Avertir le modérateur

espoir

  • Laurence Parisot se déguise en Mère Noel !

    Imprimer

    La convention du régime d’assurance chômage applicable au 1er avril 2009 arrivera à expiration le 31 mars 2011.

    Négociée en pleine crise, cette convention  a mis en place une filière unique d’indemnisation avec la règle : « un jour d’affiliation égale un jour d’indemnisation », limitée à 24 mois pour les salariés âgés de moins de 50 ans, à 36 mois pour les plus de cinquante ans, les primo-arrivants pouvant être indemnisés à hauteur de 4 mois.

    Le régime pourrait présenter un déficit de 4,1 Mds d’euros en 2010, ce qui amènerait au déficit total du régime à 10,3 Mds d’euros. Ce déficit inclut l’emprunt contracté auprès de l’Etat.

    j'ai  surfé sur les sites des grandes centrales syndicales  et sur celui du Medef  je n'ai trouvé aucune information concernant les propositions faites par les uns et les autres .

    parisot mere noel.jpgEn revanche  je me suis aperçue que Laurence Parisot pour les fêtes de fin d'année  s'était déguisée en...... non pas en fée Carabosse  non non mes amis mais en "Mère Noel"

    En effet cette dernière   bat le tambour et nous promet  des merveilles concernant l'emploi des jeunes Source  FRANCE 24

    Les syndicats " salariés " une fois de plus suivent et jouent un jeu de dupes !

    Je vous laisse le soin de juger .

    Personnellement je suis  consternée  par ce " cirque" médiatico-politique  qui  ne vise qu'à préparer les élections de 2012 en nous faisant croire  à des contes de fée !

    Lors d'une rencontre organisée par l'association "Nos quartiers ont des talents", entre une soixantaine d'entreprises et environ 4.000 étudiants et jeunes diplômés , la présidente du Medef, Laurence Parisot, a exprimé la semaine dernière  sa volonté de mobiliser les entreprises contre le chômage des jeunes qui, selon elle, a atteint un niveau "insupportablement élevé" notamment dans les quartiers populaires. ( Mme Parisot se réveille car le phénomène n'est pas nouveau voir ci dessous le plan Espoir Banlieue)


    Laurence  Parisot a annoncé une série de réunions avec les syndicats pour chercher "le socle d'une solution commune" à cette situation. Un  rendez-vous était prévu fin Novembre avec la CFDT.

    Que vont ils faire  pendant ces réunions ?
    -  un diagnostic et une comparaison avec les pays européens

    - proposer  des solutions  qui seront  très innovantes, très structurantes qui changeront les choses pour longtemps", a promis Mme Parisot.

    Au cours de cette réunion   les participants se sont donnés le mot pour  faire la déclaration la plus creuse ou la plus absurde qui soit   !

    • Laurence Parisot   a estimé que les jeunes des quartiers populaires  avaient "un talent créatif en phase avec notre époque".
    • un représentant de l'UIMM  "La diversité est la garantie d'une meilleure efficacité"
    • un représentant de la BNP  "Nous sommes venus à ce forum pour faire découvrir l'humanité des entreprises. On est ouvert à tous les talents d'où qu'ils soient".
    • et le fleuron de l'absurdité  fait par un représentant de Orange qui voit la vie certainement en rose  et qui  va à l'encontre de toutes les études faites en la matière  " Il n'y pas de "délit de nom" ou de "délit d'adresse"
    • Enfin pour donner du poids à cette mascarade    un invité de choix  l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Charles Rivkin, qui juge que "la France des quartiers a des talents", une valeur qui, a-t-il souligné "ne s'achète pas".( ah bon.....!)

      Il a promis que son ambassade, qui depuis des années s'intéresse aux jeunes des banlieues en France, "va aider à réaliser le potentiel de jeunes sans distinction de l'origine social, de lieu de naissance, de religion ou de sexe".

    Paroles et paroles comme dit la chanson !

    Rappelons les déclarations  faites par Nicolas Sarkozy en 2008  qui lançait  l’énième projet pour aider les quartiers sensibles: le plan Espoir Banlieue

    Les problèmes constatées dans les banlieues  notamment le chômage et l'insécurité  allaient enfin être traités.
    concernant l'emploi:
    100 000 emplois devaient être créés en quatre ans pour les quartiers.

    Dès janvier 2009, Fadela Amara annonçait que l’objectif de création de 11 000 postes pour les quartiers était atteint.( nous sommes très loin de l'objectif premier !)

    Un dispositif aidant à la recherche d’activités appelé « contrat d’autonomie »* permet de fournir un soutient aux jeunes en leur proposant des ateliers de coaching pour apprendre à se présenter.

    Fin 2009, le dispositif géré  par des agences de placements privés avait coûté 29 000 euros par jeune placé en entreprise.( encore un gâteau royal pour les agences  de placements privés !....)

    De plus, l’écart entre le nombre de chômeurs des Zones Urbaine Sensible (ZUS) et le reste de la France ne s’est pas réduit. En 2009, il était de plus du double, avec en moyenne 17% de chômage pour les habitants de ces quartiers alors qu’il n’est « que » de 8% au niveau national. Il atteint 40% dans certains où la situation est vraiment critique.

    Pour aller plus  : ville.gouv.fr


    *Contrat d’autonomie

    Le contrat d’autonomie est une mesure de la dynamique Espoir banlieues. Il consiste en un parcours court et intensif d’accompagnement vers l’autonomie, inscrit dans le cadre d’un contrat conclu entre un jeune et un organisme de placement rémunéré au résultat. Le contrat d’autonomie est proposé durant les trois premières années (2008-2011) à 45 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans, domiciliés dans des quartiers Cucs de 35 départements expérimentaux.

    Les 35 départements expérimentaux : Aisne, Bas-Rhin, Bouches-du-Rhône, Doubs, Essonne, Eure-et-Loir, Gard, Gironde, Haute-Garonne, Haut-Rhin, Haute-Loire, Hauts-de-Seine, Hérault, Ille-et-Vilaine, Isère, La Réunion, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nord, Oise, Paris, Pas-de-Calais, Puy de Dôme, Rhône, Sarthe, Seine-et-Marne, Seine-Maritime, Seine-Saint-Denis, Somme, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines.

    Les opérateurs publics ou privés, choisis après un appel d’offres de la DGEFP, repèrent et accueillent les jeunes concernés. Ils accompagnent le jeune vers l’une des sorties positives, en proposant notamment des actions de formation et de coaching préparatoires au travail et adaptées aux besoins des entreprises. Le jeune s’engageant dans ce parcours perçoit une bourse mensuelle de 300 euros. Cette phase d’accompagnement d’une durée maximale de six mois (renouvelable une fois par dérogation) prend fin lorsque le jeune accède à l’un des débouchés suivants :

    le placement effectif et durable dans l’emploi (CDI, CDD ou contrat de travail temporaire d’une durée supérieure ou égale à six mois) ;
    la création d’entreprise ;
    l’accès à une formation qualifiante.

    Les opérateurs assurent un suivi du jeune dans l’emploi durant les six premiers mois de son embauche, de son entrée en formation ou de la création de son ’entreprise, pour s’assurer de son insertion durable. Le ministère de l’emploi pilote le dispositif et le finance à hauteur de 8,8 millions d’euros en 2009. Le Secrétariat général à la Ville contribue au pilotage et au suivi du contrat d’autonomie, ainsi qu’à la préparation des textes réglementaires, et sera associé à son évaluation.

    Textes de référence
    Circulaire du 24 avril 2008, cosignée par la secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville et le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, relative à la mise en œuvre du contrat d’autonomie, incluant le cahier des clauses particulières.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu