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éthique

  • Recruteurs de donateurs.

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    La fin justifie t-elle les moyens ?

    Question d'éthique  concernant  les méthodes utilisées par les acteurs du monde caritatif pour  collecter  des dons.

    ONG Conseil est une société  (SARL) créée en 2004 par deux anciens membres de Greenpeace qui  vend notamment  à des associations  humanitaires "des campagnes de donation"

    Une campagne de donation ! Mais qu'est-ce que c'est ?

    Il s'agit d'une campagne faite au nom de l'association  par ONG Conseil , qui a pour objet  de  recruter des donateurs pour  l'association  en question..

    En fait la société  embauche, forme et rémunère au nom de ses clients qui appartiennent au monde humanitaire et caritatif des  « recruteurs de donateurs ». Leur mission : investir des lieux très fréquentés et convaincre les passants d'effectuer un don régulier et automatique, par prélèvement bancaire.

    je vous invite à prendre connaissance de cette vidéo.

    selon rue 89

    "17 organisations se sont laissé convaincre. : Ligue nationale contre le cancer, Aides, Croix-Rouge française, Médecins du monde, Handicap international, WWF, Action contre la faim, Les amis de la Terre, etc.

    Cette démarche a prouvé son efficacité. Elle permet non seulement aux associations d'accroître rapidement le nombre de leurs sympathisants mais, aussi, de bénéficier de revenus sûrs et réguliers. Enfin, elle draine des donateurs au profil particulier : plus jeunes que ceux des campagnes de sollicitation classiques par voie postale ou via des actions dans les médias, ils apportent souvent là leur premier soutien financier significatif.

    Un public fort intéressant, donc… Et une mine pour ONG Conseil, parvenu en cinq ans à imposer en France ce que les Anglo-Saxons nomment le street fundraising : la collecte de fonds dans la rue."

    Je devine déjà vos interrogations à la lecture de mon billet  : mais qu'a t'elle à redire à cela  puisque  les dons recueillis vont  servir la cause  humanitaire ou caritative en question!

    Cher lecteur je me demande si la fin justifie les moyens  et surtout si pour une association  il est éthiquement acceptable qu'elle dépense des sommes importantes en externalisant une mission  qui pourrait être menée à bien  de manière gratuite par ses bénévoles après une formation adéquate . la rentabilité de ce type d'opération serait alors augmentée.....

    C'est un mélange des genres qui me dérange et qui peut aboutir à des dérives .

    • Si la communication des structures du monde humanitaire et caritatif doit bien-sur être professionnelle dans un monde de plus en plus structuré , ces structures doivent avant tout respecter une certaine éthique à savoir celle de la transparence  et surtout de rallier avant tout  le public à la cause qu'elles soutiennent.
    • La manière de procéder des officines privées qui recrutent des donateurs de dons est  bien éloignée de la mission première  d'une association caritative et humanitaire.
    • Les  associations  ont des budgets qui se chiffrent parfois  en centaines de milliers voir de millions d'euros . Elles  risquent de dépenser des sommes de plus en plus importantes à ce type d'opération sans forcément faire de réelles études de rentabilité  et de  donner une totale  transparence sur le sujet . Compte tenu des scandales  que nous avons connus ces dernières années c'est la porte ouverte à toutes les dérives.....
    • La surenchère de ce genre d'opération que je qualifierai de "racolage de dons"   peut aussi à terme desservir la cause des associations en alimentant la méfiance d'un public toujours plus sollicité. C'est précisément à cette sollicitation constante que les communicants des associations doivent faire face pour empêcher que le public ne sature.

    En 2007 , Rue89 a consulté François Bordes, maître de conférence au Celsa (Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication). Ce directeur de programme à Capgemini est aussi le fondateur d'un projet visant à faciliter la communication entre associations et bénévoles, Human Village. Il considère que les quelques différences qui existent entre la communication d'une ONG et celle d'une entreprise sont fondamentales. C'est, assure-t-il, ce qui permet de donner au public des garanties d'éthique.

    Ecoutez le:

     

    Jean-Marie Pierlot, responsable de la collecte de fonds à Amnesty International dans la zone francophone de la Belgique et maître de conférence en communication des organisations à l'université catholique de Louvain, a expliqué  à Rue89 qu'à plusieurs reprises les ONG ont été contraintes de changer leur stratégie de communication pour récupérer l'attention du public :

    « Vers le milieu des années 90, le “direct mail”, que les grandes ONG avaient adopté dès le début des années 80 en s'inspirant plus ou moins des grandes entreprises de vente par correspondance (Les 3 Suisses, La Redoute, etc.), a commencé à avoir des rendements nettement décroissants (le taux de réponse est passé de 3% à 1%), surtout pour recruter de nouveaux sympathisants. On le comprend, quand certaines cibles (classiquement, les veuves catholiques pratiquantes de milieu aisé) recevaient plus de 30 sollicitations d'associations différentes par mois, soit en moyenne une par jour ! “

    On a alors inventé une nouvelle technique, celle du ‘dialogue direct’, de l'interpellation directe du public dans les rues, qui selon Jean-Marie Pierlot a eu de bons résultats, mais un certain temps seulement.

    ‘Le pire, c'est que le succès de cette approche attira des sociétés de marketing orientées associations'. Celles-ci mirent principalement l'accent sur la vente directe, à l'instar de la pratique des représentants de commerce. Aujourd'hui, quelques associations continuent à former elles-mêmes leurs recruteurs, mais celles qui font appel à de la sous-traitance subissent les dérives du marketing de type commercial. Ce qui implique par ailleurs un questionnement éthique au sujet du mode de rémunération de ces entreprises.’

    Le public fait-il la distinction entre les militants sincères et les professionnels de la communication ? Est-il possible de concilier des services de communication professionnels avec la sincérité du militantisme ? A vous d'en débattre."


    Pour aller plus loin visionnez les deux vidéos qui suivent

     

    ces campagnes exigent une présence nombreuse et continue sur le terrain. Elles sont donc nécessairement coûteuses pour les associations. De plus, l'activité d'ONG Conseil a peu à voir avec les collectes classiques effectuées par des bénévoles. Elle suppose des méthodes d'approche professionnelles, des techniques de persuasion dignes d'une entreprise de démarchage à domicile. Autant de méthodes souvent contestables…

    Après réflexion, je dois me rendre à l'évidence : la meilleure façon d'en apprendre davantage est d'endosser les habits d'un recruteur de donateurs. Le coup de téléphone du jour a donc un seul et unique objectif : tenter de me faire embaucher par ONG Conseil. (…)

  • les mères porteuses débat de société et hypocrisie

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    Quand les pays pauvres deviennent le ventre des pays riches. tout le monde ferme les yeux !

    10india.large3.jpglorsque l'avortement  était interdit en France il se pratiquait par  milliers   dans la clandestinité la plus totale ou à l'étranger

    le phénomène des mères porteuses est identique.

    Interdit en France des centaines de couples vont dans les pays qui le permettent ou le tolèrent pour recourir à une mère porteuse.

    Bien évidemment beaucoup se tournent vers les pays qui offrent les prix les plus bas  comme par exemple les Indes où des cliniques offrent ce type de prestation  pour  4500 euros

    A l’heure où se tiennent les États généraux de bioéthique, le Conseil d’État rend publique sa réflexion sur la révision des lois de bioéthique. il se prononce dans un rapport qui aborde d'autres thèmes contre la légalisation de la gestation pour autrui.

    En effet, dans ce rapport  ( clic ici pour prendre connaissance du rapport) le conseil d'état se prononce  contre la légalisation des mères porteuses mais préconise d'aménager la situation juridique des enfants nés à l'étranger par le recours à la  gestation pour autrui .

     

    - le conseil  souligne  les conséquences médicales et psychiques pour la mère porteuse (les répercussions sur les mères peuvent avoir lieu "bien au-delà du temps de la gestation". )

    - il s'inquiète de l'exploitation de ce système, affirmant que l'indemnisation raisonnable" de la mère porteuse entraînerait des dérives où principalement les femmes les plus démunies se proposeront comme "mère de substitution".

    ENCEINTE.jpgEn clair le conseil est contre  la gestation pour autrui en France, ferme les yeux sur les pratiques des couples qui dérogent à la loi en partant à l'étranger pour trouver une mère porteuse et leur facilite  la tâche en permettant de trouver une solution juridique  pour l'enfant au retour!

    si la loi suit l'avis du conseil d'état ces pratiques" que je qualifierais de mi-clandestines" risquent de s'intensifier

    quelle hypocrisie car  comme le souligne le conseil d'état s'il peut y avoir des conséquences médicales et psychiques pour la mère porteuse ceci est vrai ausi bien pour une mère porteuse en France  que pour une mère porteuse à l'étranger

    s'il peut y avoir des dérives pour les femmes les plus démunies cela est encore une réalité plus violente dans les pays pauvres!!!!

    quant aux solutions préconisées par le conseil  elles ne satisfont pas pleinement à  l'intérêt de l'enfant.

     

    faisons un point rapide de la situation

    que dit la loi Française sur le sujet ?

    La maternité pour autrui est illégale en France.

    • Le code civil précise en son article 16-7 : « toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle ».
    • Le code pénal indique ( section IV : des atteintes à la filiation ) : article 227-12 : « le fait de provoquer soit dans un but lucratif , soit par don ,promesse , menace ou abus d’autorité , les parents ou l’un d’entre eux à abandonner un enfant né ou à naître est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 € d’amende …Le fait , dans un but lucratif de s’entremettre entre une personne désireuse d’adopter un enfant et un parent désireux d’abandonner son enfant né ou à naître est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 € d’amende .Est puni des peines prévues au deuxième alinéa le fait de s’entremettre entre une personne ou un couple désireux d’accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre .Lorsque ces faits ont été commis à titre habituel ou lucratif les peines sont portées au double. La tentative des infractions prévues par les deuxièmes et troisièmes alinéas ».

    Par ailleurs, l’article 227-13 du code pénal ajoute : « la substitution volontaire, la simulation, ou dissimulation ayant entraîné une atteinte à l’état civil d’un enfant est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45000 € d’amende. La tentative est punie des mêmes peines. ».

    sont donc passibles de sanctions le père, la  mère qui vont avoir recours à la gestation pour autrui pour avoir un enfant et  la mère porteuse

    Ces dispositions ne valent  que sur le territoire national français

    Une ordonnance de non lieu du Tribunal de Grande Instance de CRETEIL en date du 30 septembre 2004 (Recueil Dalloz 2005, n°7 , p.476 ) a confirmé que : « les faits visés à l'encontre de deux époux, reconnaissant s'être rendus en Californie afin d'avoir recours à une mère pour autrui" avec don d'ovocytes, prohibé en France mais autorisé aux Etats- Unis, sous les qualifications d'entremise en vue de gestation pour le compte d’autrui, de simulation ou de tentative de simulation ayant entraîné une atteinte à l'état civil d'enfants, ne constituent pas des délits punissables sur le territoire national ».( clic ici)

    Que prévoit la législation à l'étranger ?

    Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, certains États des États-Unis, la Grèce, la Roumanie la Russie, l'Ukraine, l'Afrique du Sud, autorisent expressément ou tolèrent la gestation pour autrui. Au Canada (mais pas au Québec), en Belgique, aux Pays-Bas, la gestation pour autrui n'est pas interdite si elle ne donne pas lieu à rémunération de la « mère pour autrui ». En Finlande une loi récente a finalement interdite la GPA.


    voir l’étude du Sénat de janvier 2008 ( clic ici) et  le rapport du Sénat sur la maternité pour autrui du 25 juin 2008 ( clic ici):


    Que se passe t-il dans les faits ?

    Plusieurs centaines de couples français partent  chaque année à l'étranger pour avoir recours à des mères porteuses. Le problème majeur qui se pose alors est la reconnaissance de la filiation une fois leur retour en France. Aucune loi ne prévoit en effet, le sort des enfants nés en violation de la loi française.

    en surfant sur le net et en quelques clics vous trouvez des sites qui proposent des mères porteuses

    clic ici  il s'agit d'un site  en Ukraine /les prix sont indiqués

     

    Que proposent notamment certaines associations?

    les associations proposent un cadre législatif (clic ici)

     

    REGARDEZ CETTE VIDEO  EDIFIANT ( mères porteuses à New Dehli)

    autre vidéo mète porteuse en Russie

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