mardi, 02 mars 2010
Taleb, sonia, Maud et les autres la galère au quotidien
Encore un article sur la pauvreté : oui mes amis encore un car nous devons ouvrir les yeux...c'est l'échec du système capitalisme , de la mondialisation et peut être le déclin de l'Europe
Un exemple parmi tant d'autres Marseille quartier des Lauriers
Ils sont nombreux à se presser devant la porte du Secours populaire.
Pour 1 euro, les bénévoles proposent aux familles du quartier un colis composé de pâtes, d’huile, de conserves, de lait, de chocolat et de petits pots pour bébés.
« Aux Lauriers, ça a toujours été difficile, même avant la crise, explique Nawel, jeune bénévole. Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui les gens en difficulté savent que tout le monde est touché. Ils n’ont plus honte de demander. » « Aux Lauriers, explique Sonia, une autre bénévole, les familles ne s’en sortent plus. Beaucoup de femmes vivent seules avec leurs enfants. Les jeunes sont sans emploi. Il y a aussi de nombreux retraités avec de toutes petites pensions. »
Taleb, une femme d’une quarantaine d’années « Cette distribution nous aide. Je suis agent de service au conseil général. Je gagne 1 100 euros par mois. Mon mari est agent de sécurité à temps partiel, il gagne 550 euros. Nous avons cinq enfants et 675 euros d’allocations familiales… Notre loyer est de 387 euros. Comme nous sommes au-dessus des plafonds, nous n’avons pas la couverture maladie universelle (Cmu). Nous payons plein pot la cantine – 5,40 € par jour et par enfant –, 150 euros de mutuelle, plus les vêtements, l’alimentation… A sept, c’est juste. »
Sonia : « Je vis seule avec deux enfants, de neuf et trois ans… Je n’ai pas de pension alimentaire. » La jeune femme a trouvé quelques heures de ménage, le soir, dans un bureau du centre de Marseille. Avec le revenu de solidarité active (Rsa), ses revenus atteignent 653 euros. « Mais j’ai 200 euros de loyer, plus de gros arriérés que je dois éponger. »
PLUS DE 7
millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé à 850 euros par mois.
En vingt ans, le visage de la pauvreté a changé. Elle s’est accrue pour les jeunes et les familles avec enfants. La pauvreté a rajeuni, s’est féminisée et urbanisée.(Aujourd’hui, la figure emblématique de la pauvreté est une maman, seule et salariée à temps partiel subi, occupant un emploi pénible (caissière, femme de ménage, assistante maternelle) en horaire décalé et éclaté.)
Philippe Solignac, responsable d’une antenne du secours catholique en région parisienne : « Les salaires et allocations qu’elles perçoivent ne leur permettent pas de dépasser le seuil de pauvreté. Les emplois occupés par beaucoup de mères seules sont non seulement mal payés, mais aussi incompatibles avec une vie de famille. Les temps de transport allongent la durée d’absence réelle et, par conséquent, le temps et les frais de garde des enfants. »
Dans l’ensemble, les couples résistent mieux à la pauvreté. Vivre à deux permet de dépenser moins : on économise sur les charges, le loyer, le budget alimentaire… « Schématiquement, estime-t-on au Secours catholique, lorsqu’un couple avec enfants se sépare, on passe d’une situation relativement solide à deux situations fragiles : un homme seul et une mère seule avec ses enfants. »
La crise a aggravé les choses : l’augmentation des prix du logement – 500 000 ménages sont en situation d’impayé- 4 millions de Français ont du mal à se chauffer –
Depuis deux ans, le Secours populaire constate une explosion des demandes d’aide de 20 % par an. Les bénévoles ont vu arriver de nouvelles catégories de personnes : retraités – l’association a mis en place un point seniors à Caen –, salariés – dont certains travaillent à temps plein et en Cdi, mais avec des tout petits salaires (femmes de ménage, caissières, serveurs, employés de centres d’appels ou ouvriers du bâtiment) – et de plus en plus d’étudiants.
Selon l’Observatoire de la vie étudiante, 107 000 étudiants seraient en situation de précarité. Depuis un an, on constate également l’arrivée de chômeurs victimes des derniers plans sociaux, mais aussi de chefs d’entreprise en faillite, ou de commerçants qui ont dû fermer boutique.
Les associations ont aussi constaté une hausse importante du nombre de demandeurs d’aide parmi les personnes de 50 à 59 ans en situation d’invalidité : près du quart des personnes de cet âge rencontrées par le Secours catholique ne travaillent pas en raison de leur état de santé, soit à cause des conséquences d’un travail pénible, soit parce qu’elles souffrent de dépression. La situation risque encore de s’aggraver avec l’arrivée à la retraite, dans les prochaines années, de personnes qui auront connu une grande précarité durant leur vie professionnelle.
Les nouveaux visages de la pauvreté

Témoignages
Monique, soixante et un ans : Je fais des ménages. J’ai toujours travaillé comme aide-soignante dans des hôpitaux. Il y a deux ans, j’ai divorcé. A la même époque, j’ai été mise en invalidité pour des problèmes de dos. Le jour de mes soixante ans, j’ai basculé en retraite. Je pensais avoir des revenus corrects. La surprise a été rude. Je touche 500 euros de retraite de base et 150 de complémentaire. Ma fille a vingt ans. Elle fait encore des études. Impossible de vivre avec si peu… Aussi, je fais des heures de ménage et je garde des enfants à la sortie de l’école. Cela arrondit un peu les fins de mois.
Maud, trente et un ans: Je retourne chez mes parents. A vingt-trois ans, après des études de stylisme, j’ai quitté le domicile de mes parents. J’ai enchaîné les petits boulots : vendeuse, serveuse, assistante d’une écrivaine. Rien de très lucratif, mais assez pour pouvoir louer un studio. Il y a deux ans, j’ai trouvé un Cdi dans une petite société de produits de beauté bio. Mais, avec la crise, les commandes se sont raréfiées. J’ai dû accepter un temps partiel pour 600 euros par mois. Je vis seule, il m’est impossible de continuer à payer un loyer. Je suis retournée chez mes parents. Sans famille, je serais à la rue. Psychologiquement, c’est difficile à accepter. Je ne sais pas quand je parviendrais enfin à devenir autonome.
Alain, quarante-cinq ans: J’envisage une colocation. Je suis éducateur auprès d’enfants autistes. Je gagne 1 300 euros par mois. Après mon divorce, j’ai conservé mon deux-pièces à Paris pour un loyer de 650 euros par mois. Chaque mois, je verse 200 euros de pension alimentaire à mon ex-femme, qui habite Toulouse, je paie 300 euros pour un aller et retour en avion à mes deux enfants. Le train, ça n’est pas possible pour un week-end. Il me reste 150 euros pour les autres frais : électricité, alimentation, vêtements, loisirs. Je suis complètement endetté. J’envisage aujourd’hui de vivre en colocation.
12:17 | Commentaires (65) | Envoyer cette note | CHRONIQUE/TEMOIGNAGE | Lien permanent | Tags : pauvreté, associations, société, capitalisme, mondialisation, échec |
Facebook | |
Imprimer |
|
samedi, 06 juin 2009
on nous cache l'ampleur de la crise !
s'il avait raison ? alors la crise serait devant nous et les mesurettes prises par le gouvernement ne feraient plus illusion
Cette semaine, Parlons Net a reçu Paul Jorion, anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences cognitives et l'économie.
Paul Jorion a vécu et enseigné aux Etats-Unis, à Cambridge et à Bruxelles, avant de revenir en France il y a quelques semaines.
C'est en 2004 qu'il rédige un ouvrage dont aucun éditeur ne voudra jusqu'en 2006. La Découverte accepte enfin, avec l'appui d'un certain Jacques Attali, de publier “Vers la crise du capitalisme américain” paru en 2007. Paul Jorion y annonce, entre autres, la crise des subprimes.
régardez cette vidéo si vous n'avez pas le moral trop bas
si c'est le cas zapper mon billet et la vidéo il est encore temps car vous serez achevé
en effet, selon Paul Jorion les Français n’ont pas encore conscience de la crise pour deux raisons :
- la première est le manque de transparence des autorités " tout n'est pas dit"
- la seconde la couverture sociale amortit l'impact de la récession
La crise actuelle est –elle un accident financier , un fantasme « bêtement psychologique » comme l’a soutenu l’inénarable Alain Minc ou comme l'affirme Attali une crise systémique?
Pour Paul Jorion il s’agit bien d’une crise systémique qui va durer longtemps:
- le montant des pertes financières n’est pas encore connue ce qui empêche de connaître la véritable ampleur de la crise économique
- On s’achemine vers une crise longue et grave
- un bouleversement du système est nécessaire l’auto régulation n’est pas possible
- Aux états unis on assiste déjà à un début de nationalisation ( le mot reste tabou ) qui annonce des modifications majeures du système actuel
je laisse la parole à Paul Jorion......
17:36 | Commentaires (3) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : pauljorion, économie, finance, crise, régulation, capitalisme, transformation |
Facebook | |
Imprimer |
|
vendredi, 03 avril 2009
Les boucs émissaires de la crise (suite)

Nous avons trois forces en présence
- le patronat qui craint une multiplication des occupations d'entreprises et des séquestrations comme moyen de pression pour éviter les licenciements ou réduire leur ampleur ou encore améliorer les conditions de départ des salariés
cette crainte est exacerbée par la position des politiques qui n'affichent pas ( de manière officielle )un soutien massif et inconditionnel au patronat mais jouent un rôle de médiation voir de recours
l'image du patronat a été considérablement ternie par certains "grands patrons" qui se sont livrés à des pratiques financières plus que douteuses et des distribributions d'avantages financiers considérables alors que leurs groupes multipliaient les plans sociaux ou affichaient des résultats déficitaires ou en régression
l'affaire de l'UIMM (et son trésor de guerre ) qui est entre les mains de la justice a mis en lumière des pratiques anciennes , dont beaucoup y compris des leaders syndicaux " s' arrangeaient"
les cris d'orfraie de Laurence Parisot qui s'indignait n'ont convaincu personne et sont venus encore renforcer la méfiance de l'opinion publique.
l'image de l'ensemble du patronat a été dégradée alors qu'il est nécessaire de faire la différence entre les multinationales d'une part et les PMI, PME ,micro entreprises dont les dirigeants se battent pour faire vivre leur structure et pâtissent grandement des errements des premières
- De l'autre coté nous avons les salariés qui menacés de licenciements peuvent par un phénomène d'exemplarité être encouragés à entamer des actions radicales comme les séquestrations de dirigeants pour faire aboutir leurs revendications
la peur du chômage qui est la première crainte avant la délinquance des Français peut être également un facteur de radicalisation de la position des salariés- Au milieu nous avons notre gouvernement qui tente tant bien que mal de tenir la barre du navire en calmant le jeu pour éviter une explosion sociale qui serait fatale à l'aboutissement de la politique de relance et à terme au maintien de la majorité en place à la barre de ce navire.
Enfin il ne faut pas minimiser le rôle des médias qui traversent également une crise d'identité et de déontologie
20:45 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | ACTUALITES | Lien permanent | Tags : capitalisme, moralisation, g20, barack obama, politique, mondialisation |
Facebook | |
Imprimer |
|























