mercredi, 08 décembre 2010
Bientôt un délit d'abus d'aide juridictionnelle avec amende de 5000 euros !
Dans la catégorie agitation à la Louis de Funès qui secoue notre majorité présidentielle en voici une qui me laisse très perplexe : Le projet de création d'un délit d'abus d'aide juridictionnelle !
Cette réforme si elle est adoptée aura un effet dissuasif plus que certain .
En effet les justiciables aux ressources limitées regarderont à deux fois avant de demander l'aide juridique de peur d'avoir non seulement à devoir la rembourser mais également de peur de s'exposer à une amende pour abus : une manière détournée de priver les citoyens les plus pauvres d'avoir accès de manière libre , équitable et égale au droit.
Cette proposition de réforme est dans la lignée de la politique actuelle à savoir remettre en cause les droits des plus faibles en laissant à penser qu'il n'y a parmi eux que des fraudeurs.
On connaissait le chômeur fainéant qui se vautre dans les indemnités ASSEDIC, le rmiste ou RSA qui se la coule douce , le SDF qui a choisi son sort ( déclaration de Monsieur BALKANI ) maintenant il y a un genre nouveau le justiciable bénéficiaire de l'aide, "procédurier et qui se livre à un véritable harcèlement judiciaire "et abuse de la solidarité nationale ......
VOUS LES PAUVRES , vous êtes véritablement "insortables" il faudra bientôt vous cacher ..
Enfin cela va être difficile avec 8 millions de personnes qui vivent avec moins de 800 euros par mois.
Pour comprendre ce ridicule projet qui malheureusement ne tue pas revenons sur l'aide juridictionnelle .
L'aide juridique mise en place par la loi du 10 juillet 1991 , qui a remplacé l'aide judiciaire, permet aux personnes ayant des ressources insuffisantes d'exercer plus facilement leurs droits en justice .
A ce titre l'aide juridique participe à rendre effectif l'accès à la justice de manière libre ( sans entrave pécuniaire), égale ( sans discrimination de fortune) et équitable.
Elle est au coeur de l'application de notre devise républicaine au monde de la justice.
C e système risque d'être ébréché par les assauts de certains députés de la majorité notamment ceux de Muriel MARLAND-MILITELLO qui ont fait adopter un amendement dans la loi de finance ( amendement 325 ) rendant systématique le remboursement de l'aide judiciaire lorsque les conditions sont requises .
Mais ce n'est pas tout ces acharnés de la défense des deniers de l'état vont continuer leur action en proposant un délit d'abus d'aide juridictionnelle.!
lisez la suite pour voir plus clair
LE DISPOSITIF ACTUEL
Pour bénéficier de l'aide il faut que le demandeur remplisse plusieurs conditions:texte de loi cliquer ici
- la personne qui la souhaite doit en faire la demande elle n'est pas accordée d'office
- la personne doit avoir des ressources qui ne dépassent pas un certain niveau
- le demandeur qui agit en justice ne doit pas agir sans fondement
Il peut être retiré, en tout ou partie, dans les cas suivants :
1° S'il survient au bénéficiaire, pendant l' instance ou l'accomplissement des actes, des ressources telles que si elles avaient existé au jour de la demande d'aide juridictionnelle, celle-ci n'aurait pas été accordée ;
2° Lorsque la décision passée en force de chose jugée a procuré au bénéficiaire des ressources telles que si elles avaient existé au jour de la demande d'aide juridictionnelle, celle-ci ne lui aurait pas été accordée ;
3° Lorsque la procédure engagée par le demandeur bénéficiant de l'aide juridictionnelle a été jugée dilatoire ou abusive.
Le retrait de l'aide juridictionnelle peut être demandé par tout intéressé. Il peut également intervenir d'office.
Il est prononcé par le bureau qui a accordé l'aide juridictionnelle.
Ainsi lorsque le juge avait jugé que la procédure était dilatoire le dossier passait devant le bureau de l'aide qui pouvait ou non demander son remboursement.
La loi de finance rend systématique le remboursement .
voici l'exposé des motifs de l'amendement :
Ce caractère contraignant rendra systématique le remboursement lorsque les critères seront réunis (retour à meilleure fortune, procédure abusive ou dilatoire). Dans la situation actuelle, il appartient au Bureau d'Aide Juridictionnelle de prononcer ce retrait, chose que beaucoup de BAJ ne font pas faute d'être correctement informés des décisions et faute de moyens matériels et humains nécessaires à une gestion rigoureuse des retraits.
Par cette disposition, le retrait sera automatique et ainsi les dépenses d'intervention réduites.
Nous pouvons lire sur le site de Muriel MARLAND-MILITELLO
Le retrait sera par exemple obligatoire en cas de procédure dilatoire ou abusive et sera alors directement prononcé par le juge sans avoir à repasser par les bureaux de l’aide juridictionnelle, déjà saturés.
La solidarité nationale n’a pas vocation à financer les dérives commises par des personnes procédurières. Ainsi les sommes indûment prélevées sur le budget de la justice seront, comme il se doit, récupérées ; elles seront bien plus utiles aux personnes qui en ont réellement besoin.
Dans l’intérêt du pays, le Président de la République Nicolas Sarkozy et la majorité présidentielle prennent des décisions courageuses pour maîtriser la dépense publique. La parfaite utilisation de chaque euro d’argent public est une exigence absolue en cette période d’efforts budgétaires.
ET SURTOUT LA PHRASE SUIVANTE /
Afin de prolonger mon action législative sur ce sujet, je proposerai d’ailleurs prochainement la création d’un délit d’abus à l’aide juridictionnelle.
la proposition de créer un délit d'abus d'aide juridictionnelle n'est pas nouvelle car en 2008 une proposition de loi a été déposée en ce sens par ......MMe Muriel MARLAND-MILITELLO
voici le fameux projet qui souhaite que soit instauré un pan pan cul cul de 5 000 € pour toute personne bénéficiaire de l’aide qui a, dans un délai de trois ans suivant une décision ayant jugé une procédure dilatoire ou abusive, intenté une nouvelle procédure jugée dilatoire ou abusive.

Pour justifier cette réforme les députés mettaient en avant DEUX CONSTATS :
- l’explosion du nombre de bénéficiaires
- des cas d’abus caractérisés mettant en lumière certaines insuffisances de la législation actuelle
"Le nombre des admissions à l’aide juridictionnelle a connu une croissance très soutenue, passant de 512 892 en 1993 à 904 532 en 2006. Ce quasi-doublement en 13 ans n’est pas sans incidence sur les finances publiques.
En effet les crédits de l’aide juridictionnelle ont explosé, passant de 61,14 millions d’euros en 1991 à 300,41 millions d’euros en 2006.
selon les députés je cite "Il a été observé certains détournements du dispositif de l’aide juridictionnelle par des personnes procédurières, qui, au bénéfice de l’aide juridictionnelle, se livrent à un véritable harcèlement judiciaire.
En ce domaine, chaque euro dépensé doit être un euro utile et contribuer de la manière la plus efficiente, à l’objectif poursuivi.
En outre dans un système solidaire, les comportements abusifs et frauduleux pénalisent les personnes qui ont le plus besoin de cette aide.
Ces comportements procéduriers constatés contribuent au déséquilibre du système dans son ensemble.
Selon les statistiques de la Chancellerie, 24 décisions de retrait ont été prononcées en 2004 et environ le même chiffre en 2005 et 2006. Ce faible nombre n’amoindrit pas la sévérité requise pour ceux qui abusent de la solidarité nationale. Ce faible nombre amène également une question : est-il dû à une rareté des fraudes ou à la rareté de la sanction de ce phénomène ? L’observation fait plutôt pencher pour la seconde hypothèse."
NB
le nombre d’affaires civiles traitées en 2006 s’èlève à 1.400.000 affaires
en 1998 405 461 aides juridictionnelles ont été accordées pour les affaires civiles POUR 457 000 en 2006
vous voyez ce n’est pas l’explosion dont parle les députés
bien plus
en 1996 il y a eu un total d’admission de 700 000 environ et en 2006 900 000 admissions
pour justifier la création de ce délit les députés affirment je cite
Le nombre des admissions à l’aide juridictionnelle a connu une croissance très soutenue, passant de 512 892 en 1993 à 904 532 en 2006. Ce quasi-doublement en 13 ans n’est pas sans incidence sur les finances publiques.
Nos députés jouent avec les chiffres pour faire passer une réforme avec une malhonnêteté intellectuelle indécente pour ne pas dire plus.
En effet en matière civile les aides sont quasi identiques alors il faut chercher ailleurs l’ augmentation en 10 ans des admissions aux aides:
la montée du chômage
la montée de l'exclusion
l’ accroissement des familles monoparentales et les 8 millions de personnes qui vivent avec moins de 800 euros par mois.
les raisons de cette montée sont multiples et complexes et les arguments avancés par les députés sont volontairement réducteurs ( une des raisons provient également des différentes réformes en matière de procédures)
20:26 | Commentaires (6) | Envoyer cette note | PROJETS ET LOIS | Lien permanent | Tags : aide juridictionnelle, réforme, ump, députés, justice, pauvreté |
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mardi, 31 août 2010
Distribution gratuite de médicaments ou de.... par Madame Bachelot
Journée du 7 septembre pour............ les députés et sénateurs
Alors que le 7 septembre les syndicats misent sur une forte mobilisation contre la réforme des retraites et promettent d'autres actions si le gouvernement et le Parlement ne les entendent pas, les députés se mobiliseront aussi car c'est le jour de la rentrée parlementaire.
Lors du premier Conseil des ministres de la rentrée, qui s'est tenu le 25 août, Henri de Raincourt, ministre chargé des relations avec le Parlement, a présenté une communication relative à l'agenda parlementaire de cette rentrée.
le Menu sera copieux voir indigeste ! ( plus indigeste encore pour les pauvres citoyens que nous sommes ! ).
Le projet de loi portant réforme des retraites sera examiné à l'Assemblée nationale dès l'ouverture de la session extraordinaire et au Sénat début octobre.
Ce hors d'oeuvre est à lui seul un plat de résistance.
Ensuite viendront le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, le projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité, le projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public et la proposition de loi relative à l'absentéisme scolaire (suppression des allocations familiales versées aux parents d'élèves absentéistes).
Madame Bachelot en grande spécialiste de l'application du principe de précaution se propose de distribuer des doses massives de médicaments pour digérer et des rouleaux de papier toilette ....!

03:02 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : députés, sénateurs, grève, syndicats |
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lundi, 03 mai 2010
Reclassement des salariés à l'étranger : Réforme ou un tour de passe passe ?
Marcher à pas de sénateur vous connaissez tous l'expression !
S'ils avancent lentement les sénateurs sont également frileux .
Il y a un an l'usine textile Carreman, qui employait 150 personnes à Castres proposait à neuf de ses salariés un reclassement dans une autre usine du groupe à Bengalore, en Inde avec un salaire de 69 euros par mois .
Le fabricant de pneumatiques Continental proposait quelques mois plus tard aux salariés de son usine de Clairoix dans l'Oise, licenciés dans le cadre d'un plan social, des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois
Ces affaires qui ont soulevé indignation des syndicats et des salariés ont fait la "Une" des médias .
Les employeurs vivement critiqués se sont retranchés derrière le Code du travail :
"Obligation légale rétorque un responsable de la communication du groupe continental " Il y a une obligation de proposer tout poste disponible en interne correspondant aux compétences des salariés et pour lesquels la langue n'est pas une barrière" Il faisait référence à la jurisprudence Olympia, le fabricant de chaussettes condamné à verser 2,5 millions d'euros d'indemnités à d'anciens salariés pour ne pas leur avoir proposé un reclassement en Roumanie. "Nous sommes pris entre le marteau et l'enclume", a dénoncé ce responsable, espérant une évolution prochaine du Code du travail. Selon lui, l'entreprise s'expose soit à des poursuites devant les tribunaux si elle ne propose pas ces postes, soit à l'indignation du grand public si elle fait ces propositions jugées indécentes.
En effet selon les textes en vigueur et en l'absence de toute disposition conventionnelle ou contractuelle l'employeur n'a aucune obligation de maintenir le salaire des salariés reclassés à l'étranger.
Emus par l'indignation générale nos députés concoctaient dans la précipitation un projet de loi "visant à garantir de justes conditions de rémunération aux salariés concernés par une procédure de reclassement".
Un projet flou et sans aucune garantie concrète notamment en matière salariale pour les salariés a été adopté le 30 juin 2009 (TA n° 307) par l'assemblée nationale et transmis au Sénat .
M. Jean-Marie VANLERENBERGHE, Vice-Président de la commission des affaires sociales du Sénat vient de déposer fin avril 2010 son rapport sur le projet et proposé un amendement qui vise notamment à donner des garanties salariales tangibles aux salariés touchés par une mesure de reclassement à l'étranger .
En effet selon cet amendement le reclassement du salarié s'effectue sur "un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente. A défaut, et sous réserve de l'accord exprès du salarié, il s'effectue sur un emploi d'une catégorie inférieure, dont la rémunération est au moins égale au SMIC."
Réunie le mardi 27 avril 2010, sous la présidence de Muguette Dini, la commission sociale du Sénat vient d'adopter en l'état la proposition de loi et de rejeter l'amendement proposé par M. Jean-Marie VANLERENBERGHE .
le texte doit faire l'objet d'une seconde lecture à l'assemblée nationale .
Il est plus que probable que nos sénateurs conscients des dangers et des insuffisances du projet de loi n'y 'apporteront aucun changement ! .
Lors de la séance du 27 avril M. Jean-Marie VANLERENBERGHE, a déclaré " je vous indique que le Gouvernement préfèrerait que nous ne touchions pas au texte actuel. Il s'agit d'un arbitrage entre l'urgence et le règlement au fond du problème. Vaut-il mieux adopter un texte rapidement, quitte à ce qu'il ne s'applique pas bien, ou construire un dispositif opérationnel et sécurisé, quitte à retarder sa mise en oeuvre de quelques mois ?
Décryptage :
Que prévoit le texte voté par les députés:
- Lorsque l’entreprise ou le groupe auquel elle appartient est implanté hors du territoire national, l’employeur a l'obligation de demander au salarié, préalablement au licenciement, s’il accepte de recevoir des offres de reclassement hors de ce territoire, dans chacune des implantations en cause, et sous quelles restrictions éventuelles quant aux caractéristiques des emplois offerts, notamment en matière de rémunération et de localisation.
- Le salarié a un délai de 6 jours ouvrables pour donner son accord de principe et doit faire part s'il le souhaite des restrictions notamment quant au salaire et aux postes proposés.
- l'employeur n'adressera des propositions de reclassement qu' aux salariés ayant manifesté leur intention d'en recevoir et en fonction des restrictions émises par les salariés.
De ce fait L'obligation de reclassement incombant à l'employeur ne porte plus que sur les offres à l'étranger compatibles avec les restrictions apportées par le salarié alors qu'auparavant l'employeur avait une obligation de proposer des reclassements à tous les salariés menacés par une mesure de licenciement..
- selon le nouveau texte l'employeur doit également faire des propositions de reclassement "assorties d'une rémunération équivalente" à celle perçue par les salariés.
A première vue nous pouvons penser que les propositions jugées « indignes » font partie du passé.
Mais après une lecture attentive du projet force est de constater que ce projet est flou , qu'il ne change rien pour les salariés et ne manquera pas de générer des contentieux .
Une première analyse de la proposition de loi révèle plusieurs difficultés:
- Le contenu de la demande que l'employeur doit adresser au salarié est imprécis et les restrictions que le salarié peut apporter aux offres de reclassement à l'étranger qu'il souhaite recevoir ne sont pas limitées. L'employeur doit simplement demander aux salariés s'ils souhaitent être reclassés à l'étranger et s'ils émettent des restrictions.
Le caractère pour le moins imprécis du courrier qui doit être envoyé aux salariés pourrait notamment permettre à certains employeurs de se dédouaner facilement de leur obligation de reclassement, en orientant le questionnaire de manière à limiter voir à supprimer les réponses positives des salariés .
Créer un questionnaire type pourrait contourner cette difficulté mais le législateur n'a pas adopté cette solution.
Le salarié peut en retour mentionner toutes sortes de restrictions, y compris les plus difficiles à interpréter juridiquement. Dans ces conditions, l'employeur risque fort de se retrouver dans une situation délicate .
En effet comment pourra t-il interpréter la réponse d'un salarié qui souhaite par exemple être reclassé sur un emploi « moins pénible » ou avec un salaire qui lui permette de garder le même niveau de vie qu'en France ?
L'imprécision du projet adopté par l'assemblée nationale pourrait donc aboutir à ce que la loyauté de l'employeur dans l'exécution de son obligation de reclassement soit facilement, et donc systématiquement, contestée devant le juge ce qui aboutirait à l'effet inverse souhaitée par le législateur.
- Les oublis et erreurs de l'employeur seront lourdes de conséquences car tout salarié qui ne recevra aucune proposition alors qu'il a accepté le principe de recevoir des offres sera fondé comme aujourd'hui à réclamer des dommages et intérêts .
L'employeur devra également faire une bonne lecture des restrictions émises par le salarié car s'il lui fait parvenir des propositions qui vont à l'encontre des restrictions émises par les intéressés, il risque fort de créer mécontentements et d'aggraver le climat social déjà en général tendu pendant les procédures de licenciement collectif.
Si le salarié émet des restrictions vagues et imprécises " exemple je refuse tout poste ne me permettant pas d'assurer mon mon niveau de vie " l'employeur risque également de s'exposer à des dommages et intérêts s'il ne fait pas de proposition alors que le salarié estime que les postes pouvaient lui convenir.
Les problèmes risquent d'être multiples et les contentieux en proportion.
Enfin un détail technique mais qui reste de poids : La cour de cassation , dans un arrêt du 4 mars 2009, a estimé dans un attendu de principe que l'employeur « ne peut limiter ses recherches de reclassement et ses offres en fonction de la volonté de ses salariés, exprimés à sa demande et par avance, en dehors de toute proposition concrète ».
la proposition de loi ne modifie pas substantiellement la rédaction de l'article L. 1233-4 du code du travail elle ajoute le questionnaire dans un nouvel article L. 1233-4-1.
Ainsi La Cour de cassation pourrait considérer que le législateur n'a pas modifié l'article dont découle l'attendu de principe et que celui-ci reste valable. Cela obligerait les entreprises à continuer de devoir faire parvenir l'ensemble des offres concrètes au salarié, quels que soient les souhaits formulés à l'occasion des réponses au questionnaire, ce qui priverait la loi de son effet utile ;
- Enfin l'employeur a l'obligation de proposer un salaire équivalant. Mais équivalant ne veut pas dire identique , les débats à la commission sociale étant clairs sur ce sujet .
Quelques interventions des membres de la commission sociale dont celle du rapporteur :
"La référence au concept d’ordre public social français en matière de rémunération correspond au salaire minimum de croissance. Or les cadres et les salariés qualifiés perçoivent une rémunération supérieure et la garantie du SMIC ne leur suffirait pas. Je souhaite que seule l’obligation de proposer un reclassement sur un emploi équivalent assorti d’une rémunération équivalente soit inscrite dans le droit du travail."
" Le fait d’adresser une lettre recommandée aux salariés, puisqu’en pratique cela se passera ainsi, est une contrainte minime. Dans l’autre sens, l’amendement vise à instaurer une règle simple et claire qui évitera en conséquence le maximum de contentieux.
Une entreprise possédant des établissements en France, en Espagne, en Belgique, en Roumanie, en Inde ou encore au Brésil fera au salarié des propositions en fonction des conditions de rémunérations qu’elles pensent pouvoir légitimement offrir dans chacun de ces pays ; toutefois, comme le salarié aura indiqué à l’avance ses conditions de salaire, si l’entreprise ne peut pas offrir une rémunération égale ou supérieure à celle demandée, elle ne sera pas obligée de faire une proposition. En définitive, le salarié ne risquera plus de recevoir une proposition indécente et l’employeur ne sera plus dans une situation de doute.
J’ajoute, connaissant le peu de goût pour la mobilité de nos concitoyens, que cette disposition concernera peu de salariés.
Enfin, si nous n’adoptions pas cet amendement, nous laisserions dans le texte la référence au concept d’ordre public social français, juridiquement incertaine et source de contentieux.
La première partie de l’article unique de la proposition de loi précise que les offres de reclassement devront assurer aux salariés une rémunération équivalente à celle qu’ils percevaient dans leur précédent emploi. Cette mention était étrangement absente de l’article L. 1233-4, qui se contentait d’assurer aux salariés concernés un reclassement portant « sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu’il occupe, ou sur un emploi équivalent ».
Désormais, le juge pourra si ce texte est adopté, sanctionner les offres de reclassement assorties d’une rémunération non équivalente, et plus particulièrement celles qui sont humiliantes pour le salarié, ce qui permettra d’éviter les nombreuses dérives dont nous avons été témoins."
Cette proposition de loi ressemble fort à un mauvais tour de passe- passe
Non seulement elle ne permet pas d'éliminer les propositions de reclassement sur des postes assortis de salaires aussi peu élevés que ceux qui ont soulevé l'indignation des uns et des autres, mais elle ajoute une complexité de procédure qui risque fort d'être une boite à contentieux !
Ce projet de loi , déposé en réaction à des affaires médiatisées, c'est une sorte de pommade qui a pour objectif de ménager la susceptibilité des salariés , de rassurer les employeurs et de ménager le public ( futur électeur en 2012 ) !
Il appartiendra encore une fois aux tribunaux , si le projet est inchangé de définir ce qu'est une rémunération équivalente.
Ce point sera particulièrement délicat dans les pays émergents ayant des salaires trés inférieurs à ceux que nous pratiquons en France.
Pour aller plus loin :
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jeudi, 11 mars 2010
Droit au logement : cautère sur jambe de bois
Lundi 15 mars Fin de la trêve hivernale les expulsions vont recommencer , la galère au quotidien de millions de personnes dont 600 000 enfants continue et pendant ce temps les députés débattent à l'assemblée nationale à la veille des régionales ...on ne sait jamais ce sujet peut rapporter des électeurs.....
Petit rappel salutaire au cas où...
la loi du 5 mars 2007 offre la possibilité pour toute personne qui réside sur le territoire français de façon régulière et stable et qui n’est pas en mesure d’accéder par ses propres moyens à un logement décent ou de s’y maintenir :
- d’exercer un recours amiable devant une commission départementale de médiation
- d’exercer un recours contentieux devant le tribunal administratif
Pour faire valoir son droit , c’est à dire pour se faire attribuer un logement.
Depuis le 1er décembre 2008, , les personnes prioritaires qui n’ont pas obtenu de logement après avoir saisi la commission, peuvent faire un recours contentieux devant le tribunal administratif.( ce droit sera ouvert seulement en 2012 pour les personnes non prioritaires ).
En 2009 le Comité de suivi de la mise en œuvre du Dalo a dressé dans son 3ème rapport un bilan contrasté.
Pour prendre connaissance du rapport clic ici
- Au 30 juin 2009, 97 197 recours avaient été déposés depuis l’ouverture de la procédure Dalo, dont 89 635 au titre du logement et 7 562 au titre de l'hébergement.
- les commissions de médiation rejètent en moyenne un dossier sur deux
- 11 411 ménages ont été relogés dans le cadre du Dalo au 30 juin 2009
Le nombre de recours reste peu élevé eu égard à l’importance des besoins tels qu’ils peuvent être estimés à partir des sources statistiques disponibles. Dans son premier rapport, le comité de suivi avait cité le chiffre de 600 000 ménages potentiellement concernés c'est à dire entrant dans les catégories prioritaires (hors délai anormalement long).
Force est de constater à la lecture du 3ème rapport que:
- le nombre d'offre de logements ou d'hébergement ne représente que 11.74% du nombre de demandes déposées
- les demandes déposées ne représentent que 16.66% des estimations au regard de la situation catastrophique du mal logement en France.
- ce qui porte à moins de 1.9.% les offres de logement ou d'hébergement par rapport aux besoins estimés.
Depuis 8 mois la situation a t-elle changé ?
140.000 recours (pour obtenir soit un logement soit un hébergement) ont été déposés
Sur ces 140.000, près de 50.000 n'ont pas été examinés (dossiers incomplets, solution trouvée entre-temps, etc.).
Parmi les examinés, 47,8% des dossiers ont obtenu une réponse favorable.
Sur 43.000 dossiers reconnus prioritaires, seuls 13.000 ont obtenu un logement ou un hébergement
A la demande du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, l'Assemblée nationale a organisé, le 18 février 2010, un débat sur l'application du droit au logement opposable. ( compte rendu des débats du 18.02.2010)
Le groupe socialiste avait à l'époque soutenu le principe du Dalo, mais s'était abstenu lors du vote sur l'ensemble du projet de loi, "considérant que le texte relevait de l'affichage et n'était accompagné d'aucune mesure pour être concrétisé sur le terrain".
S'appuyant notamment sur le récent rapport de la Fondation Abbé-Pierre et sur le rapport 2009 du Conseil d'Etat intitulé "Droit au logement, droit du logement", l'opposition considère aujourd'hui que les résultats du Dalo ne sont pas à la hauteur des attentes suscitées par le dispositif.
Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, tire quatre enseignements de la mise en oeuvre du Dalo.
- une concentration des recours dans une douzaine de départements.
- des blocages importants pour l'accès au logement avec des personnes qui se présentent devant les commissions et sont parfois prioritaires depuis plusieurs années au titre du plan départemental pour le logement des plus défavorisés (PDALPD).
- l'émergence d'une demande sociale insuffisamment prise en compte par les politiques locales de l'habitat.
- la nécessité de réformer notre politique de prise en charge des personnes à la rue.
Benoist Apparu insiste également sur la fréquente inadaptation des logements aux besoins sociaux, avec la nécessité de "construire des logements soit plus petits, soit beaucoup plus grands que ceux que nous construisons aujourd'hui" et de réorienter l'effort de construction vers les zones les plus tendues.
Conséquence : "dès cette année, les objectifs de construction seront donc très clairement en baisse dans certains territoires pour permettre d'intensifier les efforts là où les besoins sont les plus aigus".
Le secrétaire d'Etat a également confirmé que le gouvernement n'entendait pas mobiliser les logements vacants en les réquisitionnant, ce qui serait contre-productif en adressant "un message négatif" à l'ensemble des propriétaires.
Il s'est déclaré favorable à la proposition de loi déposée par Sébastien Huyghe, député du Nord, et plus de 70 députés du groupe UMP, afin d'augmenter les astreintes financières pour inciter les propriétaires de logements insalubres à réaliser des travaux. Enfin, Benoist Apparu a réaffirmé tenir "absolument à ce que les organismes HLM respectent l'objectif de 40.000 logements vendus par an, sur lequel ils se sont engagés".
Débattez , débattez Messieurs surtout à la veille des régionales cela peut rapporter des voix.
Mais Depuis des décennies le mal s'est empiré et tous nos politiques qui se sont succédés depuis ces 30 dernières années soit au gouvernement soit dans les régions sont responsables ......de ces chiffres
Sans-domicile-fixe: 100 000
Personnes privées de domicile personnel : 50 140
Personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles: 2 044 000
Personnes en situation d’occupation précaire : 860 050
NOMBRE TOTAL DE PERSONNES CONNAISSANT UNE PROBLÉMATIQUE FORTE DE MAL-LOGEMENT 3 513 190
A ces situations s'ajoutent les personnes en situation de fragilité à court ou moyen terme ce qui porte à 6 617 000 le nombre de personnes souffrant de mal logement ( chiffres clés du rapport 2010)

Une femme de 53 ans vit dans une chambre de 12 m2 dans un hôtel de Goussainville où elle paye 550 euros (son salaire: 1.073 euros). Est-elle éligible au Droit au logement opposable (DALO)? Non, dit la commission de médiation du Val-d'Oise. Certes, elle a fait une demande de HLM mais à Paris. Pas dans le département.
Un couple avec un enfant de 2 ans vit dans une chambre de 8 m2 dans un foyer Adoma. Est-il éligible? Pas plus. Quand il a signé son contrat pour cette chambre, l'homme était célibataire. Il «met la commission devant le fait accompli et n'a fait sa demande de logement social qu'il y a trois mois».
Les cas défilent. Ils sont quinze, autour du président Michel Langlois, à devoir décider, parmi des situations compliquées, souvent peu documentées, qui peut bénéficier du DALO. Parmi ces quinze, on compte des représentants de la préfecture, des locataires, d'une ville, des bailleurs, de la DDASS, des structures d'hébergement, d'associations, qui, tous, ont reçu les dossiers quelques jours auparavant de façon à pouvoir préparer la commission.
Trois fois par mois, ces «commissaires» examinent environ 150 cas au cours d'une séance marathon qui court de 9 heures à 14 heures. Si le dossier examiné est jugé prioritaire, l'Etat a six mois pour loger le demandeur. Au bout de six mois, si aucun logement n'a été proposé, le demandeur peut attaquer l'Etat devant le tribunal administratif.
Seulement, comme les logements manquent, il existe deux logiques comme l'explique Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre: «Des pragmatiques disent: rien ne sert de faire espérer alors qu'il n'y a pas de logements. Il faut prendre les super-prioritaires par rapport aux prioritaires. D'autres, comme nous, considèrent qu'il ne faut pas lier la lecture de la loi à l'offre. Sinon, l'effet levier de la loi disparaît, et ce n'est pas comme ça qu'on fera changer de politique.»
D'autant que l'astreinte que devait payer l'Etat en cas de non-relogement, et donc de condamnation par le tribunal administratif, ne constitue pas une pression suffisante pour construire. Alors que les premières condamnations pouvaient atteindre 100 à 200 euros par jour, la loi Boutin, en s'alignant sur le coût du mètre carré dans le locatif social, a fait tomber l'astreinte à environ 3 euros par jour.
Le secrétariat d'Etat au logement a expliqué à Mediapart qu'en 2009, la cagnotte globale, composée du montant de ces astreintes et destinée, non aux personnes en mal de logement, mais à la construction de logements sociaux, ne s'était élevée qu'à... 64.000 euros.
Avec la montée en puissance du dispositif, le secrétariat d'Etat a prévu, un peu au doigt mouillé, que ce montant s'élèverait à 30 millions d'euros en 2010.
Et cette somme ne va faire qu'augmenter: en 2012, la cohorte des demandeurs sera rejointe dans les catégories prioritaires par ceux dont la demande d'un logement social est «anormalement longue». Ce qui laissera une part encore plus grande à la subjectivité des commissions, dont les modes de fonctionnement diffèrent déjà tant.
Dans le Val-d'Oise, où le nombre de dossiers présentés a fortement augmenté en 2009 et encore plus en ce début 2010, le président Michel Langlois estime être assez souple, car dit-il, «en appliquant la loi stricto sensu, (il) en rejetterait encore plus». Pourtant, l'application qu'il fait de la loi est déjà beaucoup plus stricte qu'à Paris par exemple.
Faire l'objet d'une décision d'expulsion? «Cela peut prendre pluiseurs années, surtout dans le parc social», et ne justifie donc pas selon lui une réponse favorable automatique.
Etre hébergé chez un ami? Cela ne signifie pas nécessairement correspondre au critère «Ne pas avoir de logement», puisque selon l'interprétation du président, on peut être hébergé dans de bonnes conditions chez un tiers et donc ne pas être dans une situation prioritaire.
«Mais le plus compliqué, dit Michel Langlois, ce sont les cas d'insalubrité. Il faudrait avoir des rapports des services d'hygiène de la ville avec injonction au propriétaire. Souvent, nous n'en avons pas. On ne peut pas se baser que sur du déclaratif.»
Jean Orio, membre de la commission et président de l'UDASHI (Union départementale des associations gérant des structures d'hébergement et d'insertion), explique: «Quand on manque d'éléments, on demande des enquêtes complémentaires, qu'on obtient dans deux tiers des cas environ. Sinon, c'est arbitraire. Mais parfois, même quand on a tout, on bataille car on n'est pas d'accord: faut-il comme on le fait refuser systématiquement les gens du voyage? Faut-il refuser systématiquement les personnes déjà logées en HLM, s'ils sont six à vivre dans un F2? Certes, c'est la responsabilité du bailleur de leur trouver un logement plus adapté. Mais s'il ne fait rien comme c'est souvent le cas...»
Michel Langlois tranche: «Le DALO ne peut pas être le réceptacle des défaillances du système. On manque de logements abordables, c'est un fait. Mais on ne peut pas prendre les vieux qui n'ont plus les moyens de payer leur loyer, les réfugiés à qui d'autres services de l'Etat devraient proposer un logement, ou les femmes victimes de violence. C'est trop facile de tout refiler au DALO. Le DALO n'est pas une chambre d'enregistrement, c'est un recours. Sinon on met tout le monde, on tire les boules et c'est le loto. On préfère faire des choix en essayant d'être équitables.» Au risque de minimiser le nombre de mal logés.
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mercredi, 27 janvier 2010
Burqa ou la danse des sept voiles !
L'interdiction ou non du port de la burqa continue de diviser nos politiques et surtout ceux de l'UMP qui continuent de se trémousser en faisant une danse des sept voiles soporifique .
La mission parlementaire sur le port du voile intégral a remis hier son rapport .
La mission a adopté son rapport de justesse dans un climat tendu, les socialistes ayant boycotté le vote, pour protester contre un débat “pollué par celui sur l’identité nationale” et plusieurs députés UMP ayant déploré une “demi-loi”, et plaidé pour un texte législatif d’interdiction dans tout l’espace public..
La mission reste prudente car elle se prononce pour une interdiction du port du voile dans les services publics - et non dans l’espace public (selon le rapport l'interdiction devrait concerner les administrations, hôpitaux, écoles... les femmes devant se présenter visage découvert à l'entrée, et "conserver le visage découvert", sous peine de se voir refuser le service sollicité).
Par ailleurs le rapport plaide d’abord pour une résolution parlementaire - sans pouvoir contraignant.
Bousculant les clivages traditionnels, le port de la burqa oppose les partisans d’une loi limitée aux seuls services publics (tel Brice Hortefeux) aux défenseurs d’une loi opérant dans tout l’espace public, rues comprises (Eric Besson, Jean-François Copé, Manuel Valls…).
Cette semaine:
- Lundi le porte parole de l'UMP n'hésite pas à mettre de l'huile sur le feu et déclare à un point presse au siège de l'UMP que l'accès à un certain nombre de droits comme les prestations sociales , les allocations familiales ou les titres de transport devrait être fermé aux femmes portant le voile intégral.
- Mardi Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, confirme que sa proposition de résolution et sa proposition de loi visant à l'interdiction totale de la burqa , qu'il avait présentées à la mi-décembre, seraient déposées "dans les jours qui viennent", en vue d'un débat au lendemain des élections régionales des 14 et 21 mars.
Une démarche selon France soir "qui a fait sortir de ses gonds Eric Raoult, dans les couloirs de l’Assemblée mardi après-midi". « Moi, mon patron, c’est Sarko, ce n’est pas Copé, a-t-il fulminé. S’il me cherche, il va me trouver ! » C’est alors que s’avance Jacques Myard. « Ce n’est pas correct, pas devant les caméras », lui crie Eric Raoult, avant de tourner les talons.
- Aujourd'hui nous apprenons du Point que Bernard Accoyer a appelé Jean-François Copé à "arrêter" avec sa proposition "à marche forcée" sur l'interdiction du voile intégral, estimant que la majorité devait, sur ce sujet, retrouver "une démarche plus consensuelle, plus constructive".
"La précipitation n'est jamais bonne, surtout sur une question complexe et sensible", a déclaré le président de l'Assemblée nationale sur Europe 1.
"Je dis à Jean-François (Copé) qu'il a apporté une contribution" mais "que le moment est venu de s'arrêter, parce que sa contribution a été un peu conduite à marche forcée", a-t-il ajouté. "Elle est là, c'est très bien, mais maintenant il faut que nous retrouvions une démarche plus consensuelle, plus constructive pour une question grave".
Feuilleton à suivre ....
Source le Monde :
le grand quotidien américain New York Times s'est invité mercredi dans le débat sur l'interdiction du voile intégral en France, accuse le gouvernement français d'"attiser la haine" dans un éditorial intitulé "Les talibans applaudiraient".
"Il est facile de voir que les droits des femmes sont violés quand un gouvernement leur ordonne de dissimuler leur corps sous un voile entièrement couvrant", écrit le quotidien new-yorkais dans un éditorial au ton très offensif. "Il devrait être aussi facile de voir la violation quand une commission parlementaire française recommande [...] l'interdiction des services publics, dont les écoles, les hôpitaux et les transports publics, aux femmes qui portent ces voiles", poursuit le texte.
20:51 | Commentaires (7) | Envoyer cette note | BURQA/IMMIGRATION | Lien permanent | Tags : burqa, mission, députés, ump, copé, accoyer |
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jeudi, 24 décembre 2009
Le théatre des politiques.
La politique est un vaste théatre.
Peu importe la qualité du scénario et des textes les acteurs s'y agitent en s'accrochant désespérément au décor.
Ne soyons pas aveugles ou manichéens le pouvoir corrompt et les termes gauche, droite, centre ne veulent plus rien dire !!
Rappelez vous il n'y a pas si longtemps les salamalecs des courtisans de François Mitterrand, le triste spectacle des éléphants du parti accompagnant le monarque élu sur la roche de Solutré, le mutisme de la presse " de gauche" sur certaines affaires, et la mollesse des syndicats pendant les années Mitterrand....
Aujourd'hui c'est au tour de la droite .
Depuis quelques années le développement des techniques de communication et du net " fixe " les faits, gestes et paroles de nos politiques..
Dérapages verbaux ou de situation plus rien n'échappe aux médias voir aux simples citoyens .. il suffit d'être là au bon moment de "dégainer" son portable , d'enregistrer ... à peine un battement de cil "l'information" fait le tour du net...
Les "buzz" nous amusent ou nous révoltent c'est selon ...
Est ce un exutoire permis et entretenu par les pouvoirs en place , une sorte d'espace virtuel de liberté qui libère les pulsions de mécontentement mais réprime les volontés de l'action et de l'engagement sur le terrain ?
Force est de constater que la politique est devenue un show pitoyable où chacun joue sa partition au gré de ses ambitions !
C'est un gigantesque poker menteur où les engagements s'envolent seule compte l'impression médiatique du moment !
Politiques un peu Guignols et Guignols un peu politiques !
Pour nous mettre en bouche voici donc un petit florilège de ces " guignoleries "
l'année 2009 à l'instar de 2008 est un millésime corsé et amer !
Eric Besson et son doigt d’honneur : Jouant la provoc', le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a fait un doigt d'honneur à un journaliste de Canal + pour lui montrer qu'il n'arriverait pas à recueillir des critiques de la part des Jeunes Pop' au sujet de l'arrivée de Philippe de Villiers dans la majorité.
La vidéo a fait buzz sur le Web: sur Dailymotion, elle a été vue près de 100.000 fois en un jour!
Invité à expliquer son geste, sur France Info, Éric Besson a reconnu: "C'était un jeu, mais j'aurais mieux fait de faire autrement". "Je ne pensais pas une seule seconde être piégé par la caméra, donc c'est de ma faute", reconnaît-il. Avant de préciser: "C'est un journaliste que je connais et que j'apprécie. Il m'a chambré pendant toute la journée et moi aussi."
Brice Hortefeux fait dans l’Humour avec un grand H : « il en faut toujours un. quand y’en a un ça va, c’est quand y’en a beaucoup qu’il y a des problèmes… » 5 septembre 2009, université d’été de l’UMP.
Brice Hortefeux et Jean-François Copé prennent un bain de foule au milieu de jeunes militants du parti présidentiel. Un jeune d’origine maghrébine, Amine, s’avance pour poser au côté des deux figures de la droite. S’ensuit un dialogue pour le moins douteux sur les origines du jeune homme, conclu par cette sortie de bien mauvais goût du ministre de l’intérieur : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." La vidéo est mise en ligne par lemonde.fr, et le buzz est phénoménal. L’extrait est visionné plus d’un million de fois en quelques jours :
Ces propos sont très choquants et indignes des fonctions de Nadine Morano car ils stigmatisent un pan entier de la population française.
Au cours d'un reportage Manuel Valls, Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) parcourant les allées d'une brocante à Evry, lâche à Christian Gravel, son directeur de cabinet et directeur de la communication à la mairie : « Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… »
lorsque la journaliste Valérie Trierweiler lui demande de se justifier sur ses propos Manuel Valls argumente :
« Évidemment avec les stands qu'il y avait là, [j'avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n'est que cela, (…) ça n'est que cette brocante, alors que j'ai l'idée au fond d'une diversité, d'un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire ça ? (…)
“Il faut amener une diversité sociale d'abord, parce qu'il est là essentiellement le problème dans une ville comme Evry, qui est une ville qui a évolué, qui est une ville aussi de classe moyenne, mais qui manque d'un centre-ville. Donc, c'est tout le projet de ma ville, d'avoir un véritable centre-ville, qu'on est en train de lancer, et qui permette d'accueillir ces classes moyennes, qu'elles soient issues ou non de l'immigration.
‘On a besoin d'un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c'est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s'est construit, que les gens bien pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l'occasion des émeutes de banlieues.
Rappelons que Manuel Valls s'est prononcé en faveur de la proposition de loi contre les bandes, rédigée par le député UMP Christian Estrosi :
‘Si cette loi va dans le bon sens et permet de lutter efficacement contre ce phénomène, sans se faire d'illusion car on ne règle pas ces problèmes à travers une seule proposition de loi, je voterai en faveur. (…)
Je fais partie de ceux qui considèrent que, sur ces questions, droite et gauche doivent pouvoir travailler, parce qu'il en va des valeurs de la République et de la sécurité de nos concitoyens.’
dont acte.....
Patrick Devedjian faux gentleman et vrai faux cul !
Dans cette vidéo on peut entendre Patrick Devedjian traitant de "salope" l’ex-députée Anne-Marie Comparini.
Celui ci a reçu pour "la galerie" une petite fessée du chef de l'Etat qui a estimé que "ce n'est pas une façon de parler aux femmes" et de la ministre de la Justice Rachida Dati qui a qualifié l'insulte d'"intolérable".
"Je ne suis pas machiste, je suis avec beaucoup de femmes autour de moi", a précisé Patrick Devdjian avant de reconnaître que ses propos étaient "une faute".
La politique rend fou !!
Lors de la séance du Conseil régional de Picardie, le 28 avril 2008, Maxime Gremetz, député PC de la Somme, s'échauffe et bouscule son collègue socialiste Gilles Seguin .
Une polémique s'en est suivie sur les circonstances de l'affaire !
Une plainte est alors déposée contre l'élu communiste.
Un mois après ces faits , une vidéo de cette scène est apparue sur Dailymotion...
Rachida Dati adore son travail et fait preuve d'un courage au travail sans faille !!!!
"Là, tu sais où je suis, là ? Je suis à ma place dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg !
"Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat."
"Je suis obligée de rester là, de faire la maligne parce qu'il y a juste un peu de presse et d'autre part il y a l'élection de Barroso" (le président de la Commission européenne).
"Si tu veux, quand t'es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que t'étais pas là."
Pascal Clément, ancien ministre de la Justice:
Les élus de la majorité s’était réunis pour débattre du port intégral du voile en France. C’est au milieu des discussions que Pascal Clément a évoqué la question des minarets et lâché sa phrase. "Qu'un ancien garde des Sceaux tienne ces propos anti-laïcs dans une enceinte symbole de la République comme l'Assemblée nationale, c'est insupportable ! C'est ça la démocratie ?", s’est alors insurgée, selon son entourage, Nora Berra en quittant la salle Colbert.
Pour calmer les esprits, Jean-François Copé, président du groupe UMP dans l’hémicycle, est intervenu pour estimer que les propos de M. Clément n'avaient "rien à voir avec le débat sur la burqa" et pour inviter ses collègues à "ne pas faire d'amalgames". Une mise au point approuvée par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Pascal clément a alors repris la parole pour atténuer ses propos, en se disant favorable à ce qu'il y ait des lieux de culte pour tous mais que en réaffirmant que se posait "le problème de la visibilité".
Que nous réserve l'année 2010 ?
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mercredi, 23 décembre 2009
Que ne feraient- ils pas pour se distinguer!
Alors que la mission parlementaire sur le port du voile intégral (niqab ou burqa) présidée par le député Gérin vient d'achever ses auditions ( voir mon article clic ici ) et n'a pas encore rendu son rapport Jean François Copé a annoncé hier le dépôt, en janvier, d'une proposition de loi pour interdire la burqa dans l'espace public.
la proposition de loi UMP stipulerait qu'aucune personne, hors circonstances exceptionnelles (climat, carnaval...), ne pourrait évoluer dans l'espace public - formule plus large encore que les «lieux publics» - le visage entièrement recouvert.
L'initiative de Jean-François Copé lui a valu un rappel à l'ordre immédiat du président de l'Assemblée Bernard Accoyer qui a jugé l'initiative «prématurée par rapport à la réponse» que l'Assemblée «pourrait donner à cette pratique, qu'il s'agisse d'une résolution et de la perspective de dispositions réglementaires et/ou législatives».
Députés de la majorité et membres du gouvernement n'ont eu de cesse cette année de multiplier les maladresses, les propos déplacés et les initiatives chaotiques.
Pour finir l'année en beauté Jean François Copé n'hésite pas à se distinguer par cette proposition de loi qui foule au pied non seulement le travail de la mission parlementaire ce qui est à mon sens une insulte à la vie démocratique mais égalementau parti présidentiel , qui devait exprimer, courant janvier, sa position officielle auprès de la mission.
Citoyens préparez vous les régionales risquent d'agiter les politiques de tous bords.
Souhaitons qu'ils ne fassent pas comme dans cette célèbre campagne de publicité : Aujourd'hui j'enlève le haut et demain le bas!!!!
Je plaisante mais à regarder de près lorsqu'on voit le clip désolant et "ringardissime"des jeune de l'UMP ils en sont bien capables !

02:11 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | BURQA/IMMIGRATION | Lien permanent | Tags : burqa, loi, jeanfrançois copé, ump, projet, accoyer, gouvernement, députés, sarkozy |
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