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capitalisation

  • Comme Zorro les retraites par capitalisation vont arriver !

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    Tout ce ramdam pour en arriver là !

    Contestations, consternations, manifestations ,  vote à l'assemblée nationale du recul de l'âge de la retraite, entreprises  se débarrassant de leurs séniors ou n'embauchant pas de séniors .......

    Il ne faut pas être énarque pour  savoir que   les séniors qui sont au chômage   ne retrouveront pas de job et qu'ils resteront encore plus longtemps au chômage  avec le recul de l'âge de la retraite   !

    Dans quelques mois  ce sera au tour de la sécurité sociale de  pousser  des cris d'orfraie car compte tenu  de la pression de plus en plus grande  au sein des entreprises ( coincées dans   une guerre concurrentielle ) car  on constatera une augmentation  des arrêts de travail des  séniors   !...

    Que vont faire les Français qui ont un job  et qui ont un peu d'économie ?

    Souscrire des contrats leur permettant de compléter  leur retraite  bref de se financer leur retraite.... ( un marché pharaonique  pour les organismes spécialisés  dans ce domaine !)

    Il est plus qu'évident qu'on nous prépare  des retraites à la carte  et une  intervention massive dans les années à venir des retraites par capitalisation

    Ceux qui ne pourront pas se les payer et bien  tant pis pour  eux ils iront se faire cuire un oeuf ....

    Ah non c'est vrai il y a les restos du coeur !zorro-wallpaper.jpg

     

    Assemblée nationale débat sur les retraites du  jeudi 10.09.2010

    séance 1-séance 2-séance 3

    Assemblée nationale débat sur les retraites du  vendredi 11.09.2010

    séance 1 - séance 2 - séance 3

    voici un communiqué de l'AFP que je reproduis dans son intégralité !

    Les règles d'indemnisation du chômage "vont devoir intégrer" la réforme des retraites, a affirmé jeudi soir François Fillon, s'attirant des protestations syndicales immédiates, cette négociation du seul ressort des partenaires sociaux n'ayant pas commencé.

    Le projet de réforme prévoit de repousser de 60 à 62 ans l'âge légal de départ en retraite. Selon le gouvernement, cette mesure incitera les entreprises à garder leurs seniors.

    "Malgré tout, dans l'immédiat, il restera des travailleurs âgés qui sont au chômage et doivent être aidés", a indiqué le Premier ministre sur France 2.

    "Les partenaires sociaux qui gèrent l'assurance chômage vont devoir intégrer la réforme des retraites une fois votée. (...) Je leur dis dès aujourd'hui qu'une fois qu'ils auront négocier la nouvelle convention, nous mettrons un système pérenne équivalent à l'AER pour les plus âgés", a ajouté M. Fillon.

    Actuellement, cette Allocation équivalent retraite (environ 980 euros par mois) est destinée à des chômeurs ayant suffisamment cotisé pour une retraite à taux plein mais obligé de rester sur le marché du travail faute d'avoir 60 ans.

    "C'est un aveu important qu'a fait le Premier ministre", a réagi sur le plateau de France 2 le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

    M. Fillon "reconnaît qu'il y aura plus de chômeurs seniors et qu'il va falloir adapter le système d'assurance chômage. C'est quasiment une provocation. Il demande aux partenaires sociaux soit de baisser les prestations chômage, soit d'augmenter les cotisations", s'est-il exclamé.

    "Les effets de la réforme des retraites, si elle passe, ne se feraient essentiellement sentir qu'en 2016", a commenté vendredi Gaby Bonnand (CFDT), président de l'assurance chômage, excluant que cela soit un sujet de la prochaine négociation.

    Les syndicats s'agacent depuis plusieurs années des interventions jugées intempestives du gouvernement dans l'assurance chômage, qui dépend non pas de l'Etat (et des impôts) mais des syndicats et des employeurs.

    "Il y a un peu de provocation dans cette affaire", a analysé Eric Aubin, représentant CGT à l'Unedic.

    Selon lui, les déclarations de M. Fillon "montrent bien que le passage à 62 ans pour la retraite va être un coût supplémentaire pour l'assurance chômage, estimé d'ailleurs par Pôle emploi à 265 millions d'euros".

    "Comme le Medef ne veut pas augmenter les cotisations et qu'il est même envisagé dans l'exposé des motifs du projet de loi retraites de baisser les cotisations chômage et d'en transférer une partie sur la retraite, on irait vers une baisse des droits des demandeurs d'emploi", redoute ce dirigeant CGT.

    Le patronat n'a pas réagi dans l'immédiat.

    M. Fillon n'a de cesse depuis 2003 de vouloir renflouer les déficits de l'assurance vieillesse en ponctionnant une partie des cotisations chômage.

    "Les décrets étaient prêts en 2008 mais la crise est arrivée", a-t-il dit sur France 2.

    La convention d'assurance chômage, qui fixe les règles d'indemnisation et le niveau des cotisations, est renégociée tous les deux ou trois ans. Le prochain round devrait débuter cet automne.

    Le patronat évoque déjà des "mesures d'économies" nécessaires face aux 15 milliards d'euros de déficit vers lequel l'assurance chômage s'achemine à moyen terme pour cause de crise ainsi qu'un "plafonnement" des indemnités chômage.

    La moitié des chômeurs indemnisés par l'assurance chômage touchent une allocation inférieure ou égale à 966 euros mensuels. L'allocation peut atteindre jusqu'à 6.000 euros maximum pour une poignée de très hauts salaires.

    De Claudine RENAUD et Isabelle CORTES (AFP)

    Copyright © 2010 AFP.

     

    A lire  en complément

    position de François Fillon

  • La véritable réforme des retraites

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    fonds.jpgAvec la crise financière, la retraite par capitalisation est un désastre pour de nombreux seniors .
    Dans la plupart des pays de l'OCDE  on a enregistré  une  baisse des actifs des fonds de pension.  Les rendements ont chuté de 35 % dans la zone OCDE.  

    Ce sont les systèmes où le montant de la retraite qui est  versée n'est pas garantie (à cotisations définies mais pas à prestations définies) qui vont ainsi  ruiner l'avenir  de leurs retraités.

    Aux Etats-Unis les fonds de pension à prestations définies  se sont développés dans les entreprises dès 1940 pour compléter la retraite par répartition publique (the Social security créée en 1935).Ces  fonds de pensions ont été supplantés par des plans d'épargne salariale (dits plans « 401 k ») dont le montant à la sortie n'est pas défini.

    Employeurs et salariés ont trouvé leur intérêt à se tourner vers ce type de placement. A ce jour  31% des salariés américains ont un plan d'épargne salariale et  8% un régime de retraite professionnelle à prestations définies (12% ont les deux).

    La crise  financière  a réduit de façon brutale les avoirs des salariés épargnants. Ceux qui étaient proches de la retraite ont bien souvent été dans l'obligation de  différer  leur départ ou de rechercher du travail. 

    Au Royaume-Uni  70% des fonds sont en déficit a déclaré Catherine Mathieu, chercheur à l'OFCE. Une tendance qui devrait se confirmer puisqu'à partir de 2012 va se mettre en place un plan national de retraite à cotisations définies dans les entreprises baptisé NEST (National Employment Savings Trust).

    N'oublions pas  qu'au Royaume-Uni  le taux de pauvreté des plus de 65 ans est le plus élevé de l'Union européenne .

    Avec la réduction des avoirs des  salariés épargnants la pauvreté chez les personnes âgées risque d'exploser.

    Ce sont surtout les personnes proches de la retraite qui ont beaucoup perdu. Pour ceux qui sont encore éloignés de l'âge de la retraite  les effets de la crise financière  seront certainement réduits  en cas de reprise  des marchés financiers .

    Malgré cette situation qui est loin d'être satisfaisante  les régimes par capitalisation à prestations non définies progressent.

    La France n'échappe pas à cet engouement !

    retraite---90-ans.jpgHier le gouvernement entamait les premières concertations sur la réforme des retraites.

    Les leaders syndicaux sont sortis inquiets de la réunion  qui s'est tenue ce lundi 12 avril avec le ministre du travail Eric Woerth.

    L'ensemble des organisations patronales ont refusé toute hausse des prélèvements et montrent du doigt "la précipitation de l'agenda ".

    Nous pouvons lire  dans le Monde "Le ministre a expliqué que la concertation se prolongerait par des réunions thématiques jusqu'en mai (pénibilité, emploi des seniors, mécanismes de solidarité pour la retraite, pilotage du système) et des réunions spécifiques sur les fonctionnaires. Un premier "document d'options" sera sur la table en mai, rediscuté ensuite dans des groupes de travail. Un projet de réforme sera prêt "entre mi-juin et fin-juin", et sera examiné en juillet en conseil des ministres, avant d'atterrir à l'Assemblée nationale en septembre.

    Autre motif de colère pour les syndicats : le gouvernement ferme selon eux la porte à de nouvelles ressources pour les retraites, prélevées sur les revenus du capital, en se focalisant sur l'âge et la durée de cotisation. "On n'a rien, rien sur la question du financement, rien sur l'élargissement" des prélèvements, a tonné Jacques Voisin (CFTC)"

    Force est de constater que tous se focalisent sur l'age de départ à la retraite , la hausse de la durée des cotisations etc... Mais  personne  n'évoque le réel changement  celui qui commence  à bouleverser notre paysage social  , celui  qui va exposer les retraités et futurs retraités aux aléas de la finance internationale .... à savoir  le remplacement progressif mais inexorable de notre système de retraite par répartition par celui de la capitalisation.


    woerth_102.jpgDepuis  plus d'une vingtaine d'années   les entreprises ont développé des systèmes  dans lesquels chacun peut se constituer sa retraite en épargnant.(Patrick Aubert, chef du bureau « retraites » de la DREES a publié une étude sur la « retraite supplémentaire facultative en France ) 

    Les   réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) ont  facilité ce changement.

    Selon Pascale Coton, secrétaire générale adjointe de la CFTC, en charge de la protection sociale.« Il y a un désengagement de la solidarité avec ces deux réformes et une montée de la capitalisation rampante, notamment depuis la loi Fillon de 2003 qui a créé des systèmes d’épargne collective en entreprise, comme le PERCO, permettant aux salariés de compléter leur retraite de base »


    12 milliards d’euros de cotisations en capitalisation pour 230 milliards d’euros en répartition ; et 6 milliards en prestations contre 245 milliards, selon l’étude DREES.  A ces chiffres il faut ajouter  les assurances vie qui ne sont pas considérées  comme des produits  retraite ( selon cette étude, 25 % des ménages déclarent détenir des produits d’assurance-vie « pour préparer la retraite »)

    Aujourd’hui, la capitalisation reste un complément de retraite  mais demain ?

    Selon un chercheur à l’IDHE-Nanterre : « On est dans une époque où les mérites du système par répartition ne sont pas évoqués. On peut s’interroger sur le comportement patronal qui veut bien mettre de l’argent dans le PERCO mais pas dans l’AGIRC-ARCCO. C’est d’autant plus étonnant que la crise financière a montré la fragilité de la capitalisation. Et l’on sait aussi que la capitalisation mène à une inégalité devant la retraite, notamment entre salariés des grandes entreprises bien équipées en produits retraites et ceux des PME-TPE ».

    Le régime par répartition se meurt vive le régime par capitalisation !

    La solidarité  entre les générations se meurt vive  l'individualisme !

    Le véritable changement de notre système de retraite et  au delà de notre paysage social est bien là.

     

    voici le modèle britannique

     


    Retraites - le modèle britannique
    envoyé par RollingPat. - L'actualité du moment en vidéo.

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