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abbe pierre

  • Toi toi mon toit......

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    medium0011.jpgPlus de 3,6 millions de personnes en France sont mal logées ou sans abri, selon le 16e rapport de la Fondation Abbé-Pierre et  8 millions le nombre de personnes concernées à des degrés divers par la crise du logement.

    La Fondation recense : 685 000 personnes "privées de domicile personnel" ; plus de 2,9 millions de personnes vivant dans des conditions de logement "très difficiles", sans confort ou en surpeuplement ; 172 847 personnes locataires de meublés ;  86 612 gens du voyage ne pouvant accéder à une aide d'accueil.

    Aux 3,6 millions de non ou très mal-logés, la Fondation ajoute plus de 5,1 millions de personnes "en situation de réelle fragilité de logement à court ou moyen terme" (occupant une copropriété en difficulté, un logement surpeuplé, ou devant faire face à des impayés de loyer).  Pour résoudre le problème, "il faudrait produire environ 500 000 logements par an pendant plusieurs années", résume Christophe Robert, directeur des études de la Fondation. Mais le nombre de mises en chantier ne cesse de diminuer depuis 2007 (environ 350 000 en 2010).
    La crise a provoqué une aggravation de la situation des plus vulnérables, et si les jeunes en représentent une figure emblématique, bien
    d’autres se trouvent dans cette situation, notamment les femmes seules avec des enfants.

    Ils ont pour caractéristique commune de mobiliser des moyens de survie pour vivre. Ce sont ces personnes qui ne peuvent pas finir le mois sans une aide de la collectivité ou d’associations caritatives et humanitaires.

    200906160666_w350.jpgElles étaient 1,5 million à s’adresser au Secours catholique en 2009, 2 millions à solliciter le Secours populaire pour la même année, sans compter les 830 000 personnes aidées par les Restos du coeur et celles qui s’adressent à d’autres associations ou structures comme les centres d’action sociale. Certes, tous ces chiffres ne s’ajoutent pas, mais que l’on ne vienne pas nous parler de « doubles comptes », quand il s’agit de personnes qui sont contraintes de faire le tour des différents guichets d’aide pour simplement survivre.

    Leur situation est bien décrite dans le dernier rapport du Secours catholique qui souligne combien les ménages pauvres, comme ceux qui sont légèrement au-dessus du seuil de pauvreté, vivent sous le régime de la privation, dans un état d’insécurité permanente. L’analyse des budgets montre que, même avec des estimations de dépenses réduites à un minimum réaliste, presque aucun type de ménage n’est en mesure de faire face à l’ensemble des charges qu’il faut engager pour vivre (seuls les couples avec deux ou trois enfants gardent un solde positif en fin de mois). C’est dire que tous ces ménages ne peuvent faire face aux dépenses de santé hors remboursement, aux dépenses d’équipement et d’entretien du logement, à l’achat ou à l’entretien d’un véhicule (voiture ou deux-roues), aux dépenses imprévues (pannes, déplacements en urgence…), aux dépenses de loisirs et de vacances… bref, à toutes dépenses qui apparaissent ordinaires pour d’autres ménages.


    Rappeler les difficultés que vivent les plus modestes est une exigence non seulement morale, mais aussi politique et sociale car la situation qui leur est faite bafoue le principe républicain d’égalité et met en péril la cohésion sociale.


    Source 16e rapport de la Fondation Abbé-Pierresdf-3.jpg

  • La fondation Abbé Pierre a besoin de nous

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    La Plateforme de Prévention des Expulsions Locatives de la Fondation Abbé Pierre cherche bénévoles 


    Offre publié le 9 février 2010
    Validité de l'offre : 7 mai 2010
    Pays : France
    Ville : PARIS


    Conditions
    Statut : Bénévolat
    Durée du contrat : Tant que la ou le bénévole souhaitera s'engager aux côtés de la Fondation Abbé Pierre.
    Contact : Marie Rothhahn
    Email : mrothhahn@fondation-abbe-pierre.fr


    La plateforme téléphonique ’Allo Prévention Expulsion’ a été créée dans le but de traiter les appels du grand public, des travailleurs sociaux ou des associations sollicitant un appui face à une menace d’expulsion ou une situation d’impayé de loyer.

    Mission :
    Assurer la permanence téléphonique : écouter et comprendre la demande sans juger, motiver la personne à s’impliquer dans la résolution de ses difficultés en matière de logement, lui proposer un appui et une orientation adaptée grâce aux outils mis à disposition de la mission.

    Accessoirement, effectuer la saisie des fiches de suivi et l’envoi de ces fiches vers les associations partenaires.

    Disponibilité : Une à deux après-midi par semaine.

    Lieu : La plateforme est basée au Siège de la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, 3/5 Rue de Romainville - 75019 PARIS. Accès : métro -> ligne 11, station télégraphe Bus : Bus 48 (arrêt Place des fêtes ou Rue des Bois), 26 (arrêt Pixéricourt) ou 60 (arrêt Jourdain).

    Profil du candidat 
    Expériences : -Expérience dans le domaine social et/ou juridique souhaitée. Formation : - Formation préalable dans le domaine de la prévention des expulsions locatives, et participation régulière à des réunions/formations. - Appui permanent en droit du logement par un juriste de l’association partenaire de la plateforme (la CGL) ou par la coordinatrice de la plateforme.

    Qualité : -Aptitude à instaurer une relation d'empathie avec le public appelant ; -Capacité à travailler en équipe ; -Pratique de l'outil informatique.

     

    allo_prevention_expulsions_xl.jpg

  • Les enfants victimes collatérales du mal logement

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    L'avenir compromis de nos enfants .....

    Le Rapport mal-logement 2010 de la Fondation Abbé Pierre vient de paraître.

    m_1255781175.jpgParmi  les victimes du mal-logement, 600 000 enfants souffrent au quotidien et ont un avenir particulièrement compromis.

    La précarité qui frappe douloureusement nos concitoyens nourrit, renforce et aggrave les conséquences du mal-logement sur les personnes défavorisées et atteint désormais les classes moyennes .

    Dans  un contexte économique déprimé  le déficit d’offre de logement accessible s’est encore accentué et  rend de plus en plus difficile l’accès au logement, non seulement pour  les populations les plus modestes, mais aussi pour les personnes appartenant aux catégories intermédiaires et aux couches moyennes.

    L’économiste Michel Mouillart estime  que « l’insuffisance de la construction devrait représenter a minima 150 000 logements pour les seules années 2008 et 2009 » portant le déficit global qui s’est creusé depuis un quart de siècle à plus de 900 000 logements.

    Les dépenses liées au logement pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages dont il constitue désormais le premier poste de dépense. L’augmentation du coût du logement  rend les individus plus sensibles aux aléas de la vie et ne leur garantit pas une sécurité durable.
    Selon les comptes du logement, la dépense moyenne engagée par les ménages pour se loger est passée de 7 890 € par an en 2002 à 9 700 € en 2007 ( soit  une augmentation de 23 % supérieure à celle de l’évolution des prix à la consommation durant la même période.)

    Les indicateurs  concernant les expulsions locatives sont en hausse :

    • 105 271 décisions de justice d'expulsions  en 2008, + 25 % depuis 2002,
    • 41054  demandes de concours de la force publique en 2008  + 7,6 % depuis 2002

    20-1317-enfant-taudis.jpgAvec la crise,  les risques  de basculement dans la précarité résidentielle se sont aggravés.
    Si une solution d’hébergement peut être proposée à certains,  pour le plus grand nombre c’est le glissement  vers de  multiples formes d’habitat précaire ou indigne, de l’utilisation de locaux qui ne sont pas destinés à l’habitation, à l’habitat chez des tiers, en passant par les squats, le recours aux campings ou l’utilisation de voitures ou de camions comme domicile.
    Ce sont ces solutions par défaut qui servent de soupape quand l’hébergement en structure est saturé et quand les possibilités d’accès à un logement sont trop limitées.

    En 2001 selon  l’Insee  20 % des 86 000 personnes sans domicile étaient des enfants

    En 2005  toujours selon l'Insee près d’un million  d’enfants (sur 13,2 millions) vivent sous le seuil de pauvreté.

    Le mal-logement subi par les enfants se retrouve dans quatre grandes catégories de situation :

    • les enfants qui vivent « à la rue » avec ou sans leur famille
    • les enfants appartenant à des familles qui sont hébergées chez des tiers ou à l’hôtel,
    • ceux qui doivent vivre dans des structures d’hébergement collectives
    • les enfants qui doivent subir de (très) mauvaises conditions d’habitat (logements dégradés, sans confort, ou surpeuplés).

    Les effets les plus connus du mal-logement sur l’enfant sont ceux qui sont occasionnés par des conditions d’habitat dégradées : saturnisme lié à la présence de plomb, pathologies respiratoires (asthme…), infections dermatologiques (champignons…) dues à des problèmes de ventilation et de chauffage, ou encore accidents domestiques provoqués par la vétusté des installations électriques

    L’absence ou les mauvaises conditions de logement affectent la vie de l’enfant à plusieurs niveaux : la santé physique et mentale, les apprentissages et la réussite scolaire, la sociabilité et enfin la vie familiale. Sachant que les dommages subis par les enfants mal logés ont tendance à se cumuler et à se renforcer mutuellement.


    Il y a 50 ans ! et c'est encore  le cas aujourd'hui

    voici les chiffres accablant du mal logement  concernant les enfants

    Estimation du nombre d’enfants concernés:

    • Sans domicile fixe (1) 18 600
    • Habitat de fortune (cabane, construction provisoire…) (2) 2 070
    • Résidence principale en chambre d’hôtel (2) 2 500
    • Camping ou mobile home (3) 22 200
    • Hébergement chez des tiers faute d’autres solutions, dans des
    • conditions de logement très difficiles (4) 33 300
    • Centre d’hébergement (CHRS et centres maternels) (5) 16 000
    • Logements inconfortables ou de mauvaise qualité (6) 50 658
    • Logements en surpeuplement accentué (7) 255 336
    • Location ou sous-location d’un meublé (8) 142 147
    • Logements sans droit ni titre occupés suite à une décision de justice prononçant l’expulsion (9) 48 785
    • Total général 591 595 enfants

    (1) D’après l’enquête Sans Domicile 2001 de l’Insee qui comptait 86 000 personnes privées de domicile dont 16 000 enfants (soit 18,6 %) ; dans la mesure où tous les observateurs s’accordent à dire que le nombre des personnes sans domicile fixe a atteint aujourd’hui un minimum de 100 000 personnes, c’est sur cette estimation que nous nous appuyons. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué à ce total de 100 000 le ratio « enfants/population totale » de 18,6 % présenté dans les résultats de l’enquête SD 2001.
    (2) D’après le Recensement général de la population de 1999. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats de l’enquête logement 2006 sur l’inconfort.

    (3) D’après les données du CNRS (France Poulain, chercheuse) et le Pôle national de lutte contre l’habitat indigne (2005). Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du Recensement général de la population de 2006 (soit 22,2 %).
    (4) Fondation Abbé Pierre d’après l’Enquête logement 2002. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du RGP 2006.
    (5) CERC, Les enfants pauvres en France, Rapport n°4, 2004.
    (6) D’après l’exploitation de l’Enquête logement 2006 de l’Insee réalisée par Jean-Claude Driant pour la Fondation Abbé Pierre et l’étude de la DGALN relative à l’inconfort.
    (7) Exploitation de l’enquête logement 2006 de l’Insee réalisée par Jean-Claude Driant pour la Fondation Abbé Pierre sur les enfants de 18 ans et moins.
    (8) D’après Insee, Enquête logement 2006. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du RGP 2006 (soit 22,2 %).
    (9) Fondation Abbé Pierre d’après les données du ministère de l’Intérieur. Pour obtenir le nombre d’enfants concernés, nous avons appliqué le ratio « enfants/population totale » présenté dans les résultats du RGP 2006.

     

  • prévention expulsions: premier bilan

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    une situation  qui se dégrade pour les plus fragiles

    _090317-expulsions-locataires.jpg

    le  1er juin  La Fondation Abbé Pierre ouvrait  une plate forme téléphonique «de prévention des expulsions locatives».

    Le numéro Azur «Allo prévention expulsion», 0810 001 505  prix d'une communication locale.

    objectif :apporter (...) dès les premiers impayés ou dès l'origine de la procédure une information aux locataires afin de les guider dans les démarches juridiques et sociales visant à prévenir l'expulsion locative», précise la fondation.

    Selon la Fondation Abbé Pierre, 500.000 ménages sont en situation d'impayés en France. Le nombre de ménages expulsés par la force publique a dépassé les 10.000 (11.190 interventions en 2008) et a augmenté de 157% en dix ans, selon le ministère de l'Intérieur

    le jour de l'ouvertture j'avais  contacté la plate forme

    j'avais été accueillie avec la plus grande courtoisie et gentillesse

    3 bénévoles animent en permanence la plate  forme . Ils sont assistés par d'autres bénévoles en nombre variable selon les heures

    1 mois après l'ouverture de la plate forme la Fondation dresse un premier bilan:

    • 627 personnes sont parvenues à joindre un conseiller de la Fondation (plus du double n’ont pu le faire en raison de la saturation des lignes), soit une moyenne hebdomadaire de 156 personnes entendues sur les 22 jours d’ouverture. Grâce aux bénévoles et salariés, ce sont 63 vacations qui ont été assurées pour 157 heures 30 d’écoute.
    • Les personnes qui contactent la plateforme sont principalement logées dans le domaine privé (268) ; pour autant, il convient de signaler - à notre surprise - le nombre important de locataires du parc public (208) alors que les bailleurs sociaux disposent souvent de services sociaux susceptibles d’accompagner les familles et de les aider à solutionner leur problème.
    • De nombreux appels proviennent de ménages en situation d’expulsion imminente (161), mais encore davantage de familles en situation d’impayé - avant passage au tribunal - sollicitant l’attention et les conseils (222). Dans ce cas, la qualité de service et d’orientation de la plateforme peut aboutir à la résolution positive de cas.
    • Des juristes accompagnent donc chaque après-midi une équipe de bénévoles et salariés de la Fondation mobilisés dans cette optique. Une équipe formée et compétente, mais qui demanderait à être encore étoffée pour proposer une plus grande amplitude horaire, et ainsi répondre à un contexte social extrêmement préoccupant. Un contexte qui révèle des situations dramatiques de personnes rencontrant de grandes inquiétudes, de grandes angoisses et parfois même de grandes desespérances..."


    pour aller plus loin lire les communiqués de la Fondation clic ici

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