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lundi, 21 septembre 2009

La détermination a fait place aux menaces

Je vous avais promis de suivre le conflit des salariés de la Serta.

Une actualité en chassant une autre les informations concernant ce conflit social sont rares

Rappelez-vous ce sont les salariés de cette entreprise de transport de La Vaupalière , placée en redressement judiciaire en novembre 2008 (Seine-Maritime) qui avaient menacé en août dernier  de verser un produit toxique dans un affluent de la Seine et de faire sauter des camions avec des bouteilles de gaz s'ils n'obtenaient pas une prime supra-légale de licenciement ( les salariés  demandaient 15.000 euros en plus des indemnités légales).

Serta-Usine-Seine-Rouen-Pollution_pics_390.jpg

 

Fin août le tribunal de commerce d'Evreux décidait d'une reprise partielle de l'entreprise Serta par "Service rapide des Flandres". Ce plan de reprise de l'entreprise de transport impliquait "94 licenciements sur 149". Le site de Cavaillon, dans le Vaucluse, qui a fait l'objet d'une offre à part devait être fermé.

Syndicats et salariés se sont opposés à cette reprise.

Aujourd'hui , il n'y a toujours pas d'issue à ce conflit marqué par le refus des grévistes, d'accepter le repreneur.

Les salariés sont entrés dans leur cinquième semaine de grève.


Ce jeudi, les salariés retournent au tribunal de commerce d'Evreux pour une requête en annulation de la décision prise par le tribunal  « L'administrateur judiciaire l'a déposée à notre demande, car notre souhait est toujours d'obtenir l'annulation de la décision du tribunal de commerce du 27 août dernier qui nous propose de travailler avec des gens qui par le passé ont mis en difficulté Serta », souligne Jean-Pierre Villemin.

voir mon avant  dernier billet sur ce sujet clic ici

dimanche, 30 août 2009

des salariés posent nus pour un calendrier

nus comme  "les Dieux du stade."

13 salariés  de l'entreprise  chaffotaux posent nus pour un calendrier . Leur objectif : faire connaître leur lutte pour sauvegarder leurs emplois

Les salariés de Chaffoteaux-et-Maury se mettent à nu - Nouvel Obs
Alors que 207 emplois sur 251 doivent être supprimés dans leur usine, des salariés de Chaffoteaux-et-Maury ont posé nus afin de médiatiser leur combat.
Mot

Spécialisée depuis près d’un siècle dans la fabrication de chauffe-eau et chaudières à gaz dans les Côtes d’Armor, l’entreprise Fleuron industriel, a compté jusqu'à 2.300 salariés à Ploufragan au début des années 80, et en employait encore 850 lors du rachat de l'entreprise par Ariston Thermo Group en 2001

suite à des délocalisations il ne restent plus que 250 salariés  .

leurs emplois sont en sursis depuis le 18 juin dernier, date à laquelle le groupe italien d’électroménager Ariston Thermo Group (ATG) a décidé de fermer le site de production de Ploufragan

les futurs licenciés ont  souhaité faire connaître leur lutte en jouant sur les sentiments et l’ironie. Depuis juin, un photographe s’est immergé dans l’usine pour réaliser les portraits des travailleurs qui y passent leurs vacances.

deux séries de huit cartes postales ont été tirées à 26 000 exem­plaires.

L’argent récolté par la vente de ces cartes  ainsi que les dons reçus lors des visites de l’usine, servira à organiser un voyage en car en Italie, pour aller manifester devant le siège d’ATG.

ce combat  non violent n’a pas suffisamment attiré l’attention des médias.

Alors, depuis jeudi, treize salariés posent nus devant l’objectif du même photographe pour un calendrier appelé Dieux de l’usine, parodie [du calendrier réalisé tous les ans par les rugbymen du Stade français et intitulé] Dieux du stade.

L’un des plus anciens salariés a déjà trouvé la légende pour sa photo : “Je suis entré avec rien, trente ans de boîte et je sors à poil.” Bruno, 29 ans, explique : “Nous voulons montrer à la direction que nous sommes prêts à nous mettre tout nus pour défendre notre emploi.”

Avec la complicité du chanteur breton François Budet, ils ont également composé une chanson, "un hymne d'irréductibles Bretons qui tiennent à leur emploi mais aussi à leur région contre les vilains Romains", explique Chantal Jouan, déléguée CGT.

"Ça va devenir notre chant qui sera proposé en CD single très prochainement"

Les salariés qui observent un mouvement de "débrayages tournants", bloquent leur usine tout en laissant entrer les composants nécessaires à la fabrication des chaudières depuis l'annonce le 18 juin de la suppression de 207 emplois --204 licenciements et 3 reconversions-- sur 251.

Ils entendent obtenir un plan de reclassement comparable à celui de l'usine Continental de Clairoix, et demander notamment une indemnité de licenciement de 100.000 euros pour que "personne ne reste sans solution ni sans ressources".

Un nouveau comité central d'entreprise est prévu le 2 septembre à Saint-Denis, au siège de Chaffoteaux-et-Maury (filiale d'Ariston Thermo Group qui appartient au groupe italien Merloni TermoSanitari) dans la banlieue parisienne.

voir articles information Fo clic ici

 

vendredi, 28 août 2009

que deviennent les salariés de la Serta?

e9e2673.jpgEt maintenant que vont-ils faire?

Après avoir renoncé lundi à leur menace de déverser des produits toxiques dans un affluent de la Seine, les transporteurs de la Serta avaient annoncé mercredi avoir retiré les bonbonnes de gaz qu'ils avaient placées mardi sous leurs camions.

Le tribunal de commerce d'Evreux a décidé jeudi 27 août d'une reprise partielle de l'entreprise Serta par "Service rapide des Flandres". Ce plan de reprise de l'entreprise de transport implique "94 licenciements sur 149". Le site de Cavaillon, dans le Vaucluse, qui a fait l'objet d'une offre à part serait fermé.

syndicats et salariés sont opposés à cette reprise

un conflit à suivre !

voir mon  dernier billet clic ici

lundi, 24 août 2009

une rentrée chaude !

Pour beaucoup d'entre vous c'est le  retour des vacances (enfin pour  les 50% des Français qui ont eu la chance de  partir )

la rentrée risque d'être mouvementée et pour vous donner un avant goût des réjouissances  je mets un petit billet matinal concernant les employés de la serta

Rappel : Des salariés de l'entreprise de transport Serta de La Vaupalière (Seine-Maritime) menacent de verser un produit toxique dans un affluent de la Seine s'ils n'obtiennent pas une prime supra-légale de licenciement ( les salariés  demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales).

voir mon billet

le conflit se durcit  les salariés du site de  Cavaillon  de l'entreprise ont décidé en accord avec les autres antennes de relayer le mouvement en province en bloquant l'accès aux camions, dès mercredi matin 5h, devant l'usine située dans la zone d'activité de la cité Cavare.

"Le ton monte en effet entre la direction de la société de transport routier Serta, actuellement en redressement judiciaire, et les salariés en piquet de grève devant les locaux de la maison mère à Rouen. Avant un premier plan social en janvier, la Serta employait 250 personnes sur ses sites de Cavaillon, Lille, Lyon et La Vaupalière, près de Rouen. Aujourd'hui, il ne reste plus que 149 salariés, dont 57 employés sur la plateforme cavaillonnaise."

Le tribunal de commerce d'Evreux (Eure) a renvoyé jeudi au 27 août sa décision sur l'avenir de la société

Le tribunal pourra décider de la liquidation totale ou donner suite à l'unique offre de reprise connue jusqu'ici, déposées par deux entrepreneurs français.

A la sortie de l'audience, les syndicalistes étaient en colère et s'apprêtaient à rejoindre les salariés sur le piquet de grève monté devant les grilles de l'usine.

voir article de la tribune clic ici

jeudi, 20 août 2009

il y a des limites à l'irresponsabilité....

des petits trous des petits trous encore des petits trous.......

les conflits sociaux avec menaces et séquestrations pleuvent comme les petits trous du poinçonneur des lilas

dans un article  du 31 juillet 2009 je vous faisais part de mes inquiétudes concernant la montée en force des conflits sociaux avec menaces et violences .article du 31.07.2009 clic ici

en effet depuis plusieurs mois les salariés menacés de licenciement ont parfaitement compris  qu'il fallait attirer l'attention dans l'espace public pour obliger les pouvoirs publics à intercéder auprès des directions des entreprises lorsque le dialogue social est fermé

attirer l'attention ce n'est plus défiler dans la rue ou occuper l'entreprise c'est séquestrer les dirigeants, menacer de faire sauter l'entreprise  avec des bouteilles de gaz .

j'indiquais dans mon article que  si les fermetures de sites continuaient  d'avoir lieu sans  de réelles négociations  avec des dirigeants , de tels conflits  risquaient  de se multiplier.

aujourd'hui  nous avons franchi un nouveau seuil de violence dans cette nouvelle affaire

Des salariés de l'entreprise de transport Serta de La Vaupalière (Seine-Maritime) menacent de verser un produit toxique dans un affluent de la Seine s'ils n'obtiennent pas une prime supra-légale de licenciement ( les salariés  demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales).

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Placée en redressement judiciaire en novembre, l'entreprise verra son sort examiné ce jeudi par le tribunal de commerce d'Evreux qui pourrait décider de sa liquidation totale ou de donner suite aux offres de reprise qui ont été déposées.

l'entreprise emploie 150 salariés dans toute la France, notamment à La Vaupalière et à Cavaillon (Vaucluse). Elle comptait encore près de 250 personnes avant un premier plan social

les salariés demandent 15.000 euros en plus des indemnités légales, faute de quoi ils pourraient verser 8.000 litres de produit toxique dans les égouts qui sont liés à la Seine

"

«C'est la seule arme dont on dispose, ces 8.000 litres d'additifs de carburants. Il n'y a pas d'ultimatum, et nous n'en sommes pas encore à mettre la menace à exécution mais nous demandons une indemnité de départ de 15.000 euros par salarié», revendique Jean-Pierre Villemin, délégué CFDT, en grève depuis la fin de la semaine dernière. «Nous formulons cette menace car nous sommes face à des gens sourds et aveugles», a-t-il poursuivi.

voir article nouvel observateur clic ici

 

vendredi, 31 juillet 2009

dernière minute / indemnités attribuées aux licenciés de New fabris

Une aide de 12.000 euros net sera versée à chacun des 366 salariés de New Fabris -au lieu des 11.000 euros brut promis la semaine dernière- s'ajoutant à l'indemnisation légale de licenciement comprise entre 17.500 et 19.000 euros, a annoncé le ministère de l'Industrie ..

le porte-parole CGT des salariés Guy Eyermann s'est dit "déçu" par cette proposition

Le communiqué du ministère indique qu'une "aide personnalisée à la recherche d'emploi d'un montant de 12.000 euros net de toutes cotisations, impositions ou prélèvement, sera versée à chacun des 366 salariés. Le montant évoqué la semaine dernière lors de la rencontre de Bercy --11.000 bruts, soit 10.120 nets- se trouve ainsi majoré de 1.480 euros, soit près de 15%".

Cette aide "est apportée en plus" de l'indemnisation légale de licenciement "d'un montant de 17.500 à 19.000 euros en moyenne", ajoute le communiqué.

© AFP - Alain Jocard
Cliquez ici

Le sous-préfet a présenté ces mesures rassemblées dans un "protocole de sortie de crise", aux représentants des salariés vendredi matin.

Dans ce protocole d'accord, les salariés doivent s'engager "à cesser toute forme d'occupation de l'entreprise", et à en rendre "la totale jouissance" au liquidateur judiciaire, "sans y cause de dégradations".

 

voir article des Echos clic ici

Donnez nous des indemnités ou c'est le chaos!!!!

Lis moi avec webReader

les licenciés de New Fabris et les autres........

dans la chaleur de l'été les actions  violentes de salariés menacés de licenciement  continuent

les salariés de l'entreprise   New Fabris à Chatellerault, dans la Vienne qui avaient menacé  de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de Gaz les ont retiré voir mon article clic ici

les syndicats entendent maintenir des actions revendicatives mais ne vont pas réinstaller les bonbonnes de gaz  placées devant l'usine pour menacer de la faire sauter

"Les quatre syndicats de salariés se sont clairement positionnés pour continuer les négociations et les salariés ont décidé de les suivre. L'ultimatum qui avait été fixé au 31 juillet a été maintenu mais les bonbonnes de gaz ne seront pas pour l'instant réinstallées", a dit à Reuters le délégué FO Dominique Duval.

Une réunion de négociation a eu lieu  à la sous-préfecture de Châtellerault à la suite de la réunion au ministère

Le ministère a notamment proposé  de reverser intégralement aux salariés les quelque quatre millions d'euros provenant du rachat du stock et de l'outillage de leur usine par Renault et PSA, les principaux donneurs d'ordre, ce qui apporterait environ 11.000 euros par salarié en plus des indemnités légales.

Les salariés demandant 30.000 euros pour chacun des 366 employés, soit dix millions d'euros au total, et souhaitent que les anciens clients de Renault et PSA soient mis à contribution.

voici une vidéo de leur manifestation


 

 

 

les employés de Nortel Networks à Châteaufort (Yvelines), où un plan social prévoit la suppression de 480 postes, ont menacé de faire sauter leurs bureaux faute d'obtenir de « vraies indemnités de licenciement ».

Cette affaire intervient dans la foulée de celle de l'usine du sous-traitant automobile New Fabris ( voir ci dessus )

En réponse, le gouvernement s'appuie sur la méthode déjà déployée au printemps face aux conflits chez Caterpillar ou Continental : ne pas jeter d'huile sur le feu et monter rapidement au créneau pour rétablir le dialogue.

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, a rencontré les salariés de Nortel après que ces derniers ont accepté de retirer leur menace.

La fin du conflit social chez Nortel France semble se confirmer. Les salariés de la filiale française de l'équipementier télécoms canadien en faillite ont en effet approuvé un accord de sortie de crise à plus de 86%.

Cet accord prévoit la fin de la grève ainsi que l'acceptation du protocole d'accord concernant les indemnités de licenciement.

Concrètement, le protocole prévoit un crédit d'impôt recherche de 19 millions d'euros débloqués par l'Etat (contre 10 millions annoncés précédemment) ainsi que le versement d'une prime "supra-légale" aux salariés qui vont être licenciés.

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les conflits violents ( que je ne peux pas légitimer) naissent  d'une manière générale  lorsque le dialogue  social est  fermé .

les salariés ont parfaitement compris  qu'il fallait attirer l'attention dans l'espace public pour obliger les pouvoirs publics à intercéder.

Si les fermetures de sites continuent d'avoir lieu sans  de réelles négociations  avec des dirigeants , alors de tels conflits  risquent de se multiplier. Surtout si ces actions aboutissent

lorsque le dialogue social est fermé,  les salariés semblent déborder les syndicats  qui ont par la suite le plus grand mal  à récupérer ces mouvements pour les "canaliser"

je redoute fort que les conflits de ce type  marquent un nouveau cap dans les tensions sociales et qu'ils montent en puissance

Avant, les salariés  se battaient  pour sauver les emplois. Maintenant  ils demandent  des indemnités

A mon sens les rémunérations ou les  primes de départ astronomiques de certains grands patrons ont contribué à radicaliser les conflits en exacerbant chez les salariés le sentiment d'injustice.


 

 
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