mercredi, 10 mars 2010
Parution de la loi "allocation fin de vie"
La loi (n°2010-209) du 2 mars 2010 créant une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie, a été publiée au journal officiel.
L'entrée en vigueur de ce dispositif, qui devrait intervenir d'ici quelques mois, est conditionnée à la publication de plusieurs décrets.
Ce texte complète, sur recommandation du Comité national de suivi des soins palliatifs et de l'accompagnement de la fin de vie en octobre 2007, la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit d'accès aux soins palliatifs, qui a créé le congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie, aujourd'hui dénommé congé de solidarité familiale.
Mes articles sur ce sujet
Fin de vie ( article du 19.02.2009)
Pour aller plus loin: vos droits
Merci à l'auteur de ce document très touchant
13:44 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | PROJETS ET LOIS | Lien permanent | Tags : allocation, fin de vie, congés, solidarité, famille, loi, journal, officiel |
Facebook | |
Imprimer |
|
dimanche, 21 février 2010
Allocation Fin de vie/texte voté
L'assemblée nationale a adopté définitivement, le 16 février, la proposition de loi cosignée par les quatre groupes parlementaires UMP, Nouveau centre, socialiste et communiste, visant à créer une allocation journalière au bénéfice des personnes qui accompagnent une personne en fin de vie.
Cette allocation a pour objectif de compenser la perte de revenus d'une personne qui arrête provisoirement de travailler pour rester auprès d'un proche en fin de vie.
Elle peut être également versée aux personnes bénéficiaires de l'assurance chômage. Un décret doit en fixer les modalités. ( Les personnes mentionnées aux articles L. 5421-1 à L. 5422-8 du code du travail peuvent bénéficier de l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie dans des conditions fixées par décret.)
Elle ne concernera pas les personnes en fin de vie hospitalisées mais l'allocation sera maintenue à l'accompagnant si le malade est hospitalisé.
Une année pour aboutir à un texte de loi :
Cette nouvelle allocation d'accompagnement a été proposée par la mission Leonetti, fin 2008. Elle a été créée pour pallier les défauts du congé de solidarité familiale qui n'était pas indemnisé, ce qui pénalisait les moins aisés.
Le 17 février 2009 , les députés ont adopté une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner une personne en fin de vie. (Texte n° 242)
Le projet voté a été déposé au Sénat pour examen par la commission des affaires sociales.
En Juillet 2009 la commission des affaires sociales a nommé M. Gilbert Barbier ( sénateur du jura )rapporteur sur la proposition de loi.
Le 14 janvier 2010 le Sénat a adopté le projet avec quelques modifications par rapport au texte voté par les députés.
Le 16 février les députés ont adopté en deuxième lecture le projet de loi.
- une allocation quotidienne pendant 21 jours maximum. ( le projet initial prévoyait 3 semaines maximum )
- une allocation qui pourra être versée aux ascendants, descendants, frères, sœurs ou personnes partageant le domicile du malade, ainsi que la personne de confiance, celle désignée par le patient pour le représenter au cas où il ne pourrait plus exprimer sa volonté ( personnes de confiance au sens de l'article 1111-6 du code de la santé publique ).
- L'allocation pourra être perçue pour un congé à temps partiel et être partagée entre plusieurs personnes pour le même malade.
- Elle sera versée par le régime d'assurance maladie de l'accompagnant, après accord du régime d'assurance maladie du malade .
- une allocation également accessible aux fonctionnaires .
Selon Roselyne Bachelot cette restriction a "L'objectif de réduire le nombre de personnes qui restent mourir à l'hôpital par manque de possibilité d'accompagnement à domicile".
Le montant et les modalités d'attribution de l'allocation doivent être fixés par décret /( montant journalier prévu 49 euros ).
Le ministère de la Santé évalue le coût de la mesure à 20 millions d'euros, si 80 % des 25 000 personnes en fin de vie à domicile en bénéficient.
Avant ce projet il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux congés sans solde, vacances et bien-sur aux arrêts de maladie.
Cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?
De manière totale nous pouvons en douter car 21 jours c'est court , les familles pourront avoir recours à l'allocation et ensuite à un arrêt maladie ou vice versa.
Cette allocation associée au congé de solidarité familiale a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.
Certains parlementaires ont estimé que ce texte ne pouvait être qu'une "étape" et que l'allocation devrait être à l'avenir étendue aux personnes achevant leur vie à l'hôpital ou dans un établissement spécialisé (75 % des malades décèdent à l'hôpital).
C'est ce que réclame l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD).
"C'est tant mieux pour la minorité qui pourra en bénéficier, mais scandaleux pour les autres", réagit Jean-Luc Romero, le président de ADMD, qui a annoncé vouloir saisir la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).
Pour l'association, ce vote rompt l'égalité entre les citoyens, "en créant deux catégories d'accompagnants : les 'bons' à domicile et les 'mauvais' à l'hôpital". Mais, en cas de généralisation, le coût de l'allocation s'envolera.
Le gouvernement a mis en place par décret un Observatoire national de la fin de vie qui sera chargé de recueillir les données statistiques quantitatives et qualitatives afin de suivre le phénomène de très près. Régis Aubry, chef du service de soins palliatifs au CHU de Besançon, va le présider.
Soins palliatifs, témoignages
envoyé par pallianet. - L'actualité du moment en vidéo.
17:21 | Commentaires (2) | Envoyer cette note | VOS DROITS | Lien permanent | Tags : soins palliatifs, euthanasie, fin vie, malades, familles, allocation, fin de vie, loi |
Facebook | |
Imprimer |
|
dimanche, 24 janvier 2010
Fin de vie
Enfin le projet va sans doute aboutir !
Le 17 février 2009 , les députés ont adopté une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner une personne en fin de vie. (Texte n° 242)
Le projet voté a été déposé au Sénat pour examen par la commission des affaires sociales.
En Juillet 2009 la commission des affaires sociales a nommé M. Gilbert Barbier ( sénateur du jura )rapporteur sur la proposition de loi.
Depuis plus rien.
En Octobre 2009 j'ai posté un mail à notre sénateur afin de lui demander l'avancée des travaux sur le sujet.
Aucune réponse n' a été donnée.
Il ne faut jamais désespérer car oh surpise le 14 janvier 2010 le Sénat a adopté le projet avec quelques modifications par rapport au texte voté par les députés.
Le texte prévoit :
- une allocation quotidienne pendant 21 jours maximum. ( le projet initial prévoyait 3 semaines maximum )
- une allocation qui pourra être versée aux ascendants, descendants, frères, soeurs ou personnes partageant le même domicile que la personne accompagnée mais également aux ( bénficiaires ciaires ( ajoutés par les sénateurs ) accompagnants qui ont réduit leur temps de travail à un temps partiel, et aux personnes de confiance au sens de l'article 1111-6 du code de la santé publique.
- une allocation également accessible aux fonctionnaires .
Cette allocation ne concerne que l'accompagnement à domicile et pas l'accompagnement d'une personne hospitalisée, qui aurait aussi besoin de cette présence. Cette restriction réduit considérablement le nombre de bénéficiaires potentiels.
Selon Roselyne Bachelot cette restriction a "L'objectif de réduire le nombre de personnes qui restent mourir à l'hôpital par manque de possibilité d'accompagnement à domicile".
Le montant et les modalités d'attribtion de l'allocation doivent être fixés par décret /( montant journalier prévu 49 euros ).
Le ministère de la Santé évalue le coût de la mesure à 20 millions d'euros, si 80 % des 25 000 personnes en fin de vie à domicile en bénéficient.
La proposition va maintenant repartir pour l'Assemblée nationale pour une seconde lecture.
Avant ce projet il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux arrêts de maladie
cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?
De manière totale nous pouvons en douter car 21 jours c'est court , les familles pourront avoir recours à l'allocation et ensuite à un arret maladie ou vice versa.
Beaucoup de personnes pour des raisons diverses ne recourent pas à un arrêt de maladie pour accompagner un proche aussi cette allocation associée au congé de solidarité familiale a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.
17:54 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | PROJETS ET LOIS | Lien permanent | Tags : fin de vie, accompagnement, allocation, gilbert barbier, projet, loi |
Facebook | |
Imprimer |
|
vendredi, 18 décembre 2009
Un projet de loi qui piétine...
Statut de la poste , loi de finance, protection des consommateurs, service civique vont être au centre des débats de l'Assemblée Nationale jusqu'à la fin du mois de janvier 2010.
Pour prendre connaissance en détail des projets qui seront débattus clic ici
Pendant ce temps une mesure que des milliers de familles attendent ne voit pas le jour il s'agit de l'Allocation fin de vie .
Un projet de loi qui piétine, depuis un an......
Le 17 février 2009 , les députés ont adopté une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner une personne en fin de vie. (Texte n° 242)
L'allocation, dont le montant serait identique à celui de l'allocation journalière de présence parentale (48,92 € en 2009 pour une personne seule, 41,17 € en 2009 pour une personne vivant en couple) serait versée pour une durée maximale de 3 semaines.

Le projet voté a été déposé au Sénat pour examen par la commission des affaires sociales
En Juillet 2009 la commission des affaires sociales a nommé M. Gilbert Barbier ( sénateur du jura clic ici )rapporteur sur la proposition de loi
Depuis plus rien
En Octobre 2009 j'ai posté un mail à notre sénateur afin de lui demander l'avancée des travaux sur le sujet
senat.barbiergilbert@wanadoo.fr <senat.barbiergilbert@wanadoo.fr>
Mépris des citoyens je ne sais mais aucne réponse ne m'a été donnée....
Rappel des principales dispositions du projet adopté par l'assemblée nationale.
conditions pour bénéficier de l'allocation fin de vie:
- obtention d'un congé de solidarité familiale pour les salariés du privé et les fonctionnaires.
- Pour les autres suspendre son activité
- accompagner une personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable (selon les critères établis par la loi de 2005 sur les droits des malades et de la fin de vie)
- être un ascendant, descendant, frère, soeur ou une personne partageant le domicile de la personne .
pour visualiser le projet du texte de loi adopté le 17 février 2009 cliquez ici
Avant cette disposition il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux arrêts de maladie
cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?
De manière totale nous pouvons en douter car 3 semaines c'est court , les familles pourront avoir recours à l'allocation et ensuite à un arret maladie ou vice versa
Beaucoup de personnes pour des raisons diverses ne recourent pas à un arrêt de maladie pour accompagner un proche aussi cette allocation associée au congé de solidarité familiale a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.
22:35 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | PROJETS ET LOIS | Lien permanent | Tags : poste, loi de finance, protection, consommateurs, service, civique, fin, vie, allocation, loi |
Facebook | |
Imprimer |
|
mercredi, 14 octobre 2009
Aider un proche en fin de vie
Allocation fin de vie un projet de loi qui piétine, alors que des milliers de famille attendent......
Le 17 février 2009 , les députés ont adopté une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner une personne en fin de vie. (Texte n° 242)
L'allocation, dont le montant serait identique à celui de l'allocation journalière de présence parentale (48,92 € en 2009 pour une personne seule, 41,17 € en 2009 pour une personne vivant en couple) serait versée pour une durée maximale de 3 semaines.

Le projet voté a été déposé au Sénat pour examen par la commission des affaires sociales
En Juillet 2009 la commission des affaires sociales a nommé M. Gilbert Barbier ( sénateur du jura clic ici )rapporteur sur la proposition de loi
Depuis plus rien
Je poste ce jour un mail à notre sénateur afin de lui demander l'avancée des travaux sur le sujet
senat.barbiergilbert@wanadoo.fr <senat.barbiergilbert@wanadoo.fr>
Rappel des principales dispositions du projet adopté par l'assemblée nationale.
conditions pour en bénéficier:
- obtention d'un congé de solidarité familiale ( voir en fin de billet les conditions pour en bénéficier) pour les salariés du privé et les fonctionnaires.
- Pour les autres suspendre son activité
- accompagner une personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable (selon les critères établis par la loi de 2005 sur les droits des malades et de la fin de vie)
- être un ascendant, descendant, frère, soeur ou une personne partageant le domicile de la personne .
pour visualiser le projet du texte de loi adopté le 17 février 2009 cliquez ici
Avant cette disposition il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux arrêts de maladie
cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?
De manière totale nous pouvons en douter car 3 semaines c'est court , les familles pourront avoir recours à l'allocation et ensuite à un arret maladie ou vice versa
Beaucoup de personnes pour des raisons diverses ne recourent pas à un arrêt de maladie pour accompagner un proche aussi cette allocation associée au congé de solidarité familiale a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.
De nombreuses voix s'élèvent déjà contre l'insuffisance de la mesure
voir en ce sens un article de 20minutes.fr
"Contacté par 20minutes.fr, Jean-Luc Romero, ancien secrétaire national de l'UMP et président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité, ne mâche pas ses mots. «Quelle cynisme!» s'emporte-t-il en évoquant les économies que la proposition de loi espère faire sur les hospitalisations, en maintenant les patients à domicile, et sur les arrêts maladies, en permettant à leurs proches de ne pas y avoir recours comme c'est actuellement le cas."
vous trouverez ici le lien du site SOS fin de vie
le site est né d'un groupe de soignants et de soignés désireux de favoriser 'ensemble les repères de la confiance autour des personnes en fin de vie.
Ils ont choisi de développer, par Internet, un service de référence pour toutes les questions liées à la fin de la vie : témoignages, conseils, adresses et liens utiles, aide personnalisée…
Pour animer le site sosfindevie.org et apporter à ses visiteurs les réponses personnalisées à leurs questions, sont mobilisés des experts dans différentes disciplines (soins palliatifs ou curatifs, juristes, psychologues…).
Le coordonnateur du site est le docteur Xavier Mirabel, cancérologue et formateur en soins palliatifs.
sosfindevie.org n'entend se substituer ni aux équipes soignantes, ni aux familles, ni surtout aux personnes malades ou en fin de vie, mais apporter à chacun des éclairages qui l'aideront à instaurer un vrai dialogue et à trouver les meilleures solutions.
Adresse : Sos fin de vie, 274 rue Solferino, 59000 Lille.
le congé de solidarité familiale
Il s'agit d'un congé qui permet d’accompagner une personne en fin de vie. ce congé n'est pas rémunéré par l'employeur sauf dispositions conventionnelles plus favorables
ce congé est de droit pour tout salarié, quel que soit son ancienneté ou l’effectif de l’entreprise, dont un ascendant, un descendant ou une personne partageant son domicile souffre d’une pathologie qui met en jeu le pronostic vital
comment devez vous procéder pour en bénéficier ?
Vous devez envoyer à votre employeur au moins 15 jours avant le début du congé une lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou remise en main propre contre décharge lui en demandant le bénéfice . vous devez joindre à votre demande un certificat médical du médecin traitant du malade attestant que celui-ci souffre d’une pathologie engageant le pronostic vital.
(En cas d’urgence absolue constatée par écrit par le médecin qui établit un certificat médical, le congé de solidarité familiale débute sans délai à la date de réception par l’employeur de la lettre du salarié.)
vous pouvez demander un congé total ou bien un congé partiel
Attention votre employeur peut refuser un congé partiel ce qui veut dire un aménagement de vos horaires pour les transformer en horaires à temps partiel.
quelle est la durée du congé?
3 mois au maximum renouvelable une fois. la demande de renouvellement est faite dans les mêmes formes que la demande initiale.Le congé prend fin à l’expiration des 3 mois ou dans les 3 jours qui suivent le décès ou à une date antérieure.
vous devez informer votre employeur de la date prévisible de votre retour dans l'entreprise en respectant un délai de 3 jours francs.
je rappelle également le rapport Léonetti proposant à titre expérimental un congé rémunéré par l'employeur
Rapport Leonetti cliquer ici pour prendre connaissance du rapport
Les quatre parlementaires, Jean Leonetti (UMP), Olivier Jardé (Nouveau Centre), tous deux médecins, Gaëtan Gorce (PS) et Michel Vaxès (PCF) écartent toute solution du type suicide assisté,
- ils proposent quatre mesures.
- création d'un congé d'accompagnement pour la personne proche du mourant, dans un premier temps à titre expérimental dans un département français. Ce congé se déroulerait à domicile, serait d'une durée de 15 jours, et serait payé par l'employeur.
- développement des soins palliatifs qui permettent d'"endormir" progressivement et en douceur un patient, en lui épargnant les affres d'une agonie dégradante et douloureuse : ils demandent de préciser les modalités d'application des arrêts de traitement de survie et de modifier le code de déontologie médicale afin d'obliger les médecins à donner un traitement d'accompagnement aux malades en fin de vie pouvant aller jusqu'à l'emploi de produits sédatifs (anxiolytiques, opiacés, neuroleptiques, barbituriques, anesthésiques).
- création dans chaque département d'un poste de référent (médecin spécialisé en soins palliatifs) qui pourrait être sollicité par la famille, par le patient lui-même ou par son médecin.
- cr&ation d' un Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie, afin d'étudier et d'améliorer l'application de la loi du 22 avril 2005 : il serait chargé de rendre un rapport annuel sur la mort à l'hôpital et l'accompagnement des personnes en fin de vie. La mission Leonetti estime qu'actuellement, seulement 20 % des personnes qui en ont besoin bénéficieraient de cet accompagnement.
- ils recommandent le développement des soins palliatifs, d'aménager leur financement à l'hôpital, de mieux former les médecins à l'éthique et à ces soins, de favoriser une meilleure compréhension de la loi du 22 avril 2005 par les juges afin que des poursuites inutiles ne soient pas engagées et que des circonstances exceptionnelles permettent de classer sans suite une affaire ou de rendre un non-lieu
Le Premier ministre, François Fillon, a tout d'abord demandé au ministre de la Santé de prévoir rapidement une campagne d'information destinée au grand public et, d'autre part, la mise en place de cet Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie.
Ensuite, il souhaite que lui soient très vite transmises des propositions de prise en charge financière d'une partie du congé de solidarité familiale (une prise en charge qui serait d'emblée appliquée dans toute la France).
10:31 | Commentaires (1) | Envoyer cette note | PROJETS ET LOIS | Lien permanent | Tags : allocation, fin de vie, congé de solidarité familiale, projet loi, sénay, gilbert barbier, leonetti |
Facebook | |
Imprimer |
|
jeudi, 26 mars 2009
prime de 500 euros pour certains chômeurs

A compter du 1.04.2009 les salariés qui perdront involontairement leur travail et qui ne rempliront pas les conditions de durée d'affiliation pour bénéficier de l'assurance chômage, percevront une allocation exceptionnelle de 500 euros. Elle sera versée entre le 1er avril 2009 et le 31 mars 2010, dès lors que le demandeur justifiera avoir travaillé au moins 2 mois pendant la période de référence. elle ne sera versée qu'une seule fois
Selon le secrétaire d'Etat en charge de l'emploi, "aucune condition ne sera posée sur la nature du contrat, ce qui permet d'inclure les ruptures de période d'essai en CDI" à l'initiative de l'employeur, voir dossier en ligne Le portail du ministère de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi
Cette mesure devrait bénéficier plus particulièrement aux jeunes Le financement de cette mesure, sera assuré par l'Etat.
je rappelle que la nouvelle convention UNEDIC doit entrer en vigueur le 1.04.2009 je reviendrai en détail sur les principales mesures
14:26 | Commentaires (32) | Envoyer cette note | EMPLOI | Lien permanent | Tags : prîme, allocation, 500euros, affiliation, jeunes, chômage, aide exceptionnelle |
Facebook | |
Imprimer |
|
jeudi, 19 février 2009
Fin de vie
Les députés ont adopté une proposition de loi qui crée une allocation pour permettre à un proche d'accompagner une personne en fin de vie.
Si le Sénat vote le projet de loi, une allocation de 49 euros par jour sera versée durant trois semaines maximum à toute personne cessant de travailler en vue d'accompagner un proche en fin de vie.
conditions pour en bénéficier:
- obtention d'un congé de solidarité familiale ( voir en fin de billet les conditions pour en bénéficier) pour les salariés du privé et les fonctionnaires.
- Pour les autres suspendre son activité
- accompagner une personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable (selon les critères établis par la loi de 2005 sur les droits des malades et de la fin de vie)
- être un ascendant, descendant, frère, soeur ou une personne partageant le domicile de la personne .
pour visualiser le projet du texte de loi adopté le 17 février 2009 cliquez ici
Avant cette disposition il n'y avait aucune aide financière pour les personnes qui suspendaient leur activité professionnelle pour aider un proche en phase finale. les familles avaient recours aux arrêts de maladie
cette allocation va t-elle mettre un terme à cette pratique?
De manière totale nous pouvons en douter car 3 semaines c'est court , les familles pourront avoir recours à l'allocation et ensuite à un arret maladie ou vice versa
Beaucoup de personnes pour des raisons diverses ne recourent pas à un arrêt de maladie pour accompagner un proche aussi cette allocation associée au congé de solidarité familiale a le mérite d'avancer sur le difficile chemin de la reconnaissance en France de l'importance des soins palliatifs et de la nécessité du soutien des familles dans ces moments douloureux.
15:22 | Commentaires (0) | Envoyer cette note | PROJETS ET LOIS | Lien permanent | Tags : fin de vie, soins palliatifs, allocation, droit, congé de solidarité familiale, jean luc roméro, léonetti |
Facebook | |
Imprimer |
|

























