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dimanche, 12 février 2012

La CPAM des Hauts de Seine continue à polluer le web de ses clips vidéo

cpam,clip,médicament,saint valentinLa CPAM des Hauts de Seine  continue à polluer le web de ses clips vidéo.

Vous vous souvenez certainement de la campagne anti fraude menée récemment sur les ondes par le gouvernement. " frauder c'est voler, celui qui fraude sera sanctionné "

 La Cpam  des hauts de seine,  région d'une formidable exemplarité en matière  de transparence et d'honnêteté ,    s'était faite le relai  de la chasse à la fraude, en postant des clips  qui sont à mon sens une insulte à l'intelligence des assurés. 

voir mon article sur le sujet

La CPAM des Hauts de Seine  récidive pour la Saint Valentin  !

Voici son dernier clip...je vous laisse le soin d'apprécier .

Pauvres de nous...... 

 

mardi, 17 janvier 2012

Petite info pour que l'accès aux soins soit au coeur de la campagne électorale

Dès la fin du mois de janvier 2012, le Collectif Interassociatif Sur la Santé va interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur leurs intentions en matière de santé en les interrogeant notamment sur ces thèmes qui nous préoccupent particulièrement :

  • les difficultés économiques d’accès aux soins, à travers la question des dépassements d’honoraires ;
  • les obstacles géographiques à l’accès aux soins, en abordant les problèmes de désertification médicale ;
  • le défi de l’équilibre budgétaire de l’Assurance maladie, en conservant comme priorité absolue le maintien du financement solidaire de nos dépenses de santé.

Pour aller plus loin

mardi, 29 novembre 2011

L'assemblée nationale votera t-elle aujourd'hui une baisse de l'indemnisation des arrêts maladie ?

Si vous avez apprécié cet article pouvez vous voter pour mon blog en cliquant sur l'image de gauche un grand merci par avance

ccac4966.jpg

 

 

Depuis le mois de septembre c'est une véritable cacophonie  concernant  l'indemnisation des arrêts de maladie !

Tout d'abord le gouvernement a annoncé  un changement du mode de calcul des indemnités journalières .

  Cette proposition a été retirée par Xavier Bertrand, ministre de la santé puis remplacée par la création d'un quatrième jour de carence.

Tollé de l'opposition, des associations .....  et  abandon de cette  mesure sous condition de trouver  un autre moyen de faire des économies .

Cet autre moyen a été trouvé par les esprits   agités de notre majorité !

C'est la  baisse du plafond  du montant maximum des indemnités journalières  .

Ce plafond est , actuellement situé à 48,40 euros par jour (soit 50 % de 2,15 smic).

Il sera  abaissé à 40,40 euros par jour (50 % de 1,8 smic, le nouveau plafond de salaire envisagé).

soit une perte de 240 euros par mois de maladie  soit 20 % des indemnités perçues par les personnes concernées  (  1452  € pour 1212  € )

Tous les salariés rémunérés au délà de 2 500 euros bruts seront donc concernés, sauf lorsque l'employeur compense la baisse de salaire lors de l' arrêt maladie.

Selon le journal le Monde  "Cette mesure doit rapporter 150 millions d'euros et compenser une partie du recul du gouvernement sur l'instauration d'un quatrième jour de carence, après une vive polémique".

Ce sont les salariés les mieux payés qui seront touchés", justifie Yves Bur député UMP rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), "ceux-ci sont plus souvent couverts par leur employeur pour leur perte de salaire en cas d'arrêts-maladie. Par ailleurs, ils sont moins souvent malades que les salariés moins bien rémunérés."  

En effet  toucher  2500  euros bruts  par mois  c'est Byzance !

Cette mesure touchera encore de plein fouet ceux qui n'ont pas la chance  d'être couverts par une convention collective, ou de ne pas avoir l'ancienneté requise  bref  cela touchera selon mes estimations / les jeunes diplomés, les salariés séniors  précaires....

Une mesure d'autant plus injuste qu'elle risque  de pénaliser lourdement  ceux qui ont des arrêts de maladie de longue durée .....  

Par ailleurs   les complémentaires  qui prendront en charge ce complément  ne manqueront pas de répercuter  le coût sur les contrats collectifs des entreprises : ce qui aboutira ,dans la majorité des cas , à une baisse des rémunérations de tous ! 

En France nous n'avons pas de  pétrole mais des idées de cons..... 


50 millions d'euros supplémentaires sont attendus par d'autres mesures : renforcement de la lutte contre la fraude et instauration d'une autorisation de l'Assurance maladie pour les prescriptions de bouteilles d'oxygène.

Ces 200 millions d'euros d'économie sont nécessaires pour tenir l'objectif gouvernemental de 2,5 % d'augmentation des dépenses de santé en 2012.

La mesure doit être présentée officiellement aux députés cet après-midi, lors du vote définitif par l'Assemblée nationale du PLFSS, mais sera prise par décret.

Pour aller plus loin 

jeudi, 17 novembre 2011

Travailler plus pour crever plus !

Oyé oyé braves gens   il ne fera pas bon d'être malade  lorsqu'on est un salarié précaire !

le 4 ème jour de carence arrive.

Ce  quatrième jour de carence  va  fragiliser  encore les plus fragiles .

Voici mon analyse

Lorsque  les salariés du secteur privé  sont malades , l'assurance maladie ne paie des indemnités journalières qu'après un délai de carence de 3 jours.

Désormais, les salariés posant un arrêt de maladie auront un délai de carence de 4 jours.

Selon le code du travail,  lorsque vous avez un an d'ancienneté , l'employeur  doit compléter le salaire  à l'issue du délai de carence . 

90 % du salaire brut durant 30 jours, immédiatement pour les maladies professionnelles et les accidents du travail,

et à partir du 11ème jour en cas de maladie ou d'accident,

66 % du salaire brut, durant les 30 jours suivants.

Les durées augmentent de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté.

De nombreuses conventions collectives  améliorent ce système  avec le versement du salaire dès le premier jour.

Dans la plupart des conventions collectives il faut avoir un minimum d'ancienneté pour bénéficier de ce maintien de salaire ( en général  les conventions suivent la loi sur la mensualisation soit un an d'ancienneté)

Les accords internes viennent également améliorer la couverture sociale des salariés.

Oui mais...... 

Selon les syndicats , 50% des entreprises seraient couvertes  par de tels accords 

En revanche pour le Medef  ce serait  entre 80 et 90%.

 Impossible de savoir quelles sont les entreprises qui prennent en charge le salaire pendant le délai de carence, estiment syndicats et Medef. 

J'ai cherché des statistiques sur le sujet  et il ressort que :

  • 90 % des salariés sont couverts par une convention collective
  • la plupart des conventions collectives  prévoient une ancienneté minimale pour assurer un complément de salaire
  • les régimes de prévoyance mis en place dans les entreprises suivent en général  les dispositions  conventionnelles

De ces brêves constatations il ressort que :

  • les salariés qui  se verront pénalisés par  ce quatrième jour de carence  sont

Les 10% de salariés  ( quelle que soit leur ancienneté dans l'entreprise) non couverts par une convention et qui n'auront que la loi sur la mensualisation : ce qui représentent déjà  plus d'un million de personnes.

Les salariés  qui sont couverts par une convention mais qui nont pas l'ancienneté nécessaire  pour bénéficier de la couverture dès le premier jour, ces salariés sont les nouveaux embauchés  mais surtout  les  salariés embauchés de manière précaire en CDD.

Sachant que le travail précaire a explosé ces dernières années   et qu'il touche de plein fouet   notre jeunesse  mais aussi les salariés qui après avoir perdu un emploi stable acceptent une embauche précaire  ce sont bien  ces salariés déjà en situation d'instabilité qui vont  être pénalisés par ce quatrième jour de carence !

Coté syndical, Jean-Marc Bilquez, en charge de la protection sociale à Force Ouvrière, craint que les conventions collectives ne restent sur leurs chiffrages actuels de 3 journées prises en charge par les employeurs. "Le quatrième jour, c'est un jour qui ne sera pas payé par l'entreprise". "C'est profondément injuste pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. C'est une punition collective!"

Un salarié au smic malade 4 jours  perdra  environ 150 € nets

avec un délai de carence de 3 jours il n'en perdait que  125

et 25 euros  sur un salaire net de  1073 €  c 'est  beaucoup ! 

Un détail qui a échappé  aux nantis qui ont décidé  cette injustice !

Ce n'est plus travailler plus pour gagner plus   c'est travailler plus pour crever plus.....

Le_Malade_imaginaire.jpg

lundi, 14 novembre 2011

Mettons les malades et les médecins au pilori en place publique : une excellente solution pour lutter contre les arrêts de travail abusifs

    

  Lorsque vous êtes malade ,  votre  médecin vous prescrit  ( s'il juge que c'est opportun) un arrêt de travail.

Si vous justifiez d'une durée  d'affiliation suffisante vous percevez des indemnités journalières après un délai de carence et le cas échéant un complément de salaire de votre employeur.

Pendant votre arrêt de  travail vous pouvez  faire l'objet d'un contrôle par le  médecin-conseil de la Sécurité sociale.

Votre employeur peut également  mandater un médecin pour vous faire contrôler ( en cas de versement d'un complément de salaire )

Depuis peu ,  ces contrôles ont une incidence directe sur  le maintien ou non des indemnités versées par la SS ! 

N1GE03D_20080221_apx_470__w_ouestfrance_.jpgQue se passe t il  si le médecin conseil estime notamment que vous  êtes bien  portant et que vous pouvez aller bosser ?

Si celui-ci conclut que l'arrêt-maladie est injustifié, le versement de vos indemnités journalières s'arrête et vous devez immédiatement reprendre votre travail.

Le gouvernement , frappé par une "Schizophrénie anti  fraude"  veut aller plus loin.

 "Un texte réglementaire est en cours de préparation et devrait sortir d'ici la fin de l'année", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère, confirmant une information diffusée par Europe 1.

Le projet gouvernemental vise  à  infliger au  malade qui n'est pas considéré comme tel par le  tout puissant Médecin conseil  , une amende, afin qu'il rembourse une partie des indemnités journalières perçues avant sa visite auprès dudit  médecin-conseil.

Les modalités et le montant de ces sanctions n'ont pas encore été précisés, a-t-on indiqué au ministère du Travail.

A mon sens  si un texte réglementaire  prévoit " le remboursement de tout ou partie des indemnités  perçues " il encourt une annulation devant le conseil constitutionnel .

En effet, si  le médecin conseil peut  constater le caractère "abusif " d'un arrêt de travail le jour où il examine le salarié,  à moins qu'il ne soit devin , comment pourra t-il affirmer  que  le salarié était bien portant et  qu'il  pouvait aller travailler avant son contrôle ?

Une difficulté de poids qui ne semble par  gêner  le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui assure que la pénalité qui sera instituée "tient la route sur le plan juridique". Un décret est d'ailleurs déjà en préparation. Il devrait sortir avant la fin de l'année. 

 

Selon la Cnam, en 2009, 13 % des arrêts de travail de moins de 45 jours contrôlés par les médecins-conseils étaient jugés injustifiés ou trop longs et 11 % des arrêts de plus de 45 jours étaient « inadaptés » ou « injustifiés ».

En 2010, la Sécurité sociale aurait réalisé près de 400 millions d'économies en renforçant ses contrôles sur les arrêts maladie.(  soit 4,6% du montant total des indemnités journalières versées)

Pour ajouter au concert de l'imbécilité ambiante ,  la réaction  de la Fédération nationale des accidentés de la vie (Fnath), importante association de malades et de personnes handicapées  me consterne.

En effet,  au lieu de rechercher  des arguments de droit pour contrer le projet du gouvernement,   cette Fédération accuse les médecins  d'être responsables de la situation.

jugez par vous même : extrait du communiqué de la Fédération "

- le Gouvernement oublie de rappeler que ce sont les médecins qui prescrivent la durée des arrêts maladie : ce ne sont donc pas les malades qui doivent être tenus responsables d’un arrêt qui semblerait injustifié.

Si pénalités il doit y avoir, ce sont les médecins traitants qui doivent les subir. Ce n’est pas à la personne en arrêt de faire les frais d’une approche différente entre deux médecins sur l’opportunité et la durée de leur arrêt.

On peut d’ailleurs s’interroger sur les possibilités de recours, afin de se faire rembourser les pénalités, de la personne en arrêt contre le médecin traitant qui lui aura prescrit une durée d’arrêt de travail jugée inadéquate par l’assurance maladie "


 Pour mettre d'accord tout ce petit monde  qui à mon sens est devenu idiot , je propose de mettre les malades et les vilains médecins complices  du grand crime   d'arrêt  de travail abusif, au pilori sur la place publique .

!FRAUDEUR AU PILORI.jpg

 

 

dimanche, 23 octobre 2011

Quand la CPAM des Hauts de Seine devient C...................

Vous vous souvenez certainement de la campagne anti fraude  menée récemment sur les ondes par le gouvernement. " frauder c'est voler, celui qui fraude sera sanctionné " voir mon article sur le sujet 

Les bêtises continuent via la CPAM des Hauts de Seine !

La CPAM des Hauts-de-Seine investit le web   en créant  des mini aventures ,  sous forme de clips vidéo , via you tube.

Ce ne sont pas les aventures de Tintin  ou d'Alice au pays des merveilles mais de Jacqator / tout un programme !

je vous laisse le soin d'apprécier  la haut degré d'intelligence   de ces clips , si on peut appeler cela clips.. ! 

Tout ce cirque autour de la fraude des personnes en arrêt de maladie  me révolte . ( le calcul des indemnités journalières  vient d'ailleurs  d'être modifié à la baisse !!!!)

Lorsqu'il s'agit de la CPAM des Hauts de Seine  qui  s'érige en chasseur de fraudeurs ,  je commence à bouillir .. en effet  les Hauts de Seine cela ne vous dit rien  ?  l'affaire entre autres des HLM.... LISEZ CECI  

mardi, 11 octobre 2011

La pause cigarette " une niche anti productivité "?

7723237357_la-pause-cigarettes-sera-deduite-du-salaire-des-fonctionnaires.jpgSelon le soir.be , premier site d'information  belge francophone "Les fonctionnaires fumeurs du Service public de Wallonie doivent désormais enregistrer leurs sorties et rentrées dans le bâtiment et le temps passé à fumer est décompté de leur temps de travail." (information diffusée le 3.10.2011)

L'administration wallonne compte 18.000 agents  qui sont  loin d'apprécier la mesure y compris les non fumeurs ,car cette obligation, appliquée jusqu'alors de manière sporadique, vient d'être généralisée, sanctions disciplinaires à l'appui.

Nous pouvons lire sur le site le témoignage d'un agent :

" Je suis scandalisé. Depuis le mois d'août, nous devons pointer quand nous allons fumer. Nous sommes ensuite tenus de justifier pourquoi nous sommes sortis quelques minutes du bâtiment. Nous devons indiquer que c'était pour aller fumer, et notre fiche de présence contient alors la mention « journée invalide : horaire non totalement respecté », et on nous retire des minutes de notre temps de travail. Cela choque tout le monde, même mes collègues non-fumeurs. Du coup, certains ont commencé à fumer en cachette. Et moi, je vais fumer dehors mais je ne pointe pas. Je crains que, si je me fais repérer, cela soit indiqué dans mon évaluation. » 

Le fonctionnaire estime également qu'il est privé d'un temps de pause salutaire. « Nous sommes en sous-effectif, et cette pause tabac est un moment très important pour moi. Jamais je n'en ai abusé. Et que dire des fonctionnaires qui passent des heures à discuter dans un bureau ? C'est plutôt à ce genre de comportement qu'il faudrait s'attaquer. »

Les syndicats viennent de s'emparer du dossier. Ils entendent forcer la direction à revoir ses pratiques, même si rien n'est illégal dans cette politique . 

Cette information a largement été reprise par les médias français  avec comme  corollaire la question de savoir si  les employeurs français peuvent  faire de même . ( article de l'Expres notamment  du 4.10.2011) 

 Examinons, de manière sommaire, les textes : 

Premier principe :

Dès que le temps de  travail quotidien atteint 6 heures, le salarié bénéficie d'un temps de pause d'une durée minimale de 20 minutes. Des dispositions conventionnelles plus favorables peuvent fixer un temps de pause supérieur.

Lorsque le temps de pause correspond à une interruption réelle de l'activité, il n'est pas légalement assimilé à  du travail effectif et n'est pas rémunéré.
Des conventions collectives peuvent toutefois en prévoir le paiement.

Il  est d’usage, dans de nombreuses entreprises , d’admettre l’existence de pauses sur la journée de travail, sans les déduire du temps de travail et donc de la rémunération (pause-café par exemple ).

 L’employeur peut néanmoins décider de ne pas considérer ce temps comme du temps de travail et de ne pas le rémunérer.( sauf  dispositions conventionnelles, contractuelles ou d'usages contraires )

 Deuxième principe :  

Le décret du 15 novembre 2006, qui a renforcé l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif et notamment dans les lieux de travail, s'applique à toutes les entreprises depuis le 1er février 2007 .

Depuis cette date  les emplacements  dédiés aux fumeurs doivent répondre à des normes très strictes et les sanctions  sont renforcées.

 Afin de protéger les non-fumeurs des risques liés au tabagisme passif, l’interdiction de fumer s’applique dans tous les lieux dans lesquels des personnes sont amenées à travailler, dès lors que deux conditions sont réunies : 
 - ces lieux sont à usage collectif, 
- ces lieux sont fermés et couverts.

Il est donc interdit de fumer dans tous les locaux affectés à l’ensemble du personnel ( accueil, toilettes, réception, salles de restauration, espaces de repos, lieux de passage, , etc.) et tous les locaux de travail (bureaux, salles de réunion, etc.).

Par ailleurs  :
 - Toute personne fumant dans un lieu où cela est interdit est passible d'une contravention de troisième classe et le salarié qui commet une faute en ne respectant pas la législation sur le tabagisme ,peut  faire l’objet d’une sanction disciplinaire pouvant parfois aller jusqu’à son licenciement. 
 
 L'employeur qui n'a pas mis en place la signalisation prévue ou qui a mis à la disposition de fumeurs un emplacement non conforme, peut être  puni d'une contravention de quatrième classe .
 Enfin, l'employeur qui est tenu à une obligation de sécurité vis-à-vis de ses salariés pourrait  voir sa responsabilité civile engagée.( Un salarié pourrait considérer qu’il est contraint à la démission en raison de la non application de la législation sur le tabagisme dans l’entreprise. Il pourrait  prendre acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de son employeur et obtenir, aux Prud’hommes, que cette rupture produise les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.) 

La conjugaison de ces deux principes permet à tout employeur  d'interdire   de fumer dans l'enceinte de l'entreprise ,  d'exiger  que les fumeurs  sortent des locaux pour fumer  ,  badgent  c'est à, dire pointent  et   déduire   les pauses "cigarette" du temps de travail et de la rémunération.( attention sous réserve de dispositions conventionnelles contraires )

205351554.jpg 

Certaines  entreprises pratiquent déjà un contrôle stricte des temps de pauses...  

Attention toutefois  à ne pas tomber dans l'excès !

On peut lire çà et là que la pause cigarette nuit à la productivité..... et que les gros fumeurs  passent au moins  80 minutes par jour  pour aller fumer à l'extérieur .... voir  article  capitalfr management  

Le problème est plus complexe que  de simples chiffres  ...  ATTENTION AU RAISONNEMENT SIMPLISTE !

La pause cigarette peut constituer pour les fumeurs  une soupape  de sécurité pour lutter contre le stress au travail .

Il ne faudrait pas que la lutte contre le tabagisme devienne un prétexte  pour diminuer  l'espace de liberté des salariés ..

Interdire  ou ne pas payer la pause cigarette  pourrait être le commencement  ... ensuite viendrait la pause café , la pause pipi  .... 

Dans certaines entreprises  plus aucune autonomie n'est laissée au salarié  ; c'est le cas  notamment des centres d'appel téléphonique  qui ont mis en place des logiciels qui organisent les temps de pause !

les résultats sont catastrophiques : 
Les téléopérateurs, chargés d’effectuer des tâches « simples » et répétitives, sont soumis à des objectifs de rendements importants et sont régulièrement contrôlés. Le rythme de travail intensif et les conditions de travail astreignantes peuvent entraîner :
une dégradation de l’état de santé des salariés (fatigue, stress, anxiété, troubles du sommeil, épuisement nerveux…),
des difficultés pour l’entreprise (absentéisme, turnover, difficultés de recrutement et de fidélisation).1129295039pause-cafe.gif 

 

site CNCT (comité national contre le tabagisme)

 

jeudi, 25 août 2011

Touche pas à mon yop non pardon à mon soda !


Vous avez certainement pris connaissance  des mesures annoncées par François Fillon pour lutter contre les déficits !

Je ne reviendrai donc pas sur  ces  mesurettes  qui ne s'attaquent pas aux réels problèmes et qui vont encore  mettre à mal les  classes moyennes  ( la taxation du capital n'est pas à l'ordre du jour,  l 'exonération des plus-values de vente des filiales de holdings qui a coûté 22 milliards d'euros en 3 ans, un scandale dénoncé par la Commission des finances de l'Assemblée  n'est pas remise en cause , etc.) 

En revanche  je reviendrai sur la mesure  qui tombe comme un cheveu sur la soupe ( pardon, je devrais dire comme un sucre dans le café )  : la taxation des boissons sucrées.

Je pointe du doigt  cette mesure  pour deux raisons :

  • l'argument choc avancé pour justifier la mesure, la lutte contre l'obésité , qui  n'est qu' un habillage de santé publique couvrant une ponction pure et simple.  
  •  une mesure qui va encore alléger le porte monnaie  (qui a déjà un poids plume)  des plus modestes !

Et pour le coup la note est assez salée à défaut d'être sucrée.

C'est une note "dérision "que vous allez lireORANGINA.jpg


Les boissons gazeuses sucrées feront l'objet d'un prélèvement spécifique le 1er janvier 2012.

Ce prélèvement  doit rapporter  120 millions de recettes supplémentaires pour la sécurité sociale. 

Selon un membre du ministère du Budget, «les eaux, les jus de fruit sans sucres ajoutés et les produits contenant des édulcorants ne seront pas concernés par cette mesure.» Par exemple, un jus d’orange 100% pur jus sans sucres ajoutés ne coûtera pas plus cher que maintenant.

En revanche, une bouteille de cola classique risque fort de voir son prix augmenter… Qu’une boisson comporte des bulles ou pas n’entrent pas dans la classification, «l’important, c’est le sucre et les édulcorants», insiste-t-on au ministère du Budget.

 Comme le note 
Elisa Bertholomey   la  mise en oeuvre  risque d'être  un peu  brouillonne.

En effet,  personne ne sait encore bien comment procéder. 

Au ministère du Budget, on suppose seulement qu’il faudra répertorier chaque boisson pour savoir dans quelle catégorie les ranger. 

Un exercice qui risque de faire transpirer  les salariés du ministère ....et de ce fait salutaire pour lutter contre l' obésité  de certains fonctionnaires  !

Trêve de plaisanterie...

 Le gouvernement justifie la mesure en rappelant qu'entre 1997 et 2009 le poids moyen des Français a augmenté de 3,1 kg alors que leur taille progressait de 0,5 cm. 

Sur le principe, il est loin d'être absurde  d'utiliser la fiscalité pour orienter une meilleure consommation: augmentation de la TVA sur les produits trop gras et trop sucrés, baisse de la TVA sur les légumes par exemple.

 Mais dans le cas présent cette taxe paraît insuffisante pour être réellement dissuasive, tout en pesant à la longue sur le pouvoir d'achat  des tranches de populations les plus modestes, que l'on sait plus consommatrices de boissons sucrées, ainsi que le rappelle l'association de consommateurs CLCV.

 
Si le gouvernement veut lutter contre l'obésité  il devra alors agir sur  les causes premières de l'obsésité qui ne sont pas que la consommation de sodas.......

Il devrait notamment  : 

  • Taxer tous les produits trop gras !
  • Forcer les gens à bouger  car la sédentarité est un  facteur déterminant de l'obésité
  • et éradiquer  la  pauvreté......

En effet il ressort ,de nombreuses études , qu'il y a un lien  complexe  mais certain entre pauvreté  et obésité.

Bien se nourrir  ( notamment  consommer des fruits et des légumes verts )et pratiquer une activité physique régulière sont  plus fréquents parmi les personnes de statut socioprofessionnel élevé.
Par ailleurs, il est plus que certain qu'un faible revenu  constitue un frein à l’achat d’aliments de meilleure qualité ou à la pratique d’une activité sportive.

A cela peut s'ajouter un faible niveau d’éducation qui peut entrainer  un moindre accès à l’information,et  à des connaissances moins précises dans le domaine « alimentation-santé ».

 Les caractéristiques socio économiques peuvent également intervenir via des facteurs liés au contexte résidentiel, même s’ils sont loin d’être bien élucidés (offre et prix de l’alimentation dans le quartier d’habitation, accès à des équipements sportifs…) (Ball, 2006).

Certaines études suggèrent enfin que le  stress chronique, qui serait plus fréquent chez les personnes en situation de précarité, pourrait constituer également un facteur de risque de l’obésité.



lundi, 01 août 2011

Bientôt des arrêts de travail "normalisés " pour faire des économies !

L'Assurance maladie vient de diffuser  une grille des durées d'arrêt de travail à valeur indicative, destinée à aider les médecins dans leur pratique et à faciliter le dialogue avec leurs patients


des-robots-medecins-bientot-au0.jpgDans la lettre 37 d'information diffusée aux médecins on peut lire ceci  :

Si l’interruption de l’activité professionnelle fait partie intégrante du traitement médical, pour certaines pathologies ou situations médicales, la durée de l’arrêt de travail nécessaire au rétablissement du patient peut être difficile à évaluer.
Un arrêt de travail dont la durée est inadaptée peut avoir des effets délétères. Plus l’arrêt est long, plus la reprise est difficile : près de 50 % des personnes arrêtées plus de six mois ne reprennent pas leur activité professionnelle1.
Se pose donc la nécessité de prévenir « la chronicité » des arrêts et ses corollaires à plus ou moins long terme : la perte de l’emploi, la désinsertion professionnelle et sociale.

Ces durées, qui se fondent sur les recommandations ou les avis de la Haute Autorité de santé (HAS) et sur des références scientifiques internationales, sont les suivantes en fonction notamment du type d'emploi et de la charge de poids au travail : 
lombalgie commune (ex : 1 à 35 jours),
troubles anxio-dépressifs mineurs (ex : 14 jours)
suites des opérations du canal carpien (ex : de 7 à 56 jours),
suites des opérations du ligament croisé antérieur du genou (ex : de 35 à 180 jours),
suites des opérations des varices des membres inférieurs (ex : 14 à 28 jours),
gastro-entérite virale (3 jours).

L' assurance maladie  va élargir sa grille,  car dès la rentrée 2011 , elle va diffuser   des durées recommandées  d'arrêt de travail  pour les affections suivantes  : grippe,bronchite aiguë de l'adulte,
sinusite,angine,cervicalgie,entorse de la cheville,thyroïdectomie.

De nouvelles fiches repères seront proposées en 2011 concernant d'autres pathologies, afin de couvrir "la grande majorité des situations les plus fréquemment rencontrées par les médecins".

 

Que l'assurance maladie  mette en place  ce genre de grille  devrait nous alerter .

  • En effet , cette normalisation de la durée des arrêts de travail fait fi  de la particularité de chaque patient . Elle entérine une  orientation désuète de la médecine   qui consiste  à soigner la pathologie  avant  de soigner  la personne  dans toute sa complexité .
  • Ces "normes" ne sont pas mises en place pour  permettre une meilleure qualité de soins mais  je cite "   prévenir « la chronicité » des arrêts et ses corollaires à plus ou moins long terme : la perte de l’emploi, la désinsertion professionnelle et sociale"
  • Ces normes complètent en fait  l'arsenal mis en place par  le gouvermenet pour  diminuer le secteur des dépenses   des arrêts  de travail  ( intensification des contrôles,  liaison  entre les médecins contrôleurs  des employeurs et  les médecins conseils des régimes SS  etc..).
  • Personnellement , je suis persuadée que  l'assurance maladie  va inclure  ces normes dans les objectifs  de soins  que chaque médecin doit atteindre dans le cadre des CAPI, ou Contrats d’amélioration des pratiques individuelles qui  ont rencontré  en 2010 un succès certain : 14 500 médecins sur 55 000 ont  signé ce contrat d’objectifs.

capi.jpgProposés aux médecins généralistes, ces Capi  prévoient que les médecins s’engagent à des actions de prévention (vaccination des plus de 65 ans contre la grippe, dépistage du cancer du sein...), à délivrer des prescriptions « optimisées » (antibiotiques, statines, antidépresseurs...) en promouvant les génériques... en échange d’une rémunération annuelle supplémentaire liée aux résultats (au maximum 7 euros par patient et par an), d’une aide à la sensibilisation des patients à la prévention et d’un suivi régulier de l’activité....

Le premier bilan annuel ,fait  en  2010, laisse apparaître une contrepartie financière moyenne de 3 000 euros par médecin signataire. 

Aujourd'hui , plus d’un médecin traitant concerné sur trois (soit 15 110 médecins) a signé ce type d'engagement .
Près de 6 000 médecins (soit 66 % de ceux pour lesquels le contrat a atteint sa première année d’échéance) ont dépassé les seuils prévus, bénéficiant d’une rémunération complémentaire de 3 100 euros en moyenne


Les CAPI ont été instaurés contre l’avis des syndicats médicaux, de l’Ordre, et de l’industrie pharmaceutique. L’Ordre en particulier considère le CAPI comme « antidéontologique » parce qu’il incite les médecins à orienter leurs prescriptions vers les génériques.
Mais l’Assurance-maladie entend bien le généraliser et Frédéric Van Roekeghem, directeur général de la CNAM présentant le bilan de ces contrats a déclaré  au Quotidien du médecin (28/06/2010) que le CAPI « préfigure la réforme de la rémunération de la médecine générale », et imaginé son extension aux autres spécialités.

Source Viva sante 2010

Témoignage d'un médecin 

je vous invite à prendre connaissance de ce contrat  sur le site Ameli

 

 

 

lundi, 25 juillet 2011

Le gouvernement veut que les pauvres mangent mieux !

ALeqM5jt2-jtu0eqFSiU7h1y954SquBvIA.jpegNous pouvons remercier notre gouvernement qui souhaite que les citoyens et notamment les plus pauvres  "mangent mieux"  pour  mieux se porter .

Avec le programme nationale nutrition sante 2011-2015  que le gouvernement vient de lancer nous touchons le  sommet  de l'hypocrisie "politicienne" .

C'est un bis repetita voir ici l'évaluation  par l'IGAS du plan 2006-2011

En effet s'il est louable de  souhaiter que les citoyens s'alimentent mieux , il est criminel de laisser  près de  8 millions de personnes en situation de grande précarité  c'est à dire vivant avec moins de  900 euros par mois  car c'est cette situation qui génère en grande partie  les carences alimentaires et la mauvaise nutrition  ( pouvant bien entendu déboucher sur l'obésité )

Le taux de pauvreté monétaire est défini comme la proportion de personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé par rapport à la médiane de la distribution des niveaux de vie. Les seuils traditionnellement retenus par l'Insee et l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (l'ONPES) sont fixés à 60 % ou à 50 % du niveau de vie médian, le seuil à 60 % étant privilégié en France et en Europe. Le taux de pauvreté ainsi calculé est de 13 % en 2008. 
Le taux de pauvreté à 50 % est stable entre 2007 et 2008, valant respectivement 7,1 % et 7,2 %.

Voici les grands axes de ce plan :

L'objectif général du plan: améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population et particulièrement  la population défavorisée , en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs, la nutrition.

Dans le domaine de la nutrition, ces objectifs quantifiés, ont été regroupés selon quatre axes. D’autres objectifs relatifs à des niveaux d’exposition ayant des conséquences sur l’état nutritionnel (consommationd’alcool) ou à des problèmes de santé ayant un déterminant nutritionnel (HTA, dyslipidémie…)ont été également définis.

1. Réduire l’obésité et le surpoids dans la population
• Stabiliser la prévalence de l’obésité et réduire le surpoids chez les adultes
• Diminuer la prévalence de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents


2. Augmenter l’activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges
• Augmenter l’activité physique chez les adultes
• Augmenter l’activité physique et lutter contre la sédentarité chez les enfants et les adolescents


3. Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment chez les populations à risque
• Augmenter la consommation de fruits et légumes
• Réduire la consommation de sel
• Augmenter les apports en calcium dans les groupes à risque
• Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté
• Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer
• Promouvoir l’allaitement maternel

4. Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles
• Dénutrition, Troubles du comportement alimentaire

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Que prévoit la plan pour les populations défavorisées ? :  voici quelques extraits du plan

  • Augmenter, en 5 ans, chez les adultes en situation de pauvreté, la consommation de fruits et légumes, de façon à doubler la proportion d’adultes déclarant consommer des fruits et légumes au moins  3 fois par jour ;
  • Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté  (Réduire d’un tiers, en 5 ans, la fréquence de l’anémie ferriprive chez les femmes en situation de pauvreté, en âge de procréer (15-49 ans).
  • Stabiliser, en 5 ans, chez les femmes en situation de pauvreté, la prévalence de l’obésité.

 

Par quelle baguette magique   le gouvernement prévoit il  d'atteindre cet objectif ?

Faciliter l’accès de tous à une alimentation de qualité  et  mieux manger en situation précaire :

En mobilisant davantage de dons et d’invendus pour l’aide alimentaire( En réorganisant l’aide alimentaire, En accompagnant la distribution de l’aide alimentaire avec des actions sociales en assurant une distribution équitable de l’aide alimentaire, sur tout le territoire, toute l’année,  En levant les freins pesant sur les associations en matière de distribution de denrées alimentaires,Favoriser les initiatives alliant lutte contre le gaspillage alimentaire et aide aux personnes démunies

 

A quand la soupe populaire , non pardon  le " fruit populaire" pour les pauvres !!!!!

Il serait plus décent de mettre en oeuvre toutes les ressources de la nation  pour donner un revenu  décent à chacun.

voici un extrait d'un article publié sur le site du secours populaire

"Les rapports entre les contraintes budgétaires et une alimentation équilibrée ont été démontrés depuis peu, notamment par des enquêtes réalisées dans le cadre du PNNS. Nicole Darmon et André Briend, chercheurs à l’Inserm (voir la rubrique Experte) n’hésitent pas à parler d’alimentation à deux vitesses. Tout d’abord, pour manger équilibré, il faut disposer de plus de 3,5 euros par jour. Au dessous de cette somme, l’équilibre est possible à condition de s’écarter très largement des habitudes alimentaires du reste de la population. De plus, les aliments conseillés comme les fruits, les légumes ou le poisson sont aussi les plus chers et les moins énergétiques. Ceux dont on cherche à limiter la consommation, comme les sucreries ou les snacks, sont à la fois riches en énergie et d’un coût modéré. Or, les études sur le comportement montrent que les choix alimentaires des personnes en difficulté s’effectuent d’abord en fonction du coût et du goût. Ce sont donc bien les contraintes budgétaires plus que les mauvaises habitudes qui orientent ces consommateurs. "1910349806.jpg

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