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démocratie

  • Ils ont trop tiré sur la corde et mis notre démocratie en danger

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    La prochaine réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF)  se tiendra le 22 janvier 2014 à Davos, en Suisse, 

    Le Forum est une organisation internationale indépendante qui cherche à améliorer l'état du monde en engageant les chefs d' entreprise, les dirigeants politiques, le monde universitaires et d'autres décideurs de la société à élaborer des projets mondiaux, régionaux ou industriels.

    A la veille de la réunion annuelle du forum économique mondial, de nombreux participants ont été interrogés sur les risques qui les inquiétaient le plus dans les mois à venir. Réponse : les inégalités entre les riches et les pauvres qui représentent un risque pour la stabilité économique
    Ces inégalités  vont de paire  avec une confiscation politique qui met en cause la démocratie.

    l’ONG Oxfam publie aujourd'hui un rapport sur les inégalités.

    L’accumulation des richesses aux mains d’un petit nombre est sans précédent. « 1% des familles détiennent désormais près de la moitié (46%) des richesses du monde », note le rapport. « Aux États-Unis, les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière entre 2009 et 2012, tandis que les 90 % inférieurs se sont appauvris. La grande récession n'a pas infléchi la tendance à la concentration des revenus : la part du produit national des États-Unis allant au décile supérieur atteint 50,4 %, son niveau le plus haut depuis la Première Guerre mondiale »

     « alors que les actions et les profits des entreprises atteignent des niveaux vertigineux, les salaires stagnent en pourcentage du PIB. Pour illustrer l’ampleur de la concentration des richesses, la fortune combinée des 10 personnes les plus riches d’Europe dépasse le coût total des mesures de relance mises en œuvre dans l’Union européenne entre 2008 et 2010 (217 milliards d’euros contre 200 milliards d’euros). Qui plus est, les politiques d’austérité mises en place après la crise pèsent lourdement sur les personnes pauvres, alors qu’elles permettent aux riches de s’enrichir toujours plus. L’austérité a aussi un impact sans précédent sur les classes moyennes ».


    le Fonds monétaire international a repris le sujet, insistant sur la menace que faisait peser les inégalités croissance de revenus sur l’économie mondiale. « Les responsables économiques et politiques au forum économique mondial doivent se rappeler que dans de trop nombreux pays les gains de la croissance n’ont bénéficié qu’à trop peu de personnes. Cette situation n’est pas un gage de stabilité »,  déclare Christine Lagarde dans le Financial Times

    Selon Médiapart  " ces chiffres étaientt connus de longue date. Mais qu’ils fassent leur entrée dans l’enceinte de Davos montre l’ampleur du problème. Longtemps encouragées, voire programmées, les inégalités commencent à être considérées comme une menace pour l’ensemble du système. Car pendant que les milliardaires accumulent les milliards, les classes moyennes disparaissent, les pauvres sombrent. Il n’y a plus d’adhésion large des sociétés civiles. Et l’économie réelle ne repart toujours pas.

    Dans toutes les économies avancées, la consommation stagne ou baisse, tandis que la production, par manque de débouchés, n’investit plus et fait du surplace. Les menaces de déflation pointent en Europe. Surtout, le chômage atteint des niveaux catastrophiques. Même aux Etats-Unis, censés être sortis de la crise, la situation de l’emploi est loin d’être revenue à un niveau normal. Officiellement, le taux de chômage est de 7,5%. Mais les nouvelles embauches sont essentiellement dans le secteur des services – des emplois précaires chez McDo ou autres – tandis que les emplois manufacturiers ou dans les services à valeur ajoutée ne cessent de baisser. Plus grave : une partie de la population américaine semble avoir renoncé à rechercher tout emploi et est sortie des statistiques : alors que la situation de l’emploi est censée augmenter, les bénéficiaires de foodstamps – programme d’aide alimentaire pour les plus pauvres payé par le système fédéral – ne cessent d’augmenter."

    Les responsables de Davos mesurent l’étendue des dangers : la mainmise sur les institutions politiques et représentatives par les plus riches est devenue trop voyante pour qu’elle n’amène pas des contestations de plus en plus fortes du système. Il y a eu les indignés, ce qui ne les dérangeait pas trop. Mais ce qu’ils observent aujourd’hui les inquiète beaucoup plus : « Alors que la cohésion sociale s’affaiblit et que les citoyens cherchent à s’arracher du contrôle d’institutions distantes et apparemment sans responsabilité, il y a un soutien de plus en plus visible pour les partis extrémistes, défendant des thèses nationalistes, protectionnistes et xénophobes », soulignent-ils.

    L’évolution de la Grèce  notamment hante les responsables de Davos. L’étonnant est qu’ils soient surpris de la montée du nazisme à Athènes après le programme d’austérité qui a été infligé au pays. Ils avaient pourtant à disposition la référence historique de l’Allemagne après la politique déflationniste menée en 1932.

    L’apparition de contestations sociales violentes, de soulèvements politiques voire de luttes civiles leur apparaît comme un risque majeur pour l’avenir. D’autant, s’inquiètent-ils, que les institutions politiques ont perdu la confiance des citoyens.66479432.jpg

  • L'apologie de la légitime violence ou la démocratie en danger !

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    Le 11 septembre 2013, la page Facebook "Soutien au bijoutier de Nice" était créée.

    Elle atteignait  le 14 septembre,  soit 3 jours après sa création , 1 million de "j'aime" .

    Si l'éloge de l'autodéfense   a toujours été de mise   sur les zincs de comptoirs de bistrots,  les langues se délient aujourd'hui dans la sphère du web.

    Si les blablateurs sont nombreux sur le web ( derrière son ordi cela ne mange pas de pain  de faire des commentaires parfois grossiers, injurieux et souvent  d'une banalité déconcertante ), le lundi suivant, une manifestation physique à l'initiative de l'Office du commerce et de l'artisanat de Nice ne réunissait   qu’un millier de personnes.

    Mais il y a un mais............L’importance  du nombre de likes  ou j'aime  ( même s’il y a eu polémique sur le chiffre ) et la teneur des commentaires  montrent à l’évidence que nous sommes devant un phénomène social que nous aurions tort de négliger.

    Comme le note si bien André Gunthert dans un billet  publié sur L'Atelier des icônes « Les faits sociaux ne prennent consistance que dans la perception de leurs effets, auprès de ceux qui en sont les auteurs comme dans les représentations qui leur sont renvoyées. Sous ces deux aspects de formation de communauté et de création de visibilité, la manifestation a rencontré un succès complet, ce qui suffit à lui conférer une portée majeure, voire une dimension à proprement parler révolutionnaire, si l'on en croit Boltanski («Les tâches principales d’un mouvement révolutionnaire sont, d’une part, de susciter des événements propres à mettre à l’épreuve la réalité et, ce faisant, à en dévoiler la fragilité. Et, d’autre part, de rendre possible cette mise en commun des expériences individuelles», Luc Boltanski, "Pourquoi ne se révolte-t-on pas? Pourquoi se révolte-t-on?", Contretemps, n° 15, 2012.).

    L’appel à l’autodéfense,   donc à se faire justice soi même ,  mis en exergue par cette page facebook ,  est  une expression manifeste de la désagrégation du lien social sans aborder  son illégalité  (Maître Eolas  rappelle  que la légitime défense ne couvre pas les atteintes aux biens, et que la justice se doit d'être équilibrée et dépassionnée.)

     Pour légitimer leur point de vue, nos internautes "éclairés" invoquent massivement  leur perte de confiance dans le fonctionnement normal des institutions.

    Alors que la pauvreté grandit , que le pouvoir  de l’argent  a repris toute son ampleur , qu’on est en train de sacrifier toute une jeune génération  par le démentèlement de nos protections collectives , à l’heure de la toute puissance de la mondialisation qui est une usine à fabriquer la pauvreté , une grande partie de nos concitoyens  trouve refuge  dans le repli sur soi.

    Comme le note André Gunthert, le problème soulevé par la page Facebook de soutien au bijoutier ne concerne pas principalement internet ou le Front national. Le premier n'est qu'un vecteur, le second un symptôme des tensions qui restructurent l'individuel et le collectif.

    Face à la réalité de la démission des élites, à la perte de confiance des masses, et aux dérèglements qui se manifesteront dès 2014, année électorale, un million et demi de likes n'est qu'un modeste signal, un avertissement sans frais.

    Nos dirigeants ouvriront-ils les yeux à temps?

    Cette tentation de l’autodéfense des citoyens rappelle d’autres faits divers récents, comme celui des habitants du nord de Marseille qui avaient chassé des Roms s’étant installés près de chez eux de force en septembre 2012. «Je ne le condamne pas, je ne le cautionne pas, mais je le comprends, quand les pouvoirs publics n’interviennent plus», avait alors déclaré la sénatrice PS Samia Ghali, tandis que le maire UMP de la ville, Jean-Claude Gaudin, avait estimé qu'«on ne peut pas laisser se constituer des milices et laisser les gens régler les problèmes d’ordre public, même si on peut comprendre que l’exaspération est totale».

    Le maire UMP de Croix dans le Nord, Régis Cauche, vient quant à lui d’affirmer qu’il «soutiendrait» tout habitant de sa commune qui «commettrait l’irréparable», «comme le bijoutier de Nice», contre un des Roms qui y ont récemment afflué.

    Autre symptôme: la maison d’édition Mordicus, spécialisée dans les essais aux titres évocateurs (Vive l’Algérie française!, Vive Le Pen de Robert Ménard ou encore M... au lobby gay de Christian Vanneste), a récemment publié Aux armes citoyens, un livre qui propose «une vision individuelle de la sécurité qui viserait à responsabiliser les Français et à leur permettre […] de suppléer aux actuelles déficiences de l'Etat et de la police: droit à la possession et au port d'arme, sanctuarisation du domicile privé et renforcement de la notion de légitime défense, libre constitution d'associations sécuritaires et populaires».legitime_violence.jpg

     

  • caricature ? QUE NENNI

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  • Une fin de mois en ébullition....et un No Sarkozy Day dangereux.

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    Au risque de passer pour une vilaine réactionnaire  je  vous mets en garde concernant le No Sarkozy Day et vous en explique les raisons.

    La fin du mois sera agitée

    • le 23 mars  mobilisation et journée de grève

    Communiqué de l'intersyndicale (CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA )  "Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques."

    FO n’a pas signé le communiqué, mais participera au mouvement « sur ses propres positions ».

    Le syndicat SUD-RATP a déjà déposé un préavis de grève pour la journée du 23 mars dans les transports parisiens. Ils entendent protester "contre une nouvelle réforme des retraites", exigeant que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein reste à 37,5 annuités et que le montant de la pension reste calculé sur les six derniers mois de salaires. D'autres syndicats, qui ont jusqu'au 18 mars pour prendre leur décision, pourraient bien faire de même.

    • le 27 mars le No Sarkozy Day

    No-Sarkozy.jpgDes rassemblements seront organisées partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous-préfectures, à Paris place de la République, et dans le monde entier devant les ambassades de France.Nous pouvons lire dans l'appel lancé par les organisateurs "A l’issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible."

    Je suis inquiête très inquiête concernant le no Sarkozy day.

    Les organisateurs appelaient à la démission de Nicolas Sarkozy ensuite ils ont modifié leur message.

    Aujourd'hui nous pouvons lire sur  leur  site :

    "Sur la démission : Il est bien clair aujourd'hui que le No Sarkozy Day est totalement déconnecté de tout appel à la démission du Président de la République. Il ne s'agit pas de dire si un tel appel serait ou ne serait pas une bonne chose, il s'agit simplement d'entériner que tel n'est pas l'objet de notre appel et que tel ne sera pas le sujet de la journée du 27 mars prochain, où il s'agira seulement de lui dire NON ! - lui, Nicolas Sarkozy...

    Cela dit, si l'ampleur de notre mobilisation le conduisait en un éclair de lucidité - - lui, Nicolas Sarkozy... - à choisir de démissionner, je suis bien convaincu que peu d'entre nous viendraient s'en plaindre.
    Cela n'arrivera pas.
    Sur la démocratie : La démocratie ne consiste pas uniquement à convoquer le peuple à intervalles réguliers pour que nous puissions glisser un bulletin dans une urne. La démocratie c'est aussi et beaucoup que soient placés les élus sous le contrôle vigilant du peuple. A l'occasion, chacun est fondé à donner son avis. A l'occasion, le peuple est légitime à exercer sa vigilance en rappelant où sont les limites, en protestant qu'elles aient été outrepassées, en disant Stop ! Ça suffit ! NON !

    A ce titre, manifester est exercer la démocratie, la rendre vivace, quoi qu'en diront comme à chaque fois les infatigables réactionnaires, qui à n'en pas douter ressortiront la petite rengaine du "ce n'est pas la rue qui gouverne". Bien entendu, ce n'est pas la rue qui gouverne, mais la rue est ce lieu où le peuple à toute la légitimité, et parfois même le devoir, de se rassembler pour dire non à ceux qui prétendent le gouverner

    POURQUOI JE DIS NON  A CE RASSEMBLEMENT.

    LE NO SARKOZY DAY  est à mon sens   contraire à l’esprit de notre République, il est la négation même de nos rouages démocratiques.

    Dans mes articles si  je pointe du doigt les erreurs, maladresses,  excès et débordements de la majorité en place je n'oublie pas  que nous sommes dans un pays  de libre alternance politique, où le jeu électoral est  transparent, frontal,  un pays où l’on ne risque pas sa vie en allant voter.

    Ce droit de vote qui  a été gagné par nos aînés quelque fois au prix de leur vie, nous devons en être  les gardiens vigilants.

    j'ai pu lire sur un blog le propos suivant et auquel je m'associe pleinement "lorsque la rue s’affole, c’est, paradoxalement, le peuple qui est en danger, manipulé par des idéaux contradictoires, sciant la branche démocratique sur laquelle il est assis. Une telle démonstration de force n'est qu'un appel à une Berlusconisation de la société, à un morcellement des valeurs républicaines!"

    Des milliers  de personnes  ont sans doute de nombreux griefs  à l’encontre du gouvernement , mais ce type de rassemblement dans lequel risquent de se cristaliser toutes frustrations des uns et des autres  n’amènera rien de bon, seulement des violences gratuites, des débordements sauvages.

    C'est un peu comme si on ouvrait la boîte à Pandore !

    Pour s'exprimer il ya d'abord les élections  le pouvoir n'est pas dans la rue  mais dans les urnes  c'est le fondement même de toute nation démocratique.
    le vote  pour lequel nos pères se sont battus  qui permet l'expression de la  parole populaire , citoyenne et participative..

    Ce rassemblement risque  d'être agité  comme un  prétexte à un grand déballage de violences contenues .

    N'oublions pas que certains troublions des banlieues  risquent de venir faire de la casse, soutenus en sous main par des agitateurs professionnels extrémistes  de tous bords....

    Fort habilement les organisateurs de ce mouvement utilisent  les  outils de communication comme facebook pour arriver à un rassemblement qui  espère  un après .... et cet après  est à peine voilé   ( cela  était l'objectif du premier appel...) soit  la démission  d'un chef de l'état démocratiquement élu .

    C’est le pouvoir donné à la rue  au mépris  des lois et des règlements.

    18826688.jpgSi nous disons oui  au No Sarkozy Day, nous serons tous des desperados,  criant nos exigences en brûlant tous les principes de notre démocratie.


    Je dis NON NON NON  au No Sarkozy Day qui est à mon sens non seulement une mascarade politique, l'expression  d’un Carnaval démocratique mais risque de sombrer  dans la violence ce qui ne manquera pas d'être récupéré par ceux la même qui n'ont de cesse à vouloir mailler  notre pays de lois " liberticides"

    Le combat est dans les urnes  et non dans la rue .... citoyens soyez prudents car le chant des sirènes est trompeur

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