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  • Les enfants victimes collatérales du mal logement

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    L'avenir compromis de nos enfants .....

    Le Rapport mal-logement 2010 de la Fondation Abbé Pierre vient de paraître.

    m_1255781175.jpgParmi  les victimes du mal-logement, 600 000 enfants souffrent au quotidien et ont un avenir particulièrement compromis.

    La précarité qui frappe douloureusement nos concitoyens nourrit, renforce et aggrave les conséquences du mal-logement sur les personnes défavorisées et atteint désormais les classes moyennes .

    Dans  un contexte économique déprimé  le déficit d’offre de logement accessible s’est encore accentué et  rend de plus en plus difficile l’accès au logement, non seulement pour  les populations les plus modestes, mais aussi pour les personnes appartenant aux catégories intermédiaires et aux couches moyennes.

    L’économiste Michel Mouillart estime  que « l’insuffisance de la construction devrait représenter a minima 150 000 logements pour les seules années 2008 et 2009 » portant le déficit global qui s’est creusé depuis un quart de siècle à plus de 900 000 logements.

    Les dépenses liées au logement pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages dont il constitue désormais le premier poste de dépense. L’augmentation du coût du logement  rend les individus plus sensibles aux aléas de la vie et ne leur garantit pas une sécurité durable.
    Selon les comptes du logement, la dépense moyenne engagée par les ménages pour se loger est passée de 7 890 € par an en 2002 à 9 700 € en 2007 ( soit  une augmentation de 23 % supérieure à celle de l’évolution des prix à la consommation durant la même période.)

    Les indicateurs  concernant les expulsions locatives sont en hausse :

    • 105 271 décisions de justice d'expulsions  en 2008, + 25 % depuis 2002,
    • 41054  demandes de concours de la force publique en 2008  + 7,6 % depuis 2002

    20-1317-enfant-taudis.jpgAvec la crise,  les risques  de basculement dans la précarité résidentielle se sont aggravés.
    Si une solution d’hébergement peut être proposée à certains,  pour le plus grand nombre c’est le glissement  vers de  multiples formes d’habitat précaire ou indigne, de l’utilisation de locaux qui ne sont pas destinés à l’habitation, à l’habitat chez des tiers, en passant par les squats, le recours aux campings ou l’utilisation de voitures ou de camions comme domicile.
    Ce sont ces solutions par défaut qui servent de soupape quand l’hébergement en structure est saturé et quand les possibilités d’accès à un logement sont trop limitées.

    En 2001 selon  l’Insee  20 % des 86 000 personnes sans domicile étaient des enfants

    En 2005  toujours selon l'Insee près d’un million  d’enfants (sur 13,2 millions) vivent sous le seuil de pauvreté.

    Le mal-logement subi par les enfants se retrouve dans quatre grandes catégories de situation :

    • les enfants qui vivent « à la rue » avec ou sans leur famille
    • les enfants appartenant à des familles qui sont hébergées chez des tiers ou à l’hôtel,
    • ceux qui doivent vivre dans des structures d’hébergement collectives
    • les enfants qui doivent subir de (très) mauvaises conditions d’habitat (logements dégradés, sans confort, ou surpeuplés).

    Les effets les plus connus du mal-logement sur l’enfant sont ceux qui sont occasionnés par des conditions d’habitat dégradées : saturnisme lié à la présence de plomb, pathologies respiratoires (asthme…), infections dermatologiques (champignons…) dues à des problèmes de ventilation et de chauffage, ou encore accidents domestiques provoqués par la vétusté des installations électriques

    L’absence ou les mauvaises conditions de logement affectent la vie de l’enfant à plusieurs niveaux : la santé physique et mentale, les apprentissages et la réussite scolaire, la sociabilité et enfin la vie familiale. Sachant que les dommages subis par les enfants mal logés ont tendance à se cumuler et à se renforcer mutuellement.


    Il y a 50 ans ! et c'est encore  le cas aujourd'hui

    voici les chiffres accablant du mal logement  concernant les enfants

    Estimation du nombre d’enfants concernés:

    • Sans domicile fixe (1) 18 600
    • Habitat de fortune (cabane, construction provisoire…) (2) 2 070
    • Résidence principale en chambre d’hôtel (2) 2 500
    • Camping ou mobile home (3) 22 200
    • Hébergement chez des tiers faute d’autres solutions, dans des
    • conditions de logement très difficiles (4) 33 300
    • Centre d’hébergement (CHRS et centres maternels) (5) 16 000
    • Logements inconfortables ou de mauvaise qualité (6) 50 658
    • Logements en surpeuplement accentué (7) 255 336
    • Location ou sous-location d’un meublé (8) 142 147
    • Logements sans droit ni titre occupés suite à une décision de justice prononçant l’expulsion (9) 48 785
    • Total général 591 595 enfants

    (1) D’après l’enquête Sans Domicile 2001 de l’Insee qui comptait 86 000 personnes privées de domicile dont 16 000 enfants (soit 18,6 %) ; dans la mesure où tous les observateurs s’accordent à dire que le nombre des personnes sans domicile fixe a atteint aujourd’hui un minimum de 100 000 personnes, c’est sur cette estimation que nous nous appuyons. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué à ce total de 100 000 le ratio « enfants/population totale » de 18,6 % présenté dans les résultats de l’enquête SD 2001.
    (2) D’après le Recensement général de la population de 1999. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats de l’enquête logement 2006 sur l’inconfort.

    (3) D’après les données du CNRS (France Poulain, chercheuse) et le Pôle national de lutte contre l’habitat indigne (2005). Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du Recensement général de la population de 2006 (soit 22,2 %).
    (4) Fondation Abbé Pierre d’après l’Enquête logement 2002. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du RGP 2006.
    (5) CERC, Les enfants pauvres en France, Rapport n°4, 2004.
    (6) D’après l’exploitation de l’Enquête logement 2006 de l’Insee réalisée par Jean-Claude Driant pour la Fondation Abbé Pierre et l’étude de la DGALN relative à l’inconfort.
    (7) Exploitation de l’enquête logement 2006 de l’Insee réalisée par Jean-Claude Driant pour la Fondation Abbé Pierre sur les enfants de 18 ans et moins.
    (8) D’après Insee, Enquête logement 2006. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du RGP 2006 (soit 22,2 %).
    (9) Fondation Abbé Pierre d’après les données du ministère de l’Intérieur. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du RGP 2006.

     

  • Ne les oublions pas

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  • les larmes au pays du sourire

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    Les larmes dans les bordels de Thailande

    J'ai lu sur le site de Médiapart  un entretien avec Sébastien Roux , auteur d'une thèse sur le tourisme sexuel en Thailande.

    Je ne peux m'empêcher d'écrire ce billet qui  dénonce la vision quasi idyllique donnée par ce sociologue  de la prostitution.

    Non Monsieur Roux , je ne suis pas d'accord avec votre analyse ou tout du moins avec les propos que vous avez tenus  lors de cet entretien.

    Non Monsieur Roux , je ne suis pas d'accord  avec la vision édulcorée que vous donnez du monde de la prostitution  car vos  propos sont contredits par toutes les études sérieuses faites en la matière notamment celles de l'UNICEF et Amnesty International.

    Les études que j'ai lues et dont je mets des extraits datent pour la dernière de 2005  mais en 4 ans   ce qui nous amène à 2009 date de votre thèse  et de votre entretien  tout n'est pas devenu aussi parfait  en Thailande car vous omettez  une réalité de taille  : celle  de la prostitution forcée, de la traite des êtres humains  dont un grand nombre sont des mineurs venant des  zones agricoles pauvres et de Birmanie..

    Monsieur Roux il y a bien des larmes  dans les bordels du pays du sourire.

     

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    Quelles sont vos affirmations Monsieur Roux ?

    je n'en relèverai que quatre qui sont particulièrement choquantes !

    • la première : les bars évoqués dans le livre de F.Mitterrand sont "insérés au tissu urbain, et se trouvent au cœur d’un quartier de prostitution régulé, encadré, connu et fréquenté. Il n’y a pas d’enfants mis en scène ou prostitués dans de tels espaces."
    • la seconde : Frédéric Mitterrand a des relations sexuelles avec des hommes plus jeunes mais ce ne sont pas des mineurs
    • la troisième:Patpong se présente ainsi comme un endroit festif, un espace de loisirs nocturnes. Il y a la possibilité d’un exotisme, d’un encanaillement sans risque.
    • la quatrième  : vous laissez entendre que les prostituées  sont toutes volontaires et qu'elles gèrent leur prostitution de manière quasi managériale  je vous cite "les jeunes femmes qui ont davantage d’expérience jonglent le plus souvent entre plusieurs farangs... dans une logique quasi entrepreneuriale. Les revenus ainsi cumulés peuvent atteindre des sommes très importantes équivalentes à plusieurs mois de salaire d’un fonctionnaire (infirmier, policier ou instituteur). Mais, bien sûr, les revenus les plus importants sont réservés à une minorité (les plus jolies ou les plus habiles)."

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    voici un extrait de votre entretien qui permettra aux lecteurs de vérifier vos propos.

    Entretien avec Sébastien Roux, sociologue, auteur d’une thèse sur le tourisme sexuel en Thaïlanle( extrait)

    ROUX, S. « Les économies de la prostitution. Sociologie du tourisme sexuel en Thaïlande », Thèse de sociologie sous la direction de Didier Fassin, EHESS, Paris, 2009, 475 p.

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    Qu’explique Frédéric Mitterrand dans son ouvrage ?

    L’un des chapitres de La Mauvaise Vie (intitulé Bird) traite notamment d’un quartier de prostitution de Bangkok en Thaïlande, qui constitue le terrain sur lequel j’ai travaillé durant ma thèse (Patpong).

    Frédéric Mitterrand explique qu’il va dans des bars pour y rencontrer « des garçons », qu’il paie pour des services sexuels et qu’il est excité par ces expériences.

    Or, il convient de préciser que les bars évoqués dans ce chapitre sont insérés au tissu urbain, et se trouvent au cœur d’un quartier de prostitution régulé, encadré, connu et fréquenté. Il n’y a pas d’enfants mis en scène ou prostitués dans de tels espaces. Certes, Frédéric Mitterrand a des relations sexuelles avec des hommes plus jeunes mais ce ne sont pas des mineurs ; en effet, la plupart des hommes qui travaillent dans ces bars oscillent entre 18 et 30 ans.

    Sans chercher à banaliser la prostitution, il convient de mettre ces offres sexuelles en perspective, ce qui peut d’ailleurs permettre de comprendre le succès que rencontrent de tels espaces. Ils proposent des offres sexuelles relativement faciles d’accès et encadrées. Ce quartier de Bangkok est sûr, éclairé, le plus souvent bondé et extrêmement touristique.

    20080325-101322-g.jpgPatpong se présente ainsi comme un endroit festif, un espace de loisirs nocturnes. Il y a la possibilité d’un exotisme, d’un encanaillement sans risque. Et Frédéric Mitterrand témoigne justement de son attrait – voire, parfois, de sa fascination – pour ce type de lieu et les relations qu’il est possible de nouer.

    Il existe en Thaïlande une prostitution importante de Thaïlandaises pour clients thaïlandais mais ces offres sexuelles sont distinctes, séparées et isolées. Or si la prostitution est officiellement interdite en Thaïlande, elle est tolérée dans ces espaces dédiés aux touristes internationaux, puisque ces bars sont en réalité considérés comme des « lieux festifs » (entertainment places). Au sein de ces quartiers, les offres sont multiples. Les plus connus restent bien sûr les bars a-go-go ; ces établissements présentent les femmes, le plus souvent en maillot de bain sur une estrade centrale, qui dansent le long d’une barre accrochée au plafond. Les clients les sélectionnent et négocient avec elles des relations tarifées qui se déroulent dans un hôtel à l’extérieur de l’établissement. Ce type de bar ne peut présenter sur scène que des danseuses et des danseurs majeurs, encadrés par les autorités, le plus souvent recensés et dont le statut sérologique est régulièrement contrôlé.

    Si les danseuses a-go-go pratiquent un sexe monnayé, d’autres jeunes filles agissent de manière plus euphémisée, à l’extérieur de ce type d’établissement, dans des espaces de rencontres plus classiques (bars, restaurants). Elles recherchent des Occidentaux (farangs), avec l’idée qu’un bon farang est celui qui serait capable de « prendre soin » d’elles, avec toute l’imprécision que l’idée de « prendre soin » peut recouvrir… Cela va des rémunérations financières à des rétributions symboliques en passant par toute la gamme des cadeaux ou formes de compensations : invitations au restaurant, au cinéma, achats de vêtements, de téléphones portables, etc. Certains « bons » farangs continuent même de leur envoyer de l’argent d’Europe, d’Australie ou des Etats-Unis. D’ailleurs les jeunes femmes sont le plus souvent à la recherche de ce type de relations suivies. Parfois, certaines unions peuvent se transformer et aboutir à un mariage ; mais les cas sont rares et la finalité première reste avant tout de se garantir un soutien régulier. C’est ainsi qu’on peut observer une certaine évolution dans la gestion du nombre de « petits copains » : si les débutantes se consacrent le plus souvent à des relations exclusives, les jeunes femmes qui ont davantage d’expérience jonglent le plus souvent entre plusieurs farangs... dans une logique quasi entrepreneuriale. Les revenus ainsi cumulés peuvent atteindre des sommes très importantes équivalentes à plusieurs mois de salaire d’un fonctionnaire (infirmier, policier ou instituteur). Mais, bien sûr, les revenus les plus importants sont réservés à une minorité (les plus jolies ou les plus habiles).

     

    p-heaven-above_2_full.jpgQui sont ces jeunes femmes ?

    Elles sont le plus souvent issues d’Isan, sur le plateau de Khorat, une zone au nord-est de la Thaïlande, longtemps déclassée et défavorisée par rapport à la plaine centrale, historiquement plus riche et développée.

    Elles arrivent à Bangkok pour occuper des emplois peu qualifiés, principalement dans l’industrie, dans les usines de la périphérie de Bangkok. Le salaire minimum est garanti mais faible (environ 100 € par mois).

    Or, la prostitution pour étrangers peut rapporter plus, en travaillant moins… Elles gagnent ainsi autour de 25 000 à 30 000 bahts mensuels (550 à 600 €) même si ce chiffre moyen tend à cacher de grandes disparités. A titre de comparaison, un fonctionnaire gagne autour de 10 000 bahts…

    Ces jeunes femmes sont donc attirées par les espaces prostitutionnels ; le plus souvent des amies leur en parlent et les initient.

    Une grande part des revenus générés est renvoyée en province, dans leur famille qui tend à fermer les yeux sur les conditions dans lesquelles l’argent a été gagné. Cette situation a longtemps favorisé une lecture de la prostitution comme le résultat d’une sorte de proxénétisme familial… Mais la réalité est autrement plus banale et c’est davantage un mode de gestion par le silence d’une situation prostitutionnelle qui demeure gênante pour les jeunes femmes comme pour leurs parents.

     

    Et en ce qui concerne la prostitution masculine ?

    3252 labor Thailand Male prostitute at a male bar Patpong Bangkok.jpgC’est principalement une prostitution pour une clientèle homosexuelle masculine.

    Les logiques sont relativement semblables pour les hommes prostitués, à quelques différences près. La principale demeure, à mon sens, le produit de la superposition actuelle entre espaces de rencontres et espaces de prostitution.

    Les principaux bars gays de Bangkok se trouvent à Patpong et sont ainsi intimement liés au monde de la prostitution. En Thaïlande, il existe une certaine tolérance par rapport à l’homosexualité masculine, relativement visible. Les bars gays en sont d’autant plus attractifs pour les touristes et les espaces de prostitution normalisés. Ainsi quand de jeunes garçons veulent sortir dans des espaces gays, ils se retrouvent rapidement attirés par le milieu prostitutionnel, les capitaux des farangs et la fascination qu’ils peuvent exercer. Il y a ainsi une proximité de fait entre espace de loisir et espace de prostitution.

    Paradoxalement, un quartier comme Patpong peut également apparaître comme un espace de réalisation, et la prostitution transformée en mode d’affirmation de soi. Cela n’enlève rien à la violence du processus, au contraire, mais traduit justement cette forte intrication qui existe entre des espaces qui, en Europe ou aux Etats-Unis, sont clairement séparés.

    Au-delà de la prostitution masculine, c’est certainement l’une des principales difficultés que soulève ce type d’espace. S’ils ne se réduisent pas à la violence un peu univoque décrite par la plupart des discours militants, il est relativement délicat de saisir ce qui se joue tellement les rapports de pouvoir sont entrecroisés et finement imbriqués. Et, pour en revenir à la controverse suscitée par La Mauvaise Vie, la violence des débats qui entourent la vie sexuelle de Frédéric Mitterrand témoigne justement de l’émotion que la prostitution touristique continue de susciter et de la difficulté – que nous éprouvons tous – à se détacher d’une perspective malheureusement réductrice sur les relations qui conjuguent sexe et intérêt.

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    Je n'ai pas lu votre thèse , je ne raisonne que sur les écrits figurant sur le billet posté sur Médiapart .

    La réalité n'est pas aussi simpliste ; elle évolue aussi dans le temps .

    voivi quelques articles et documents de l'UNICEF et Amnesty international sur ce sujet.

    extrait clic ici

    La prostitution a toujours existé en Thailande, mais ce qu’on appellera plus tard « l’industrie du sexe » s’est développée lors de la guerre de Corée et du Vietnam, pendant les années 1950 – 1960. A l’époque, les militaires américains venaient en Thailande et plus particulièrement à Pattaya pour leur période de « Rest and Recreation » (R&R), littéralement période «de repos et de loisirs ». Dès lors, cette industrie n’a cessé de croître, une enquête a même révélé que la prostitution représentait 14% du PIB de la Thailande entre 1993 et 1995.

    Les thaïlandais ont indiscutablement leur part de responsabilité dans cette diffusion de la prostitution sur leur sol. La sexualité en Thailande est quelque chose de Sanuk, de divertissant, la société thaïe a toujours accepté le concubinage et la prostitution, sans que cela évite bien sûr de nombreux conflits et drames inhérent à ces activités. Le gouvernement ne fait rien de concret pour endiguer ce phénomène vu les revenus qu’il génère.

    En revanche un énorme progrès a été fait concernant la pédophilie. Sans qu’on puisse dire qu’elle soit éradiquée, elle ne se pratique plus comme dans les années 70 – 80. Grâce aux pressions internationales et aux campagnes internes visant à revaloriser l’image de la Thailande, la police sévit et sanctionne, ainsi ces dernières années, on a pu assister à de nombreux scandales qui auraient été cachés par le passé, et de nombreux criminels sont aujourd’hui derrière les barreaux. Malheureusement, si les réseaux pédophiles s'essoufflent en Thaïlande, ils trouvent de nouvelles ramifications dans les pays voisins, actuellement moins regardants que les autorités thaïs, comme le Laos, le Vietnam et surtout le Cambodge.

     

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    selon l'UNICEF et Amnesty international

    • depuis plus de 20 ans on assiste dans le monde  à une augmentation de toutes les formes de prostitution et de trafic de femmes et d'enfants  à des fins sexuelles.
    • Ces activités se sont  étendues dans les pays s’ouvrant à l’économie de marché comme le Vietnam, la Thaïlande ou Cuba.
    • En Thaïlande et dans d’autres pays d’Asie, des centaines de milliers de fillettes sont livrées aux réseaux de la prostitution, parfois enlevées et vendues. Une étude de l’économie illégale en Thaïlande a montré qu’entre 1993 et 1995, la prostitution représentait 10 à 14% du PIB du pays. Environ un tiers des femmes engagées dans la prostitution sont des mineures.
    • En Thaïlande, de 20.000 à 30.000 femmes Birmanes travaillent comme prostituées, grâce à des formes de traite basées sur la promesse de faux contrats de travail, la séquestration et la vente des filles des tribus des collines. En Australie, chaque année 300 femmes thaïlandaises victimes de la traite sont “ importées ” pour le marché de la prostitution.

    Extrait article de l'UNICEF

    En Indonésie, on estime que 100 000 femmes et enfants sont victimes chaque année de la traite. L'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est en augmentation et un tiers des travailleurs du sexe ont moins de 18 ans. La pauvreté et le manque de possibilités d'avenir pour les jeunes, le statut inférieur des filles, la demande élevée de sexe mercenaire, une répression pénale insuffisante, la discrimination et les conflits sont quelques unes des causes profondes de la traite des enfants. Des études sur la traite et l'exploitation sexuelle en Asie de l'Est, y compris en Indonésie, montrent que la traite des enfants est lucrative, parfaitement bien organisée, associée à la  criminalité et qu'elle encourage la corruption. Elle est également transnationale, agit souvent dans l’ombre et est donc difficile à combattre.

    L'UNICEF collabore avec les pouvoirs publics indonésiens et des organisations locales comme Kakak pour combattre l'exploitation sexuelle à des fins commerciales et la traite des enfants grâce aux moyens suivants : promotion de l'accès à l'éducation, interventions en faveur de lois rendant l'école obligatoire jusqu'à 16 ans, et formation professionnelle en partenariat avec l'industrie du tourisme pour les jeunes ayant abandonné l'école, les enfants des rues et autres jeunes à risque.

    La guérison et la réinsertion sont tout aussi essentielles pour aider les enfants victimes de la traite et de l'exploitation. Pour eux, c'est un énorme défi que de réintégrer la société après des mois, voire des années, passés loin de chez eux, dans des conditions humiliantes et souvent dangereuses.

    L'UNICEF et ses partenaires soutiennent l'idée de former les agents de la loi, les professionnels de la santé, les travailleurs sociaux et les enseignants pour qu'ils soient en mesure de répondre aux besoins des enfants victimes de la traite. Il appuie aussi la création d'un système intégré de références pour les victimes de l'exploitation et de la traite.

    • En Thaïlande et dans d’autres pays d’Asie, des centaines de milliers de fillettes sont livrées aux réseaux de la prostitution, parfois enlevées et vendues. Une étude de l’économie illégale en Thaïlande a montré qu’entre 1993 et 1995, la prostitution représentait 10 à 14% du PIB du pays. Environ un tiers des femmes engagées dans la prostitution sont des mineures.

     

    Publié le mardi 08 mars 2005 sur le site de l'UNICEF : clic ici

    « Dans le monde d'aujourd'hui, naître fille est extrêmement risqué. Toutes les filles grandissent sous la menace de la violence », Carol Bellamy, directrice générale de l'Unicef.

    EXTRAIT/

    Les violences sexuelles

    Ces dernières années ont vu une augmentation énorme de toutes les formes de prostitution et de trafic de femmes et d’enfants à des fins sexuelles. Cette exploitation fait l’objet de réseaux de plus en plus développés, d’une véritable industrie faite de trafics et de proxénètes prospérant au niveau mondial. Ces activités se sont récemment étendu librement dans les pays s’ouvrant à l’économie de marché comme le Vietnam, la Thaïlande ou Cuba. Cette industrie « sans frontière » enrôle souvent de force des filles de plus en plus jeune. Il n’est plus rare de voir des fillettes d’une dizaine d’année se produire sur la scène des sex-clubs.

    • En France, plus d’une femme sur dix déclare avoir subi des agressions sexuelles au cours de sa vie
    • On estime qu’aux Etats-Unis ou au Pays-Bas un tiers des femmes ont été victimes d’abus sexuels dans leur enfance
    • En Thaïlande et dans d’autres pays d’Asie, des centaines de milliers de fillettes sont livrées aux réseaux de la prostitution, parfois enlevées et vendues.

    Extrait article Amnesty international  clic ici

    L’expression “ traite des personnes ” désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation.

    L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes.

    Les femmes sont les premières victimes de la traite des êtres humains, notamment pour l’exploitation sexuelle. Elles sont d’autant plus vulnérables qu’elles sont peu protégées. Les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est ainsi que les pays d’Europe centrale et de l’Ex-Urss sont les principaux pourvoyeurs de ces esclaves des temps modernes. Elles sont le plus souvent enlevées, quand elles ne sont pas vendues par leur propre famille.

    Chaque année, plusieurs centaines de femmes et adolescentes victimes de la traite sont amenées de l’ex-Union soviétique pour travailler dans l’industrie du sexe en Israël. Dans bien des cas, les femmes victimes de la traite dans les pays de l’ex-Union soviétique sont achetées et vendues en Israël pour d’importantes sommes d’argent ; certaines sont maintenues en servitude pour dettes. Beaucoup de femmes sont séquestrées par leurs “propriétaires” dans des appartements dont elles ne peuvent sortir sans être accompagnées. Selon certaines sources, les passeports des femmes victimes de la traite sont confisqués pour les empêcher de quitter Israël. Ces femmes sont souvent menacées, notamment de viol et d’autres formes de sévices sexuels, ou victimes de tels agissements.

    Si certaines femmes sont enlevées ou contraintes, un grand nombre quittent initialement leur pays de plein gré, croyant que le travail qui leur est offert - en Europe occidentale, leur est-il dit généralement - leur permettra d’échapper à la pauvreté, à la violence ou aux exactions qu’elles subissent. La violation systématique de leurs droits débute fréquemment dès le départ : cette stratégie vise à les rendre totalement dépendantes de leurs trafiquants et, plus tard, de leurs “propriétaires”. Le voyage se poursuivant, elles comprennent de mieux en mieux que le travail qui leur a été proposé ne correspond pas aux promesses ; elles sont dépouillées de leurs papiers, parfois battues, et à peu près certainement violées si elles commencent à protester

     

    Le mariage est parfois utilisé pour attirer les jeunes filles. Elles quittent leur village, pensant qu’elles vont se marier et de fait, parfois elles se marient avec un homme qui les met ensuite sur le marché du sexe. Elles acceptent souvent de se marier parce qu’elles pensent avoir ainsi une sécurité financière. C’est aussi un moyen pour avoir des papiers et donc une possibilité de rester sur le territoire de l’Union européenne. Malheureusement une fois mariées, leur mari leur confisque le passeport et les prostitue. Ce trafic existe par exemple entre l’Amérique latine et les Pays-Bas.

    En Belgique, dans le milieu agricole en Flandre, on trouve des mariages blancs avec des jeunes filles thaïlandaises ou Philippines qui vivent parfois dans des situations de détresse indescriptibles, totalement isolées (très souvent elles ne parlent pas la langue) et souvent victimes de maltraitances.

    Attention, les mariages blancs n’impliquent pas forcément des buts de trafic ou de prostitution, ni des mauvais traitements : souvent, il ne s’agit que de régulariser le séjour d’une personne sans papiers.


    Chaque année, un à deux millions de femmes sont vendues comme des objets sexuels pour la prostitution.

    Elles viennent en majorité d’Amérique du Sud, d’Asie, des Caraïbes, et d’Europe de l’Est (surtout depuis la chute de la Mur de Berlin). Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en 2000, à peu près 50.000 femmes originaires de République Dominicaine travaillaient dans le commerce sexuel en Autriche, Curaçao, Allemagne, Grèce, Haïti, Italie, Pays-Bas, Panama, Porto-Rico, Espagne, Suisse, Venezuela et dans quelques pays des Caraïbes.

    En République Dominicaine, l’industrie du sexe à l’étranger est considérée comme une alternative pour les femmes pauvres qui ne sont pas à même de trouver du travail dans leur pays. Une autre recherche de l’OIM indique que le nombre de femmes victimes de la traite depuis l’Europe Orientale vers l’Europe Occidentale a augmenté au cours des années 1990 (notamment à destination de la Belgique et des Pays-Bas).

    La Coalition Asiatique contre la Traite des Femmes estime que pendant les dix dernières années, 200.000 femmes du Bangladesh ont été victimes de la traite vers le Pakistan, phénomène qui continue à un taux de 200-400 femmes par mois !

    En Thaïlande, de 20.000 à 30.000 femmes Birmanes travaillent comme prostituées, grâce à des formes de traite basées sur la promesse de faux contrats de travail, la séquestration et la vente des filles des tribus des collines. En Australie, chaque année 300 femmes thaïlandaises victimes de la traite sont “ importées ” pour le marché de la prostitution.

    L’OIM estime que la traite des femmes continuera à être un crime très important, si les gouvernements et les autorités policières ne font rien pour affronter le problème avec plus de détermination.

    LE SCANDALE DES « BEER GIRLS »

    Dans des pays asiatiques comme le Cambodge, le Vietnam ou la Thaïlande, les grandes marques de bière, dont Stella Artois, n’hésitent pas à recruter des jeunes filles qu’elles utilisent comme « entraîneuses ». Elles sont reconnaissables à leur uniforme plutôt sexy où l’on peut lire la marque de l’entreprise dont elles dépendent, et vont de table en table pour faire boire les clients. Elles gagnent 50 dollars par mois et peuvent avoir une commission si elles dépassent leur objectif ou une retenue de salaire si elles ne l’atteignent pas. Surnommées en anglais « beer girls » ou lanceuses de bière en français, elles ont fait l’objet d’une étude effectuée par l’ONG Care Cambodia avec le soutien des grands brasseurs asiatiques. Cette étude révèle que plus de la moitié des filles ont été abusées sexuellement, et 79 % d’entre elles disent avoir été témoins de telles pratiques.



    CONCLUSIONS

    • sachant que de nombreuses femmes , garçons, enfants des deux sexes font l'objet de trafic et de prostitution forcée
    • sachant que les prostitués des deux sexes se " recrutent " parmi les populations  les plus pauvres que les enfants sont parfois vendus par leur famille
    • sachant que la Thailande est une plaque tournant de  ce trafic  et ce malgré les efforts des gouvernements
    • sachant qu'il est reconnu que dans les bars   des lieux hautement touristiques et encadrés comme vous le dîtes si bien il y a des mineurs  et  que les établissements pour gays  ne font pas exception

    comment pouvez vous affirmer de manière aussi péremptoire et choquante

    • qu'il n'y a aucun mineur  dans les  lieux festifs et d'encanaillement des touristes étrangers,
    • qu'il n'y a aucune prostitution forcée
    • qu'il n'y a pas pas des larmes et de l'esclavage derrière les sourires de circonstances des  thailandais qui  vendent leur corps....


    Non Monsieur Roux ne vous en déplaise  il y a bien des larmes dans les bordels de thailande...... et vous ne pouvez pas affirmer que F.Mitterrand n'a pas eu des rapports sexuels avec des mineurs .

    Seule une enquête sérieuse pourrait le confirmer ou l'infirmer .....

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    Touristes sexuels en Thailande mieux surveillés

    Tourisme sexuel en Thaïlande

    Des touristes des quatre coins du monde se rendent en Thaïlande afin de profiter des faveurs sexuelles de jeunes femmes et hommes.

    Le pays est un endroit de prédilection pour la prostitution qui est devenue une véritable industrie.

    À Pattaya, capitale thaïlandaise du tourisme sexuel, 60 000 jeunes femmes et hommes se prostituent, dont 40% sont mineurs. Pour quelques dizaines de dollars, il est possible d’obtenir leurs services sexuels.

    Le journaliste Michel Jean s’est rendu en Thaïlande, à Pattaya et à Bangkok, entre autres, afin de constater la situation.

    La traite des enfants en Thailande

     

  • incivilité et violence au quotidien nos enfants dans tout cela !

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    Je n'ajouterai rien sur cette vidéo

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