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  • Les conséquences de la crise sur la pauvreté

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    Jeudi 25 février L'Observatoire nationale de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) doit remettre son rapport annuel sur la pauvreté, en présence de deux membres du gouvernement, Martin Hirsch, haut-commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, et Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement.

    Cette année, l'Onpes a demandé à plusieurs équipes de chercheurs de travailler sur les conséquences de la crise.

    Une équipe de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le centre d'économie de Sciences-Po, s'est penchée sur une question cruciale: «L'impact de la crise sur la pauvreté». La France, lit-on, a connu en 2009 «sa plus profonde récession depuis la Grande Dépression des années 1930». Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, très peu de données prospectives sur les conséquences de la crise étaient disponibles. Etonnant, alors que le chômage augmente et qu'un million de personnes perdront leurs droits à l'indemnisation chômage cette année. 

    Dans ce rapport de 51 pages que Mediapart s'est procuré, rédigé en novembre 2009 mais dont les données restent d'actualité, les chercheurs dressent un tableau du marché du travail jusqu'en 2012. Il est sombre. «La brutale montée du chômage [..] va se poursuivre dans les années qui viennent, préviennent-ils en introduction. [...] On entre aujourd'hui dans une phase de chômage durablement élevé. Cette hausse du chômage aura des conséquences considérables en termes sociaux.»

    Rapport_ONPES_20_11_2009_0.pdf

    source Médiapart

    Vous allez me dire que je fais de la provocation mais je ne peux pas m'empêcher  de mettre en face à face

    une1.jpgcette femme qui se nourrit sur un banc dans le froid   et le prix d'un repas moyen  dans l'un des plus vieux restaurants de Paris situé dans l’enceinte du jardin du Palais-Royal, " les réservations sont toujours effectuées deux mois à l’avance pour un coût médian de 250 euros par repas. S’il est indéniable que le milieu du business souffre, la clientèle des particuliers demeure. Selon Christian Le Squer, chef des cuisines du restaurant trois étoiles Ledoyen, « octobre à décembre est une période très soutenue à Paris sous l’influence conjuguée des touristes et des salons. Même pour les réceptions, nos carnets de commandes sont pleins" source France soir.fr

     

  • Savez vous ce qu'est le glanage alimentaire?

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    une définition tirée du dictionnaire  nous apprend que les glaneurs sont ceux qui, après les récoltes, envahissent les champs pour ramasser ce qu'on a oublié ou simplement écarté des moissons et vendanges.

    le tableau célèbre de Millet a fixé sur la toile cette tradition qui remonte au moyen age.

    Aujourd'hui il ya dans nos cités des glaneurs qui récupèrent ce que les autres ont jeté ou abandonné   parmi ces objets il y a de la nourriture

    d'où le nom pudique de "glaneur alimentaire" pour désigner une  personne qui « récupère » de la nourriture à la fin des marchés, dans les containers des supermarchés les poubelles des commerçants ou même  des particuliers.

    Martin Hirsch  rend publics les principaux résultats d’une étude qualitative sur le glanage alimentaire .

    cette étude qui a été menée  à Paris, Dijon et Amiens a pour objectif de mieux connaître ce phénomène :  profil et motivation  des glaneurs, pratique du glanage.

    pour prendre connaissance de cette étude  cliquez ici :le glanage alimentaire

    en résumé de cette étude :

    • les glaneurs ont des profils très divers ( jeunes,  personnes d’âges intermédiaires,  retraités ) certains ont un logement d'autres pas
    • un point commun : les difficultés économiques sont généralement à l’origine de cette pratique." Certains sont très dépendants du glanage et y recourent plusieurs fois par semaine, d’autres le font de façon plus épisodique pour économiser sur le budget alimentaire."
    • Le glanage est bien vécu lorsqu’il est perçu comme une « optimisation des ressources disponibles » et peut même perdurer une fois que la situation économique des personnes s’est améliorée.
    • Le glanage  est associé à un fort sentiment de honte lorsqu’il est perçu comme une « exploitation des restes ».
    • Le recours au glanage intervient généralement après avoir tenté d’autres solutions pour résoudre le problème de l’alimentation : restrictions, recours à l’aide alimentaire, « manche » etc.
    • Les glaneurs considèrent les produits glanés comme consommables, sans danger pour la santé  En tout cas, ils les préfèrent aux produits distribués par les services d’aide alimentaire car ils sont jugés plus divers et plus frais.


    Quelles actions à partir de ces constats ?
    Martin Hirsch a transmis les résultats de cette étude aux principales associations d’aide alimentaire et à la fédération des entreprises du commerce et de la distribution afin de réfléchir aux moyens de faciliter la mise à disposition des invendus et la diversification des produits proposés par le biais des services d’aide alimentaire.
    Le haut commissaire présentera également les résultats de l’étude aux principales associations de lutte contre la pauvreté dans le cadre de la deuxième réunion sur les signaux d’aggravation de la situation des personnes en difficulté.

     

     

    je suis mal à l'aise en lisant cette étude et surtout en prenant connaissance des actions qui seront mises en oeuvre et qui consistent pour l'essentiel à:

    "réfléchir aux moyens de faciliter la mise à disposition des invendus et la diversification des produits proposés par le biais des services d’aide alimentaire."

    c'est comme si on institutionnalisait de manière indirecte un phénomène qui ne devrait pas exister dans un pays que le nôtre

    je suis d'autant plus mal à l'aise qu'il y a quelques années Agnès Varda avait fait un documentaire/ film sur le glanage  .

    Martin Hirsch  aurait pu faire l'économie d'une telle étude au regard du film d'Agnès Varda  et surtout prendre le problème à bras le corps , à la source pour l'éradiquer au lieu de demander aux acteurs sociaux de "réfléchir aux moyens de faciliter la mise à disposition des invendus et la diversification des produits proposés par le biais des services d’aide alimentaire"

     

    je vous laisse le soin de prendre connaissance des idées fortes d'Agnès VARDA et de deux extraits de son film :

    " Mon film « Les glaneurs et la glaneuse » traîne depuis quatre ans. J'ai passé un an à  faire un documentaire sur ceux qui dans notre société vivent de nos déchets et de nos restes.

    Puisqu'on est dans une société de gâchis, il y a des gens qui vivent de ce qu'ils trouvent dans les poubelles. Parmi ceux-là, j'ai rencontré des gens formidables, qui ont une vision de la société. Ils ne sont pas misérabilistes, mais simplement miséreux. Ils ont compris que devant un tel gaspillage, il faut en profiter en quelque sorte, tout en denonçant ce que cela veut dire.

    Je peux vous dire que ce film « les glaneurs » a circulé un peu partout en France et dans le monde entier. Il pose partout le même problème.

    Ce n'est pas celui de l'économie durable, du commerce équitable, c'est celui d'une société organisée autour du fric, « du plus gagné » une surproduction, une surconsommation, sur-déchets donc gâchis. Les combats sont à tous les niveaux. On peut essayer de freiner « l'esquintage » systématique des ressources naturelles.

    On peut faire un document sur les archis-pauvres d'Afrique du Sud, d'Inde ou d'Amérique du Sud. Ce qui m'a intéressée c'est dire « voilà, je vis en France, c'est un pays civilisé, "culturé", riche et il y a des gens qui vivent de nos poubelles ! » Cela a secoué plus d'un Français de voir ça.

    On ne recycle pas les exclus. Il y a une sorte d'allégorie dans le fait qu'ils deviennent « ceux que l'on met à la poubelle. » Ils n'ont pas besoin seulement de nourriture et d'argent, ils ont besoin de s'exprimer. Certains ont pu le faire dans mon film. Je me rendais compte à quel point la misère de partage existe. Chacun doit savoir qu'il est responsable de son voisin. Je crois beaucoup en l'engagement personnel. Par mon travail de cinéaste, je m'engage personnellement. Je suis une résistante !

     

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