lundi, 30 août 2010
Les catholiques sont favorables dans leur majorité à la reconduite des roms aux frontières
Alors que l'Eglise a pris position sur la politique gouvernementale envers les Roms voici les résultats d'un sondage CSA effectué pour le Journal La Croix
ce sondage est accompagné d'une analyse intéressante que je vous poste in extenso
Selon un sondage CSA pour « La Croix », un peu plus d’un Français sur deux estime que l’Église est sortie de son rôle en prenant position sur la politique gouvernementale concernant les Roms
Les Français se montrent plutôt réservés concernant les prises de position de l’Église sur la politique gouvernementale en matière de sécurité, et plus précisément vis-à-vis des Roms : ainsi 53 % d’entre eux estiment que l’Église « n’était pas dans son rôle » en intervenant dans le débat sur la reconduite des Roms dans leur pays d’origine.
Quant aux catholiques pratiquants, s’ils se montrent majoritairement (55 %) favorables à ces reconduites, ils estiment toutefois légitime (à 56 %) la prise de parole des responsables religieux sur le sujet. Tels sont les deux principaux enseignements d’un sondage de l’institut CSA réalisé par téléphone les 24 et 25 août sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus.
« Un climat malsain dans notre société »
Au cours des derniers jours, le pape et un certain nombre de responsables de l’Église catholique en France ont exprimé des critiques implicites ou explicites sur le démantèlement, cet été, de camps de Roms et leur reconduite en Roumanie. « L’Église est dans son rôle lorsqu’elle attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’accueillir et de protéger des gens qui sont souvent en situation précaire », affirmait Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont et vice-président de la Conférence des évêques de France.
Jeudi 26 août sur Europe 1, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence, a critiqué la « surenchère verbale » à propos de la politique du gouvernement contre l’insécurité. « Je trouve qu’il s’est développé un climat malsain dans notre société dans une espèce de surenchère verbale entre différentes positions et une sorte de concours à celui qui paraîtra le plus sécuritaire et à celui qui paraîtra le plus moral », a-t-il déclaré, en ajoutant que « dans une société civilisée et paisible, cette opposition doit se gérer d’une façon sereine et autrement que par des effets de manche ».
Selon le sondage CSA, un peu plus de la moitié des Français considère donc que l’Église n’aurait pas dû intervenir sur cette question sensible alors qu’ils sont 40 % à estimer qu’elle était au contraire légitime à s’exprimer sur le sujet. Parmi les Français se disant catholiques, 54 % estiment que l’Église est sortie de son rôle. Au final, seuls les catholiques pratiquants approuvent (56 %) son intervention.
Les catholiques pratiquants plus favorables aux reconduites
« Cette grande réserve des Français s’explique pour une part par leur rapport à la laïcité et la séparation de l’Église et de l’État », indique Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique-opinion de CSA. Il semble évident aussi qu’une partie des personnes interrogées jugent la position de l’Église en fonction de leur propre opinion sur la politique du gouvernement à l’égard des Roms.
On constate ainsi que 55 % des sympathisants de gauche, plutôt hostiles aux expulsions de Roms, approuvent l’intervention des responsables catholiques. « À l’inverse, les sympathisants de droite, en général plutôt proches de l’Église, estiment cette fois-ci qu’elle n’était pas dans son rôle à 63 % », souligne Jean-Daniel Lévy.
Paradoxalement, les catholiques pratiquants se montrent pourtant plus favorables aux reconduites de Roms dans leurs pays (55 %) que l’ensemble des Français (48 %). « Il y a dans ce résultat un effet lié à l’âge, explique Jean-Daniel Lévy. Les personnes âgées, qui ont tendance à avoir une pratique religieuse plus importante, sont aussi celles qui se montrent les plus en phase avec la politique du gouvernement sur les Roms », observe-t-il.
Pierre BIENVAULT
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samedi, 28 août 2010
Honte Honte Honte à nous
Nous pouvons pleurer sur nos blogs ! que dieu nous préserve de la xénophobie !
voici le sondage récent publié par le Figaro
Intox ou réalité ?
Mon coeur espère intox
Pour avoir surfé sur de nombreux forum ma raison me dit réalité !
Selon une étude réalisée auprès d’un échantillon de 1034 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (les interviews ont été réalisées du 24 au 26 août 2010 )
Plus de 65 % des Français sont pour le démantèlement des camps des Roms et pour leur expulsion
49% des Français font confiance à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen pour la Sécurité
21:15 | Commentaires (22) | Envoyer cette note | BURQA/IMMIGRATION | Lien permanent | Tags : roms, gens du voyage, expulsion, figaro, sondage, hortefeux, besson, camps, destruction |
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mardi, 17 août 2010
Que les xénophobes " indécrottables" évitent de lire ce billet !

Alors que Brice Hortefeux agite le démantèlement des camps de Roms comme un trophée , voici un billet qui apporte des précisions sur les Roms , rédigé à l'attention de tous ceux qui sont encore pétris de préjugés et parlent ou écrivent sans savoir.
Les xénophobes étant "indécrottables" qu'ils ne lisent pas ce billet !
Cinquante-et-un campements illégaux de Roms ou de gens du voyage ont été démantelés depuis que Nicolas Sarkozy en a donné l'ordre il y a trois semaines, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a abondé dans le même sens sur RTL et a notamment réfuté le terme de "rafles", utilisé par le député UMP Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, pour dénoncer les expulsions de Roms
A l'instar d'Eric Besson, Brice Hortefeux a expliqué que les Roms renvoyés dans leur pays le seraient par des vols commerciaux et non des vols spéciaux.
"Ce sont des compagnies privées qui partiront d'aéroports publics", a-t-il déclaré
Trois vols partiront dans les jours qui viennent, les 19 et 26 août et un dernier en septembre.( source Express)
L'image médiatique des Roms est assez misérabiliste : l’opinion est persuadée que les Roms restent presque tous en marge de la société, vivant d'expédients , sont tous des délinquants ...
"voleurs, sales , indisciplinés" c'est l'image que la plupart d'entre nous ont des gens du voyage ...
Nous aimons leur musique mais qu'ils habitent ailleurs !
La réalité est bien différente !
Tourné en 2009, alors que les gens du voyage n’étaient pas sous les feux d’une actualité aux relents nauséabonds – à tel point que l’ONU a critiqué la politique de répression mise en place par l’UMP – le documentaire “Qui a peur des gitans” nous invite à faire le voyage avec cette communauté trop souvent réduite à des clichés.
Durant une heure , l’équipe de la Télé Libre, emmenée par John-Paul Lepers, prend le temps de nous faire découvrir ces “éternels étrangers de l’intérieur”, jusque dans leurs contradiction : leur mode de vie, la réglementation à laquelle ils sont soumis, le rejet dont ils sont l’objet.
DOC: QUI A PEUR DES GITANS ?
envoyé par latelelibre. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Pour ceux qui parlent et écrivent sans savoir voici quelques notions sur les Roms qui devraient être connues de tous !
- Les Roms : des populations venues du Nord de l'Inde
Roms est un endonyme signifiant « êtres humains » adopté par l'Union Romani Internationale (IRU) et les Nations unies pour désigner un ensemble de populations, ayant en commun une origine indienne connues sous de nombreux exonymes dont les plus utilisés en français sont Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis, ou parfois gens du voyage (bien que cette dernière dénomination ne soit pas réservée aux Roms).
Ces groupes pourraient avoir quitté le Nord de l'Inde autour de l'an 1000 pour aller vers le plateau iranien et l'Asie centrale, à travers ce qui est maintenant l'Afghanistan, l'Iran, l'Arménie, le Caucase, le sud de l'ex-URSS et la Turquie.
Ils parvinrent en Europe, en Anatolie et aux portes de l'Égypte.
En 1425 ils traversent les Pyrénées et pénètrent en Espagne.
On ignore si des Roms n'ont jamais transité par l'Afrique du Nord, comme certains le pensent. Les preuves manquent.
Les tsiganologues (école de l'INALCO) divisent actuellement l'ensemble des Roms, qu'ils appellent Tsiganes, en trois groupes correspondant à trois grands ensembles historiquement différenciés en Europe : les Roms stricto sensu d'Europe de l'Est, du Proche-Orient, les Sintis ou Manouches de France, d'Italie, du Benelux et d'Allemagne, et les Gitans du midi de la France, d'Espagne et du Portugal.
Des estimations laissent à penser qu'il y a approximativement 12 millions de Roms en Europe. Les plus grandes concentrations de Roms se trouvent dans les Balkans, en Europe centrale et de l'Est.
Il y aurait actuellement en France entre 350 000 à 500 000 Roms, dont la quasi totalité est de nationalité française.
- Les Roms : des populations discriminées persécutées sous des formes diverses
Du fait de leur culture de vie nomade il y a toujours eu une grande méfiance envers les Roms.Ils furent et sont toujours l'objet de constantes persécutions, sous des formes plus ou moins visibles.
A partir du XVe siècle les villes leur ferment les portes. Des conflits éclatent dans les villages. Leur attitude marginale inquiète, et on les accuse de nombreux maux : maraude, vol de poules, de chevaux, et même d’enfants.
Ils deviennent indésirables et tombent, dès la fin du XVe siècle, sous le coup de décrets qui vont de l’expulsion pure et simple à l’exigence de sédentarisation : ce ne sont pas les Tsiganes qui sont visés, mais les nomades. Les récalcitrants sont emprisonnés, mutilés, envoyés aux galères ou dans les colonies, et même exécutés.
En France, dès 1666, Louis XIV décrète que tous les Bohémiens de sexe masculin doivent être arrêtés et envoyés aux galères sans procès. Par la suite, lors de l'ordonnance du 11 juillet 1682, il confirme et ordonne que tous les Bohémiens males soient dans toutes les provinces du Royaume où ils vivent, condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées, et leurs enfants enfermés dans des hospices. Une peine était en outre portée contre les nobles qui donnaient dans leurs châteaux un asile aux bohémiens; leurs fiefs étaient frappés de confiscation .
La persécution des Roms atteint son apogée pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'Allemagne nazie extermine un grand nombre de Roms. Comme les Juifs, les Roms sont condamnés à la destruction, sont forcés à travailler, sont emprisonnés dans des camps de concentration, ou simplement sont tués à vue. On pense que 220 000 Roms furent assassinés.
En France les décrets d’avril 1940 les obligent à se fixer dans une commune, et on parle de « camps de concentration » en toutes lettres dans les circulaires destinées aux préfets
Les autorités allemandes se contentent de confirmer les décrets d’avril et sont même moins sévères que les autorités françaises ; selon Denis Peschanski, 3 000 Tsiganes ont été internés entre 1940 et 1946. Il n’y aura que peu de déportations vers l’Allemagne. Les derniers internés au camp de Jargeau ne le quitteront qu’en décembre 1945.
Les Tsiganes ont participé à la résistance armée en France, en Yougoslavie, en Roumanie, en Pologne et en URSS.
En 1988, la France accepte de se souvenir de la politique conduite par le gouvernement de Vichy à l’égard des nomades entre 1939 et 1945, et dresse une stèle commémorative sur l’un des sites d’internement.
- les Roms : toujours fichés !
Le « carnet anthropométrique – “biométrique” ! – d’identité pour nomades » a été créé par la loi du 16 juillet 1912. Obligatoire à partir de 13 ans, il comportait deux photos, les empreintes digitales des dix doigts, la longueur de l’oreille droite, la couleur des yeux, la forme du nez, etc. Tous les déplacements devaient y être déclarés
Il a fallu attendre la loi 69-3 du 3 janvier 1969 pour que ce système discriminatoire soit abrogé. Mais les nomades, devenus « gens du voyage », ont continué à être soumis à un statut particulier : le carnet anthropométrique a été remplacé par « un titre de circulation ».
- Les Roms : indésirables dans de nombreuses communes / la loi Besson reste largement inappliquée !
La loi Besson de 2000 (Louis Besson Ministre du logement Jospin ) offre un véritable cadre juridique volontariste pour l’accueil des gens du voyage et mobilise des moyens financiers pour aider les communes à réaliser des aires de stationnement, tant en investissement qu’en fonctionnement. Elle concerne les communes de plus de 5000 habitants.
Dans tous les départements, le préfet et le président du Conseil général devaient élaborer, pour le le 6 janvier 2002, après une évaluation sérieuse des besoins et des réalités, un schéma départemental d’accueil des gens du voyage.
Celui-ci devait traiter l’ensemble des questions posées, particulièrement la scolarisation et l’insertion sociale et économique des Roms.
Toutes les communes inscrites à ce schéma devaient avoir réalisé leurs aires pour janvier 2004, faute de quoi le Préfet pouvait se substituer à la collectivité défaillante.
10 ans après le vote de la loi seules 20% des communes l'appliquent !
Les obligations incombant aux communes sont dans l’ensemble mal respectées, alors que les procédures d’évacuation des gens du voyage ont été rendues plus expéditives.
En Février 2003 : le gouvernement fait voter de nouvelles sanctions contre les stationnements irréguliers.
La loi sur la sécurité intérieure (dite loi Sarkozy) réprime les « campements sauvages » de nomades (six mois de prison, 3 750 euros d’amende, confiscation des véhicules à l’exception de ceux « destinés à l’habitation », retrait du permis de conduire).
Ces sanctions s’appliquent aux familles qui se sont installées sur un terrain appartenant à une commune respectant la loi Besson de juillet 2000 ; les municipalités qui n’ont pas, comme ce texte les y oblige, construit ou financé d’aires d’accueil pour gens du voyage, ne peuvent pas réclamer l’application de la loi Sarkozy.
En revanche, quand l’intrusion se produit sur un terrain « appartenant (...) à tout autre propriétaire » qu’une commune, les sanctions jouent.
En Août 2004 : Le gouvernement Raffarin accorde aux communes un nouveau délai de deux ans pour répondre à leurs obligations d’accueil des gens du voyage, via un amendement à la loi sur les libertés locales.
Les autorités locales demeurent réticentes à mettre en en oeuvre la loi Besson, ce qui conduit à une carence de places disponibles.
Il arrive parfois que les aires soient réalisées en dehors des zones d’activités urbaines ou à proximité d’installations engendrant des nuisances importantes (transformateur électrique, route extrêmement passante, etc) rendant leur utilisation difficile voire dangereuse notamment pour les familles avec de jeunes enfants ....
Afin de satisfaire les besoins de stationnement des Gens du voyage itinérants, une famille ne peut rester au-delà d’une durée déterminée sur une aire d’accueil. Durant la période hivernale, la durée de séjour maximale est généralement de cinq ou six mois. Durant la période estivale, la durée autorisée est souvent réduite à un mois, renouvelable ou non selon les aires d’accueil. La durée maximale de séjour est fixée par le règlement intérieur des différentes aires.
Cette obligation de rotation crée de nombreux problèmes notamment les Roms sont contraints, faute d’alternatives, à vivre en stationnement irrégulier.
- La France pointée du doigt !
Ces carences ont fait l’objet d’une condamnation de la France par le Comité européen des droits sociaux en février 2008. Le Comité estime que l‘application insuffisante de la législation relative aux aires d’accueil pour les Gens du voyage constitue une violation du droit au logement à un coût accessible et une discrimination.
Le Commissaire Thomas Hammarberg s’est rendu en France au mois de mai 2008.
Au cours de cette visite, le Commissaire a rencontré les Ministres de la Justice, de l’Immigration, du logement et de la Ville, la plupart des institutions nationales chargées de la protection des droits de l’homme et des représentants de la société civile. Il a ainsi pu évoquer certaines questions de droits de l’homme et notamment la protection des Roms et Gens du voyage. Il a également visité des terrains roms et aires d’accueil des Gens du voyage dans la périphérie de Strasbourg.
"On constate que les Gens du voyage, de nationalité française, sont soumis à un droit dérogatoire qui ne s’applique pas aux autres citoyens français. En vertu de la loi du 3 janvier 1969, les personnes de plus de 16 ans qui n’ont pas de domicile fixe doivent être en possession soit d’un carnet de circulation, si elles n’ont pas de ressources régulières, soit d’un livret de circulation, si elles ont une activité professionnelle. Ce carnet de circulation doit être visé par une autorité administrative tous les trois mois. Pour le livret de circulation, cette opération doit être effectuée tous les ans. Si cette formalité n’est pas remplie dans les délais, le voyageur est soumis à de lourdes amendes, de 750 euros par jour de retard. La non possession de ce document est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement.
A côté de la communauté des Gens du voyage, une communauté Rom principalement originaire de Roumanie, Bulgarie, Hongrie et des Balkans s’est récemment installée en France. Leur situation est diverse. Ces personnes peuvent posséder ou non un titre de séjour, être demandeurs d’asile ou encore « sans-papiers ». Ces populations, estimées à une dizaine de milliers, vivent en France dans une situation d’extrême précarité. Les camps de Roms sont souvent comparables à des bidonvilles.
Les populations roms en France vivent pour la plupart dans des bidonvilles insalubres, souvent sans accès à l’eau ni à l’électricité. Les ordures ne sont ramassées que sporadiquement. Les conditions d’hygiène sont souvent déplorables. Certains camps ne disposent même pas de sanitaires.
Selon une enquête réalisée par Médecins du Monde, environ 53 % des Roms vivent dans des caravanes, qui ne peuvent souvent pas rouler, 21 % dans des squats aménagés et 20 % dans des cabanes. Dans son rapport de 2006, le Commissaire s’était déjà alarmé de ces conditions. Il apparaît que la situation générale ne se soit pas améliorée. Dès lors, il doit donc être mis un terme à ces conditions de vie désastreuses.
La question des expulsions est également particulièrement problématique et plonge les familles dans un climat de crainte. De manière générale, les relations entre ces populations et la police ne sont pas toujours satisfaisantes. En outre, conformément à la loi sur la sécurité intérieure de mars 2003, les forces de l’ordre sont autorisées à intervenir dans les 48 heures, sans jugement préalable du tribunal administratif, ni accord express du propriétaire du terrain, quand « l’atteinte au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique » l’exige .
Ces expulsions sont souvent caractérisées par le recours à des méthodes brutales, au gaz lacrymogène et à la destruction de biens personnels. Suite à certaines expulsions, la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) a conclu à des actes de violences injustifiés et disproportionnés . Les expulsions ne font généralement l’objet d’aucune négociation préalable et les Roms ne sont pas avertis. Le Commissaire exprime sa désapprobation face à de telles pratiques."
lire les articles suivants :
- La Ligue des droits de l’Homme dénonce « la stigmatisation raciste des populations Roms et Gens du voyage par des amalgames inacceptables » opérée par le président de la République après les violences et les « inexcusables dégradations » commises à la suite du « dramatique fait divers » de Saint-Aignan. L’association réaffirme « la nécessaire primauté de la justice »
Comme beaucoup de minorités, les Roms servent régulièrement de boucs émissaires aux pouvoirs en place, et déclenchent des bouffées de xénophobie lors d'incidents liés à la délinquance
Ainsi, en Italie, en mai 2008 des camps Roms ont été brûlés près de Naples.
Aujourd'hui ce sont les autorités françaises qui partent en guerre contre les Roms notamment les Roms étrangers en décidant une expulsion en masse de Roms vers la Roumanie
les Roms aiment aussi leurs enfants !
Honte à notre indifférence

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vendredi, 15 janvier 2010
Triste spectacle
Tout cela fait un peu désordre !
Bientôt nous n'aurons plus besoin d'aller au cinéma car nos politiques ne cessent de jouer une comédie qui à défaut d'être haute en couleurs est débridée et incohérente.
L'eurodéputé PS,Vincent Peillon, invité dans l'émission "A vous de juger" jeudi soir sur France 2, devait participer, en deuxième partie d'émission, à un débat sur l'identité nationale avec le ministre de l'immigration Eric Besson et la vice-présidente du FN Marine Le Pen.
Coup de théatre au cours de l'émission :
Arlette Chabot, présentatrice et directrice de l'information de la chaîne qui interroge Éric Besson, apprend - via son oreillette - que Vincent Peillon a changé d'avis et ne viendra pas débattre.
Non seulement il ne viendra pas mais en plus il réclame la démission de la journaliste.
Quelques minutes plus tard, Arlette Chabot lit une dépêche qu'on lui tend et dans laquelle Vincent Peillon explique qu'il refuse de participer au débat sur l'identité nationale qu'il juge "indigne" et "inacceptable".
Arlette Chabot précise alors que le matin même elle avait eu Vincent Peillon au téléphone , que l'organisation des débats avait été vu avec Vincent Peillon, qu'il n'y avait aucun piège et que ce dernier ne s'était pas décommandé.
Volte-face tardive de Vincent Peillon qui a attendu le début de l'émission pour faire son annonce ..
A vous de juger : Peillon pose un lapin à Arlette Chabot
envoyé par TELEOBS. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Patrice Duhamel, le numéro deux du groupe France Télévisions, se dit "stupéfait et indigné".
Nathalie Saint-Cricq la rédactrice en chef de l'émission indique aujourd'hui au Point "J'ai invité Vincent Peillon avant Noël pour le 14 janvier. Il a accepté sans discuter". Je n'ai même pas eu besoin de le convaincre. "Au retour des vacances, le 3 ou le 4 janvier, je lui ai confirmé que l'émission aurait bien lieu et je lui ai détaillé le dispositif". C'est alors que Vincent Peillon prend connaissance que Marine Le Pen sera également de la partie et que l'émission sera composée de deux face-à-face : Besson-Le Pen et Besson-Peillon. La question se pose de savoir laquelle des deux confrontations passera avant l'autre. "Vincent Peillon préférait passer en second de manière à entendre au préalable le duel Besson-Le Pen, explique Nathalie Saint-Cricq. Il souhaitait ainsi ramasser les arguments échangés et pouvoir se positionner."
Vincent Peillon a publié sur son blog les raisons de son faux bon...
Aujourd'hui Vincent Peillon déclare au site internet Rue89 , que son faux bond au débat sur France 2, jeudi soir, où il devait affronter le ministre de l'immigration, Eric Besson, n'a pas été décidé au dernier moment mais préparé "depuis longtemps", pour "faire un incident". "J'avais pris ma décision depuis plusieurs jours. C'était préparé avec quelques-uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un peu scandale"
La décision de Vincent Peillon intervient après une première protestation des journalistes syndicalistes du SNJ-CGT de France Télévisions, qui ont déploré mercredi dans un communiqué « qu'un tel spectacle ait lieu sur les antennes du service public, (…) qui servira encore mieux à flatter les mauvais instincts et faire le lit des thèses racistes et xénophobes que soutient depuis toujours le FN ».
L'attitude cavalière de Vincent Peillon désoriente et les explications que ce dernier donne ne sont pas convaincantes!
- Force est de constater que Vincent Peillon qui a annoncé à la dernière minute qu'il ne viendrait pas débattre avec Eric Besson a laissé le champ libre au ministre et également à Marine le Pen.
- Force est de constater que Vincent Peillon en se retournant contre France 2 et demandant la démission d'Arlette Chabot a fait preuve de maladresse
- Force est de constater qu'il fait encore une fois cavalier seul en voulant couper l'herbe sous les pieds d'autres socialistes qui auraient accepté le débat en cas d'annonce de sa défection "Mais j'avais pris ma décision depuis plusieurs jours. C'était préparé avec quelques uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un peu scandale. Je ne voulais pas qu'ils se rabattent sur un autre socialiste. La France doit s'arrêter de s'enfoncer dans la terreur. Eric Besson est en train de nous faire une catastrophe."indique Vincent Peillon à rue89
Nous étions nombreux à attendre ce face à face avec Eric Besson .
Si Vincent Peillon voulait vraiment créer l' évènement il aurait du venir sur le plateau et exposer les raisons de son refus de débattre et affronter en direct la direction de la Chaîne qui soit disant l'avait piégé et Eric Besson .
Une attitude qui eû été plus convenable et plus courageuse....
Que ce soit à droite comme à gauche ce ne sont que tiraillements et chamailleries ( dernier exemple Copé faisant solo pour la Burqa )
Bientôt nous n'aurons plus besoin d'aller au cinéma car nos politiques ne cessent de jouer une comédie qui à défaut d'être haute en couleurs est débridée et incohérente.
Merci à chimulus pour ce croquis trés approprié.....

17:57 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | EN VRAC /HUMEUR | Lien permanent | Tags : eric besson, france 2, peillon, chabot, le pen, besson, identité nationale, débat, scandale |
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mardi, 29 décembre 2009
Le bal de la sottise
Le débat sur l'identité nationale ou le grand déballage de la sottise ...
le débat sur l'identité nationale prend des congés !
En effet nous pouvons lire sur Le site clic ici consacré au débat, les informations suivantes: " En raison des fêtes, et en l’absence des modérateurs, le dépôt des contributions est suspendu jusqu’au 4 janvier. "
Le débat reprendra après cette trève de fin d'année pour s'éterniser semble t-il jusqu'en fin d'année 2010.......
Acharnement du gouvernement à vouloir continuer un débat stérile, fourre tout aux relents de xénophobie.
Mais tel est le bon vouloir du prince malgré les voix qui s'élèvent pour stopper cette agitation inutile et dangereuse.
Le site aurait reçu 50 000 contributions.
Il y aurait selon le Ministère "6 à 7% de messages racistes ou xénophobes enlevés" par les modérateurs sur le site.
Par ailleurs les débats organisés par les préfectures (clic ici) sur toute la France, sont parfois chahutés , houleux sans faire salles combles !!
Mais comment obtenir un débat sain et constructif lorsque celui ci est mené par des personnalités comme le maire de Gussainville, André Valentin, qui faisant référence aux immigrés estime "il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer" "Il y en a déjà dix millions, dix millions que l'on paye à rien foutre".
Interrogé par RTL sur le fait "qu'il y a trop d'immigrés", le maire rétorque : "sérieusement, je le crois"...
Comme la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano qui attend d'un jeune musulman "qu'il trouve un travail, qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers".
Force est de constater que le débat sur l'identité nationale est en train de devenir un déballage de réflexions de comptoir :
Entre ceux qui pensent qu'être français c'est vivre au pays des bisounours en s'aimant les uns et les autres et ceux qui affirment que l'immigration et l'islam sont le grand mal français nous assistons au bal de la sottise.
Il suffit pour se convaincre de ce déballage stérile de visionner les derniers micro trottoirs ou de lire les contributions de certaines " personnalités "
Pour l'un : être français c'est vivre sur le sol français ( dont acte) , pour l'autre c'est vivre en société et dans un pays qui a des lois , pour un autre encore c'est la liberté de s'habiller comme on veut et s'affirmer dans sa vie !
Enfin une personne affirme sans sourciller qu'elle se sent bretonne et européenne mais pas française ( il faut chercher le chaînon manquant !)
Eric Cantona
[…] Etre Français, est-ce que c'est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet ? Ca, c'est être con ! […] Je ne dis pas que chanter la Marseillaise, c'est être con, mais bâtir tout ça (l'identité, ndlr) sur ça... […] Etre Français c'est être révolutionnaire, d'abord [...] On ne peut pas accepter tout ce qui se passe » (source : AFP ; 08/12/09)
Anne Roumanoff
« Je me souviens quand j’étais déléguée de classe en quatrième et qu’on a tous chanté La Marseillaise le 11 novembre dans la cour d’honneur du lycée Carnot. Je me souviens de mon père, qui a été caché par une école de la Croix-Rouge pendant la guerre. Je me souviens de la finale de la Coupe du monde en 1998 quand on se sentait invincible en chantant I Will Survive. Je me souviens de Dominique de Villepin à l’ONU qui a refusé la guerre en Irak avec ces mots: "C’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe." Je me souviens du score de Jacques Chirac au deuxième tour des présidentielles de 2002. Je me souviens des Français qui donnent de l’argent au Téléthon alors qu’ils n’en ont pas beaucoup. Je me souviens que je suis fière d’avoir des origines étrangères. Je me souviens de la cour de récréation quand on me disait "Roumanoff popoff, kalachnikoff" (et aussi "Roumanoff patate" mais ça, c’est parce que j’étais potelée.) » (Source : Journal du Dimanche, 01/11/09)
Les pétitions et les appels à stopper un dangereux débat fourre-tout se multiplient :
- appel de Mediapart à refuser de participer au débat
- pétition de SOS Racisme demandant à Nicolas Sarkozy de "mettre fin aux réunions publiques" lancées dans le cadre du débat
- tribune publiée par vingt chercheurs, philosophes, historiens, sociologues dans Libération réclamant la suppression du ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration, accusé de mettre "en danger la démocratie"…
selon le nouvelle observateur: extrait :
"Dominique de Villepin, François Baroin, Jean-Pierre Raffarin ou encore Alain Juppé se désolidariser d'Eric Besson. Mais il faut croire que même les sondages le laissent de marbre. Les 29% de Français qui souhaitent l'arrêt du débat additionnés aux 21% qui veulent sa suspension n'auront pour toute réponse que la promesse d'Eric Besson de reporter la fin du débat, initialement prévue fin janvier, à décembre 2010. Une sorte de croisade envers et contre tout qu'il compte mener quitte à y laisser sa peau : "Si d'aventure dans quelques mois on trouvait que le débat avait été mal mené, ce serait de ma responsabilité", déclarait-il mardi. Et dire que personne ne sait ce qu'il veut faire de ce débat.
Personnellement je pense que ce débat est volontairement centré par le gouvernement sur les questions de l'immigration et de l'islam et qu'il risque en cela de faire la place belle à une France xénophobe !
C'est pour cette raison que j'ai signé la pétition de Mediapart qui a lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir.
"Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne.
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jeudi, 24 décembre 2009
Le théatre des politiques.
La politique est un vaste théatre.
Peu importe la qualité du scénario et des textes les acteurs s'y agitent en s'accrochant désespérément au décor.
Ne soyons pas aveugles ou manichéens le pouvoir corrompt et les termes gauche, droite, centre ne veulent plus rien dire !!
Rappelez vous il n'y a pas si longtemps les salamalecs des courtisans de François Mitterrand, le triste spectacle des éléphants du parti accompagnant le monarque élu sur la roche de Solutré, le mutisme de la presse " de gauche" sur certaines affaires, et la mollesse des syndicats pendant les années Mitterrand....
Aujourd'hui c'est au tour de la droite .
Depuis quelques années le développement des techniques de communication et du net " fixe " les faits, gestes et paroles de nos politiques..
Dérapages verbaux ou de situation plus rien n'échappe aux médias voir aux simples citoyens .. il suffit d'être là au bon moment de "dégainer" son portable , d'enregistrer ... à peine un battement de cil "l'information" fait le tour du net...
Les "buzz" nous amusent ou nous révoltent c'est selon ...
Est ce un exutoire permis et entretenu par les pouvoirs en place , une sorte d'espace virtuel de liberté qui libère les pulsions de mécontentement mais réprime les volontés de l'action et de l'engagement sur le terrain ?
Force est de constater que la politique est devenue un show pitoyable où chacun joue sa partition au gré de ses ambitions !
C'est un gigantesque poker menteur où les engagements s'envolent seule compte l'impression médiatique du moment !
Politiques un peu Guignols et Guignols un peu politiques !
Pour nous mettre en bouche voici donc un petit florilège de ces " guignoleries "
l'année 2009 à l'instar de 2008 est un millésime corsé et amer !
Eric Besson et son doigt d’honneur : Jouant la provoc', le ministre de l'Immigration, Éric Besson, a fait un doigt d'honneur à un journaliste de Canal + pour lui montrer qu'il n'arriverait pas à recueillir des critiques de la part des Jeunes Pop' au sujet de l'arrivée de Philippe de Villiers dans la majorité.
La vidéo a fait buzz sur le Web: sur Dailymotion, elle a été vue près de 100.000 fois en un jour!
Invité à expliquer son geste, sur France Info, Éric Besson a reconnu: "C'était un jeu, mais j'aurais mieux fait de faire autrement". "Je ne pensais pas une seule seconde être piégé par la caméra, donc c'est de ma faute", reconnaît-il. Avant de préciser: "C'est un journaliste que je connais et que j'apprécie. Il m'a chambré pendant toute la journée et moi aussi."
Brice Hortefeux fait dans l’Humour avec un grand H : « il en faut toujours un. quand y’en a un ça va, c’est quand y’en a beaucoup qu’il y a des problèmes… » 5 septembre 2009, université d’été de l’UMP.
Brice Hortefeux et Jean-François Copé prennent un bain de foule au milieu de jeunes militants du parti présidentiel. Un jeune d’origine maghrébine, Amine, s’avance pour poser au côté des deux figures de la droite. S’ensuit un dialogue pour le moins douteux sur les origines du jeune homme, conclu par cette sortie de bien mauvais goût du ministre de l’intérieur : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." La vidéo est mise en ligne par lemonde.fr, et le buzz est phénoménal. L’extrait est visionné plus d’un million de fois en quelques jours :
Ces propos sont très choquants et indignes des fonctions de Nadine Morano car ils stigmatisent un pan entier de la population française.
Au cours d'un reportage Manuel Valls, Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) parcourant les allées d'une brocante à Evry, lâche à Christian Gravel, son directeur de cabinet et directeur de la communication à la mairie : « Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… »
lorsque la journaliste Valérie Trierweiler lui demande de se justifier sur ses propos Manuel Valls argumente :
« Évidemment avec les stands qu'il y avait là, [j'avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n'est que cela, (…) ça n'est que cette brocante, alors que j'ai l'idée au fond d'une diversité, d'un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire ça ? (…)
“Il faut amener une diversité sociale d'abord, parce qu'il est là essentiellement le problème dans une ville comme Evry, qui est une ville qui a évolué, qui est une ville aussi de classe moyenne, mais qui manque d'un centre-ville. Donc, c'est tout le projet de ma ville, d'avoir un véritable centre-ville, qu'on est en train de lancer, et qui permette d'accueillir ces classes moyennes, qu'elles soient issues ou non de l'immigration.
‘On a besoin d'un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c'est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s'est construit, que les gens bien pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l'occasion des émeutes de banlieues.
Rappelons que Manuel Valls s'est prononcé en faveur de la proposition de loi contre les bandes, rédigée par le député UMP Christian Estrosi :
‘Si cette loi va dans le bon sens et permet de lutter efficacement contre ce phénomène, sans se faire d'illusion car on ne règle pas ces problèmes à travers une seule proposition de loi, je voterai en faveur. (…)
Je fais partie de ceux qui considèrent que, sur ces questions, droite et gauche doivent pouvoir travailler, parce qu'il en va des valeurs de la République et de la sécurité de nos concitoyens.’
dont acte.....
Patrick Devedjian faux gentleman et vrai faux cul !
Dans cette vidéo on peut entendre Patrick Devedjian traitant de "salope" l’ex-députée Anne-Marie Comparini.
Celui ci a reçu pour "la galerie" une petite fessée du chef de l'Etat qui a estimé que "ce n'est pas une façon de parler aux femmes" et de la ministre de la Justice Rachida Dati qui a qualifié l'insulte d'"intolérable".
"Je ne suis pas machiste, je suis avec beaucoup de femmes autour de moi", a précisé Patrick Devdjian avant de reconnaître que ses propos étaient "une faute".
La politique rend fou !!
Lors de la séance du Conseil régional de Picardie, le 28 avril 2008, Maxime Gremetz, député PC de la Somme, s'échauffe et bouscule son collègue socialiste Gilles Seguin .
Une polémique s'en est suivie sur les circonstances de l'affaire !
Une plainte est alors déposée contre l'élu communiste.
Un mois après ces faits , une vidéo de cette scène est apparue sur Dailymotion...
Rachida Dati adore son travail et fait preuve d'un courage au travail sans faille !!!!
"Là, tu sais où je suis, là ? Je suis à ma place dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg !
"Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat."
"Je suis obligée de rester là, de faire la maligne parce qu'il y a juste un peu de presse et d'autre part il y a l'élection de Barroso" (le président de la Commission européenne).
"Si tu veux, quand t'es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que t'étais pas là."
Pascal Clément, ancien ministre de la Justice:
Les élus de la majorité s’était réunis pour débattre du port intégral du voile en France. C’est au milieu des discussions que Pascal Clément a évoqué la question des minarets et lâché sa phrase. "Qu'un ancien garde des Sceaux tienne ces propos anti-laïcs dans une enceinte symbole de la République comme l'Assemblée nationale, c'est insupportable ! C'est ça la démocratie ?", s’est alors insurgée, selon son entourage, Nora Berra en quittant la salle Colbert.
Pour calmer les esprits, Jean-François Copé, président du groupe UMP dans l’hémicycle, est intervenu pour estimer que les propos de M. Clément n'avaient "rien à voir avec le débat sur la burqa" et pour inviter ses collègues à "ne pas faire d'amalgames". Une mise au point approuvée par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Pascal clément a alors repris la parole pour atténuer ses propos, en se disant favorable à ce qu'il y ait des lieux de culte pour tous mais que en réaffirmant que se posait "le problème de la visibilité".
Que nous réserve l'année 2010 ?
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jeudi, 12 novembre 2009
Comment devient -on Français ?
Comme je l' ai fait pour la burqa je publierai une série de billets consacrés au débat sur l'identité nationale ouvert par notre gouvernement.
Débat que je n'approuve pas , qui à mon sens vise à rallier un électorat d'extrème droite pour les régionales et qui en période de crise économique peut devenir très malsain en donnant une légitimité à la xénophobie qui sommeille ....
Avant de se poser la question qu'est-ce qu'être français il eût été nécessaire d'éclairer nos concitoyens en posant la question comment devient -on Français.
Droit et histoire sont intimement liés pour répondre à cette question .
le Droit tout d'abord
Je ne tracerai que les grandes lignes d'une législation fort complexe construite au fil du temps ; je vous renvois à un superbe billet de Maître Eolas sur le sujet qui met en exergue les subtilités , les difficultés et les contradictions de notre législation clic ici
L'acquisition de la nationalité française est définie dans le code civil français, Livre I : Des personnes, Titre I bis : De la nationalité française . La contestation de la nationalité française est du ressort du tribunal de grande instance
- La nationalité Française s'acquiert par filiation :
Est Français l’enfant né en France d’un parent lui-même né en France quelle que soit sa nationalité.
Il y a des exceptions : si les parents nés en France ont vécu un demi-siècle à l’étranger et n’ont pas la possession d’état de français, et que leur enfant n’a pas non plus cette possession d’état, l’acquisition de la nationalité ne joue pas et le parquet peut faire retirer la nationalité française de celui qui étant dans cette situation l’aurait néanmoins obtenue ( lois Pasqua de 1993) matière.
- La nationalité Française s'acquiert par acquisition pour :
- les conjoints de Français. Au bout de quatre ans de mariage, cinq ans si le conjoint n’a pas vécu au moins trois ans en France, et à condition que la communauté de vie n’ait pas cessé et que le conjoint ait une connaissance suffisante de la langue le conjoint peut déclarer acquérir la nationalité française. Cette déclaration se fait au tribunal d’instance. Dans le délai d’un an, le ministre chargé des naturalisations peut s’opposer par décret à cette acquisition pour indignité ou défaut d’assimilation, autre que linguistique
- les Français par la naissance et la résidence en France : devient automatiquement Français le jour de ses 18 ans l’enfant né en France de parents étrangers qui réside en France le jour de ses 18 ans, et qui y a résidé au moins 5 ans, de manière continue ou non, depuis ses 11 ans. ces conditions sont cumulatives
L’intéressé peut renoncer à la nationalité française dans les six mois précédant son 18e anniversaire et les 12 mois le suivant, s’il prouve avoir une autre nationalité .
L’enfant né en France de parents étrangers peut anticiper cette acquisition par déclaration : soit lui-même à partir de ses seize ans, soit ses parents en son nom à partir de ses treize ans. Dans ce dernier cas, la condition de 5 ans de résidence court à compter de ses 8 ans.
- La nationalité Française s'acquiert par déclaration.
- les mineurs adoptés par des Français, recueilli légalement par des Français depuis 5 ans, ou l’Aide Sociale à l’Enfance depuis 3 ans, ou par un organisme agréé qui lui a permis de suivre un enseignement en France pendant 5 ans.
- les étrangers invoquant 10 ans de possession d’état de français.
- les étrangers privés de la nationalité française par filiation du fait de la résidence prolongée à l’étranger de leurs parents peuvent réclamer la nationalité française, à condition qu’ils aient conservé ou acquis avec la France des liens manifestes d’ordre culturel, professionnel, économique ou familial, soit effectivement accompli des services militaires dans une unité de l’armée française ou combattu dans les armées françaises ou alliées en temps de guerre.
- La nationalité Française s'acquiert par décision de l’autorité publique. C'est la naturalisation.

La demande de naturalisation se fait en préfecture,
Pour faire cette demande faut avoir 18 ans, résider en France, et y avoir résidé 5 ans, 2 ans si on a fait des études supérieures en France ou si on a rendu ou on peut rendre des services importants à la France, et sans condition de délai pour les ressortissant de pays francophones, les réfugiés et les étrangers ayant contracté un engagement militaire
Il faut également être de bonnes vie et mœurs
Il faut enfin justifier de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française et des droits et devoirs conférés par la nationalité française.
Un peu d'histoire maintenant
Après la première guerre mondiale , l'immigration devint très importante.
Bien acceptée en période de reconstruction elle devient impopulaire dans les années 1930 où les réfugiés fuyant les régimes communistes ou autres, sont perçus comme un facteur d'agravation du chômage qui sévit depuis la crise de 1929. Des lois de préférence nationale sont alors adoptées comme cette loi d'avril 1933 réservant la pratique de la profession de médecin aux Français. Le même type de mesure est pris pour les avocats l'année suivante.
A l'approche de la seçonde guerre mondiale on a besoin de force vive !
un décret-loi invite les étrangers à rejoindre l'armée française, naturalisation à la clé. En outre, tous les bénéficiaires de l'asile politique sont soumis à la conscription. On bat à cette époque tous les records en matière de naturalisation, notamment en raison du ralliement de nombreux réfugiés d'Espagne et de pays d'Europe centrale bouversés par les révolutions et la guerre, mais surtout du flot d'Italiens qui représente près de 60 % de ces naturalisés de la vague 1939-1940.
le régime de Vichy avec Alibert, ministre de la justice, crée le 22 juillet 1940 une commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis 1927. 15 000 personnes, dont 40 % de Juifs, sont déchues de leur nationalité. La loi du 23 juillet1940 déchoit de leur nationalité tous les Français ayant quitté le territoire national sans l'autorisation du gouvernement. C'est une reprise d'une loi nazie adoptée en Allemagne dès 1933. Elle vise surtout à punir symboliquement ceux qui ont rejoint de Gaulle. En revanche, Vichy met en place un système de dénaturalisation afin de « rectifier les erreurs du passé ».
L'abrogation des lois de Vichy se fait au rythme de la reconquête, dès 1943 en Afrique du Nord et en Corse, en 1944 dans l'Hexagone. Le nouveau code de la nationalité est adopté en 1945 et il prévoit notamment que la femme peut désormais transmettre la nationalité française. La naturalisation est réformée : on repasse de trois à cinq ans de résidence minimum avant d'entamer une procédure, mais on facilite les démarches après ce point.
L'Algérie est une illustration de la complexité de la question de la nationalité en dehors de la métropole.
En effet, le statut de département français de l'Algérie n'obligeait pas à tous ceux qui y voyaient le jour à acquérir la nationalité française, ce qui aurait eu pour effet de les soumettre au Code civil des Français; en effet, que, depuis les décrets Crémieux, la population indigène avait sa condition qui restait régie par le « statut indigène »,
En 1947, environ 62 000 personnes (pour la plupart d'anciens combattants) abandonnèrent le privilège de l'indigénat, pour acquérir la nationalité française Mais la réforme est bloquée et les nationalisations s'arrêtent.
La nationalité française oblige :
- à se soumettre à toutes les dispositions du Code code civil français en matière de majorité, émancipation, mariage, testament, successions, etc. ;
- à relever de toutes les juridictions françaises en matière contentieuse, et à leurs règles de procédure ;
- à se faire recenser pour le service national, et à participer à l'appel de préparation à la défense.
La nationalité française permet notamment :
- de bénéficier des services de tous les ministères français, et à l'étranger des services attachés aux représentations diplomatiques et aux consulats ;
- de ne pas pouvoir être extradé, expulsé, ni interdit du territoire français ;
- de ne pas voir son conjoint étranger expulsé ou interdit du territoire si le mariage date de plus de respectivement deux et trois ans et s'est accompagné d'une communauté de vie ;
- de pouvoir obtenir d'effectuer une peine en France lorsque la condamnation définitive a été prononcée par une juridiction étrangère ;
- de bénéficier de toutes les aides sociales et assistances prévues pour les Français,
- d'être électeur, et éligible aux emplois et aux services publics, y compris les emplois dans la fonction publique .
Au 1.01.2009 La République française comptait 65 073 482 habitants dont 62 448 977 en métropole, soit environ 1 % de la population mondiale. .
le nombre de citoyens français d'origine étrangère est évalué à environ 6,7 millions d'après le recensement de 1999 de l'INSEE - ce qui représente environ un dixième de la population française.D'après une étude de 2004, près de 14 millions de personnes avaient au moins un parent ou un grand-parent étranger
Selon Michèle Tribalat, chercheuse à l'INED, le nombre d'immigrés est très difficile à estimer, en raison de l'absence de statistiques officielles. Seules trois études ont été menées, en 1927, 1942 et 1986.
La plupart des immigrés viennent d'Europe (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, mais aussi Pologne, Roumanie et les pays formant l'ancienne Yougoslavie), du Maghreb et d'Afrique noire, notamment ses anciennes colonies. Au premier janvier 2005, le nombre d'étrangers (personnes de nationalité étrangère) en France métropolitaine était de 3 501 000 personnes, c'est-à-dire 5,8 % de la population. La proportion de ceux-ci est comparable à la moyenne des pays de l'Europe de l’Ouest
Avant d'ouvrir un débat sur l'identité nationale qui peut se réveler être une boite à Pandore il faut se souvenir de tout cela et ne pas méconnaître la réalité de tous les jours de certains Français je vous livre le témoignage de Farida
"On est Français. On veut être traité comme tout le monde. Qu’on nous respecte. On a l’impression d’être des citoyens de seconde zone. (Pourtant) je suis Française, mes enfants sont nés ici (mais) ils sont toujours considérés comme des étrangers. Ils sont nés ici, ils sont Français et ils n’iront nulle part. Leur vie est ici. Il faut qu’ils (politiques) le comprennent. Où voulez-vous que mes enfants partent ?", expliquait Farida.
"C’est vrai", avait acquiescé son fils Reda. "Mes parents viennent du Maroc, mais moi je suis né ici. Tous mes potes sont ici. J’ai fait mes études ici. Je ne connais pas le bled. J’y vais souvent en vacances. Mais c’est tout. Là-bas je suis un étranger. Je sors, je vais en boîte. Je drague les meufs. Je ne vais pas à la Mosquée. Pour les gens au bled, je ne suis pas un bon musulman. Ma vie est ici".
"Nos enfants font tout pour être bien vus mais ce n’est jamais assez", avait renchéri Farida.
"La France ne veut pas de nous, pourtant nos pères ont travaillé pour la France. Ils se sont battus pour elle, mais regardez comment on nous traite ? Les policiers me contrôlent plusieurs fois par jour alors qu’ils me connaissent. Même si je chante la Marseillaise devant l’immeuble, ils vont m’arrêter et me demander mes papiers. Quand je rencontre des Français blancs, ils me demandent toujours d’où je suis. Je dis " montfermeil ". ça ne leur suffit pas… Ils insistent : "mais de quelle origine ? marocaine ? tunisienne ? algérienne ? ", avait déploré Reda.
"Après ils disent liberté, égalité fraternité. Nous on ne la voit pas l’égalité", s’était emportée Farida.

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