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  • Presque rien dans les médias pour des négociations qui concernent plusieurs millions de personnes !!!!

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    photo_1233589494565-1-0_w350.jpgLe 3 mars prochain c'est la troisième séance de négociation de la convention d'assurance chômage.

    Lors de la deuxième réunion qui  s'était déroulée  le 9 février dernier  tout était déjà fixé !

    Les règles d'indemnisation des chômeurs  en vigueur depuis le 1.04.2009   seront très certainement  reconduites pour une nouvelle période de deux ans . Les éventuelles réformes seront renvoyées à plus tard.

    En effet lors de cette réunion, Patrick Bernasconi (Medef), qui préside les négociations   a  refusé de discuter des deux propositions structurelles portées par les syndicats :

    • " les droits « rechargeables » qui permettraient à un chômeur retrouvant un emploi de capitaliser ses droits à indemnisation restant en cas de retour à Pôle emploi ;
    • la modulation des cotisations selon l'ancienneté dans l'entreprise pour pénaliser l'emploi précaire.

    ces deux propositions  ont été renvoyées à « une réflexion au niveau politique » des partenaires sociaux dans les deux ans, a répondu le Medef.

     

    Déclaration de la délégation CGT à l'issue de cette deuxième réunion

    Extrait "Les organisations syndicales ont présenté des revendications communes sur la création de droits rechargeables pour les demandeurs d’emploi, un mécanisme taxant les contrats précaires, la suppression du coefficient réducteur pour les salariés saisonniers et la suppression de l’Article 13 de l’actuelle convention stipulant une baisse sous condition des cotisations employeur.

    Le patronat, après une longue séance de suspension, a décidé de balayer d’un revers de main les propositions syndicales. Il a simplement proposé d’examiner les problèmes posés par la reconduction des droits dans certains cas, ainsi que la situation des titulaires d’une pension d’invalidité. Ces deux dispositions concernant moins de 10 000 personnes au total ! Autrement dit, la prochaine convention d’assurance chômage se contenterait de reconduire les dispositions de la précédente, que seule la CFDT avait signé côté syndical."

    Article du Point

    La CGT chômeurs et précaires appelle, à des actions locales, départementales ou régionales, les chômeurs et les salariés actifs lors de 2 journées Nationales le 3 et 10 Mars prochains, derniers jours des négociations chômage.


    Extrait  de l'appel  "Alors que le chômage explose dans le pays, que le taux de chômage « officiel » va dépasser les 10% et que plus de la moitié des chômeurs, n’est pas indemnisée, la délégation du MEDEF annonce des propositions qui sont de véritables provocations. 

    · Baisse de la période de référence de 36 à 30 mois pour les 50 ans et plus.

    · Passage de la condition d’âge de 50 à 52 ans pour bénéficier de 36 mois d’indemnisation.

    · Modification de la condition d’âge de 61 à 62 ans pour pouvoir bénéficier du maintien des droits jusqu’à la liquidation de la retraite à taux  plein

     

    get.aspx.jpgExtrait compte rendu négociation du 9.02.2011

    Maurad Rabhi (CGT), autour de la table lors des dernières négociations, n’avait pas signé la convention. Photo AFP

    Lors de cette négociations Patrick Bernasconi (Medef), qui préside les négociations  du coté  patronale a  refusé de discuter des deux propositions structurelles portées par tous les syndicats :

    " les droits « rechargeables » qui permettraient à un chômeur retrouvant un emploi de capitaliser ses droits à indemnisation restant en cas de retour à Pôle emploi ;

    la modulation des cotisations selon l'ancienneté dans l'entreprise pour pénaliser l'emploi précaire.

    ces deux propositions  ont été renvoyées à « une réflexion au niveau politique » des partenaires sociaux dans les deux ans, a répondu le Medef.

    La deuxième réunion des négociations sur l’Assurance Chômage a commencé à 9h05 ce mercredi matin; à 9h48, demande de suspension de séance par le patronat; reprise des négociations à 11h35; fin de la journée de négociation à 11h55.
    1H03 de «négociation» pour décider du sort des demandeurs d’emploi pour les deux prochaines années.

    La réunion a commencé par une introduction de Patrick BERNASCONI, responsable de la délégation patronale. Morceaux choisis du Patronat :

    - La situation économique de la France demeure fragile : la croissance du PIB devrait être modérée en 2010 comme en 2011, 1,6% puis 1,5%. (Madame Lagarde, dans la presse d’aujourd’hui, parle de 2%…)
    - Le déficit public devrait atteindre, selon les prévisions officielles, 7,7% du PIB, loin des critères de Maastricht. Le déficit de l’UNEDIC compte pour 8,5 milliards dans le déficit public et va continuer à s’aggraver jusqu’en 2012 pour atteindre 11 milliards fin 2011 et 11,3 milliards en 2012. Sauf à prendre le risque de compromettre la pérennité de notre régime d’assurance chômage, notre responsabilité est de ne pas laisser se dégrader cette situation.
    - Dans ce contexte, il nous semble extrêmement difficile de prendre en charge de nouvelles dépenses, mais plus encore, une gestion rigoureuse et responsable devrait conduire à prendre des mesures d’économie.
    Le scénario était prévisible

    Après cette intervention passionnante, un rapide tour de table des organisations syndicales. Dans l’ensemble, elles restent sur les propositions qu’elles avaient annoncé lors de la première réunion, à part CFDT et CFTC qui ne parlent plus de «droits rechargeables» à négocier mais de «droits rechargeables» à expérimenter, cela fait une grande différence.

    La CGT, par la voix de Maurad RABHI, s’est insurgée de la façon dont se déroulent ces négociations, et demande que soit abordé l’ensemble des propositions faites par la CGT. Le Patronat demande alors une suspension de séance qui durera 1h48.

    Au retour de la suspension, le patronat nous fait part d’un texte pour la suite des négociations, il propose d’aborder les thèmes suivants :

    1) Mettre un groupe de travail technique sur CTP, CRP, AFF qui se tiendra le 4 mars à 14H.
    2) Examiner les problèmes posés par les activités réduites.
    3) Examiner la situation des titulaires d’une pension d’invalidité.
    4) Aborder la modification des bornes d’âges applicables à la situation des seniors. En clair ils veulent :
    a) une baisse de 36 à 30 mois de la période de référence pour les 50 ans et plus,
    b) le passage de la condition d’âge de 50 à 52 ans pour bénéficier de 36 mois d’indemnisation,
    c) une modification de la condition d’âge de 61 à 62 ans pour pouvoir bénéficier du maintien des droits jusqu’à la liquidation de la retraite à taux plein.

    Le patronat propose également qu’entre cette convention et la suivante (dans 2 ans) soient mis en place 4 groupes de travail paritaires qui traiteraient :

    1) Des droits rechargeables.
    2) Des modulations de cotisations suivant le type de contrat.
    3) La question de la dégressivité des allocations chômage.
    4) L’avenir même du régime d’assurance chômage.

    Après une nouvelle interpellation de la CGT sur les méthodes de négociation, la séance s’est terminée à 11H05.

    Jean François KIEFER, secrétaire général du CNPE et membre de la délégation CGT aux négociations sur l’assurance chômage

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