jeudi, 07 juin 2012
Les PME et leurs salariés victimes collatérales des restructurations des grands groupes
Jean-Marc Ayrault a dressé une liste de 36 entreprises susceptibles de faire des plans sociaux.
Cette liste confirme les mises en garde de la CGT à propos de 46 plans sociaux sur le point d’être révélés. Selon la CGT 45.000 emplois seraient supprimés.
Carrefour, Conforama, Société Générale tous les secteurs de l'économie sont visés
Cette évaluation a été confirmée par Arnaud Montebourg, ministre d’un complexe redressement productif.
Si les plans sociaux des grands groupes mobilisent médias et politiques , le silence reste de mise pour les PME et leurs salariés qui sont les victimes colatérales des restructurations des grands groupes.
Le poids des PME diffère fortement selon le secteur d’activités. Si dans l’industrie et les transports, les PME de moins de 250 salariés représentent un peu moins de la moitié de l’emploi salarié (soit environ 45 %), dans le bâtiment-travaux publics elles concentrent 86 % de l’emploi salarié, 69 % dans le commerce, 60 % dans les industries agricoles et alimentaires et 53 % dans les services.
Dans l’ensemble des secteurs de l’industrie, du commerce et des services, les PME de moins de 250 salariés représentent 58 % de l’emploi salarié soit 8,2 millions de salariés
2 millions de petites et moyennes entreprises qui subissent de plein fouet les restructuration des grands groupes et le dérèglement bancaire......
En effet , nombreuses de ces entreprises travaillent en sous traitance pour les grands groupes .
Lorsqu'une grande entreprise rencontre des difficultés , avant de réduire ses effectifs permanents elle réduit ses commandes à ses sous-traitants pour adapter ses achats à son plan de charge. Ainsi, les fournisseurs sont les premiers touchés. Elle peut également rapatrier en interne les activitées habituellement sous traitées .
Lorsqu’elle délocalise une activité à l’étranger, les fournisseurs locaux perdent le marché au bénéfice de concurrents étrangers. C’est typiquement le cas des PME du secteur automobile (avec Renault qui ne construit plus qu’une voiture sur quatre en France), comme autrefois pour celles du textile par exemple.
Si ces mesures restent insuffisantes , elle réduit ses effectifs intérimaires et contrats temporaires.
Si les grandes entreprises parviennent ainsi à réduire l’importance de leurs plans sociaux, elles transposent leurs problèmes chez leurs sous-traitants, obligés de licencier. .
Les plans sociaux, les délocalisations, les fermetures des entreprises appartenant à des grands groupes créent un effondrement de l'activité de leurs sous traitants et du tissu économique environnant.
Voici quelques dossiers chauds..............
L'unité de fabrication de semi-conducteurs de toulouse doit fermer le 10 août.
Ce mardi, 70 salariés ont participé à une manifestation organisée par la CGT « pour la défense de l’emploi industriel en Midi-Pyrénées ».
- Rotos 93 (Blanc-Mesnil)
Le tribunal de commerce a prononcé la liquidation, puis l’arrêt de l’activité de l’entreprise le 31 mai .
Les 24 salariés de Rotos 93 ont décidé avec leur syndicat CGT d’occuper leur site jour et nuit.
Dans un communiqué ils dénoncent "un patron qui, « après s’être rempli les poches » jette l’éponge pour on ne sait quelle raison ;
des éditeurs, après des années, qui les abandonnent et font du dumping social pour augmenter leurs profits ;
un tribunal du commerce qui ordonne trop rapidement la liquidation de l’entreprise, empêchant toute solution de continuation."
Ils sont décidés à ne pas se laisser jeter à la rue, après plus de vingt années "de dur labeur 6 jours sur 7 pour certains, sans mettre les responsables de cette gabegie devant leurs responsabilités."
Ils en appellent au soutien et à la solidarité des salariés de leur profession mais aussi de l’interproferssionnel.
- PSA, usine d'Aulnay : 3100 salariés
Incertitude sur l'avenir du site depuis que la CGT a révélé, en juin dernier, un document de travail interne faisant état d'une possible fermeture courant 2014.
L'usine d'Aulnay produit notamment la Citroën C3, et ce jusqu'en 2014. La direction de PSA, n'a pris aucun engagement écrit au-delà de cette date et au contraire fait comprendre qu'elle devrait réduire sa capacité de production.
- ArcelorMittal
Deux des hauts fourneaux de l'usine de Florange ( 550 salariés), sont à l'arrêt depuis l‘automne ( commandes insufisantes).
le PDG du groupe, Lakshmi Mittal a toujours affirmé rejeter l'hypothèse d'une fermeture définitive des hauts fourneaux. En rappelant notamment s'être engagé à investir 17 millions d'euros pour la modernisation du site.
Les salariés de l'usine ont demandé dès le 9 mai un rendez vous avec le nouveau président de la république. Le gouvernement a décidé, lundi 4 juin 2012, de lancer une mission d’expertise sur les perspectives industrielles de l’usine sidérurgique de Florange , qui remettra ses conclusions d’ici la fin juillet, à l’issue d’une réunion à l’Elysée entre François Hollande et l’intersyndicale d’ArcelorMittal.
- Fralib
Unilever, propriétaire de l'usine Fralib, Gemenos, dans les Bouches-du-Rhône a décidér sa fermeture, en septembre 2010.
A ce jour , 103 - sur 182 salariés -contestent le plan de sauvegarde de l'emploi proposé par la direction et occupent l'usine.
L'intersyndicale de l'usine a fait parvenir à trois ministres - Michel Sapin, le ministre du Travail, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et l'Agroalimentaire, et Arnaud Montebourg, dédié au Redressement productif - une lettre réclamant l'organisation d'une table ronde sur l'avenir du site
- Petroplus -
La raffinerie Petroplus en Haute-Normandie est en redressement judiciaire depuis 2012. Le site emploie 550 salariés.
Le groupe suisse Klesh a fait une offre de reprise avec maintien de 410 emplois., les salariés, , ont sollicité une intervention du gouvernement.
- General Motors
General Motors a annoncé début mai qu'il pourrait vendre son usine de boîtes de vitesse strasbourgeoise.
- Air France
20% de gains de productivité et d'économies, hors carburant, d'ici 2014.
Selon les informations du Figaro, le total des suppressions de postes devrait atteindre 5000 emplois d'ici à 2015, sans licenciement sec. Air France compte d'abord, comme par le passé, sur les départs naturels de salariés non remplacés pour réduire la voilure. Mais cette fois, Air France ira plus loin: le plan de départs sera ouvert à toutes les catégories de personnels: hôtesses et stewards, personnels au sol et… pilotes.
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jeudi, 17 mai 2012
Les danseuses du Crazy Horse se révoltent le jour de l'investiture de François Hollande
Aujourd'hui je poste un billet " humour" , un petit clin d'oeil à notre président François Hollande.
Le 15 mai 2012 fut le jour de son investiture . Ce jour a été célébré par les danseuses du Crazy Horse qui ont refusé de danser ! ( attention il n'y a aucune cause à effet entre l'élection de François Hollande et la grève des danseuses ...jusqu'à preuve du contraire car tout est possible dans notre société ....)
Les danseuses revendiquent, depuis des mois, une revalorisation de leur salaire.
De guerre lasse , voyant les négociations au point mort, elles ont voté la grève à la quasi-unanimité.
Depuis le 15 Mai, elles refusent de dévoiler leur jolie plastique !
Une véritable révolution ,que dis je, un raz de marée , dans l'histoire de ce cabaret, ouvert en 1951.
Moins de 2000 euros nets par mois pour deux spectacles par soir six jours sur sept, des journées de 13h à 1 heure du matin.
Les danseuses demandent 15% d'augmentation de salaire. Une augmentation qu'elles estiment économiquement faisable : "La place d'un seul spectateur suffit à couvrir le cachet de deux danseuses.
Il peut y avoir jusqu'à 300 spectateurs chaque soir...", remarque l'une des danseuses. Les places coûtent cher au Crazy, entre 65 et 165 euros.
Suzanne Durand, alias Liv mee not, une des stars du show et déléguée syndicale des danseuses, interrogée par l'AFP, explique : "Cela fait des années qu'on leur demande d'avoir un peu plus de considération pour notre métier. Notre salaire ne tient pas du tout compte de la charge de travail qui est la nôtre et de notre nudité."
Dans Le Parisien, elle précise : "Toutes les filles gagnent moins de 2000 euros net par mois alors que nous faisons treize représentations par semaine [et que] nous rentrons entre 2 heures et 3 heures du matin."
"Se produire nue tous les soirs, ce n'est pas évident du point de vue moral et physique. Être payée à ce tarif-là, ça revient à de la vulgarité. Quelle différence faites-vous alors entre une danseuse du Crazy Horse et quelqu'un qui travaille dans un peep show ?", interroge la déléguée syndicale.
Sa collègue Zonnie Rogenne pointe du doigt l'hypocrisie de la direction : "La direction aime à donner à voir dans les reportages que nous sommes des bijoux, des objets de désir sélectionnés avec rigueur. On aimerait que les salaires soient à la hauteur de cette réputation et de la noblesse de ce lieu d'exception."
La direction reste dans les coulisses ...... refusant de s'exprimer devant la presse et s'en tient à son communiqué qui évoque une situation "inédite" et rappelle que "des négociations sont en cours depuis plusieurs mois" et "avaient récemment quasiment abouti". La direction souligne enfin "avoir toujours pris très au sérieux le bien-être des artistes qui se produisent sur la scène du cabaret".
Si les deux parties parviennent à un accord, les filles du Crazy Horse remonteront dès ce jeudi soir sur scène avec le spectacle Feu, confectionné par le créateur Christian Louboutin.
Le Crazy Horse met la femme à nue, Christian Louboutin habille ses pieds. Les deux institutions viennent de croiser leurs talents via une nouvelle revue. Intitulé "Feu", ce nouveau spectacle du Crazy a été inauguré en beauté par un défilé de people lundi 12 mars 2012 .
Arielle Dombasle, Dita Von Teese , Valérie Lemercier, Natalia Vodianova , Noémie Lenoir , Chantal Thomass , Sarah Marshall, Lova Moor, tout ce joli petit monde portant des chaussures de Louboutin dont la moindre paire de chaussures coûte 300 €.
15:53 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | CONFLITS SOCIAUX | Lien permanent | Tags : grève, conflit, crazy horse, artistes, danseuse, hollande |
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lundi, 18 avril 2011
Chômeurs, allocataires du Rsa, agents de pôle emploi venez témoigner ici
Lorsque nous lisons les journaux tout semble aller pour le mieux avec le retour du soleil !
L'emploi revient comme par miracle, les chômeurs trouvent du travail ou sont en formation, le pouvoir d'achat est quasi stable : bref , un concert harmonieux de flûtes enchantées ........
Mais la réalité est autre .
- Les pauvres sont toujours aussi pauvres voir plus avec l'envolée des prix des denrées de base et de l'essence.
- les chômeurs n'ont toujours pas d'emploi et se heurtent à de multiples difficultés et tracasseries administratives , bousculés par des agents de pôle Emploi qui eux mêmes sont pris dans un engrenage infernal du résultat et du chiffre.
- Les mal logés sont toujours aussi mal logés , la loi Dalo étant inéfficace au regard de l'ampleur du problème.
Le tout , sur fond de conflit international latent , de montée du racisme et de la xénophobie en Europe, du Front National en France.
je reproduis ci - après un article concernant les problèmes rencontrés par les agents de Pôle Emploi afin que tous : employés de Pôle emploi et chômeurs puissent s'exprimer ici .
Le malaise des agents crée le désarroi des chômeurs et parfois des situations qui débouchent sur l'exclusion sociale.......
Digoin. Les conseillers de l’agence locale dénoncent des conditions de travail déplorables.
Pôle emploi : la crise interne
16 avril 2011
Le malaise couve depuis plusieurs mois déjà au Pôle emploi de Digoin. À bout, les agents dénoncent une surcharge de travail ainsi que des problèmes d’organisation et de management.
Maladie. Depuis septembre 2009, onze agents des sites digoinnais du Pôle emploi se sont vu prescrire des arrêts. Surcharge. En moyenne, un conseiller doit gérer actuellement 242 dossiers de demandeurs d’emploi.
Aujourd’hui je ne trouve plus goût, ni sens, à mon travail ». Cette réflexion vient de l’un des 35 conseillers du Pôle emploi Charolais-Brionnais. Elle résume assez bien l’état d’esprit qui règne actuellement dans les rangs de l’agence locale. Un sentiment de ras-le-bol, d’exaspération, d’incompréhension, de colère parfois, lié à une dégradation continue des conditions de travail. « Tout a commencé au moment de la fusion et la crise n’a fait qu’aggraver les choses », explique Vincent Kerlouégan, délégué syndical SNU.
Suite à la hausse importante du nombre de chômeurs, chaque agent a vu son carnet de demandeurs d’emploi exploser. « Aujourd’hui, un conseiller a 242 demandeurs d’emplois à gérer. Il faudrait cinquante personnes de plus pour respecter le quota de 1 pour 60 fixé avant la fusion. » Impossible, dans ces conditions, d’effectuer du bon travail. C’est bien le cœur du problème. « Le métier perd en qualité. Les agents ne pensent plus pouvoir rendre un service correct aux usagers et perdent confiance en eux », raconte l’un d’eux, dans un cahier de doléances collectées par le syndicat SNU.
Un climat de tension
« Notre énergie est au service des chiffres et non plus des usagers », commente un autre. Pour beaucoup, c’est la sensation démotivante de ne plus assurer un vrai service public de qualité, d’être déboussolé. « On va dans tous les sens et on ne s’y retrouve plus. »
Des problèmes matériels (logiciels et système informatique toujours en panne) et organisationnels (planning qui évolue sans cesse, déplacements incessants entre les deux sites digoinais) ajoute encore au stress et à l’anxiété. Un climat de tension qui génère un mal-être important et une souffrance de nombreux conseillers. « Depuis septembre 2009, onze conseillers ont été arrêtés pour raison de stress ou burn-out professionnel. Ça représente près de 30 % du personnel, c’est du jamais vu ! » s’indigne Vincent Kerlouégan.
Quid du management ?
La directrice Patricia Cordier fait également l’objet de nombreux reproches. « Il y a des tensions exacerbées qui remontent à longtemps, explique le syndicaliste. La directrice a pris en grippe une partie de ses adjoints. » Certains dénoncent « un management par la terreur » et une « gestion désastreuse des ressources humaines ». Des accusations que Patricia Cordier dément formellement.
Jeudi matin, le sous-préfet était interpellé sur la question. La réunion de crise organisée à Dijon n’a apporté « aucune réponse sur l’organisation et le management, conclut Vincent Kerlouégan. On veut des engagements de la direction pour retrouver une certaine sérénité au travail ». S’ils ne sont pas écoutés, d’autres actions sont déjà envisagées.
11:30 | Commentaires (8) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : conflit, grève, chômage, pôle emploi |
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