samedi, 09 juillet 2011
Si tu signes pas gare ta gueule à la récrée !
La Dares vient de publier un bilan sur la rupture conventionnelle, qui montre à l'évidence, si besoin était , que la rupture conventionnelle est un véritable marché de dupe qui permet aux entreprises les moins structurées au niveau syndical c'est à dire les plus petites de se débarasser à bon compte de leurs séniors....
Alors que le gouvernement souhaite augmenter le taux d'emploi des séniors , il laisse perdurer cette disposition qui permet aux entreprises de se séparer " plus facilement " des salariés et notamment des séniors.
Tous les spécialistes s'accordent pour dénoncer que l'équilibre entre les parties , lors de la négociation d'une rupture conventionnelle , est un leurre !
En effet nombreux sont les salariés qui la subissent et l'acceptent de " guerre lasse" après de multiples pressions de leur employeur ....
Cette dérive a été dénoncée en mai 2011 par M. Christian Eckert qui a posé sur ce sujet une question au gouvernement :
M. Christian Eckert attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les ruptures conventionnelles de contrats à durée indéterminée (CDI). Ce dispositif, introduit dans le code du travail depuis août 2008, connaît un grand succès, puisque environ 500 000 ruptures de ce type ont eu lieu en 2010. Cependant il semble que l'utilisation de ce dispositif fasse l'objet d'abus. En effet, certaines entreprises l'utilisent comme un système de préretraite collectif financé par l'Unédic puisqu'un chômeur sur cinq qui s'inscrit à Pôle emploi suite à une rupture conventionnelle à plus de 50 ans et peut ainsi bénéficier d'une allocation chômage de trois ans jusqu'à un âge proche de la retraite. C'est ainsi que l'on constate une explosion des ruptures conventionnelles pour des personnes âgées d'environ 58 ans. Un autre « effet d'aubaine » consiste pour les entreprises à recourir à de nombreuses ruptures conventionnelles pour éviter de mettre en oeuvre un plan social. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour remédier à ces dérives.
Gouvernement qui dénie, comme de bien entendu , cette dérive :
" En toute cohérence, les seniors se retrouvent dans les mêmes proportions parmi les entrées à Pôle emploi. Pour cette catégorie de salariés, le licenciement (pour motif économique ou personnel) reste le mode de rupture principal, devant la démission et la rupture conventionnelle. Ces données ne permettent donc pas de conclure que les salariés en fin de carrière sont spécifiquement concernés par ce nouveau mode de rupture du contrat de travail."
Vous trouverez ci-après l'essentiel du bilan de la Dares :
- 480 000 ruptures conventionnelles ont été dénombrées en France métropolitaine de mi-2008 à fin 2010.
Après une période de montée en charge rapide au second semestre 2008, le rythme de progression a faibli au fil du temps.
En décembre 2010, 24 000 ruptures conventionnelles ont été enregistrées.
- Les petites entreprises recourent davantage aux ruptures conventionnelles. En effet elles ont représenté , dans ces établissements 15 % des fins de contrat de travail contre 11 % en moyenne dans l’ensemble des établissements.
Par ailleurs, la part des ruptures conventionnelles dans les fins de contrats s’accroît avec l’âge des salariés, comme pour les licenciements, et atteint 21 % pour les salariés âgés de 58 ou 59 ans.
La procédure de la rupture conventionnelle prévoit un ou plusieurs entretiens préalables au cours desquels le salarié peut se faire assister par une personne appartenant au personnel de l’entreprise. Néanmoins, les salariés se font assez rarement assister lors de ces entretiens. En 2009, seulement 9,4 % des salariés se sont fait assister lors de l’un au moins des entretiens. Plus l’établissement est de grande taille, plus le salarié et l’employeur sont fréquemment assistés. Dans les établissements d’au moins 250 salariés, 17 % des salariés se sont fait assister en 2009, contre seulement 6 % dans les établissements de moins de 10 salariés
En moyenne, l’indemnité de rupture conventionnelle est supérieure à l’indemnité légale de licenciement de 0,4 mois de salaire par année d’ancienneté, mais elle ne la dépasse pas de plus de 0,22 mois dans les trois quarts des cas. Pour la moitié des salariés concernés elle n’excède pas l’indemnité légale de licenciement de 0,03 mois de salaire par année d’ancienneté.
Vous trouverez ci après un débat très intéressant sur le sujet qui a eu lieu à l'assemblée nationale en 2010.
20:58 | Commentaires (6) | Envoyer cette note | RUPTURE CONVENTIONNELLE | Lien permanent | Tags : licenciement, démission, rupture, convention, loi |
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mercredi, 18 mai 2011
La peur des képis chez les mousquetaires
Une jeune femme , ayant le joli prénom de Tatiana , embauchée en contrat de professionnalisation pour un salaire de 800 euros par mois dans un magasin à l'enseigne d'intermarché , est accusée d'avoir dérobé 10 euros dans le coffre ainsi que 100 euros précédemment.
Convoquée dans le bureau de la direction qui avait fait venir les gendarmes pour appréhender cette ennemi public n° 1 , la jeune femme signe une démission et une reconnaissance de dette pour 110 euros.
Remise de ses émotions , elle se ravise , conteste le vol et sa démission rédigée sous la pression de la direction et en présence de gendarmes.
La cour d’appel de Rennes, saisie du litige, applique une solution classiquement retenue par la Cour de cassation : une démission extorquée par l’employeur qui intimide le salarié, en menaçant de porter plainte contre lui, n’est pas valable, car elle ne résulte pas d’un consentement libre et éclairé.
La cour requalifie la démission en licenciement qui, n’ayant pas été notifié dans les formes, est dépourvu de cause réelle et sérieuse et condamne la société à payer la somme de plus de 16 000 euros.
En revanche la jeune femme n'a pas obtenu des dommages et intérets pour procédure vexatoire ( elle demandait 500 euros ) .
Source : CA Rennes 29 mars 2011 n° 09-7778
09:04 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | JURISPRUDENCE | Lien permanent | Tags : vol, démission, rupture abusive, gendarmes |
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lundi, 05 octobre 2009
La rupture conventionnelle : séductrice et vilain petit canard
La rupture conventionnelle est comme une femme en crinoline il ne faut pas la serrer de trop près
On assiste régulièrement au satisfecit du gouvernement lorsqu'il annonce la progression du nombre de ruptures conventionnelles..
Les derniers chiffres publiés par la Dares sont révélateurs clic ici
Fin Août DOCUMENT CLIC ICI /Ruptures_conventionnelles_
183 852 demandes de ruptures
147 693 demandes homologuées
inscriptions au pôle emploi 77909 avec une stabilisation du taux à plus de 65%
Fin septembre on va allègrement atteindre la barre des 160 000 ruptures conventionnelles homologuées
Xavier Bertrand peut continuer à avoir des trémolos dans la voix lorsqu'il évoque le bébé qu'il a mis au monde avec le Medef (ministre du travail on lui doit, la mise en place de la « rupture conventionnelle » que Laurence Parisot réclamait en avançant que : « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » .
voir article sur Marianne clic ici
Vous connaissez mon point de vue sur la question car nombreux de mes articles ont pointé du doigt les risques de dérive et les limites de ce type de rupture du contrat de travail.
En effet la rupture conventionnelle est une grande séductrice elle a en théorie tout pour plaire.
Heureuse rupture ? divorce par consentement mutuel ?:
Ni démission ni licenciement le salarié perçoit ses indemnités de licenciement et les allocations de chômage .
L'employeur se prémunit d'un éventuel recours en justice.
Mais lorsqu'on enlève le maquillage de la belle il ne reste quelquefois qu'un vilain , très vilain petit canard .....
la rupture conventionnelle est comme une femme en crinoline il ne faut pas la serrer de trop près

Aujourd'hui je mets en lien un article fort intéressant rupture conventionnelle dans les SSII
extrait de l'article
Selon le Munci, Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens, qui tient un forum sur le sujet, les ruptures conventionnelles représenteraient approximativement un quart des ruptures de contrat de travail en SSII.
Des délégués syndicaux de grandes SSII pointent du doigt un risque de contournement des mesures de licenciements collectifs. Chez IBM France, une vingtaine de ruptures conventionnelles seraient conclues par trimestre, selon Jean-Michel Daire, de la CFDT. Avec une sur-représentation des quinquas. « A 57 ou 58 ans, il ne leur reste plus que quelques années pour arriver à la retraite. Une façon de faire financer par les Assedic la fin du système de préretraite. IBM refuse surtout de faire un vrai PSE. »
... / ... Comme chez IBM, la rupture conventionnelle viserait avant tout les seniors mais aussi les intercontrats. "Après quelques mois de pression insidieuse et de mise à l'écart, l'ingénieur en intercontrat finit par négocier" ... / .. "
Les forums de discussion regorgent de témoignages de salariés de SSII ayant signé sous la pression (ici, là ou encore là). « Les employeurs utilisent ce dispositif pour éviter les licenciements individuels, surtout quand les motifs sont faibles ou inexistants, avance un conseiller du salarié, auteur de 100 licenciements, le livre noir du licenciement. Le formalisme est allégé. L'employeur peut faire pression sur le salarié pour obtenir un départ selon des conditions qui lui sont favorables. »
PROCHAIN ARTICLE /LES INDEMNITES DE LICENCIEMENT LORS DE LA RUPTURE CONVENTIONNELLE UNE CARENCE SCANDALEUSE !
13:38 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | RUPTURE CONVENTIONNELLE | Lien permanent | Tags : rupture, conventionnelle, cdi, dérive, droit, statistiques, dares, meded, xavier bertrand, gouvernement, démission, licenciement |
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lundi, 13 avril 2009
Revenir sur sa démission / possible mais attention
la Cour de Cassation admet qu'un salarié qui revient sur sa démission n'a pas manifesté sa volonté claire et non équivoque de partir l'entreprise.
quels sont les faits qui ont donné lieu à cette jurisprudence ?
un chef comptable travaillant dans une entreprise depuis de nombreuses années ( 1988) adresse à son employeur le 3.02.2003 une lettre de démission sans donner de plus amples explications sur les motifs de son départ.
le 5 juin 2003, le salarié saisit la juridiction prud'homale pour obtenir la condamnation de son employeur au paiement d'indemnités de rupture, de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et pour harcèlement ;
les juges du fonds ( la Cour d'appel) rejètent la demande du salarié au motif que la démission du salarié résultait d'une manifestation de volonté libre et non équivoque de sa part car "il ne motivait nullement dans sa lettre de démission les motifs de celle-ci, les justifiait a posteriori en arguant de pressions et de harcèlement dont il aurait été victime, que toutefois il ne s'en était jamais plaint préalablement et qu'il n'en démontrait pas la réalité "
la cour de cassation ( Cass / Soc - 25 mars 2009 - Cassation partielle Numéro de Pourvoi : 07-44925) casse et annule l'arrêt de la cour d'appel au motif:
" même si la démission ne comportait aucun grief et laissait supposer l'existence d'aucun litige né ou à naître, l'employeur devait déduire de la rétractation le caractère équivoque de la démission. "
la cour de cassation rappelle que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail. Si l'un de ces éléments fait défaut, l'employeur ne peut valablement mettre en oeuvre la rupture du contrat sans risquer qu'elle soit requalifiée en licenciement pour motif personnel sans cause réelle et sérieuse
la cour de cassation avait considété dans un arrêt du 9 mai 2007 que "lorsque le salarié, sans invoquer un vice du consentement de nature à entraîner l'annulation de sa démission, remet en cause celle-ci en raison de faits ou manquements imputables à son employeur, le juge doit, s'il résulte de circonstances antérieures ou contemporaines de la démission qu'à la date à laquelle elle a été donnée, celle-ci était équivoque, l'analyser en une prise d'acte de la rupture qui produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués la justifiaient ou dans le cas contraire d'une démission".
Dans cette affaire la Cour de cassation replace le litige au moment de l'acceptation par l'employeur de la démission.
En effet selon la cour de cassation la lettre de rétractation intervenue 7 jours après la lettre de démission aurait du alerter l'employeur et lui faire prendre conscience que la démission n'était pas valable, puisque le caractère non équivoque n'était plus rempli.
que pouvons nous conclure de cette décision de la cour de cassation ?
- la cour de cassation admet qu'une lettre de démission ne comportant aucun motif imputable à l'employeur ni réserve ne remplit pas le cararactère non équivoque nécessaire dès lors qu'elle est dénoncée ultérieurement par le salarié. elle admet donc qu'un salarié puisse revenir sur sa lettre de démission
- la cour de cassation ne précise pas la durée au cours de laquelle le caractère non-équivoque de la démission peut être remis en cause.
Si le salarié ne se rétracte pas immédiatement et qu'il choisit par la suite de contester en justice la validité de sa démission, il devra prouver les faits ou manquements imputables à l'employeur et l'ayant conduit à démissionner contre son gré. Le juge sera alors tenu de rechercher si la rupture s'analyse en une prise d'acte produisant les effets d'une démission, si les faits invoqués ne sont pas prouvés, ou d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, dans le cas contraire.
- l'employeur devra se montrer prudent lorsque le salarié revient sur sa lettre de démission par un courrier ultérieur de rétractation qui allègue des circonstances induisant qu'il a été en fait "contraint "de la donner. l'employeur a tout intérêt à convoquer le salarié , à s'entretenir sur les circonstances de la démission et à trouver une "solution" acceptable avec le salarié notamment en annulant purement et simplement la démission
- une démission est toujours lourde de conséquences notamment en terme de droit au chômage
- avant de démissionner peser le pour le contre, éviter les coups de tête et la précipitation
- prenez du recul et si nécessaire allez voir votre médecin qui pourra vous prescrire un arrêt de travail selon votre état de santé
- si vous n'avez pas suivi ces conseils et que vous avez donné votre démission sur un coup de tête la jurisprudence admet que vous puissiez vous rétracter
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mardi, 17 février 2009
Prise d'acte de rupture d'un contrat: démission ou licenciement?
la prise d’acte de rupture de son contrat de travail par un salarié
les développements ci - après ne sont pas applicables aux salariés protégés par ailleurs ils ne tiennent pas compte des éléments particuliers que peuvent comporter certains dossiers
le présent billet ne constitue en aucune manière une consultation juridique mais une piste de réflexion.
| Qu’est- ce qu’une prise d’acte de rupture du contrat de travail? |
Si vous souhaitez quitter votre entreprise vous donnez votre démission . A cet effet vous adressez à votre employeur une lettre dans laquelle vous indiquez vouloir mettre un terme à votre contrat de travail. ( CDI)
L’employeur ne peut pas s’opposer à votre démission régulièrement notifiée ( vérifier les dispositions de votre convention collective car certaines imposent un formalisme particulier) et la notification fait courir le délai de préavis que vous devez effectuer.
Hormis les cas légitimes de démission admis par la convention UNEDIC , une démission n’ouvre pas droit aux allocations de chômage
Quelle est donc la différence entre démission et prise d’acte de rupture ?
Lorsque vous prenez acte de la rupture de votre contrat vous constatez que votre contrat prend fin mais que cette rupture est due à l’attitude fautive de l’employeur qui n’a pas respecté ses obligations
La démarche est très différente puisque vous signifiez à votre employeur que vous partez de l’entreprise mais de manière involontaire /c’est l’employeur par son attitude fautive qui vous a obligé à le faire..
Comment se passe une prise d’acte de rupture du contrat ?
Gardez vous bien de ne pas partir de l’entreprise sans rien dire . Il est impératif d’adresser au préalable à votre employeur une lettre recommandée avec accusé de réception prenant acte de la rupture de votre contrat en lui imputant cette rupture.
Cette lettre doit particulièrement être détaillée et circonstanciée / elle doit mentionner les faits et/ou les griefs constituant, selon vous, des manquements graves de votre employeur.
Que peut faire l’employeur apres réception de votre courrier?
- Soit il reconnaît ses torts et régularise la situation avec vous vous pouvez dans ce cas vous mettre d’accord sur une reprise de votre travail
- Soit il entame une négociation avec vous avant que le litige ne soit porté en justice pour mettre un terme à votre différent en réglant à l’amiable notamment les conséquences financières de la rupture
- Soit et c’est le cas le plus fréquent il réfute vos allégations ,vous demande de revenir travailler et à défaut entame à votre encontre une procédure de licenciement .
La Cour de cassation indique qu'il s'agit de la marche à suivre : « en l'absence de volonté claire et non équivoque du salarié de démissionner, il appartient à l'employeur qui lui reproche un abandon de poste de le licencier » (cass. soc. 10 juillet 2002, BC V n° 240). En effet, l'abandon de poste est une faute professionnelle (à moins qu'il ne puisse être justifié par des circonstances particulières
Lorsque vous prenez acte de la rupture de votre contrat cette prise d’acte entraîne la cessation immédiate du contrat de travail.
votre employeur peut contester le bien fondé de votre décision mais en attendant il doit vous délivrer votre certificat de travail et votre attestation Assédic.
A défaut,vous pouvez demander au juge des référés de contraindre votre employeur à le faire
L'employeur ne peut donc pas mentionner comme motif « démission » (cass. soc. 27 septembre 2006, n° 05-40414, BC V n° 290). Il est tenu d'opter pour « autre motif » (case 60) et de préciser la prise d'acte de la rupture du contrat de travail par le salarié et le motif de celle-ci.
voir nouvelle attestation assedic
saisissez le juge pour faire valoir vos droits
Que doivent faire les juges saisis?
les juges doivent vérifier si les faits que vous avez invoqués dans votre courrier de prise d’acte de rupture justifient ou non la rupture. Seuls les faits que vous invoquez à l'appui de votre prise d'acte de la rupture permettent la qualification de la rupture en licenciement ou en démission
Ainsi, les juges ne peuvent pas substituer d'autres griefs aux faits invoqués toutefois contrairement à une lettre de licenciement la lettre de prise d'acte ne fixe pas les limites du litige et vous pouvez invoquer devant le juge d'autres faits que ceux mentionnés dans votre écrit..
( le fait que l'employeur engage une procédure de licenciement apres la lettre de prise d’acte n’a aucun effet c’est le juge qui tranche sur l’imputabilité de la rupture).
Quelles sont les conséquences de la décision des juges?
Si le juge considère que vos griefs sont fondés la rupture aura les effets d'un licenciement abusif
si le juge considère que les griefs invoqués contre l'employeur sont non fondés, la rupture du contrat aura les mêmes effets qu'une démission
Dans ce cas
vous perdez donc votre emploi, vos indemnités compensatrices de préavis ,de licenciement et surtout vos droits aux allocations de chômage
vous pouvez en outre si l’employeur en fait la demande être condamné à verser des dommages et intérêts pour inobservation de votre préavis .
![]()
la plus grande prudence est recommandée pour tout salarié qui souhaite prendre une telle initiative car il risque de tout perdre. ![]()
le salarié qui ne veut pas prendre ce risque aura plutôt intérêt à demander la résiliation judiciaire de son contrat. En effet, durant l'instance, et si ses griefs à l'encontre de son employeur ne sont pas reconnus le contrat demeure en vigueur.
14:25 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | VOS DROITS | Lien permanent | Tags : prise acte rupture, démission, licenciement, fautes, salarié, employeur, cdi |
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