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  • Un agenda social qui botte en touche la question des chômeurs en fin de droit

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    P1199765D1227696G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgUn agenda social   dans l'air du temps ..."attentisme"  avant les régionales.... ( communication de l'Elysée)


    Nicolas Sarkozy avait  annoncé lors de la présentation de ses voeux qu'il rencontrerait  le 15 février 2010 les partenaires sociaux pour fixer l'agenda social 2010 c'est à dire pour faire «la liste des sujets» à aborder, définir «la méthode de travail» et fixer «le calendrier».

    La réforme des retraites au coeur des débats.

    Rappelons que 2010 risque d'être une année difficile sur le plan social . Une année sous "haute tension " avec son lot de restructurations et de nouveaux chômeurs , avec une durée moyenne de chômage qui progresse et qui va jeter dans la précarité un million de chômeurs en fin de droit , une année d'économie sur tous les fronts notamment en matière de santé etc.... Bref une année qui risque de voir s'accroître le nombre de personnes vivant de minima sociaux ou en dessous du seuil de pauvreté..

    Parmi les autres dossiers de 2010, Nicolas Sarkozy avait cité  la question de la dépendance et du "cinquième risque", qui représentent également un défi financier, médical et humain.

    • Quid de la rencontre du 15 février  ?

    Les négociations  concernant les retraites  commenceront après les régionales ....

    Après avoir rencontré les partenaires sociaux à propos de l'agenda social de l'année 2010, le président de la République, aux côtés de François Fillon, Christine Lagarde, Xavier Darcos et Laurent Wauquiez, a annoncé que "les négociations sur l'avenir du système de retraite" se dérouleront d'avril à juillet-août prochain. Parallèlement, une négociation sur le thème de la pénibilité au travail sera menée. Enfin, le projet de loi sur les retraites ne sera pas déposé au Parlement avant le début de l'automne.

    "Compte tenu du temps que les mesures que nous prendrons mettront à produire leur plein effet, si nous voulons sauver notre système de retraite, nous ne pouvons plus différer les décisions", a déclaré le chef de l'Etat, afin de justifier sa décision de déposer au plus tard, au début de l'automne, le projet de loi.

    "J'ai indiqué aux partenaires sociaux qu'en aucun cas je n'accepterai que soit remis en cause le principe de la retraite par répartition, pas plus que je n'accepterai que l'on diminue les pensions des retraités", a tenu à rassurer Nicolas Sarkozy.

    medef.jpgConcernant le déroulement des séances de travail, elles débuteront par la prise en compte des travaux du Conseil d'orientation des retraites (Cor), organisme au sein duquel les partenaires sociaux sont représentés, attendus pour la mi-avril. Les négociations, tant concernant le secteur public que privé, se dérouleront à partir du mois d'avril et jusqu'en juillet, "éventuellement au mois d'août, si cela est nécessaire", a-t-il précisé.

    Comme le souligne le site de Sarkofrance je cite " Sur les retraites Nicolas Sarkozy  glisse tranquillement le sujet sous le tapis, promet 5 mois de débat, et reporte à septembre l’adoption d’une éventuelle loi. Il eût été difficile, pour lui, d'annoncer ce qu'il comptait faire sur ce sujet anxiogène à souhait. Depuis des mois, différents responsables de l’UMP et du gouvernement ont pourtant dévoilé les pistes de travail : repousser l’âge légal de départ à la retraite, augmenter la durée de cotisation, aligner encore davantage les régimes publics sur le privé, bloquer le niveau de cotisations..."



    Concernant l'emploi Nicolas Sarkozy  convoquera les partenaires  sociaux en avril pour procéder à l'évaluation de toutes les mesures prises en faveur de l'emploi.
    En effet, "même si la France fait mieux en matière économique que la plupart des autres pays, même si les résultats économiques de la France sont meilleurs que ce qui était prévu, les conséquences de la crise économique vont se prolonger bien après le retour de la croissance (...) L'emploi a été au centre des échanges (avec les partenaires sociaux) car il demeure la priorité du Gouvernement et la première source d'angoisse des Français", a-t-il souligné

    L'objectif au printemps, après évaluation des mesures prises depuis 2 ans en matière d'emploi sera de "retirer celles qui ne servent plus, doper celles qui ont besoin de l'être, prévoir d'autres mécanismes si le besoin s'en faisait sentir".

    Et les chômeurs en fin de droit ????

    Alors que le problème est de première urgence  RIEN DE CONCRET  : Nicolas Sarkozy  demande un diagnostic.

    "Nous avons bien sûr abordé le problème des chômeurs qui arrivent à la fin de leurs droits en matière d’allocations chômage. Nous avons convenu de la nécessité d’un diagnostic partagé pour savoir quel est le nombre exact de ces chômeurs en fin de droits et leur situation précise, car naturellement si l’on n’est pas d’accord sur le diagnostic, il est difficile de trouver le bon remède.

    Son secrétaire d’Etat à l’Emploi relaye le message sur France Inter.


    Samedi 20 février 2010 la  séance de négociation entre les syndicats et le patronat consacrée  aux chômeurs qui arrivent en fin de droits d'indemnisation et ne bénéficient d'aucun revenu financier a échoué à dégager un accord. Le patronat, contre l'avis de certains syndicats, a proposé que l'Unedic, l'assurance-chômage gérée par les partenaires sociaux, contribue financièrement à des contrats aidés qui seraient réservés à des chômeurs de longue durée (plus d'un an) arrivant en fin de droits.

    Les syndicats veulent un "cofinancement" et se méfient d'un désengagement de l'Etat.

    Les partenaires sociaux, qui rencontrent depuis plusieurs jours en bilatérale le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, demandent la tenue d'une réunion tripartite avec l'Etat : ils ont annulé celle prévue le 26 février, espérant qu'elle se transforme en réunion avec le gouvernement.

    ni-chomage-ni-minima-sociaux.jpg

  • La réforme des retraites : un sujet qui va fâcher

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    Je vous donne rendez vous le 15 février...

    Nicolas Sarkozy annoncé lors de la présentation de ses voeux  qu'il  rencontrera le 15 février 2010 les partenaires sociaux  pour fixer l'agenda social 2010 c'est à dire pour faire «la liste des sujets» à aborder, définir «la méthode de travail» et fixer «le calendrier».

    a36627f0-020f-11df-8cc7-c75c9fdb4923.jpgLa réforme des retraites sera au coeur des débats qui risquent de devenir conflictuels...(NB)


    Ça fait cinquante ans que nous gagnons un trimestre d'espérance de vie par an", a indiqué Nicolas Sarkozy . Mais cette "bonne nouvelle" doit conduire à se pencher sur le système de retraite. "Les Français ne s'y trompent pas: plus des trois quarts d'entre eux se disent inquiets pour leurs retraites", a ajouté le chef de l'Etat.

    "Il serait irresponsable de ne pas leur apporter de réponse."
    Il a rappelé qu'il s'était engagé en juin, devant le Parlement réuni en congrès à Versailles, à organiser un rendez-vous sur les retraites en 2010, qui inclura la question de la pénibilité du travail.
    "Nous en arrêterons ensemble le calendrier et les modalités à l'occasion de notre réunion d'agenda social", a-t-il précisé.
    "SABRE AU CLAIR"

    Les responsables syndicaux présents ont mis en garde le gouvernement contre toute précipitation sur le sujet.

    2010 risque d'être  une année difficile sur le plan social . Une année sous "haute tension " avec son lot de restructurations et de nouveaux chômeurs , avec  une durée moyenne de chômage qui progresse et qui va jeter   dans la précarité  un million de chômeurs  en fin de droit , une année d'économie sur tous les fronts notamment en matière de santé etc.... Bref une année qui risque de voir s'accroître le nombre de personnes vivant  de minima sociaux  ou en dessous  du seuil de pauvreté..

    Parmi les autres dossiers de 2010, Nicolas Sarkozy a cité la question de la dépendance et du "cinquième risque", qui représentent également un défi financier, médical et humain.

     

    NB:

    claude_gueant.jpgLe secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant privilégie   l'allongement de la durée de cotisation. Les syndicats souhaiteraient pour leur part chercher de nouveaux financements.

    Comme le ministre du Travail, Xavier Darcos Claude Guéant a écarté deux autres pistes, la hausse des cotisations et la baisse des pensions, pour redresser les comptes des retraites à l'occasion de la réforme prévue cette année. Augmenter les prélèvements, "c'est très difficilement envisageable parce que ça signifie [...] encore une dégradation de la compétitivité de la France", a-t-il dit lors de l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-Le Parisien. Baisser les retraites ? "Les Français y sont peu préparés". Reste donc la possibilité d'"augmenter la durée de cotisation comme d'autres pays l'ont fait", a-t-il ajouté.

    La durée de cotisation pour une retraite complète est fixée, à partir de 2012, à 41 ans, et l'âge légal de la retraite à 60 ans. Le ministère du Travail a tenu cette semaine à souligner que l'allongement de la durée de cotisation effective ne passerait pas nécessairement par un relèvement du nombre d'années pour une retraite complète ou de l'âge légal.

    Le déficit de la branche vieillesse (retraites) du régime général de la Sécurité sociale est prévu à 10,7 milliards d'euros cette année, après 8,2 milliards en 2009, et atteindrait 14,5 milliards en 2013, selon les prévisions du gouvernement.

     

    Le Medef propose de relever l'âge légal de départ à la retraite, afin que les Français travaillent plus longtemps.

    Les syndicats proposent de trouver  de nouveaux financements. Notamment la CGTsouhaite  "un élargissement de l'assiette de cotisation à tous les revenus du travail, aux revenus financiers des entreprises, ainsi qu'une modulation de l'assiette de cotisation en fonction notamment du ratio valeur ajoutée/masse salariale"

    Force ouvrière met en garde le gouvernement contre la tentation de mettre "un coup sur la tête des salariés" et veut jouer sur le financement, tandis que la CFTC propose explicitement une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG).

    Le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a déclaré que "si on veut bâcler les choses et sanctionner les salariés en déplaçant l'âge de départ à la retraite, la CFDT n'acceptera pas cette démarche".

     

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