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  • Nous marchons sur la tête !

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    La multiplication des cas d'immolations en France, en Grèce ou au Tibet montre que le recours à ce geste d'une extrême violence dépasse les cultures et les religions. Même si les significations peuvent diverger.

     «La particularité fondamentale de l'immolation est de porter sa propre mort sur la scène publique, d'exposer au monde son désespoir, explique au Figaro Smaïn Laacher, sociologue au Centre d'études des mouvements sociaux du CNRS

     Un Tibétain en exil à New Delhi en Inde s'immole le 26 mars 2012 lors d'une manifestation. Crédits photo : STRDEL/AFP8cb9fcd4-e22c-11e1-bd4a-64cda5a82e72-493x328.jpg

    Le 8 août,   dans les locaux de la CAF de Mantes-la-Jolie ,un homme de 51 ans s'est aspergé de liquide inflammable avant d'y mettre le feu lors d'un entretien avec un conseiller.

    Nous apprenons aujourd'hui , que cet homme , souffrant de sérieuses brûlures,  a succombé à ses blessures , dimanche à l'hôpital Saint-Louis, à Paris.

    Un fait divers qui   soulève la question de la détresse psychologique des précaires et des demandeurs d'emploi en fin de droit.

    Un fait divers , comme l'indique très justement Alain Marcu, de l'association AC! (Agir contre le chômage et la précarité) qui reste " un drame emblématique d'une réalité sociale occultée, de la désespérance et du parcours du combattant de personnes invisibles, isolées, inorganisées, qui ont honte, et dont la situation matérielle ne peut faire qu'empirer"

     Un fait divers  qui démontre , comme le  souligne  Virginie Gorson-Tanguy, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP). "que le chômage est une souffrance."

    Un fait divers  qui prouve  selon Philippe Sabater, représentant du syndicat majoritaire chez Pôle emploi, le SNU-FSU,"  qu'une erreur administrative peut être vitale" et que "Les réponses stéréotypées, la déshumanisation du service public, engendrent une désespérance des usagers et des salariés alors que la situation est en train d'exploser".

     En surfant sur le net  je viens  d'apprendre que :

    • Six salariés  de la CAF , traumatisés, sont encore en arrêt de travail
    • Les rendez-vous liés à l'instruction de dossiers du RSA ont été temporairement reportés pour alléger le travail du personnel de la CAF.
    • En matière de sécurité, un vigile supplémentaire est présent à l'entrée du personnel et des policiers effectuent des rondes à l'extérieur.

    Bref tout un branle- bas de combat qui va retarder le traitement des dossiers  et mettre en situation de détresse un certain nombre d'allocataires ! 

    Force est de constater  que les  pauvres en détresse n'intéressent personne ..... si ce n'est pour   permettre aux uns et aux autres de s'en servir pour justifier , notamment,  des revendications d'amélioration des conditions de travail .

    Si ces revendications sont légitimes, elles ne doivent pas pour autant occulter un drame qui pourrait arriver à chacun d'entre nous !  

     pour aller plus loin

     

  • Pourquoi pas un spray anti suicide pour les pauvres, les précaires et les chômeurs qui se suicident ?

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    Trois petits tours et puis s'en vont !

    Le silence est retombé sur ce fait divers qui est en partie le reflet « de la situation de crise avec les menaces sur l’emploi, la pauvreté, le sur endettement et un nombre croissant de personnes ayant du mal à faire face aux réalités de la vie ».

    Pour le Pr Debout, chef du service de médecine, la vague de suicides observée sur les voies de chemin de fer pendant le week-end de Pentecôte en France reflète la dureté de la crise économique et traduit « quelque chose de l’ordre d’une protestation, pas forcément consciente, une sorte de prise à témoin de la société ».

     « J’ai annoncé que la crise aurait provoqué 750 morts de plus par suicide par an… mais c’est une estimation depuis le début de la crise en 2008 qu’on ne peut vérifier faute d’un outil véritable de compréhension du suicide » explique le médecin légiste, qui milite depuis 1993 pour la mise en place d’un « observatoire du suicide ».

    L'immolation par le feu d'un allocataire du RSA,   soulève  la question de la détresse psychologique des précaires et des demandeurs d'emploi en fin de droits.suicide,pauvreté,caf,chômage

    Le 8 août, en  entretien avec un conseiller de la Caisse d'allocations familiales (Caf) de Mantes-la-Jolie (Yvelines), un chômeur de 51 ans s'est aspergé de liquide inflammable avant d'y mettre le feu.

    Décédé depuis , cet homme, dont le RSA avait été suspendu et à qui l'on réclamait pour la quatrième fois des pièces justificatives, vivait dans une caravane après une séparation. 

     Ce n'est pas un cas isolé. ( un homme endetté s'est suicidé d'une balle dans la tête devant un centre des  impôts de la région Parisienne)

    Que doit on comprendre  au-delà du simple fait divers ? 

    Nous pouvons lire dans actu chômage ( article recommandé) :

    Vers 10 heures du matin, un homme s’est présenté spontanément au guichet de la Caisse d’allocations familiales de Mantes-la-Jolie. Selon Sébastien Rochat d’Arrêt sur images, le  RSA de cette personne était suspendu depuis le mois de mai car elle n’avait pas fourni les justificatifs de ressources demandés : sa date de cessation d’activité et les fiches de paie correspondant à son activité des mois précédents. 

    Reçu dans un box, il est resté calme face aux explications de la conseillère, a sorti une bouteille d’eau contenant du white spirit dont il s’est aspergé puis un briquet avant de se métamorphoser en torche vive. Le personnel et des «usagers» sont intervenus pour éteindre les flammes. Il a ensuite été transporté au service des grands brûlés de l’Hôpital Saint-Louis.  

    • Un  allocataire lambda  

    Selon  Philippe Castanet, directeur de cabinet du sous-préfet de Mantes,   cet homme qui était agé de 51 ans , infirmier au chômage, inscrit au RSA depuis juin 2010,  alternait quelques missions d’intérim en tant qu’infirmier ou brancardier avec des périodes d’inactivité. Séparé de sa femme, père de deux enfants, il était domicilié chez sa sœur à Mantes-la-Ville, mais vivait depuis plusieurs mois dans une caravane sur un camping de Moisson, une commune voisine de Mantes-la-Jolie. 

     L’homme était peu connu des services sociaux auprès desquels il ne s’était manifesté qu’en mai dernier pour son RSA, et pas davantage de la CAF de Mantes-la-Jolie où il n’avait pas été reçu depuis 18 mois. Un homme discret, isolé, en grande précarité, qui s’efforçait de survivre à coup de missions d’intérim et à qui la CAF venait de suspendre le RSA. 

    Selon la préfecture des Yvelines "Ce rendez-vous était un échange très classique et très paisible, rien ne laissait supposer qu'on pouvait en arriver là" qui a estimé que cet "allocataire lambda" devait connaître "de multiples difficultés personnelles inconnues".

    Le 8 août, le cabinet de Marisol Touraine, a fait un communiqué dans lequel la ministre des Affaires sociales exprimait «sa profonde émotion face à cet acte désespéré d'une personne que les difficultés de la vie ont manifestement conduit à un geste tragique».

    • Un allocataire , que «des difficultés personnelles inconnues» ont poussé à commettre «ce geste désespéré».

    Pour le directeur de cabinet du sous-préfet de Mantes, il est  inconcevable que les seules difficultés administratives et financières de cet allocataire soient à l’origine de l’immolation, un «acte de colère grave. Il devait y avoir quelque chose derrière».

    Selon le directeur  de cabinet  «c’est un cas courant, les gens à qui on suspend leur allocation puis auxquels on reprend le versement, dès lors qu’ils ont fourni les pièces demandées. Il y a des milliers de gens à qui ça arrive». 

    • Une  communication officielle  qui nie la souffrance des précaires perdus dans le dédale des procédures de plus en plus lourdes 

    Une communication  officielle  imprécise, voire contradictoire, impossibilité de joindre le directeur de cabinet de Marie-Arlette Carlotti, le Vice-Président du Conseil général des Yvelines chargé de l’exclusion ou la Directrice de la CAF des Yvelines ou Martin Hirsh, créateur du RSA… 

     Une communication officielle  qui  minimise  cet acte  en l'interprétant comme un cas isolé qui cache certainement d'autres difficultés personnelles.

     Une communication officielle  qui refuse  d'admettre les  procédures déshumanisées  mises en place  par des services  qui devraient  créer  du lien social . 

     Une communication officielle  qui refuse  d'admettre les  difficultés de communication entre agents et usagers.

     Virginie Gorson-Tanguy, chargée de la communication de l' association de chômeurs, se dit révoltée par l’asymétrie en matière de communication : «Il y a d’un côté les pauvres salariés en souffrance de la CAF auprès de qui on intervient et de l’autre un type un peu taré. Les allocataires qui étaient à la CAF ce jour-là, ils n’ont pas été traumatisés, eux ? On parle beaucoup de la souffrance au travail, mais pas de celle des chômeurs. Il existe une médecine du travail pour les salariés, mais rien pour ceux qui sont sans emploi».

    Pour Virginie Gorson-Tanguy, le dispositif-même du RSA entraîne  une gestion administrative lourde et kafkaïenne. «Le RSA a été introduit alors qu’on renforçait cette notion très contestable et culpabilisante des droits et devoirs. Quant au RSA activité, c’est une véritable usine à gaz. Tu déclares un boulot, on te réclame une pièce, tu la renvoies trois fois, ta situation change entretemps et tu n’as plus de travail, ce qui entraîne un décalage dans le temps dans le versement des prestations, puisqu’ils ont pris en compte ta situation du trimestre précédent. A vivre en tant qu’allocataire, c’est l’horreur». 

    Il est plus simple administrativement, souligne la jeune femme, de percevoir le RSA-socle qui a remplacé l’ancien RMI (475 € pour une personne seule sans allocations logement, 418 € avec). Un paradoxe puisque le RSA activité, qui complète les revenus liés à un travail, est censé faciliter le retour à l’emploi alors que le RMI était critiqué sur ce point. Seuls les associations de chômeurs avaient dénoncé en 2008, lors de la mise en place du RSA, un «dispositif ingérable, mélange des genres entre chômage et activité, entre CAF et Pôle Emploi, qui est tout sauf un progrès», pour reprendre le mot de Robert Crémieux, ex-Président du MNCP. L’une des conséquences de cette complexité administrative, c’est le non-recours au RSA : plus du tiers des bénéficiaires potentiels ne le demanderaient pas, soit une économie de 5,2 milliards d’euros pour les pouvoirs publics.


      Pour les syndicats, la complexité à gérer le RSA est renforcée par la réduction des effectifs aggravée par le gouvernement précédent. La situation de la CAF des Yvelines, dont l’ensemble des sites sont fermés tous les après-midi depuis deux ans afin de permettre un «rattrapage» dans le traitement des dossiers, en témoigne. 

     
     Comme l'indique très justement  Alain Marcu, de l'association AC! (Agir contre le chômage et la précarité) ce fait divers reste " un drame emblématique d'une réalité sociale occultée, de la désespérance et du parcours du combattant de personnes invisibles, isolées, inorganisées, qui ont honte, et dont la situation matérielle ne peut faire qu'empirer"

    Ce militant raconte avoir croisé "beaucoup de gens venus demander assistance avant de disparaître" et évoque le cas d'un de ses collègues militants, qui a choisi de se pendre.

    "Mais la désespérance est des deux côtés du comptoir" des administrations où échouent ces naufragés de la crise, que ce soit la Caf ou Pôle emploi, insiste-t-il: "la rationalisation des services publics est vécue comme une brimade supplémentaire".

    "Avec cette immolation, on est au coeur du problème: il faut considérer que le chômage est une souffrance, et qu'une erreur administrative peut être vitale", souligne Virginie Gorson-Tanguy, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).

    "Les réponses stéréotypées, la déshumanisation du service public, engendrent une désespérance des usagers et des salariés alors que la situation est en train d'exploser", abonde Philippe Sabater, représentant du syndicat majoritaire chez Pôle emploi, le SNU-FSU.

    "Si on est dans une relation mécanique, il peut arriver le pire", raconte cet ex-conseiller, qui a vu des demandeurs d'emploi "effondrés, dans une situation de deuil" et souligne que ses collègues ne sont pas tous armés pour réagir, même si Pôle emploi leur propose de courtes formations.

    "Heureusement, il y a des contournements des obligations administratives, les demandes de pièces àoriginal.jpg répétition notamment. Sinon, le système aurait déjà implosé depuis longtemps", ajoute-t-il.

      Aucun media  n'a cité le nom de cet homme , ni retracé son parcours personnel... juste  un désespéré... presque un cas isolé , une anomalie voir  une incongruité  en des temps de congés et de jeux olympiques .

    Le peuple a faim donnons lui de la brioche... ou un spray anti suicide : la dernière "trouvaille" des chercheurs américains.

     

  • Vous pouvez acheter vos lettres de délation...........(Pauvre France)

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     Je dois me pincer pour vérifier si je ne dors pas !

    Un véritable cauchemar.... et pour moi un réel dégoût.

    Frauder c'est voler .... un slogan  martelé par  l'ancienne majorité qui a créé une obsession de la fraude.

    Cette obsession de la fraude , associée à un discours politique xénophobe, a piétiné  les valeurs de la République car  nos institutions de la protection sociale dont les valeurs sont la solidarité, l’équité, le respect de l’assuré ou de l'ayant droit , s'appuient sur les délations  pour faire des contrôles .

    Pour faciliter la délation, qui dans notre beau pays devient un devoir de citoyen , certains sites n'hésitent pas à vendre des modèles de lettres de délation...

    Oui, mes chers lecteurs vous avez bien lu..... Si vous souhaitez dénoncer un vilain fraudeur il vous en coûtera 4 €  

    Voici un modéle de lettre de dénonciation à la CAF

    Ce site propose également des modéles de lettres de délation pour la CPAM, les impôts etc.....le_corbeau02.jpg

    Voici le billet d'un médecin qui s'insurge contre ces méthodes 

    Je vous livre un extrait de ce billet : (je vous invite à visiter le blog de ce médecin)
     ..Il n’est pas habituel que j’écrive deux billets d’humeur dans le même mois. Mais cette fois ci, mon humeur est véritablement mauvaise. Voilà de quoi il s’agit.

    L’autre matin, un inspecteur de la CPAM du 93 vient me voir pour m’interroger sur la réalité et la justification d’un arrêt maladie que j’avais fait à une jeune femme en septembre dernier. Il faut préciser que cet inspecteur, fort aimable au demeurant, travaille au service des fraudes.

    Je lui explique que je suis bien l’auteur de cet arrêt et que la raison en est simple : dépression réactionnelle suite au décès de la grand-mère de cette jeune femme qui chérissait cette aïeule. Le parcours de l’intéressée est suffisamment chaotique pour que je sache quel rôle bénéfique fut joué par sa grand-mère et que, par conséquent, je puisse apprécier à quel point ce deuil la faisait souffrir. De toute façon, je lui rappelle que je n’ai pas à me justifier vis-à-vis de lui et que si cela est nécessaire, il y a un service médical compétent, ce dont il convient aisément. A moi donc de lui demander pourquoi cette intrusion de son service dans cette relation médecin malade ? La réponse me sidère.

    Une lettre anonyme est parvenue à ce service des fraudes, dénonçant un arrêt maladie injustifié, arrêt pendant lequel cette personne aurait séjourné en Algérie, pays d’origine de la grand-mère, où elle fut inhumée.
    Je me permets de lui expliquer que cette famille se déchire depuis le décès de la grand-mère pour une question d’héritage, allant de l’invective à la violence physique : un des petits enfants a même séjourné en réanimation, suite à une agression physique. La justice est saisie. Cette lettre anonyme de dénonciation s’inscrit dans cette violence.

    Je lui fais remarquer que la situation est suffisamment grave pour que la CPAM ne vienne pas aggraver le conflit. Quand on est « chasseur de fraudeur », il faut également se montrer précautionneux et ne pas pousser à la violence. Et comme il a déjà rendu visite à la « coupable », pour demander des comptes, il peut être maintenant certain qu’il va aggraver les choses et donc qu’il se comporte de manière irresponsable.

    Et c’est tout simplement, tout naturellement, qu’il m’explique que c’est comme cela que le service des fraudes fonctionne. Que c’est plus facile d’agir quand on reçoit une lettre anonyme, que l’important est de coincer le fraudeur et que la fin justifie les moyens.

    Alors, je me mets en colère. Ainsi donc, le service des fraudes cautionne la délation, cette manière d’agir ne leur pose pas de problème éthique. Je lui explique ce que peut être la délation dans un pays démocratique, que c’est un venin social parmi les pires, qu’elle contribue à générer la violence sociale. Je lui explique, furibond, que mon travail de médecin généraliste, dans cette cité de banlieue où j’exerce, consiste aussi à lutter contre cette violence sociale, que le respect de l’autre est un des fondamentaux du vivre ensemble, que la jalousie, la discrimination, le racisme passent aussi par la délation.

    Quand une institution de la protection sociale dont les valeurs sont la solidarité, l’équité, le respect de l’assuré, bafoue ces fondamentaux démocratiques, alors l’institution devient elle même une violence et une honte. Il m’écoute, stupéfait : il n’avait jamais pensé à cela et encore moins évoqué cette question au sein de son service.

    Voilà où nous en sommes rendus ! L’obsession de la fraude, associée à un discours politique xénophobe, piétine de plus en plus les valeurs de la République. Pauvre France."

    Pour aller plus loin

    billet "Lorsque les médecins deviennent les secrétaires de la sécurité sociale .....les malades sont en danger"

     

     

     

    Un film  , une oeuvre magistrale  le corbeau  

  • La misère ordinaire

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    florence_aubenas.jpgDans un reportage  publié dans Le Monde du 19 avril 2012, Florence Aubenas propose un tour dans les CAF où les files d'attente s'allongent devant les guichets, où l'on "parle peu de la présidentielle et beaucoup d'une France en panne".

    Une ballade qui passe par la CAF de Guéret la plus petite de France avec ses 17 000 allocataires (un tiers d'entre eux vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté), se poursuit par celle de Grenoble, grosse agence urbaine (850 salariés), puis Saint-Denis, et ses quatre heures d'attente pour atteindre l'accueil, alors que le nouveau cahier des charges impose que l'attente n'excède pas vingt minutes...

    Un bien triste tableau de la France où l'on voit la misère ordinaire qu'elle soit de Seine-Saint-Denis ou de la Creuse. 

     "Aujourd'hui, certaines caisses doivent fermer ponctuellement pour écluser les retards (à l'exemple de la CAF du Var).

    Partout, les services de travailleurs sociaux se réduisent. Ici, une photocopieuse s'arrête, parce que le contrat d'entretien n'a pas été payé. Des rumeurs de restructuration circulent, des fonctions valsent. Un peu comme à La Poste ou à ERDF, les arrêts maladie et les dépressions augmentent, surtout dans les grands centres. (...) Une enquête interne menée en 2011 sur l'ensemble de la Sécurité sociale relève que 5 % des salariés ont pu avoir des pensées mortifères ou suicidaires", écrit la journaliste. Mais "en ces temps d'élections, reconnaître un manque de moyens reviendrait de fait à s'engager dans la campagne". Jean-Louis Deroussen, le président de la CNAF, "s'est fait silencieux et prudent, mettant en avant de réelles réussites, comme la décentralisation de la plate-forme téléphonique de Paris à Guéret

    source annuaire sécu

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