dimanche, 10 avril 2011
Un électorat que le gouvernement veut caresser dans le sens du poil ou la guerre de la taxation des feuilles de soins n'aura pas lieu !
Au mois de janvier je postais un billet sur la taxation des feuilles de soins papier car la pénalité pour refus ou absence de télétransmission d'une feuille de soins électronique (FSE), prévue par l'article 53 de la loi HPST s'appliquait aux établissements et aux professionnels de santé depuis le 1er janvier 2011.
Je vous laisse le soin de prendre connaissance de l'imbroglio juridique qui a précédé cette disposition source I-MED ainsi que de la décision du 19 mars 2010 prise par le directeur de l’UNCAM fixant le montant de cette contribution forfaitaire
En vertu de l’article 10 du règlement arbitral paru au Journal officiel le 5 mai 2010, il était prévu qu’à partir du 1er janvier 2011, le montant de la contribution forfaitaire à la charge du médecin devait être de 0,50 € par feuille de soins papier transmise au-delà de la franchise de 25 %, avec un abattement minimal de 300 feuilles de soins annuelles. Certains actes étaient exclus du décompte :
les bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME),
les nourrissons de moins de 3 mois,
Les soins effectués dans leur totalité hors de la présence du patient (actes d’anatomo-cyto-pathogie).
Ainsi pour une activité de 6000 actes par an, il y avait un dégrèvement pour les 1 500 premières feuilles de soins. La contribution forfaitaire devait être égale à 2 250 € c’est à dire (6 000 - 1 500) = 4 500 feuilles x 0,50 €. source I-MED
Selon les chiffres annoncés , cette taxation devait faire économiser 200 millions d'euros à l'assurance maladie.
La règle trop rigide pour les syndicats de médecins libéraux avait reçu l'appui du ministre de la Santé, qui souhaitait que la taxe s'applique "avec discernement".
L'assurance maladie avait annoncé que "la mise en recouvrement aurait lieu à la mi-2012".
Je faisais remarquer dans mon billet que cette échéance était proche des présidentielles et que je pariais ma chemise que cette taxe ne serait pas appliquée les professions de santé dont les médecins libéraux représentant une part importante de l'électorat " caressé par la droite ".
Je ne croyais pas si bien dire mais l'estocade est venu du conseil d'Etat !
En effet le Conseil d'Etat vient d'annuler la décision du directeur de l'UNCAM car la loi HPST ne prévoyant pas d’exonération de 25% ou pour les nourrissons, il y a eu avec cette clause, un “excès de pouvoir” de Frédéric Van Roekeghem. Les dérogations, selon la Loi, à ce 100% de FSE ne dépendent pas d’une décision unilatérale du directeur de l’UNCAM mais de l’inscription dans une Convention.
Si le gouvernement voulait vraiment appliquer la taxation il pourrait " détriquoter" la réglementation prise sur le sujet depuis plus de 10 ans ! Mais les élections étant proches il ne le fera pas et les médecins et professionnels de santé continueront à faire des feuilles de soins papier sans pénalité...
Je me réjouis pour les professionnels de santé à la seule condition que les assurés n'en paient pas le prix et de cela je ne suis pas certaine ...... ( les délais de remboursement sont plus longs par feuille de soins papier ils pourraient devenir encore plus longs par encombrement des services de la CPAM....)
Au delà de cette réserve je constate encore une fois que le gouvernement a l'oreille sélective !
Si le gouvernement ménage l'électorat des professions de santé force est de constater qu'il méprise celui que constituent les millions de chômeurs que le gouvernement veut traquer les soupçonnant de fraude et ce en méconnaissance de la réalité économique la plus basique et au mépris de toute dignité humaine.
Il est vrai que la majorité des personnes en situation de chômage et de pauvreté ne vote pas à droite mais en général à gauche .
Mais prenez garde car en 2012 elle pourrait voter le FN !!
illustrations du site http://entraidecorsica.bb-fr.com/t11243-les-gaspillages-de-l-etat
18:38 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | SANTE | Lien permanent | Tags : feuille de soins, médecins, conseil d'état, uncam |
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dimanche, 31 janvier 2010
Fillon prend le voile euh non la burqa...
lors du Conseil national de l’UMP ce samedi 30 janvier, François Fillon a indiqué qu'il y aurait bien une proposition de loi pour interdire le port de la burqa et qu'elle serait votée au printemps après les élections régionales.Souhaitant « déconnecter » ce débat des élections régionales « pour ne pas le brouiller par des enjeux électoraux », François Fillon a indiqué que « nous légifèrerons au printemps, dans la foulée de la résolution politique qui sera débattue à l’Assemblée nationale ».
Par ailleurs en faisant allusion à l'initiative du président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui a déposé une proposition de loi interdisant le port de la burqa avant la publication des conclusions de la mission d'information parlementaire sur le sujet. il a déclaré que "les tiraillements entre les uns et les autres ne sont pas acceptables".
Il a annoncé également qu’il venait de saisir le Conseil d’Etat afin qu’il présente ses « recommandations juridiques » sur la base du rapport Gérin ainsi que sur la proposition de loi de Jean-François Copé et de députés de l’UMP.
"Vous étudierez donc les solutions juridiques permettant de parvenir à une interdiction du port du voile intégral que je souhaite la plus large et la plus effective possible", peut-on lire dans la lettre du premier ministre .
Ces conclusions, ajoute-t-il, devront lui être adressées "avant la fin du mois de mars".
Il souligne auparavant que "le gouvernement a la conviction que le port du voile intégral n'est pas acceptable dans notre République, parce que signe d'un repli communautariste, il est contraire au principe d'égalité entre les hommes et les femmes, ainsi qu'à notre conception de la dignité humaine".
Cette idée "pourrait être affirmée dans le cadre d'une résolution parlementaire", relève-t-il.
Lettre_du_Premier_ministre_au_President_du_conseil_d'Etat...
01:42 | Commentaires (6) | Envoyer cette note | BURQA/IMMIGRATION | Lien permanent | Tags : fillon, burqa, loi, conseil d'etat, ump, déclaration, politisue, projet |
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mardi, 08 septembre 2009
rapport du Conseil d'Etat sur le logement
situation du logement en France. le rapport du Conseil d'Etat 2009 est riche d'enseignement
un grand merci à notre ami lecteur Fred pour son commentaire sur l'avant dernier billet clic ici
le conseil d'état consacre un large volet dans son rapport 2009 sur le logement
je l'ai lu voici quelques extraits
la France devient progressivement un pays de propriétaires, conformément aux aspirations dominantes de sa population et aux objectifs politiques parfois affichés.
si le parc social a beaucoup augmenté jusqu’en 1975 , le rythme des constructions a nettement faibli depuis lors et ce parc reste insuffisant au regard de l’ampleur de la demande
le parc social, accueille près de 5 millions de locataires en 2006 contre 3,3 en 1984
depuis la fin des années 1980 la dynamique de construction du parc social est défavorable( entre 1999 et 2005, 60 % des constructions neuves ont été réalisées en vue de l’acquisition, 26 % pour le locatif privé et seulement 13 % pour le parc social)
Le stock de logements atteint 32 millions d’unités fin 2006
- 57 % de maisons individuelles et 43 % de logements en immeuble collectif
- 27 millions de résidences principales, 3 millions de résidences secondaires et près de 2 millions de logements vacants.
- 15,3 millions de propriétaires et 11,7 millions de locataires ( 6,7 millions dans le secteur libre et!près de 5 millions dans le secteur social.)
La proportion des propriétaires croît en longue période – 57 % en 2006 contre 52 % en 1994, 45,6 % en 1973 et 36 % en 1954
Le stock des logements sociaux est largement insuffisant
4,6 % des ménages ont formulé au cours des douze derniers mois une demande d’accès au logement social contre 4,3 % en 2002 et 3,4 % en 1984.
cet ordre de grandeur signifie qu’un cinquième des locataires du secteur libre souhaiteraient, chaque année, rejoindre, s’ils le pouvaient, le parc social, plus attractif en raison de son plus faible coût et de ses normes de confort, généralement bonnes.
Les plus mal-logés appartiennent aux catégories suivantes : les étudiants et les jeunes célibataires ; les travailleurs saisonniers ,les travailleurs à temps partiel ou titulaires d’un contrat atypique , les étrangers et les réfugiés, les personnes vivant seules (veufs ou veuves) ; les familles monoparentales, les familles nombreuses, les titulaires de faibles revenus.
En ce qui concerne la dernière catégorie, il convient de rappeler que seulement un ménage à bas revenu sur trois est locataire dans le parc social le plus souvent dans les immeubles collectifs les plus anciens et aux loyers les plus faibles.
Cette proportion a augmenté au cours des dernières années.

un Etat qui depuis de nombreuses années s’est progressivement désengagé du marché du logement
Rétrospectivement, l’État a largement libéralisé le marché du logement, décentralisé l’urbanisme et commencé à décentraliser les politiques du logement sans avoir préalablement songé à la gouvernance nécessaire à ce marché et en ayant sans doute abandonné trop rapidement ses principaux moyens de peser sur les coûts de la construction et le prix des loyers ..
Il a confié aux collectivités territoriales la maîtrise de l’urbanisme et du foncier et, du fait du malthusianisme ayant prévalu sur les territoires les plus sensibles,
laissé de ce fait s’y renchérir les coûts du foncier. Les aides fiscales à l’investissement privé, fortement mobilisées à cette époque de dépérissement des aides à la pierre, ont parallèlement contribué à l’envolée des prix du foncier et des coûts de la construction
. Pour peser sur le prix des loyers sur le marché libre, l’État disposait traditionnellement de deux outils principaux : le blocage ou le contrôle de l’évolution des loyers et l’ampleur du parc social qui, par son effet de taille, était censé et exerçait pour de bon un effet de modération sur les loyers libres .. Mais l’État a pratiquement totalement libéré la fixation des loyers ,, encouragé l’investissement privé sans contrepartie sérieuse en termes de niveau de loyers et, dès le milieu des années 1990, accepté que se fige la taille du parc social en laissant s’installer un sous-investissement durable au regard de l’ampleur de la demande au moment où le parc social privé marquait un net repli
. Accentuée par des erreurs de prévision sur les besoins en logement , l’envolée des loyers privés ne s’est pas fait attendre et leur complète déconnexion d’avec les loyers du secteur social constitue un des signes les plus tangibles de l’échec récent de la gouvernance publique du marché du logement : l’écart entre les loyers du secteur social avec d’une part le secteur locatif privé et d’autre part l’accession privée est devenu tellement grand que la « chaîne du logement » s’est brisée et que nombre de parcours résidentiels se sont bloqués

des locataires en difficultés financières
Parmi les locataires couverts par l’enquête logement 1996, 1 500 000 ménages (16 % d’entre eux) ont déclaré avoir connu des difficultés pour régler leur loyer , 600 000 un retard de loyer, 320 000 une situation d’impayé de plus de deux mois et 32 000 de plus de six mois . En 2002, la proportion de ceux qui déclarent avoir éprouvé des difficultés à régler leur loyer au cours des deux dernières années tombe à 14 % et 6,7 % d’entre eux ont enregistré un retard de paiement de plus de deux mois (contre 6,9 % lors de l’enquête 1996).
Malgré l’augmentation des loyers, le nombre de ménages en situation d’impayés de loyer depuis plus de deux mois a donc diminué : en extrapolant les résultats de l’enquête logement, il est retombé de 315 000 en 1996 à 286 000 en 2002.
Ces ménages présentent plusieurs caractéristiques : ils appartiennent au premier quartile de la distribution des revenus avec une probabilité de retard de paiement (14 %) quatre fois plus élevée que les locataires disposant de ressources supérieures
; ils sont plus souvent au chômage ou titulaires d’un contrat de travail atypique ; ils constituent une famille monoparentale ou nombreuse (plus de 3 enfants) ; ils ont connu un événement perturbateur pour la vie familiale (séparation, naissance d’un enfant supplémentaire ou départ d’un grand enfant ) ; ils résident dans le parc social (9 %) plutôt que dans le parc privé (4 %).
La tendance constatée entre 1996 et 2002 s’est à nouveau inversée depuis 2002 :
les premiers résultats de l’enquête logement 2006 font apparaître une croissance de 66 % du nombre de ménages en situation d’impayé
Malheureusement, les données en la matière sont rares et il n’existe ni données plus récentes que celles des enquêtes logement 2002 et 2006 –
L’enquête logement 2006 porte ce chiffre à 1 800 000

Des contentieux et des jugements d’expulsion plus nombreux
selon le ministère de la justice qui diffuse avec retard des statistiques élaborées sans lien avec le ministère chargé du logement, le contentieux des impayés de loyer et de la résiliation des baux connaît, après une chute provisoire provoquée par le vote de la loi de 1998 contre les exclusions , une croissance de 8 % par an depuis 1999 : 133 300 procédures ont été engagées en 2004 et 2006 contre 97 575 en 1999
. Le ratio d’environ 40 % entre les procédures engagées et les impayés de loyer de plus de deux mois témoigne de la relative efficacité des procédures amiables et du traitement préventif des dettes de loyer
Le juge judiciaire rend davantage de jugements prononçant l’expulsion : 103 000 décisions en 2004 et 2006 (+ 45 % par rapport à 1999) et 106 000 en 2007. Comme le nombre de commandements de quitter les lieux a, selon le ministère de l’intérieur, baissé depuis 2004 pour s’établir à 50 918 en 2005 et 48 273 en 2006, on peut penser que l’exécution spontanée des jugements a augmenté.
Enfin, les expulsions effectives avec le concours de la force publique restent limitées en nombre même si elles ont sensiblement augmenté :
De 4 866 en 1999, elles sont passées à 9 717 en 2003 (+ 80 % par rapport à 1997) et à 10 824 en 2006 . En 1999, on avait dénombré 29 823 demandes de concours de la force publique, 13 915 décisions l’accordant et 4 866 expulsions avec leur concours ; en 2007, les mêmes hiffres ont été de 41 250, 26 500 et 10 640.
12:25 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | LOGEMENT | Lien permanent | Tags : logement, conseil d'etat, rapport 2009, constat, droit, justice |
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vendredi, 12 juin 2009
Comment loger dignement tous les habitants
Comment loger dignement tous les habitants de notre pays et respecter le droit opposable au logement ?
le Conseil d’État vient de rédiger une étude exhaustive sur le logement en France.
il souligne les incohérences des politiques de logement suivies depuis les années 80 et fait des propositions pour remédier à la crise du logement que nous connaissons..

un marché locatif privé restreint, dont les prix explosent reléguant un nombre de plus en plus important de locataires vers un parc du logement social insuffisant.
Si dans les années soixante les familles consacraient à leurs dépenses de logement aux environs de 10% de leurs revenus ce taux est passé à plus de 22% ( parc privé et parc public réunis ).
Les loyers ont augmenté plus rapidement que l’indice des prix et se sont envolés dans le secteur privé (En 2005, les loyers du secteur privé sont 45 % plus chers que ceux du parc social dans les agglomérations de moins de 20 000 habitants par exemple ).
dans le même temps les bailleurs privés sont devenus de plus en plus méfiants et exigent des conditions drastiques pour l'accès au logement privé .
c'est un véritable parcours du combattant, il faut montrer une patte extra blanche...( stabilité de l'emploi, exigence d'un CDI, caution, exigences de gagner 3 , 4 ou 5 fois le montant de la location , refus d'un animal domestique etc...)
la HALDE a en 2005 faits des recommandations quant aux règles non discriminatoires qui devraient s’imposer à tous les bailleurs dans la constitution des dossiers de candidats à la location. (la liste limitative des documents que peut demander un bailleur )
et pourtant les discriminations sont nombreuses : refus de location ou de caution aux personnes handicapées, aux chômeurs, aux étrangers etc...

le constat: une situation dégradée
Aujourd'hui on compte ( selon les chiffres officiels ) 3,5 millions de personnes qui souffrent du mal logement .
selon le rapport 2008 de la fondation ABBE PIERRE
Sans-domicile- fixe 100 000
Personnes privées de domicile personnel ≅1 031 500
- dont résidence principale en chambre d'hôtel 50 000
- dont habitat de fortune : cabane, construction provisoire… 41 000
- dont personnes vivant à l’année en camping ou en mobile home 100 000
- dont personnes hébergées chez des tiers faute d’autres solutions et qui vivent dans des conditions de logement très difficiles 150 000
- dont locataires ou sous locataires d’un meublé 548 000
- dont personnes en structures d’hébergement et d’insertion : CHRS,CADA, places en hôtel pour demandeurs d’asile, et accueil d’urgence
(hors CHU), ALT, résidences sociales*142 500
Personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles... 2 187 000
- dont personnes vivant dans des logements dépourvus de « confort de base » (absence de salle d’eau, de WC, de système de chauffage)
1 150 000
- dont personnes vivant en situation de surpeuplement « accentué »1 037 000
NOMBRE TOTAL DE PERSONNES CONNAISSANT UNE PROBLEMATIQUE FORTE DE MAL-LOGEMENT 3 318 500
chiffres auxquels s'ajoute plus de 5 Millions de PERSONNES EN SITUATION DE REELLE FRAGILITE A COURT OU MOYEN TERME
(Logements en copropriétés dégradées nécessitant une intervention publique, personnes ne payant plus leur loyer et menacées d'expulsion,personnes occupant un logement sans droit ni titre suite à une décision de justice prononçant l’expulsion, personnes vivant en situation de surpeuplement « au sens large »)

le récent rapport du conseil d'état souligne :
"- l'insuffisance d’offres en région parisienne et en Provence-Alpes-Côte d’Azur alors que dans d'autres régions il y a surabondance des offres;
- les demandes non satisfaites dans le parc social (1,6 millions)
- le désengagement massif des investisseurs institutionnels du parc locatif privé et stagnation de ce dernier malgré les nombreuses incitations fiscales mises en place ;
- la concentration de populations pauvres ou en difficulté dans les quartiers sensibles avec, en contrepartie, la concentration des populations aisées dans des zones résidentielles ;
- l'engorgement permanent des différents dispositifs d’hébergement "
comment expliquer cette situation ?
depuis la fin des années 1970 , l’État a progressivement laissé le champ libre au marché privé (non contrôle du coût de la construction , du niveau des loyers etc..) par ailleurs la décentralisation à partir de 1982 l’a privé de la maîtrise sur l’urbanisme et le foncier au profit des collectivités locales..
les aides de l'état se sont concentrées sur les aides et incitations fiscales aux effets incertains.
d'une manière générale l'état s'est progressivement désengagé laissant le champ libre à une multiplicité d'intervenants au niveau territorial et local qui se neutralisent souvent par des décisions contradictoires et ont laissé se développer entre autres une situation de pénurie du logement.
le rapport du conseil d'état rappelle que "la France a été condamnée par le comité européen des droits sociaux en juillet 2008, car son droit et sa situation ne répondent pas au standard européen sur six points :
- l’insuffisance de l’offre de logements d’un coût abordable ;
- l’insuffisance de la lutte contre l’habitat indigne ;
- l’insuffisance de la prévention et de la réduction de l’état de sans-abri ;
- l’insuffisance des mesures de prévention des expulsions de locataires ;
- les déficiences dans les procédures d’attribution des logements sociaux aux personnes les plus pauvres et leur inefficacité ;
- l’existence de discriminations dans l’accès au logement au détriment des immigrés et des gens du voyage.
le prochain billet sera consacré aux effets limités de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable (DALO) pour remédier à la situation du mal logement
13:33 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | LOGEMENT | Lien permanent | Tags : rapport, conseil d'état, propositions, loi dalo, droit opposable au logement, droit, justice |
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