lundi, 15 novembre 2010
Des restrictions sur tous les fronts
Le projet de loi de finance est en cours de discussion à l'Assemblée nationale
je reviendrai sur l'ensemble de la loi lors de sa promulgation .
Comme un avant goût du régime serré qui nous attend voici les premières mesures de restriction en matière sociale
- Article 68 : suppression de l'exonération de la part salariale des cotisations sociales pour les salariés de moins de 26 ans embauchés comme saisonniers agricoles, pendant un mois par an au plus.
- Article 89 : Alors que les plans de licenciements ne cessent de fleurir le gouvernement ne fait pas de cadeau aux salariés qui acceptent de partir volontairement de l'entreprise - une mesure qui ne va pas faciliter la vie des DRH
En effet le projet prévoit la suppression des exonérations sociales et fiscales applicables aux indemnités de départ volontaire de GPEC
La loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 crée notamment dans les entreprises d'au moins 300 salariés une obligation de négocier tous les 3 ans sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).
Les indemnités de départ volontaire versées dans le cadre d'un accord de GPEC sont, sous certaines conditions, exonérées de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. L'exonération est limitée à la partie de l'indemnité ne dépassant pas 4 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.
Le projet de loi de finances pour 2011 propose de supprimer cette exonération à compter du 1er janvier 2011
Attention les indemnités de départ volontaire versées dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi continueront de bénéficier d'un régime social et fiscal favorable. (ouf...)
- Article 90 : suppression d'exonérations de cotisations sociales en matière de services à la personne.
Suppression de l'abattement forfaitaire de 15 points sur les cotisations sociales dues par les particuliers employeurs cotisant sur l'assiette réelle et de la franchise de cotisations patronales (à l'exclusion des cotisations accidents du travail-maladies professionnelles) dans la limite du smic, sans plafond de rémunération, dont bénéficient les prestataires agréés ou déclarés intervenant auprès de publics dits non fragiles .
Ne sont pas concernées les personnes de plus de 70 ans, dépendantes, invalides, handicapées ou ayant un enfant handicapé, ainsi que les bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie.
- Article 91 La réduction applicable aux cotisations sociales dues par les employeurs de personnel des hôtels, cafés et restaurants (HCR), au titre de l'obligation de nourriture de leurs salariés, serait supprimée à compter du 1er janvier 2011
Suite au prochain épisode
14:38 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | LOIS DE FINANCE | Lien permanent | Tags : loi de finance 2011, assemblée nationale, gouvernement, budger, déficits |
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mercredi, 15 septembre 2010
Course poursuite dans les couloirs de l'Assemblée Nationale et Drapés dans une écharpe triclore......
Il est 15 heures . Le moment des explications de vote de chaque groupe est venu, peu avant le vote solennel.
Mais un incident survenu le matin même enflamme l'hémicycle. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a empêché 142 députés de l'opposition de prendre la parole pour une ultime "explication personnelle de vote".
Colère de l'opposition et poursuite dans les couloirs de l'Assemblée nationale :
Des députés poursuivent le Président de l’Assemblée !
envoyé par LCP-AN. - L'info internationale vidéo.
Pour protester contre la confiscation du débat, c'est drapés d'une écharpe tricolore que les élus socialistes reviennent dans l'hémicycle pour le vote final.
À la tribune, Jean-Marc Ayrault (PS):
"Que devient notre démocratie lorsque la minorité du Parlement est ainsi sommée de se taire ?"
"Les ministres confondent l'intérêt général et l'intérêt de l'UMP (...) la justice est instrumentalisée (...) la liberté de la presse est malmenée par l'utilisation illégale des services secrets."
"Mitterrand, Mitterrand", scandent les députés de la majorité, qui frappent sur leur pupitre pour couvrir la voix de l'orateur..
Jean-François Cop rappelle que le débat a duré 62 heures, dont une large partie allouée à l'opposition.
Finalement le projet est adopté par 329 voix contre 233, le projet de loi portant réforme des retraites
Les groupes UMP, à l'exception des partisans de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui se sont abstenus, et du Nouveau Centre (NC), ont voté pour. Les groupes PS et de la Gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre le projet de loi .
Le Sénat doit entrer en piste ( examiner les textes ) dès le 1er octobre.
Après le vote du Sénat, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée pour mettre au point un texte commun aux deux assemblées qui sera soumis aux députés et sénateurs pour son adoption définitive
L'objectif du gouvernement, qui a décidé d'utiliser la procédure d'urgence, est de faire adopter définitivement cette réforme par le Parlement à la fin octobre, début novembr
Ce texte fait passer progressivement l'âge des retraites de 60 à 62 ans à l'horizon 2018. Il relève également de 65 à 67 ans l'âge permettant d'obtenir une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Source le monde
AFP/PIERRE VERDY
Les députés de gauche avaient enfilé leur écharpe tricolore pour protester contre le vote du projet de loi sur les retraites, mercredi 15 septembre.
19:56 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | RETRAITE/SENIORS | Lien permanent | Tags : retraite, débat, vote, assemblée nationale |
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samedi, 11 septembre 2010
Comme Zorro les retraites par capitalisation vont arriver !
Tout ce ramdam pour en arriver là !
Contestations, consternations, manifestations , vote à l'assemblée nationale du recul de l'âge de la retraite, entreprises se débarrassant de leurs séniors ou n'embauchant pas de séniors .......
Il ne faut pas être énarque pour savoir que les séniors qui sont au chômage ne retrouveront pas de job et qu'ils resteront encore plus longtemps au chômage avec le recul de l'âge de la retraite !
Dans quelques mois ce sera au tour de la sécurité sociale de pousser des cris d'orfraie car compte tenu de la pression de plus en plus grande au sein des entreprises ( coincées dans une guerre concurrentielle ) car on constatera une augmentation des arrêts de travail des séniors !...
Que vont faire les Français qui ont un job et qui ont un peu d'économie ?
Souscrire des contrats leur permettant de compléter leur retraite bref de se financer leur retraite.... ( un marché pharaonique pour les organismes spécialisés dans ce domaine !)
Il est plus qu'évident qu'on nous prépare des retraites à la carte et une intervention massive dans les années à venir des retraites par capitalisation
Ceux qui ne pourront pas se les payer et bien tant pis pour eux ils iront se faire cuire un oeuf ....
Ah non c'est vrai il y a les restos du coeur !
Assemblée nationale débat sur les retraites du jeudi 10.09.2010
Assemblée nationale débat sur les retraites du vendredi 11.09.2010
séance 1 - séance 2 - séance 3
voici un communiqué de l'AFP que je reproduis dans son intégralité !
Les règles d'indemnisation du chômage "vont devoir intégrer" la réforme des retraites, a affirmé jeudi soir François Fillon, s'attirant des protestations syndicales immédiates, cette négociation du seul ressort des partenaires sociaux n'ayant pas commencé.
Le projet de réforme prévoit de repousser de 60 à 62 ans l'âge légal de départ en retraite. Selon le gouvernement, cette mesure incitera les entreprises à garder leurs seniors.
"Malgré tout, dans l'immédiat, il restera des travailleurs âgés qui sont au chômage et doivent être aidés", a indiqué le Premier ministre sur France 2.
"Les partenaires sociaux qui gèrent l'assurance chômage vont devoir intégrer la réforme des retraites une fois votée. (...) Je leur dis dès aujourd'hui qu'une fois qu'ils auront négocier la nouvelle convention, nous mettrons un système pérenne équivalent à l'AER pour les plus âgés", a ajouté M. Fillon.
Actuellement, cette Allocation équivalent retraite (environ 980 euros par mois) est destinée à des chômeurs ayant suffisamment cotisé pour une retraite à taux plein mais obligé de rester sur le marché du travail faute d'avoir 60 ans.
"C'est un aveu important qu'a fait le Premier ministre", a réagi sur le plateau de France 2 le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.
M. Fillon "reconnaît qu'il y aura plus de chômeurs seniors et qu'il va falloir adapter le système d'assurance chômage. C'est quasiment une provocation. Il demande aux partenaires sociaux soit de baisser les prestations chômage, soit d'augmenter les cotisations", s'est-il exclamé.
"Les effets de la réforme des retraites, si elle passe, ne se feraient essentiellement sentir qu'en 2016", a commenté vendredi Gaby Bonnand (CFDT), président de l'assurance chômage, excluant que cela soit un sujet de la prochaine négociation.
Les syndicats s'agacent depuis plusieurs années des interventions jugées intempestives du gouvernement dans l'assurance chômage, qui dépend non pas de l'Etat (et des impôts) mais des syndicats et des employeurs.
"Il y a un peu de provocation dans cette affaire", a analysé Eric Aubin, représentant CGT à l'Unedic.
Selon lui, les déclarations de M. Fillon "montrent bien que le passage à 62 ans pour la retraite va être un coût supplémentaire pour l'assurance chômage, estimé d'ailleurs par Pôle emploi à 265 millions d'euros".
"Comme le Medef ne veut pas augmenter les cotisations et qu'il est même envisagé dans l'exposé des motifs du projet de loi retraites de baisser les cotisations chômage et d'en transférer une partie sur la retraite, on irait vers une baisse des droits des demandeurs d'emploi", redoute ce dirigeant CGT.
Le patronat n'a pas réagi dans l'immédiat.
M. Fillon n'a de cesse depuis 2003 de vouloir renflouer les déficits de l'assurance vieillesse en ponctionnant une partie des cotisations chômage.
"Les décrets étaient prêts en 2008 mais la crise est arrivée", a-t-il dit sur France 2.
La convention d'assurance chômage, qui fixe les règles d'indemnisation et le niveau des cotisations, est renégociée tous les deux ou trois ans. Le prochain round devrait débuter cet automne.
Le patronat évoque déjà des "mesures d'économies" nécessaires face aux 15 milliards d'euros de déficit vers lequel l'assurance chômage s'achemine à moyen terme pour cause de crise ainsi qu'un "plafonnement" des indemnités chômage.
La moitié des chômeurs indemnisés par l'assurance chômage touchent une allocation inférieure ou égale à 966 euros mensuels. L'allocation peut atteindre jusqu'à 6.000 euros maximum pour une poignée de très hauts salaires.
De Claudine RENAUD et Isabelle CORTES (AFP)
Copyright © 2010 AFP.
17:07 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | RETRAITE/SENIORS | Lien permanent | Tags : retraite, vote, assemblée nationale, capitalisation, gouvernement |
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