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chiffres

  • Tous coupables à différents degrés

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    Laurent Wauquiez 4-thumb-300x450-14587.jpgTous coupables  à différents degrés...J'ai récemment publié un billet sur l'optimisme "forcé" de Laurent Wauquiez  pour masquer la réalité de la situation de l'emploi.

    En lisant les chiffres du chômage, divers articles  et  la dépêche  que je vous livre ci -après  dans son intégralité   , je pense que cet optimisme qui est  purement "électoraliste"  revêt un caractère indécent.

    Nos politiques se fichent de notre tête....

    Les syndicats s'alarment également   de la précarité des emplois des jeunes.

    Emploi des jeunes: "situation dramatique", juge FO, qui réclame une réunion

    La situation n'est pas nouvelle et ces derniers ne sont pas  " neutres" dans le phénomène de la précarisation des emplois  pour avoir accepté ou protesté mollement depuis des années  contre le démantèlement  du droit du travail au nom de la sacro sainte fléxi sécurité..........

    Les  syndicats préparent aussi la rentrée sociale et la journée du 7 septembre... sans   compter  leurs liens avec les partis politiques de gauche.

    Nous sommes rentrés dans une dynamique de préparation des élections de 2012 alors tout ce petit monde va faire  du bruit.

    Remarquer il vaut mieux faire du bruit que de rester silencieux mais il faudra bien que ce bruit aboutisse à des résultats tangibles !!!!!


    syndicat.jpgDe Claudine RENAUD (AFP)  le 26 août 2010

    Une situation dramatique pour les jeunes  et plus particulièrement  les jeunes non diplômés

    Malgré une relative décrue des inscriptions à Pôle emploi ces derniers mois, les moins de 25 ans payent un lourd tribut à la crise qui a fait grimper en flèche le nombre de jeunes faisant l'expérience du chômage de longue durée et pointant depuis plus d'un an.

    Selon des chiffres obtenus auprès du ministère de l'Emploi, le nombre de moins de 25 ans inscrits sur les listes de Pôle emploi depuis plus d'un an n'est pas loin d'avoir doublé depuis 2008 (+72% en juin comparé à juin 2008).

    Au 30 juin 2010, 114.100 jeunes étaient en recherche active d'emploi depuis plus d'un an (catégories A, B ou C) contre 66.100 fin juin 2008.

    Le chômage de longue durée concerne près d'un jeune demandeur d'emploi sur cinq (17,8%) comme lors de la récession de 2003, et même s'ils sortent plus rapidement des listes, les jeunes ont subi une poussée du chômage de longue durée supérieure à la moyenne.

    L'expérience du chômage de longue durée peut générer pour ces jeunes, outre des difficultés matérielles, une grave souffrance, selon une étude du réseau des Missions locales sur "La santé mentale des jeunes en insertion".

    Réalisée avant la crise, l'étude montre que 26% des jeunes des Missions locales sont en souffrance psychique, 7% ont un état dépressif avéré, et leur risque de suicide est quatre fois plus élevé que pour les jeunes actifs.

    "L'incertitude face à l'avenir" mais aussi "l'absence de statut social - être ni actif ni étudiant mais en insertion" caractérisent ces jeunes et contribuent à leur "fragilité psychologique".

    Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez estime "avoir réussi à éviter le syndrome de la génération sacrifiée" en débloquant plus de 500 millions d'euros d'aides aux entreprises recrutant des apprentis.

    Mais les chiffres du ministère de l'Emploi montrent que la situation s'est seulement stabilisée.

    Il y a eu 285.000 contrats d'apprentissage sur la période cible mi-2009 à mi-2010 (au lieu de 320.000 attendus) et 143.000 recrutements en contrat de professionnalisation (la barre était fixée à 170.000).

    Dans une lettre au secrétaire d'Etat, le syndicat FO a jugé la situation "dramatique" et demandé une réunion rapide gouvernement-syndicats-patronat.

    "Si la situation s'améliore légèrement pour les jeunes diplômés et les cadres, elle reste extrêmement problématique pour les moins qualifiés", a aussi observé jeudi la CFTC.

    L'envolée du chômage de longue durée parmi les jeunes touche "presque tous les pays" selon le Bureau international du Travail (BIT), en particulier l'Espagne et les Etats-Unis, mais aussi les pays en développement ou émergents.

    Cela affecte le système scolaire car "si les débouchés en terme d'emplois restent faibles, beaucoup de jeunes gens peuvent estimer avoir peu d'intérêt à poursuivre leurs études ou une formation", selon le BIT, qui craint une déqualification.

    Aux Etats-Unis, les dirigeants de la Réserve fédérale s'inquiètent ouvertement depuis des mois des conséquences de la récession sur les jeunes.

    Ils mettent en avant des études selon lesquelles ceux qui commencent leur carrière par une période de chômage ou pendant une période économique difficile tendent à être moins bien payés au bout de plusieurs années, à diplôme ou formation équivalente, que ceux arrivés sur le marché du travail en période d'expansion.

    Pour le BIT, qui évoque le risque de "génération perdue", "si rien n'est fait rapidement, on peut craindre que la situation de la jeunesse ne devienne insoutenable dans certains pays, constituant une menace pour la cohésion sociale".

    Copyright © 2010 AFP

     

  • rupture conventionnelle je vous aime....

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    cocorico plus de 110 000 salariés ont quitté leur entreprise par rupture conventionnelle : belle performance en effet !

    un chiffre qui satisfait le ministère du travail mais qui  à mon avis traduit  une situation préoccupante

    il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi ou complètement incompétent pour le nier.......

    j'explique mes propos qui peuvent vous sembler un peu trop" tranchés"

    ContratTravail.JPG

     

    Introduite  par la loi de modernisation du travail adoptée en juin 2008, la rupture conventionnelle d'un contrat de travail à durée indéterminée  permet à un salarié qui ne souhaite pas démissionner  et à un employeur qui veut  se séparer de ce dernier, de trouver un accord de départ à l'amiable. dans le cadre d'une procédure normalisée.

    Il existe différentes   catégories de rupture d'un contrat à durée indéterminée :

    • par l’employeur : cette rupture est un licenciement
    • par le salarié : cette rupture est une démission
    • par un événement ayant le caractère de la force majeure
    • par le commun accord des parties c'est la rupture à l'amiable
    • par une demande de résiliation judiciaire du contrat de travail
    • par la prise d’acte de la rupture

    pour faire court :

    • la démission du salarié , ne donne pas droit aux indemnités ( sauf exceptions contractuelles ou conventionnelles) ni droit aux prestations de chômage sauf dans les cas légitimes et prévus par la convention d'assurance chômage
    • le licenciement  donne droit aux prestations de chômage dans tous les cas ( il faut bien évidemment remplir les conditions prévues par  la convention Unedic) et  aux indemnités de licenciement sauf faute grave ou lourde
    • la rupture à l'amiable : Employeur et salarié sont libres de mettre fin au contrat de travail par consentement mutuel.La rupture amiable peut intervenir pour motif personnel (mésentente entre salarié et employeur, par exemple) ou pour motif économique . ( je n'évoquerai pas ce second cas)

     

    La rupture amiable pour motif personnel n’est soumise à aucune condition de forme particulière. Un écrit est toutefois recommandé.

    L’accord de rupture doit être exempt de tout vice de consentement (erreur, dol et violence).

    La conclusion d’un tel accord suppose également l’absence de litige sur la rupture.

    La rupture amiable   n'est ni une démission ni un licenciement c'est  un constat de séparation  mais qui ne donne pas droit aux prestations de chômage pour le salarié. cette absence  de prise en charge par l'assurance chômage  explique que ce mode de rupture n'a pas eu beaucoup de succès auprès des salariés

    La loi de modernisation du marché du travail a voulu encadrer cette rupture dîte à l'amiable  par  une procédure basée notamment sur un formulaire type, la rupture du contrat de travail d’un commun accord (loi 2008-596 du 25 juin 2008, JO du 26)

    le législateur et surtout le Medef a voulu par cette procédure  " allégée" faciliter les séparations et lever les résistances et peur des salariés  qui désormais lorsqu'ils concluent une rupture conventionnelle dans le cadre de la nouvelle loi peuvent prétendre aux prestations de chômage.

    La nouvelle forme de rupture se substitue-t-elle à "l'ancienne " rupture amiable, ou y a t-il coexistence entre les deux modes de rupture ? Aucune réponse claire n’est à ce jour  apportée.

    voir mes billets sur le sujet clic ici

     

    1496869733.jpg

     

    si  certains salariés bien informés ont trouvé avantage à signer une rupture conventionnelle ce n'est pas le cas pour beaucoup d'entre eux.

    je reste convaincue que la rupture conventionnelle constitue un réel danger pour le salarié

    inutile de se voiler la face  La plupart du temps, c'est l'employeur et non le salarié qui propose une rupture conventionnelle.

    il y a mille et une manières "d'inciter" un salarié à signer ce type d'accord  et le salarié  se laissera convaincre ou trouvera son avantage à ne plus supporter des pressions ( malheureusement les cas de harcèlement en entreprises sont trés nombreux )

    Cette procédure peut ainsi ouvrir la porte à une manipulation des individus et surtout de ceux qui n'ont pas  connaissance de leurs droits ou ne peuvent pas financièrement se payer les conseils d'un spécialiste du droit ( avocats notamment) pour les aider dans leur procédure..

    la direction départementale du travail et de l'emploi  est censée vérifier  la régularité de l'accord.

    elle doit s 'assurer notamment  que les droits du salarié ont été respectés ( notamment respect des délais et versement au minimum des indemnités légales de licenciement- conventionnelles selon l'accord interprofessionnel)

    mais elle reste  impuissante face à d'éventuels abus masqués : la conformité peut être respectée, mais les pressions qui ont amené le salarié à signer un tel accord  restent invisibles !!!

    la rupture conventionnelle  peut donc  dissimuler un licenciement qui serait plus coûteux pour l'employeur.

    si tel est le cas  le salarié peut contester la rupture mais bien des incertitudes demeurent sur l'issue de ces actions....

    je reste convaincue que s'il y a  des séparations  véritablement à l'amiable sans conflit  entre employeurs et salariés , de nombreuses conventions mettent un terme à  des  litiges  ou à des processus de déstabilisation des salariés qui n'ont plus qu'un seul souhait pouvoir partir de l'entreprise la tête haute .....

    dans bien des cas il s'agit purement et simplement  de licenciements déguisés

    Fotolia_licenciement-05727.jpg

    ,

    un chiffre est particulièrement évocateur : le nombre de   personnes qui s'inscrit  comme demandeur d'emploi en catégorie A B et C  c'est à dire demandeur d’emploi tenu de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ou exerçant une activité réduite ,  suite à une rupture conventionnelle

    ce chiffre représente    50% du nombre des conventions homologuées

    Cette moyenne ne doit pas faire illusion car si en fin d'année 2008 ce taux ne repésentait que 33il a bondi  à 70% en janvier et semble se stabiliser autour de ce chiffre ...

    comment expliquez vous qu'en période de crise économique qui voit se succéder les plans de licenciements, qui ne laisse la place sur le marché du travail qu'à des petits boulots de courte durée, comment expliquez vous  que malgré la peur du chômage les salariés qui n'ont pas de solution de rechange c'est à dire un emploi signent de telles conventions????

     

    Je vous laisse le soin de réfléchir à la question mais je suis certaine que vous avez déjà la réponse.....

    medef-ouvriers-souples.jpg

     

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