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  • France de coquins ?

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    Retour sur le plus grand scandale de ces dernières années

    Aujourd'hui je vais secouer le cocotier d'un scandale qui se fait discret tant il gène patronat et syndicats.

    Je désigne  ( je n'aurais pas la prétention d'accuser comme  Zola ) le scandale de  l'UIMM .

    Mes amis voici un petit rappel de cette affaire aux multiples ramifications et qui selon mon modeste avis constitue le plus grand scandale de ces dernières années car  il sape le fondement même de nos liens sociaux et de notre démocratie.

    Rappelez vous nous étions en fin d'année 2007 syndicats patronaux et syndicats de salariés   étaient en cours de négociation de l'accord national interprofessionnel de modernisation du marché du travail : un titre ronflant en trompe l'oeil pour   désigner une mise à mort programmée du code du travail et de ses différentes protections du salarié .

    L'enjeu de ces négociations était capital pour la patronne du Medef  Laurence Parisot et l'Elysée ....

    Denis Gautier Sauvagnac président de l’UIMM ( le puissant syndicat de la métallurgie) représentait le patronat  (Medef, CGPME et UPA) et menait à ce titre les négociations .

    Comme un coup de tonnerre dans un ciel  sans nuage, nous apprenions en septembre  2007 alors que l'affaire était connue des plus hautes sphères de l'état depuis longtemps  , que le chef d'orchestre de ce concert de négociations  le bien nommé Denis Gauthier Sauvagnac  avait trébuché et commis une fausse note   !


    Nous apprenions donc que la brigade financière agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte  par le parquet de Paris avait saisi des sommes en liquide au siège de l'UIMM  et que son patron Denis Gauthier Sauvagnac  avait  pendant 7 ans fait pour plus de 17 millions d'euros des retraits en espèce  sur le compte de l’UIMM.

    Dans un communiqué du  15 octobre l'UIMM  annonçait pudiquement que DGS  s'était  "mis  en retrait des négociations"

    ( traduisez  Laurence Parisot lui avait demandé de se mettre à l'écart ! (dans un premier temps Laurence Parisot avait renouvelé ( pour  donner le change ) sa confiance à Denis Gautier Sauvagnac en le maintenant comme chef de file des négociations .
    Elle avait notamment déclaré sur RTL
    "je suis trés fière de l’équipe des négociateurs que j’ai pu constituer à l’occasion de cette négociation fondamentale (...)il y a des hommes et des femmes de grand talent (...), Denis Gautier Sauvagnc est le capitaine de cette équipe (....)" )

    A qui ces sommes ont elles été versées ? 

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    Remontons aux sources  de cette affaire


    • En 1972 l'UIMM  met en place un système d'entraide  pour les entreprises relevant de son activité  lorsqu'elles sont frappées par des conflits sociaux.
    • Ce système qui  existait déja de manière informelle en 1906 en 1936 et pendant les grandes grèves d'après guerre, est financé  par les cotisations des entreprises adhérentes qui versent un pourcentage de leur  masse salariale soit au début 0.02%, en  2001 0.004%. En  2006  175 entreprises (officiellement) continuent de cotiser.
    • Lorsque les entreprises sont frappées par  des grèves   elles font une demande d'aide à leur fédération
    • En 1972 François Ceyrac  avait confirmé devant les caméras de l'ORTF " il s'agit de mettre en place  un fonds de solidarité  qui permet aux entreprises  de faire face  aux charges anormales  entrainées par les grèves".
    • Tout était dit et la CGT qui avait crié au scandale n'avait plus qu'à se taire.
    • Au  fil des années   c'est un  matelas colossal, un véritable  trésor de guerre que s'est constitué  la puissance fédération.on évoque le chiffre de plusieurs centaines de millions d'euros.( 600 millions)
    • l'UIMM est riche très riche  à partir de 1981 elle consent des avances  au CNPF  sorti exsangue de la campagne des législatives, elle vient également en aide au Medef  en 2003 pour l'achat  de son nouveau siège rue  Bosquet etc... on parle de 52 millions d'euros....
    • l'UIMM est puissante très puissante  les rumeurs  d'arrosage d'hommes politiqes par les caisses de l'UIMM ont été bon train ! ( on ne compte plus les amendements  favorables à la métallurgie  défendus par certains parlementaires : voir le livre page 50 de Guillaume Delacroix : enquête sur le patronat.)
    • Jusque là rien d'illégal ( à priori) sauf que Denis Gauthier Sauvagnac  a fait  pendant huit ans près de 19 millions de retraits en espèce sur les comptes de l'UIMM
    • interrogé par la brigade financière Denis Gautier Sauvagnac a parlé dans un premier temps du financement des oeuvres sociales de l’UIMM évoquant les aides aux salariés et retraités nécessiteux
    Il a évoqué ensuite avoir utilisé l’argent pour fluidifier les relations sociale et a toujours refusé de donner les noms des heureux bénéficiaires de ces sommes.

    laurence-parisot-mars-2008-sakutin.1204556144.jpgCette pratique était connue de tous y compris  de Laurence Parisot

    Dans un entretien au Monde, Daniel Dewavrin, prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac qui présida de 1999 à 2006 l’Union des industries et des métiers de la métallurgie et aujourd’hui président d’honneur de la fédération patronale, indique que les retraits en liquide ont toujours existé.

    Il assure que ces fonds proviennent de contributions volontaires et légales d’entreprises membres de l’UIMM, il précise que ces versements avaient pour but de "fluidifier les relations sociales" et que Monsieur Sauvagnac n’a fait que continuer une pratique qui existe depuis la création de l’organisation et qui est connue de tous.

    Daniel Dewavrin   a égalemant  déclaré sur l'antenne de France Inter.que  Madame Parisot  était parfaitement au courant de ces pratiques
    "Sur ce point précis, à mon avis, elle ne dit pas la vérité. Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique",  ajoutant que "ça lui sert aussi de prétexte pour attaquer l'UIMM avec une très, très grande violence".
    pour ces affirmations  il a été  assigné par cette dernière  en diffamation, devant la 17echambre civile du tribunal de grande instance de Paris

    ces propos ont été  confirmés par M. Gautier-Sauvagnac et Arnaud Leenhardt, prédécesseur de Daniel Dewavrin à la tête de l'UIMM.

    Tout ce petit monde s'est retrouvé  devant la justice le 19.01.2009 car Laurence Parisot a déposé plainte pour diffamation .

    lire  un article de la tribune   clic ici

    article de  l'Express clic ici

    article de challenges clic ici

    • En mars  2009  la justice a débouté Laurence Parisot de sa demande, estimant que Daniel Dewavrin avait été de «bonne foi». Au cours de l'audience, les deux parties ont continué de s'entredéchirer. Les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de tentative de déstabilisation. Laurence Parisot a fait appel de ce jugement voir article rue 89 clic ici

     

    • Quelque 19 millions d'euros en liquide ont été retirés des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007 sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces fonds a pu servir au financement occulte de syndicats voir article du Figaro clic ici .

     

    • L'ancien patron de l'UIMM s'est toujours refusé à dévoiler les noms des bénéficiaires des millions  d'euros de retraits suspects entre 2000 et 2007.

      C'est tout  le gotha du patronat français qui a défilé en avril 2009  dans le bureau du juge Roger Le Loire, au parquet financier de Paris, chargé de l'affaire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Christian Streiff, l'ancien président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën , Etienne Bernard, président du groupe des industries métallurgiques (GIM) , Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, , Joël Karecki, président de Philips France et Jean-Marie Poimboeuf, ex-PDG du groupe naval militaire DCNS. Planifiée de longue date, cette vague d'auditions a débuté le 16 avril avec celle de l'ancien PDG de Safran et membre du bureau de l' UIMM, Jean-Paul Béchat.

      Tous ces grands patrons, membres actifs de l'UIMM ont été  interrogés, comme témoin, sur une éventuelle subornation de Denis Gautier-Sauvagnac visant à acheter son silence dans l'affaire des retraits suspects de l'organisation patronale de la métallurgie. Le magistrat les a questionnés  sur leur connaissance du contrat qui avait fixé les conditions de départ de M. Gautier-Sauvagnac, en décembre 2007, deux mois après la révélation de l'affaire de la "caisse noire" de l' UIMM. Cet accord prévoyait le versement d'une indemnité de 1,5 million d'euros.

      S'il a bénéficié dans son contrat de départ de l'UIMM  d'une indemnité de 1,5 million d'euros et d'une prise en charge "des éventuelles conséquences fiscales" de l'affaire, le contrat a finalement été divisé de moitié en juin. L'UIMM a également supprimé la clause de confidentialité "interprétée comme une clause de silence".
      Reste que Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé que son "silence" sur les bénéficiaires des retraits suspects était "sans rapport" avec son indemnité de départ.
    • Mercredi 18 novembre, la police financière s'est rendue dans les locaux parisiens des fédérations de la métallurgie de FO, de la CGC, de la CFDT et de la CFTC, sur commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.

      Le juge cherche à retrouver trace d'un éventuel financement occulte de ces syndicats par l'organisation patronale de la métallurgie, une piste évoquée dans diverses dépositions. En octobre, les syndicats étudiants UNEF, FAGE, UNI et PDE avaient déjà été perquisitionnés. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces fonds proviennent d'une caisse de secours mutuel de l'UIMM créée en 1972, l'EPIM.

      extrait du Monde

    • "J'ai découvert [la perquisition] ce matin en arrivant à 8 h 30. J'étais quand même un peu surpris", a dit Jacques Voisin, président de la CFTC, en précisant que les enquêteurs se trouvaient "actuellement, dans [son] bureau et dans [ceux de son] secrétariat". "Allons au bout, la vérité doit être dite sur cette affaire", a-t-il ajouté, déclarant n'avoir "rien à [se] reprocher, il n'y a rien qui ne soit pas transparent et clair dans cette affaire".

      Le président du syndicat CFE-CGC, et ancien patron de sa branche métallurgie, Bernard Van Craeynest, s'est dit "tout à fait serein". "Cela fait des mois qu'on nous annonce qu'on va venir nous voir, c'est aujourd'hui", a-t-il déclaré, précisant ne pas avoir "d'inquiétudes particulières". A FO Métaux, un secrétaire fédéral, Hervé Périer, affirme mercredi : "On ne reçoit pas d'argent et n'en donne pas non plus."

      L'ancien président de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour "abus de confiance", ainsi qu'une dizaine d'autres dirigeants et cadres de l'organisation, en raison du retrait en espèces d'une vingtaine de millions d'euros sur les comptes de l'organisation patronale entre 2000 et 2007. L'ancien dirigeant de l'UIMM a déclaré avoir "fluidifié les relations sociales" avec cet argent et admis avoir ordonné les retraits d'espèces sous sa présidence. Il refuse de nommer devant la police et le juge les bénéficiaires des sommes. Il se borne à indiquer qu'il procédait à des "remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays".

      Les syndicats de salariés nient avoir perçu de l'argent. La police et le juge envisagent toutes les hypothèses, y compris celle d'opérations de corruption. L'enquête a permis de découvrir que l'UiMM disposait d'une caisse de 600 millions d'euros, désormais déclarée officiellement.

      .

    Une affaire à suivre de près car elle touche toutes les instances syndicales de notre pays, Patronat, syndicats de salariés, grands patrons , hommes poliques et même l'Elysée ( voir article clic ici quand Chérèque veut vider son sac)

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  • retraite complémentaire/ statu quo

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    retraite_gremi1.jpgce que voulait le Patronat

    reculer l'âge auquel la liquidation des retraites complémentaires peut être demandée. de 60 ans actuellement à 61 ans, à raison d'un trimestre supplémentaire par an entre 2011 et 2014.

    en contrepartie le patronat accepte la reconduction de l'AGFF, régime qui permet aux salariés de liquider leur pension Agirc/Arrco entre 60 et 65 ans.

    ce que voulaient les syndicats de salariés

    refus de toute mesure portant sur l'âge. ( la CFE-CGC aurait accepté à condition que le niveau des retraites soit garanti).

    hausse des cotisations pour garantir le système.

     

    ce que prévoit le projet d'accord

    Après cinq séances de discussions le texte prévoit la reconduction des dispositions de l’accord de 2003.
    c'est le  statu quo jusqu’au 31 décembre 2010.

    Les règles actuelles des régimes Arrco et Agirc resteront donc en vigueur jusqu’au 31.12.2010

    Le départ à la retraite à 60 ans avec une pension à taux plein n’est pas remis en question.

     

    aucun problème de fond n'est réglé  pour assurer la survie à long terme  des régimes. la question est pourtant inévitable  on peut s'attendre à terme à un réveil douloureux

    pour la première fois, L’Arrco et l’Agirc devront  puiser dans leurs réserves pour éponger leurs déficits, à hauteur de 3,5 milliards d’euros en 2009 et 2010.

     

    la CFDT a fait savoir qu'elle signerait le projet d'accord

    la CGT ne signera pas l'accord qui selon la délégation " entérine le recul du niveau des pensions."

    la CFTC fait le choix du réalisme afin de préserver les droits des salariés et signera l' accord.

    FO signera également l'accord

    Cet accord n’est pas glorieux, admet Bernard Devy (FO). On avait plus d’ambition pour l’avenir des régimes de retraite complémentaire. » « Le texte ne pérennise rien du tout, car on continue à baisser les rendements », regrette Danièle Karniewicz (CGC). « Nous avons limité les dégâts », estime pour sa part Pascale Coton (CFTC).

     

  • Dark Elevator pour vous mettre en forme

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    Dark Elevator est une série  de dix épisodes sur le monde de l'entreprise.

    Avec des dialogues qui font "mouche" cette série aborde tous les aspects du monde de travail ( promotion,revendication,licenciement, etc...)

    Dark Elevator a été conçu comme un outil de marketing  au service de la campagne prud’homale de la CFTC.


    "Au final, Dark Elevator peut se regarder indépendamment de toute considération syndicale ou politique. Par son format ultra court, son humour cynique et son refus de tout réalisme, elle s’inscrit dans la veine de l’excellent Brother & Brother de Canal Plus. Outre les effets comiques liés à la dénonciation de la précarisation du marché du travail, c’est bien la bassesse des personnages qui fait le sel de la série. Aucun d’eux ne lèvera le petit doigt pour s’opposer au licenciement d’un ami, mais tous s’accorderont sur un hypocrite « ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier » pour lui dire adieu. De même qu’ils se débarrasseront à la première occasion d’une collègue qui vient d’accoucher : « On n’allait pas ouvrir une crèche dans 9 m² ! »

    pour vous mettre en forme ce matin avant le week end je mets en ligne le premier épisode

  • la nouvelle convention UNEDIC principe des vases communiquants ou comment habiller les uns pour déshabiller les autres!

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    passe passe.jpgLa convention UNEDIC qui fixe entre autres le montant et la durée d'indemnisation des chômeurs s'achève .

    Pour la remplacer les syndicats patronaux et de salariés qui négociaient depuis octobre 2008 , ont abouti mercredi 24 décembre,à près de 2 heures du matin, apres une reunion de 16 heures ". à un projet d'accord qui n'améliore pas le sort des chômeurs et ce malgré un contexte économique plus que déprimé qui nécessitait de soutenir pour cette population déjà en difficulté le pouvoir d'achat dans le cadre de la relance.

    examinons le dispositif et les réactions syndicales

    les grandes lignes du dispositif


    • La période d’affiliation minimum pour prétendre à une indemnisation est portée à 4 mois contre 6 actuellement.pour prétendre à une nouvelle période d’indemnisation, les chômeurs  devront, dans les 12 mois suivants, avoir travaillé au minimum 6 mois.
    • la durée d’indemnisation est égale à la durée d’affiliation plafonnée à 24 mois pour les salariés âgés de moins de 50 ans.
    • les plus de 50 ans devront avoir travaillé 36 mois dans les derniers 36 mois pour prétendre à une indemnisation d’une durée équivalente.
    • Le montant des allocations et leur mode de calcul restent les mêmes : 57,4% de l’ancien salaire brut bien que les syndicats aient souhaité le porter, à 60%
    • Quant à l’indemnisation de la CRP (convention de reclassement spécialisé, dispositif considéré comme peu efficace et destiné aux victimes de licenciements économiques dans les entreprises de moins de 1.000 salariés, soit 25% des licenciements actuels), la durée d’indemnisation passe de 8 à 12 mois, mais elle reste dégressive.
    • les saisonniers ne seront plus exclus de toute indemnisation lors d’une 4ème inscription en tant que demandeur d’emploi. En revanche, le coefficient réducteur qui leur est appliqué demeure.

     

    j'ai établi un petit tableau sur lequel sont inscrites les nouvelles modalités du système en comparaison avec les anciennes.

    en vert les gagnants du système en rouge les perdants

    Périodes d'affiliation ouvrant droit à l'ARE
    Durée d'affiliation
    Période d'affiliation
    Durée d'indemnisation

    4 mois

    5 mois

    6 mois

    du 7 au 11ème mois

    auparavant 6 mois

    au cours des 28  mois

    qui précèdent la fin du contrat

     

    au cours des 22 mois

    4 mois

    5 mois

    6 mois

    de 7 à 11 mois

    7 mois d'indemnisation

     

    du 12 au 15 ème mois

     

    auparavant 12 mois

    au cours des 28  mois

    qui précèdent la fin du contrat

     

    au cours des 24mois

     

    de 12 à 15 mois

     

    12 mois d'indemnisation

     

    16 à 22ème mois

    23 mois

    24 mois et au delà

    auparavant 16 mois

     

    au cours des 28  mois

    qui précèdent la fin du contrat

     

    au cours des 26mois

     

    de 16 à 22 mois

    23 mois

    24 mois

    23 mois d'indemnisation

    36 mois d'affiliation

    auparavant 27 mois  d'affiliation

     

    au cours des 36mois

    plus de  50 ans : 36 mois

    idem

     

     

    les gagnants de la nouvelle indemnisation sont les personnes ayant été affiliées

    • 4,5 mois ,qui n'avaient pas d'indemnisation
    • 7,8,9,10,11 mois qui auront une durée équivalente d'indemnisation alors qu'auparavant elles avaient 6 mois
    • 13,14 et 15 mois qui auront une durée d"indemnisation équivalente alors qu'auparavant elles avaient 12 mois
    • 24 mois qui auront 24 mois d'indemnisation au lieu de 23 mois auparavant.

    les perdants  du système  sont les personnes affiliées

    • 6 mois qui percevaient pendant 7 mois alors que maintenant elles percevront pendant 6 mois
    • 16, 17,18,19,20,21,22 mois qui auront une durée équivalent d'indemnisation alors qu'auparavant elles avaient 23 mois

    les 12 mois et 23 mois   ainsi que les chômeurs de plus de 50 ans gardent la même durée d'indemnisation ( les plus de 50 ans devant avoir été affiliés 36 mois au lieu de 27 ) pour les autres la période d'affiliation  est élargie

     

    c'est un système de vases communiquants  dans lequel on habille les uns pour déshabiller les autres

    en effet si on améliore le sort des chômeurs ayant une période de chômage inférieure à 16 mois , on diminue celui des chômeurs ayant une durée de chômage  plus importante

    c'est une manière détournée de revenir au principe de la dégressivité des dfroits en fonction de la durée du chômage ,cher au patronat car selon lui incitatif pour retrouver un emploi.


    les réactions syndicales

    En sortie de réunion les déclarations syndicales n'étaient pas à l'optimisme

    • selon la cgt la philosophie générale de la future convention reste de faire sortir le maximum de chômeurs du régime d’assurance chômage pour les orienter vers les « minimas sociaux » - RMI/ASS/RSA -«On va sortir énormément de personnes indemnisées, et beaucoup plus rapidement, vers les minima sociaux», a déploré le négociateur de la CGT Maurad Rabhi.
    • selon la cfdt ce  texte présente « une avancée, une réserve et deux regrets », a commenté en fin de négociation Gaby Bonnand, le chef de file CFDT. Côté avancées, l’objectif de la CFDT de faire rentrer plus de monde dans le système d’indemnisation, notamment les plus précaires et les personnes ayant eu des carrières accidentées, est atteint
    • "Nous n'avons pas réussi à négocier une convention à la hauteur des enjeux", estimait Gabrielle Simon (CFTC).
    • "Le patronat n'a pas pris la mesure de la crise et de ce qui va se passer en 2009", précisait Stéphane Lardy (FO).
    • Pour Alain Lecanu (CFE-CGC), "le texte ne va pas au bout de ce que l'on souhaitait".

    La CFDT, qui préside l'Unedic en alternance avec le Medef depuis 1993, devrait signer la nouvelle convention. Mais il n'est pas évident pour elle de se retrouver seule à le faire. "Nous venons de signer un texte sur la nécessité d'accords majoritaires, ce n'est pas pour nous engager seuls", estime ainsi M. Bonnand."

     

    Quant au Medef il est satisfait mais ne brille pas par son intelligence économique il reste enfermé dans un vision à court terme

    En effet au moment où se profile la montée du chômage le Medef n'a de cesse de réduire les moyens de l’Unedic par une baisse des cotisations l

    Le MEDEF, la CGPME et l’UPA (organisations représentatives des employeurs) ont obtenu une baisse programmée des cotisations dès le 1er juillet 2009.
    Le texte prévoit que les versements patronaux et salariaux à la caisse d’assurance-chômage diminueront tous les six mois tant que les comptes d’exploitation de l’Unedic seront excédentaires ! Selon les calculs de l’Unedic, ce sera le cas probablement jusqu'en fin 2009.

    c'est une victoire pour le Medef qui a déjà obtenu le report de la hausse des cotisations de retraite

    "La hausse de 0,3% des cotisations vieillesse prévue en 2009 ne sera pas appliquée au 1er janvier ni dans les mois qui suivent", a-t-on indiqué au ministère du Travail mercredi 17 décembre, confirmant une information des Echos. "Cette décision est due à la mauvaise conjoncture pour les entreprises et à la décision des partenaires sociaux de ne pas baisser les cotisations chômage", précise-t-on à Matignon. Cette hausse de 0,3% représentait quelque 150 millions d’€ en plus par mois pour l'assurance-vieillesse.


    Pour entrer en application le texte négocié doit être signé au moins par un syndicat patronal, et un syndicat salarié.

    100.000 (de source syndicale) à 300.000 (de source patronale) allocataires supplémentaires pourront bénéficier, après 4 mois de travail au lieu de six, d’une indemnisation selon le principe d’«un jour cotisé, un jour indemnisé».

    en revanche pour les chômeurs de plus longue durée ( notamment du 16 au 22 ème mois d'affiliation) la durée d'indemnisation est réduite

    Les syndicats, rendront leur décision comme suit : la CGT le 6 janvier (elle ne signera pas), FO «après le 6», la CFDT le 8 tentée de signer mais ne souhaitant pas le faire «toute seule», La CFTC se prononcera le 12 et la CGC le 20.


     



     

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