le RSA pour la même raison, ou au titre d'un enfant à charge ou de leurs parents
      15 000 pourraient bénéficier du RSA jeune cet été.

      448767914.jpgPince mi et pince moi sont dans un bateau pince mi tombe à l'eau: qu'est ce qui reste ......145 000 chômeurs en fin de droits sans solution.

      Chiffres contestés par les syndicats  qui  souhaitaient que soient prises en compte les  ressources des individus et non celles des ménages. Finalement tous  se sont accordés pour travailler sur un chiffre de 360 000 demandeurs d'emploi  sans ressources
    • Jeudi 15 avril, le Gouvernement et les partenaires sociaux trouvaient un accord  destiné à apporter des réponses concrètes aux demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage.

      Le plan prévoit notamment :
      170 000 contrats aidés (50 000 contrats initiative emploi et 120 000 contrats d’accompagnement dans l’emploi) destinés en priorité aux publics en difficulté.
      70 000 formations de six à huit mois  cofinancées par l’Unedic et le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.
    • 20 000 formations supplémentaires financées par les régions
    • action renforcée de l’ association pour l’ emploi des cadres (Apec) pour 15 000 cadres en fin de droits
    • Pour toute personne  ne pouvant pas  prétendre à l’un de ces dispositifs, une aide exceptionnelle de crise  cofinancée par l’Unedic et l’Etat.
      Présentée par l'Elysée comme un "filet de sécurité exceptionnel" pour 70.000 à 110.000 personnes pour un coût maximal de 220 millions d'euros , cette aide exceptionnelle pour l'emploi s'élève au même montant que l'allocation spécifique de solidarité (460 euros) pour une durée maximum de 6 mois. Elle n'est versée qu'en bout de course c'est à dire lorsqu'aucun contrat ou formation  n'a pu  être proposée par Pôle Emploi".

    Force est de constater que  le nombre de chômeurs qui pourront percevoir cette aide  soit entre  70 000 et 110000  personnes  repose sur des hypothèses hasardeuses.

    Pendant des mois on a assisté à une bataille des chiffres sur le nombre de personnes qui seraient sans revenu après avoir épuisé leurs droits à allocations de chômage.

    Selon je journal l'Humanité "Les négociateurs ont estimé que sur le million de départs, 170 000 chômeurs auraient droit à l’allocation de solidarité spécifique (ASS), 220 000 au Revenu de solidarité active (RSA), et 10 000 iraient en préretraite. Ensuite, ils ont défalqué 15 000 bénéficiaires potentiels du RSA jeunes dont l’entrée en vigueur a été avancée à juillet, et environ 50 000 prétendants à l’allocation équivalent retraite (AER) et à l’allocation de formation (AFDEF), rétablies pour 2010. On en est donc à 535 000 personnes sans solution. Et c’est en supposant que 190 000 chômeurs vont retrouver un travail, même de courte durée, dans les six mois, que le chiffre a été ramené à 345 000 chômeurs. "


    Maintenant examinons en pratique à la lueur des textes  comment cela va se passer  :

    • Première phase : identification des fins de droits pouvant prétendre à "un parcours d'insertion professionnelle renforcé" proposé par Pôle emploi.

    Deux conditions /

    - Avoir épuisé ses droits entre le 1.01 et le 31.12.2010

    - Ne pas  prétendre au bénéfice d'une allocation de solidarité, de quelque nature que ce soit, du revenu de solidarité active versé à titre individuel ou au titre du foyer, du revenu minimum d'insertion versé à titre individuel ou au titre du foyer, de l'allocation de parent isolé ou d'une allocation spécifique d'indemnisation du chômage au titre de la solidarité nationale.

    Ce sont donc bien les aides du foyer qui sont prises en compte.

    Cette situation va créer de graves inégalités  en effet  heureux celui qui a un conjoint qui travaille et /ou a des revenus suffisants pour ne pas percevoir  ni RSA ni RMI  !

    Force est de constater que non seulement le parcours renforcé lais  l'aide financière exceptionnelle finale n'est pas attribuée à ceux  qui ont le plus besoin c'est à dire aux plus pauvres !


    • Deuxième phase  : envoi   d'un courrier par pôle emploi aux intéressés ( à partir du 7 juin normalement  )

    Dans le document de travail des négociateurs de l'accord, c'est Pôle emploi qui doit calculer chaque mois le nombre de personnes qui n'auront droit à aucun revenu à l'issue de leurs droits à chômage 
    Pôle emploi a commencé à identifier les bénéficiaires potentiels, qui devraient être automatiquement avisés par courrier "dans les premiers jours de juin". Ils devront retourner un talon-réponse pour bénéficier du plan

    Selon le journal le Monde :" Les premiers courriers - 100 000 par mois en moyenne - seront envoyés à partir du 7 juin. Pôle emploi demandera à leurs destinataires de renvoyer leur demande d'ASS ou l'attestation de non-perception du RSA. Un rendez-vous sera pris ensuite, si nécessaire, pour monter les dossiers de contrat aidé, de formation rémunérée ou d'aide exceptionnelle."

    Souhaitons que ceux qui ne recevront pas de talon réponse puissent déposer une demande !

    ce dispositif laisse de coté  les chômeurs  qui ont  épuisé leur droit avant le 1er janvier 2010 et qui sont en situation dramatique ce que reconnait le secrétaire d'Etat, "il y a des gens arrivés en fin de droits en 2005, 2006, 2007, 2008, etc." et pas concernés.

    il se console  en ajoutant , "mais c'est la première fois qu'on a un système d'aide aussi massif pour des fins de droits" et "déjà très généreux : on prend les gens à partir du 1er janvier, pas seulement du 1er juin".


    • Troisième phase :  Réception  des réponses et vérification par pôle emploi des conditions " financières "  ( non perception rsa...)

    Les dossiers devraient être examinés "avant et pendant les grandes vacances", précise le Pôle emploi.


    Toujours selon le Monde  "Compte tenu de ce que sont les délais des différentes institutions parties prenantes à cette opération, ce n'est vraisemblablement qu'à la rentrée, dans le courant du mois de septembre, que le plan Rebond deviendra une réalité concrète pour les chômeurs concernés. Il est quasiment impossible de débuter une formation ou un contrat aidé au mois d'août.

     

    • Quatrième phase  : recherche par pôle emploi  d' un contrat aidé ou une formation rémunérée

    Selon le décret "Pôle emploi propose une formation rémunérée ou un contrat aidé correspondant au projet personnalisé d'accès à l'emploi."

    Pôle emploi se dit prêt, malgré un climat tendu avec des conseillers surchargés de travail.

    Selon le directeur général, Christian Charpy, le plan est "compliqué" et "constitue une charge d'indemnisation et d'accompagnement non négligeable, mais c'est le moins que nous puissions faire en faveur de concitoyens vivant dans des situations extrêmement difficiles".

    De plus, tout n'est pas encore réglé. Les régions se font tirer l'oreille pour financer au total 20 000 places de formation supplémentaires. Selon une source proche du dossier, elles ne seraient que deux à s'être engagées.

    Les départements, de leur côté, s'inquiètent de n'avoir aucune visibilité sur le nombre des fin-de-droits susceptibles de bénéficier du RSA. Ils redoutent de voir ce poste de dépenses exploser, sans pouvoir compter sur l'aide de l'Etat.

    Déjà les difficultés apparaissent au sein de pôle emploi  qui réclame plus de moyens :

    FSU et CFTC réclament plus de moyens pour Pôle Emploi afin de mettre en oeuvre les mesures pour les fins de droits. 

    Pour la FSU aussi, des "renforts en effectifs constants et stables" sont nécessaires. 

    Pôle Emploi "devra adresser plus d'un million de courriers aux personnes, concernées, engendrant réponses, traitement des courriers et rendez-vous si besoin dans ses services", rappelle le syndicat. 

    Une préavis de grève a d'ailleurs été lancé à Pôle Emploi pour le 8 juin à l'appel de l'intersyndicale (CGT, SNAP, Snu-FSU et Sud), afin de protester contre les réorganisations en cours et les suppressions de postes.

    Conseillers surchargés , période de congés,  bref  c'est une course cahotique  qui commence  pour trouver aux interessés  une formation ou un contrat aidé  !

    Par ailleurs les contrats aidés appelés "contrats de rebond ": une innovation de pure forme qui risque de marginaliser les chômeurs !

    170 000 contrats aidés annoncés dans le plan.

    Ces contrats sont bien connus il s'agit de CIE (50 000) et de CAE (120 000) : des contrats en général à temps partiel, payés au SMIC , non pérennes et ouvrant droit à des allègements de charges sociales et/ou à un financement quasi total du salaire par l’État .

    Selon le journal l'Humanité " les 120 000 CAE se font « dans le cadre des moyens déjà budgétés », pour un surcoût de zéro euro !

    Pôle emploi va simplement bousculer la file d’attente et réserver ces contrats aux chômeurs en fin de droits, même s’ils ne correspondent pas au public cible. Au risque de marginaliser encore plus les chômeurs les plus en difficulté d’insertion, souligne le syndicat SNU-Pôle emploi.

    Quant aux CIE, le gouvernement débloque le financement de 50 000 contrats, mais encore faut-il que les entreprises créent ces emplois"

    Des formations "croupion "

    Dans un premier temps, les " fins de droit " seront orientés vers les places de formations disponibles achetées par Pôle emploi au titre des outils de formation « Action de formation conventionnée » et Contrat d’accompagnement formation.

    25 000 places de formations pourront être mobilisées pour ce public. Ces formations pourront être proposées dans 15 domaines d’activité très différents (transport-logistique, BTP, commerce, information et communication, services à la personne, services aux collectivités….). D’une durée pouvant aller jusqu’à plusieurs mois, offrant l’équivalent du statut de stagiaire de la formation professionnelle, elles se fondent, dans une logique d’alternance, sur des actions de formation aux métiers porteurs. Des actions de remise à niveau sur des savoirs de base sont également possibles dans ce cadre.

    Dans un seçond temps de nouveaux moyens seront dégagés . Sur la base d’un bilan de cette première étape, pourrait être lancé un marché public de la formation complémentaire afin d’adapter, le cas échéant, les outils (AFC, CAF, contrat de professionnalisation, Préparation opérationnelle à l’emploi) aux problématiques spécifiques auxquelles pourraient être confrontés les demandeurs d’emploi en fin de droits. Pour cette deuxième étape, serait recherchée la mutualisation des financements entre l’Unedic et le FPSPP pour 45 000 actions de formation.

    • Cinquième phase :  l'aide exceptionnelle  dite "aide exceptionnelle pour l'emploi."

    A défaut de bénéficier d'une des mesures prévues ci dessus  le demandeur d'emploi peut percevoir une aide exceptionnelle pour l'emploi.

    Deux conditions pour en bénéficier:

    - l’aide « ne sera attribuée qu’en dernier recours », « à défaut de proposition de mesures actives » (formation ou contrat aidé )

    L'intéressé ne devra pas avoir refusé sans motif légitime  la formation ou le contrat aidé qui lui sera proposé.

    Traduisons : ceux qui refuseront un contrat ou une formation seront écartés de l’allocation, le texte ne précise pas quels sont les motifs  légitimes de refus ! ( en clair c'est la porte ouverte à tous les abus : proposition de contrats et /ou de formations inadaptés par rapport au parcours professionnel du chômeur, trop éloignés du domicile , difficultés pour se déplacer etc...).

    - le demandeur d'emploi doit respecter un plafond de ressources mensuelles inférieur ou égal à 2 119,60 euros pour une personne seule et à 3 330,80 euros pour une personne vivant en couple.
    Les ressources sont déterminées selon les règles définies aux articles R. 5423-2, R. 5423-3, R. 5423-4 et R. 5423-5 du code du travail.

    Situation incongrue car on aura des  chômeurs  sans droit mariés ou en concubinage avec des personnes sans emploi ou travaillant  à temps partiel qui percevront donc au titre du couple le RSA et qui  se verront écartés du parcours renforcé et de l'aide...

    R. 5423-2

    "Les ressources prises en considération comprennent l'allocation de solidarité ainsi que les autres ressources de l'intéressé et, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin, telles qu'elles doivent être déclarées à l'administration fiscale pour le calcul de l'impôt sur le revenu avant déduction des divers abattements. Toutefois ces dispositions ne s'appliquent pas lorsque le conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin du demandeur est dirigeant d'une entreprise entrant dans le champ d'application de l'article 50-0 du code général des impôts. 
    Le montant pris en compte est le douzième du total des ressources perçues pendant les douze mois précédant celui au cours duquel la demande a été présentée."

    Selon les textes ce sont les  revenus des 12 mois précédant la demande qui seront pris en compte...

    Les situations changent rapidement  et les personnes ayant des revenus  dans les 12 mois antérieurs   peuvent les perdre  .... les couples risquent de s'être séparés etc..... pourquoi ne pas prendre les revenus des 3 mois précédant le versement de l'allocation....

    On risque de voir naître des situations forts injustes  et inadaptées aux besoins des intéressés.


    Le montant journalier maximum de l'aide exceptionnelle pour l'emploi est de 15,14 euros
    L'aide est versée par Pôle emploi pendant une durée maximale de 182 jours à compter du jour de l'adhésion du demandeur d'emploi au parcours d'insertion professionnelle renforcé, le cas échéant, jusqu'au jour du début de la formation ou du contrat aidé. La durée de la formation ou du contrat aidé s'impute sur la durée maximale de versement de l'aide.


    L'aide est versée sur une période ne pouvant excéder douze mois à compter de la date de la fin des droits à l'assurance chômage. Pour les demandeurs d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'assurance chômage avant le 1er juin, cette période court à compter de cette date.

     

    vous touchez du doigt l'usine à gaz que devront gérer les agents de pôle emploi....

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  • chômeurs en fin de droit/ le système du donnant donnant

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    79040_sarkozy_tf1_img.jpgNicolas Sarkozy vient d'annoncer  un accord de principe pour une aide exceptionnelle aux chômeurs en fin de droit qui vont se retrouver sans ressources :Une aide  exceptionnelle financée par  l'Etat et l'assurance chômage  dont le montant  pourrait être proche de celui de l'allocation spécifique de solidarité (l'ASS à taux plein s'élève à 456 euros).

    "Nous ne laisserons personne au bord de la route, nous ne laisserons personne sans rien", a promis Nicolas Sarkozy.

    Selon le journal  le Monde  " les bénéficiaires de cette aide ne pourront pas refuser en échange un contrat aidé ou une formation qui leur seraient proposés."
    Une réunion est prévue ce jeudi  à 17 h à Bercy. Ce dispositif représenterait un budget d'environ 220 millions d'euros."
    Pôle emploi estime à un million le nombre de chômeurs qui seront en fin de droits  en 2010

    Je ne manquerai pas d'analyser le dispositif qui sera mis en place.

    Je vous invite à relire mes articles sur le sujet et  à visiter le blog "la fusion  pour les nuls" pour prendre connaissance des dernières informations sur ce qui se passe à Pôle emploi notamment

    • la démission de Benoît Genuini, le premier médiateur de Pôle emploi . «Je n'ai ni les moyens ni le soutien nécessaires pour continuer à faire mon travail, explique-t-il. La direction générale n'a pas vu l'intérêt de mon rapport parce qu'elle accepte mal toute forme de critique.»
    • le nombre moyen de demandeurs d'emploi suivis par conseiller qui ne cesse d'augmenter et nuit  à accompagnement sérieux  des demandeurs d'emploi  ( moyenne  par conseiller  101 demandeurs d'emploi )

    Enfin on peut toujours rêver babole-stop-chomage.jpg

  • Pince mi et pince moi sont dans un bateau.......

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    Ce n'est pas Dallas ni les feux de l'amour mais bien du Zola que le gouvernement  joue

    Lors de la dernière réunion  des partenaires sociaux avec le secrétaire d'Etat à l'emploi  tous avaient convenu de travailler sur  les 360 000 personnes dans "une situation non connue" de Pôle emploi, c'est-à-dire, selon les syndicats, sans revenus ou sans ressources propres.

    Comme cela était couru d'avance le gouvernement minimise ces chiffres.

    D'après lui :

    • 250 000 de ces chômeurs âgés de 26 ans et plus bénéficieront en 2010 d'un revenu via leur conjoint.
    • Une partie des jeunes de moins de 25 ans  pourra percevoir  le RSA pour la même raison, ou au titre d'un enfant à charge ou de leurs parents
    • 15 000 pourraient bénéficier du RSA jeune cet été.

    Pince mi et pince moi sont dans un bateau pince mi tombe à l'eau: qu'est ce qui reste ......Realisation_du_10-03-10.jpg

    145 000 chômeurs en fin de droits sans solution.

    Restriction budgétaire oblige  le gouvernement  veut limiter les frais et surtout  le coût pour l'Etat de la promesse faite par Nicolas Sarkozy, le 25 janvier sur TF1, de ne laisser "personne sans solution".

    Les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille  ils  s'en tiennent aux ressources des individus et non à celle des ménages.

    Le  22 mars, une réunion tripartite (Etat, patronat, syndicats) est prévue.

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