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  • Lutte contre la délocalisation des centres d'appels : vrai combat ou leurre ?

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    affiche_image.jpegLes pouvoirs publics étudient un plan visant à lutter contre la délocalisation des centres d’appels.

    Laurent Wauquiez a annoncé , lundi 12 juillet, que le gouvernement organisera des "assises des centres d'appels" à la rentrée avec la participation éventuelle de grandes entreprises comme Gaz de France, Bouygues Télécom, EDF et la SNCF.

    Ces assises s'accompagneraient également d'un arrêté ministériel qui obligerait les entreprises recourant à des centres d'appels à garantir la "transparence" sur leurs lieux d'implantation.

    Le plan   dévoilé par Laurent Wauquiez ,  s'il a le mérite d'exister,  semble  en partie inadapté et voué à l'échec  ( notamment le volet  mille fois décliné des aides à l'emploi  ....) ou bien n'est -il  qu'un leurre  pour permettre au gouvernement de soigner son image   en vue des élections qui approchent en faisant croire qu'il agit en profondeur alors qu'en réalité rien de sérieux  n'est fait ?.

     

    Pendant des années, les centres d'appels ont délocalisé leurs emplois à l'étranger  pour réduire leurs coûts.

    En 2004 Nicolas Sarkozy,  ministre de l'économie demande sur le sujet plus de transparence.

    Gilles de Robien, souhaitait assouplir  le travail le dimanche et de nuit dans ces centres, avec en contrepartie des engagements de ces derniers  de ne pas délocaliser !

    Le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo déclarait le 21.10.2004  dans un entretien à l'expansion : "Nous allons aider les centres d'appel à gagner la bataille des services" Objectif : créer 70 000 emplois en trois ans.

    Finalement jean-Louis Borloo  créait  un label « responsabilité sociale » pour les centres d'appel .... rien de contraignant donc....

    defaulat.jpegAujourd'hui 250.000 personnes travaillent en France dans un centre d'appels - 60.000 emplois à l'étranger .

    Les  70 000 emplois qui devaient être créés en 3 ans  se sont perdus  dans les marécages des profits des entreprises concernées.....

    L’annonce faite , le 1er juillet, par Teleperformance France, la filiale du leader mondial des centres d’appels, de la fermeture de 8 de ses 22 sites en France et la suppression de 830 postes a remis le feu aux poudres ;d’autant plus qu’aucun des 7 centres offshore situés en Tunisie et au Maroc n’est touché.

    Le détail du projet de Teleperformance a été présenté  jeudi 1er juillet en comité d’entreprise, à Paris. Il implique la suppression de 830 emplois (15 % de l’effectif salarié de Teleperformance France) à la faveur de la fermeture de quatre centres (Marseille, Pantin, Tours et Rennes), de la « consolidation » de quatre autres (Le Mans, Lyon, Orléans et Toulouse) et du « redimensionnement » de celui de Bordeaux.
    Article de presse

    Le gouvernement sort à nouveau du bois sur le sujet et annonce un plan d'action visant à inciter les entreprises à privilégier l'implantation de leurs centres d'appels sur le sol français.

    On peut lire sur le  portail du gouvernement :

    "Face à une délocalisation de plus en plus massive des centres d'appels, le Gouvernement étudie un plan d'action visant à inciter les entreprises à privilégier l'implantation de leurs centres d'appels sur le sol français. 

    Le secteur des centres d'appels représente plus de 250 000 emplois et 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Afin de réduire les coûts, les centres d'appels ont progressivement délocalisé une partie de leurs plates-formes téléphoniques vers le Maroc, la Tunisie, le Sénégal ou encore l'Ile Maurice.

    Le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, a annoncé, lundi 12 juillet, que le gouvernement organisera des "assises des centres d'appels" à la rentrée avec la participation éventuelle de grandes entreprises comme Gaz de France, Bouygues Télécom, EDF et la SNCF. Ces assises s'accompagneraient également d'un arrêté ministériel qui obligerait les entreprises recourant à des centres d'appels à garantir la "transparence" sur leurs lieux d'implantation.

    Laurent Wauquiez envisagerait la mise en œuvre d'une "prime symbolique".Il entend aussi s'appuyer sur des aides au recrutement, à la formation, à l'installation en zone rurale ainsi que sur des allégements de cotisations sociales.

    Le Gouvernement se penche également sur des scénarios plus contraignants tels qu'une surtaxe des appels provenant de sites implantés à l'étranger, ou encore l'application obligatoire d'un code de bonne conduite pour les entreprises publiques.

    default.jpegInterview de Laurent Wauquiez

    RMC : L'invité de Bourdin & Co

    Article du point

    RTL 20100716Nfca328546ddeecf4f05390f051dd81f5.mp3
    podcast

     

    Selon  La Fédération SUD PTT " L’annonce faite par Laurent Wauquiez de mettre en place des assises des centres d’appels à la rentrée 2010, nous semble aller dans le bon sens puisque la fédération Sud PTT réclame des assises depuis un an. Mais une question essentielle se pose : pour quoi faire et pour qui ?"flicage-centre-d-appel.jpg

    "depuis des années, les collectivités territoriales font la chasse aux emplois que procurent les centres d’appels en déversant des flots de subventions. Et si ce ne sont pas les collectivités, ce sont les entreprises qui arrosent afin de réindustrialiser les bassins d’emplois saccagés par leur départ. Sans oublier les zones franches utilisées à bon escient afin de casser les coûts… 
    Cela a-t-il changé quelque chose ? Evidemment non, puisque les prix pratiqués par les donneurs d’ordre ne peuvent qu’entraîner des délocalisations et accentuer la souffrance au travail. L’Etat lui-même a cassé les prix sur des appels d’offres en choisissant le moins-disant social ; ce qui a entrainé le dépôt de bilan de la société Elucydée. Le ministère avait choisi Teleperformance qui symbolise avec Webhelp la délocalisation à outrance. Wauquiez comme l’ensemble du gouvernement, devrait en premier point refuser de sous-traiter une activité publique à des groupes qui licencient. Pendant que le gouvernement se trompe de direction, Teleperformance annonce la suppression de plus de 1000 emplois et la fermeture de huit sites.

    La Fédération SUD PTT souligne l’absence de la moindre référence aux conditions de travail détestables des salariés des centres d’appels, tant en France que dans les pays où ces activités sont délocalisées, dans les propos de M. Vauquiez.

    Elle demande au gouvernement d’organiser au plus vite une table ronde réunissant les donneurs d'ordre, le patronat des entreprises sous-traitantes et les organisations syndicales intervenant sur ce secteur.

    Pour la Fédération SUD PTT, un bouclier social traitant de l’ensemble des points noirs de la profession (surveillance électronique, temps de pause, exigence de productivité, formation, salaire...) doit être négocié au plus vite afin que des garanties collectives fortes régissent enfin la vie sociale des centres d’appels tant en France que dans les pays où ces activités sont délocalisées.

     

    pour aller plus loin

    souffrance au travail

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