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dimanche, 05 février 2012

Saisie sur rémunération: petit résumé pour vous aider

 Pour répondre à de nombreuses demandes de mes lecteurs voici un petit résumé de ce que vous devez savoir en matière de saisie  sur rémunérations , pensions de retraite etc...   

saisie,rémunération,barèmeLe débiteur  peut contester le montant de la retenue sur salaire en s'adressant au juge d'instance :

  • soit directement,

  • soit par l'intermédiaire d'un huissier de justice, d'un avocat ou de tout autre mandataire muni d'une procuration.   

Le débiteur, peut, s'il rencontre de sérieuses difficultés financières pour acquitter sa dette, demander un délai de grâce au tribunal d'instance.

Ce délai est accordé pour 2 ans maximum. 

 

  • La saisie sur rémunération ou sur salaire permet à un créancier de retenir, dans certaines limites, une partie des revenus d'un débiteur .

La fraction saisissable est calculée sur le montant des revenus nets annuels (sauf remboursement de frais et allocations pour charge de famille) des 12 mois précédant la notification de la saisie.

 

  • Condition préalable

Le créancier doit disposer obligatoirement d'un titre exécutoire .

Ce titre doit être revêtu de la formule exécutoire autorisant le créancier de recourir à un huissier  pour mettre à exécution la condamnation prononcée.

Saisine du juge d'instance

Le créancier saisit le tribunal d'instance par requête au secrétariat-greffe dans laquelle il doit indiquer, à peine de nullité :

  • ses nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance,

  • l'indication des noms et domicile de la personne contre laquelle la demande est formée, ou, s'il s'agit d'une personne morale, de sa dénomination et de son siège social,

  • l'objet de la demande,

  • les nom et adresse de l'employeur du débiteur,

  • le décompte distinct des sommes réclamées en principal, frais et intérêts échus et l'indication du taux des intérêts,
  • les indications relatives aux modalités de versement des sommes saisies.

 

  • Phase de conciliation

La procédure de saisie sur rémunération est obligatoirement précédée d'une phase de conciliation, pendant laquelle le juge tente de mettre d'accord les parties.

Les parties sont convoquées dans un délai de 15 jours avant la date de l'audience de conciliation :

  • le débiteur, par lettre recommandée avec accusé de réception,

  • le créancier, par lettre simple ou verbalement contre la délivrance d'un récépissé.

L'audience de conciliation a lieu au tribunal d'instance du lieu de résidence du débiteur.

  À l'issue de la conciliation le juge peut notifier la proposition de paiement du débiteur.

Il constate l'accord dans un procès verbal de conciliation qui doit être signé par le créancier et le débiteur.

Si le débiteur ne respecte pas ses engagements pris lors de l'audience, le créancier peut demander au secrétariat-greffe de procéder à la saisie sans nouvelle conciliation.

Le juge peut rendre une ordonnance de saisie sur rémunérations si la conciliation n'a pas abouti ou si le débiteur ne s'est pas présenté à l'audience alors qu'il a été touché par la convocation.

Avis de saisie-attribution

Dans les 8 jours qui suivent l'expiration des délais de recours contre le jugement, le greffier du tribunal d'instance informe, par lettre recommandée, l'employeur du débiteur qu'il doit procéder à une retenue sur la fraction saisissable du salaire de son employé.

Le greffier doit indiquer les modalités de calcul de la fraction saisissable et les modalités de règlement.

 

  vous trouverez ci après le barême 2012 des sommes saisissables 

Ces seuils sont augmentés de  1.360 € par an et par personne à charge sur présentation des justificatifs.

Les personnes à charge sont le conjoint ou le concubin, les enfants à charge et l'ascendant dont les ressources sont inférieures au montant forfaitaire du RSA et qui habitent avec le débiteur.

À savoir : Pour récupérer des sommes dues pour non paiement de pensions alimentaires, la saisie peut porter sur l'intégralité de la rémunération. Dans ce cas, quel que soit le montant dû par le débiteur, la personne saisie ne doit disposer que d'un minimum vital , égal au montant du RSA pour une personne seule, sans enfant, sans considération de la composition du foyer.

 

fraction des sommes saissables.PNG

 

 

sommes saisissables.PNG

 Attention le présent billet n'est pas exhaustif et n'a nullement le caractère d'une consultation juridique

il est purement informatif  

jeudi, 05 janvier 2012

Chômeurs la vie est belle !

 Je crois utile de faire  un petit rappel  sur le sujet 

 

Si vous percevez des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse , Pôle emploi est en droit de vous appliquer un différé d'indemnisation et de ce fait de vous demander de rembourser une partie des indemnités de chômage que vous avez perçues.

Une pratique courante que  confirme la Cour de Cassation par un arrêt du 15 juin 2010, n° 08-20513

Les faits / un salarié est licencié pour faute grave le 22 juin 2004, alors qu'il avait moins de deux ans d'ancienneté.

le 30 septembre 2005 la juridiction prud'homale considère ce licenciement sans cause réelle et sérieuse et condamne l'employeur à payer au salarié des dommages-intérêts pour licenciement abusif sur le fondement de l'article L. 1235-5 du code du travail ;

L'Assedic de Lorraine, auprès de laquelle M. X... a sollicité le bénéfice des prestations d'assurance chômage, lui applique un délai de carence spécifique au motif qu'il a perçu cette indemnité et lui réclame de ce fait le trop perçu.

M. X. conteste la décision de l'Assédic devant le juge de proximité de Metz qui confirme la décision de l'Assédic.

La Cour de Cassation  confirmer la position du juge de proximité.

Rappelons que le versement des allocations d'assurance chômage n'intervient qu'après l'expiration d'un délai de carence égal au nombre de jours qui résulte du montant de l'indemnité compensatrice de congés payés versée par le dernier employeur divisé par le salaire journalier de référence servant de base à l'allocation de chômage .

Aux termes de l'article 30 § 2 du règlement annexé à la convention d'assurance chômage du 1er janvier 2001 ce délai de carence est augmenté d'une carence spécifique en cas de prise en charge consécutive à une cessation de contrat de travail ayant donné lieu au versement d'indemnités ou de toute autre somme inhérente à cette rupture, quelle que soit leur nature, lorsqu'elles excèdent les indemnités légalement obligatoires dont le taux et les modalités de calcul résultent directement d'une disposition légale.

Ces dispositions sont reprises par l'annexe à la Convention d'assurance chômage du 19 février 2009*

Pour le salarié les dommages et intérêts ne devaient pas être pris en compte pour le calcul d'un différé d'indemnisation car c'est bien la loi qui impose au juge d'allouer au salarié dont le licenciement a été déclaré sans cause réelle et sérieuse des dommages-intérêts en réparation du préjudice qu'il a nécessairement subi .

Il considère également que le fait de prendre en compte les dommages et intérêts perçus le prive en de tout ou partie de cette indemnisation.

La cour de cassation ne l'a pas entendu de cette oreille et considère :

" que la loi ne déterminant pas directement le montant des dommages-intérêts alloués pour licenciement sans cause réelle et sérieuse que le juge évalue souverainement en fonction du préjudice subi par le salarié, la juridiction de proximité, devant laquelle il n'était pas soutenu que l'application du délai de carence aurait pour effet de priver le salarié de l'indemnité pour licenciement abusif qui lui avait été allouée, a exactement décidé, abstraction faite du motif erroné mais surabondant critiqué par la deuxième branche, que le délai de carence spécifique de l'article 30 paragraphe 2 du règlement annexé à la convention d'assurance chômage du 1er janvier 2001 s'appliquait"

Force est de constater que le "recalcul" par Pôle emploi des allocations perçues par les demandeurs d'emploi suite à un jugement en leur faveur est affaire courante.

Pour s'en convaincre il suffit de consulter les forums juridiques sur lesquels des centaines de personnes concernées par une demande de remboursement d'allocation viennent demander des conseils et notamment si les Assédic ont le droit de prendre en compte les dommages et intérêts perçus pour le calcul d'un différé d'indemnisation...

Force est de constater également que ces demandes de remboursement plongent encore plus vite les intéressés dans la précarité.

 

chomeur.jpg

 



Règlement général annexé à la Convention du 19 février 2009
Titre 1er - L’allocation d'aide au retour à l'emploi
Chapitre 5 - Paiement Section 1 - Différés d'indemnisation
-extraits
§ 2 - Le différé visé au § 1er est augmenté d’un différé spécifique en cas de prise en charge consécutive à une cessation de contrat de travail ayant donné lieu au versement d'indemnités ou de toute autre somme inhérente à cette rupture, quelle que soit leur nature, dès lors que leur montant ou leurs modalités de calcul ne résultent pas directement de l’application d'une disposition législative.
Ce différé spécifique correspond à un nombre de jours égal au nombre entier obtenu en divisant le montant total de ces indemnités et sommes versées à l’occasion de la fin du contrat de travail, diminué du montant éventuel de celles-ci résultant directement de l’application d’une disposition législative, par le salaire journalier de référence, dans les conditions énoncées au § 1er du présent article.
Ce différé spécifique est limité à 75 jours.
Si tout ou partie de ces sommes est versé postérieurement à la fin du contrat de travail ayant ouvert des droits, le bénéficiaire et l'employeur sont dans l'obligation d'en faire la déclaration. Les allocations qui, de ce fait, n'auraient pas dû être perçues par l'intéressé doivent être remboursées.

Section 2 - Délai d'attente
Art. 22 - La prise en charge est reportée au terme d’un délai d’attente de 7 jours.
Le délai d’attente ne s’applique pas en cas de réadmission visée à l’article 9 § 1er ou § 3 intervenant dans un délai de 12 mois à compter de la précédente admission.
Section 3 - Point de départ du versement
Art. 23 - Les différés d’indemnisation déterminés en application de l'article 21 courent à compter du lendemain de la fin du contrat de travail.
Le délai d’attente visé à l'article 22 court à compter du terme du ou des différé(s) d’indemnisation visé(s) à l'article 21, si les conditions d'attribution des allocations prévues aux articles 3 et 4 sont remplies à cette date. A défaut, le délai d’attente court à partir du jour où les conditions des articles 3 et 4 sont satisfaites.

lundi, 05 décembre 2011

Les contrôles de la CAF à votre domicile.. une brochure qui peut vous aider

Depuis quelques mois un climat de suspiçion généralisée s'est installé  à l'encontre des  allocataires des minima sociaux, des chômeurs, des malades ... d'une manière générale sur tous ceux que les accidents de la vie  ont entrainé  dans une situation de fragilité sociale.

La lutte contre la fraude  est, et sera, un thème de la campagne électorale de  la majorité en place.

Des ministres au président de la République , tous vitupèrent contre  les fraudeurs qui volent les français..

Le 15 novembre, à Bordeaux, le président de la République s’était posé en « garant » et en « protecteur » du modèle social issu du Conseil national de la Résistance. Frauder la Sécurité sociale, « ce n’est pas simplement abuser du système, ce n’est pas simplement profiter de ses largesses. C’est voler chacun et chacune d’entre nous », avait-il lancé.789029674.jpg

Les médias  n'ont de cesse de se faire le relai  de cette chasse aux sorcières  en pointant  du doigt  les vilains millionnaires qui se sont enrichis sur le dos de la collectivité.. ( la petite fraude ne fait pas les gros titres..vente oblige...) 

C'est le cas  de ce titre , quelque peu "racoleur " du Parisien" Fraude sociale : les premiers tricheurs épinglés" et de citer deux exemples :

  • Un allocataire du revenu de solidarité active (RSA) déclaré sans activité et domicilié chez une association mais heureux propriétaire de deux voitures de luxe.
  • une famille percevant différentes aides mais omettant de signaler des « revenus » qui proviennent d’un trafic de stupéfiants…

Lire l'article ici 

 Si de tels cas existent , ils ne sont pas majoritaires.

Par ailleurs  mettre en exergue   ces cas  atypiques est plus que coupable  au regard des millions d'allocataires  qui  sont honnêtes et survivent avec des revenus  inférieurs au seuil de pauvreté...

Une réelle misère sociale que beaucoup cachent  par  fierté et par honte .

C'est comme dans la chanson  de Gilbert Bécaud " qui a volé , a volé l'orange du marchand....", il suffit de mettre les pieds dans une CAF pour se sentir coupable.

Campagnes de presse,   campagnes sur les radios ( la petite voix de la fraude ), panneaux d'affichages  dans toutes les antennes  des CAF avec listes des condamnation etc...., sans compter la  création des comités  opérationnels départementaux antifraude (Codaf).

Des policiers aux douanes en passant par la CAF ou encore les finances publiques, tous ces partenaires travaillent ensemble pour améliorer la coordination de la lutte contre la fraude aux prestations sociales: ce fléau des temps modernes, la peste noire  qui ,  qui  fait vaciller nos finances publiques  et menace notre modèle social .. 

Si l’un d’entre eux soupçonne  une fraude , grâce aux échanges d’informations entre ces différents organismes et les services de l’Etat, le Codaf peut alors mettre en œuvre des actions judiciaires pour prendre la main dans le sac  les contrevenants.

Pendant ce temps  des  millions de personnes   n'arrivent plus à payer leur loyer  , leurs factures, font  une gymnastique incroyable  pour se nourrir en fin de mois ...

Il  est  plus que ridicule de croire  qu'il est possible de vivre avec les le rSa.

De nombreux allocataires  se font aider  par leur famille  et selon les textes les aides doivent   doivent être déclarées !

Alors dans ces conditions  ,  le fraudeur au Rsa   c'est celui qui perçoit   le petit coup de pousse de ses parents  pour ne pas être à la rue  et manger , c'est la mère de famille  qui ne déclare pas son compagnon du moment pour garder ses petites allocations... 

Belle victoire en effet que de chasser ces fripons ...

Une chasse "multidirectionnelle " dont fait partie le contrôle à votre domicile . controle CAF.jpg

Selon l’article L.583.3 du Code de la Sécurité sociale : « Les organismes débiteurs de prestations familiales vérifient les déclarations des allocataires, notamment en ce qui concerne leur situation de famille, les enfants et personnes à charge, leurs ressources, le montant de leur loyer, leurs conditions de logement. Le versement des prestations peut être suspendu si l’allocataire refuse de se soumettre aux contrôles prévus par le présent article. »

D’après la Charte du contrôle publiée sur le site de la CAF, les contrôles peuvent prendre trois formes :

1/ l’échange automatisé et systématique d’informations avec d’autres organismes : Pôle-emploi, les impôts, la sécu... 

2/ la recherche de pièces justificatives et de renseignements auprès de l’allocataire ou des services autorisés à les communiquer. Dans ce cas, l'allocataire reçoit un courrier qui  demande de prendre contact avec un contrôleur CAF. Le courrier précise les pièces dont l'intéressé doit se munir lors du rendez-vous qui aura lieu à la CAF.

3/ l’intervention d’un agent de contrôle assermenté se déplaçant au domicile de l’allocataire ou auprès des divers services autorisés à communiquer des informations. C’est la visite domiciliaire : le contrôleur CAF vient effectuer le contrôle chez vous ou sur le lieu de votre hébergement.

  Selon le Rapport de la Cour des comptes, la Sécurité sociale, septembre 2010 , près de 300 000 contrôles domiciliaires sont effectués chaque année par la CAF.

Pour aider les personnes qui sont affolées par cette intrusion dans leur vie privée   le CIP diffuse une brochure qui répond aux principales questions que se posent les personnes contrôlées .

Sommaire de la brochure :
Est-ce que les allocations sont suspendues pendant un contrôle ? Pourquoi cela tombe sur moi ? Qu’est-ce qu’un contrôle domiciliaire ?  Qu’est-ce qu’un agent de la CAF ?

Que faire dans le cas d’une visite surprise, Les avis de passage, Les motifs de la visite, Sur la violation de domicile
Témoignage : Contrôler les contrôleurs !

Quand le contrôleur demande a voir les relevés de compte
Témoignage : Comment faites-vous pour ne pas être mort de faim ?
Plutôt la carte d’identité que le passeport, De la fausse complicité à la menace
Témoignage : N’avoue jamais, jamais, jamais
Enquête de voisinage : On ne s’affole pas
L’entretien doit être contradictoire
Sur la notion de vie privée

Après le contrôle
Obtention du rapport de contrôle, L’accès aux documents administratifs, Les recours

 Brochure téléchargeable 

 

dimanche, 27 novembre 2011

Taxe d'habitation pour " sans domicile "

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Les personnes qui vivent dans des caravanes  doivent payer  une taxe d'habitation.

caravane-gens-du-voyage.1292256029.jpgAlors que de plus en plus de personnes  en grande précarité financière vivent dans  des  habitations mobiles et notamment des caravanes  (  plus de  85 000 personnes ) la majorité en place  n'a rien  trouvé de mieux que de leur faire payer  une taxe d'habitation !

La mise en application de cette taxe  pose de multiples questions  et notamment celle de savoir si  c'est le début d'une reconnaissance officielle de l'habitat  précaire.

A quand une taxe d'habitation pour les emplacements de fortune  sur lesquels viennent dormir les personnes sans domicile ? 

La taxe annuelle sur les caravanes qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2006, avait fait l'objet de divers reports par les lois de finances.

La loi n° 2010-1658 du 29 déc. 2010 ; J.O. du 30 déc. 2010 a substitué à cette taxe annuelle d’habitation sur les caravanes, qui n’est jamais entrée en vigueur, une taxe annuelle sur les résidences mobiles terrestres (loi art. 35 ; CGI art. 1595 quater abrogé à compter du 1er janvier 2011 ; CGI art. 1013 nouveau).

La taxe est due au titre des résidences mobiles terrestres occupées à titre d’habitat principal sur le territoire national. 

 le Décret n°2011-645 du 9 juin 2011 met en application cette taxe dont la date limite de paiement est fixée au 30.09.2011.

 Le montant de la taxe est fixé à 150 euros par résidence mobile terrestre.

Pour les résidences mobiles terrestres dont la date de première mise en circulation est antérieure de plus de 10 ans au premier jour de la période d'imposition la taxe est réduite à  100 euros. ( un cadeau à n'en pas douter !). 

Cette taxe  est due par tout propriétaire d'une résidence mobile terrestre occupée à titre d'habitat principal sur le territoire national. 

La résidence doit toutefois être confortable  pour  être soumise à la taxe car elle doit comporter " un ameublement suffisant "
Par ailleurs elle doit  être  une résidence principale, c'est-à-dire ne pas être un logement secondaire ou saisonnier et garder ses moyens de mobilité 

Sont exonérés de la taxe : 
les   résidences mobiles vétustes  ( date de première mise en circulation  antérieure de plus de 15 ans au premier jour de la période d'imposition )
les titulaires (propriétaire de la résidence, de son conjoint ou de son partenaire lié par un pacs) de l'allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l'allocation supplémentaire d'invalidité ;
les titulaires (propriétaire de la résidence, de son conjoint ou de son partenaire lié par un pacs) de l'allocation aux adultes handicapés, lorsque le montant de leurs revenus de l'année précédente n'excède pas la limite prévue au I de l'article 1417 ;
les personnes (propriétaire de la résidence, de son conjoint ou de son partenaire lié par un pacs) atteintes d'une infirmité ou d'une invalidité les empêchant de subvenir par leur travail aux nécessités de l'existence lorsque le montant de leurs revenus de l'année précédente n'excède pas la limite prévue au même article.

Déclaration

Vous devez déposer une déclaration dans les conditions suivantes :

Quand ?

Au plus tard le 30 septembre de l'année d'imposition.

Où ?

Auprès du service des impôts le plus proche du lieu de stationnement de la résidence mobile.

Avec quels documents ?

le certificat d'immatriculation (carte grise) de la résidence mobile,

si nécessaire, tout justificatif concernant un cas d'exonération.
 
Vous pouvez payer la taxe par chèque, espèces ou carte bancaire.

Il vous est remis un récépissé de paiement. En cas d'exonération, le récépissé porte la mention "gratis".

Le récépissé est à conserver afin de pouvoir être présenté en cas de contrôle.

 

Contrôles

Seuls les agents des impôts et les douaniers sont habilités à effectuer ces contrôles.
Amendes

Le défaut de récépissé est puni d’une amende de 210 euros pour les RMT de plus de dix ans et de 140 euros pour celles ayant entre dix et quinze ans.

C’est le chauffeur qui est verbalisé pour défaut du document, même si le propriétaire s’est par ailleurs acquitté de la taxe. En cas de perte ou de destruction un duplicata doit être demandé.

Les modalités déclaratives ainsi que l'ensemble des caractéristiques du dispositif ont fait l'objet  d'une instruction administrative  ( instruction du 27.07.2011)

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mardi, 22 novembre 2011

Le quatrième jour de carence est OUT ......

François Fillon vient d'annoncer devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale, que le gouvernement renonçait à l'instauration d'un quatrième jour de carence pour les salariés du privé en cas d'arrêt maladie.

Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaire sociales, a été chargé de trouver une autre solution pour réaliser l'économie de 220 millions d'euros nécessaire pour limiter à 2,5 % en 2012 la croissance des dépenses de santé.

Il faut tout de même remarquer  que c'est la valse des hésitations  !

En effet , Il s'agit du deuxième recul  du gouvernement sur les arrêts maladie.

Il a déjà renoncé  à revoir la méthode de calcul des indemnités journalières  et maintenant  il abandonne le quatrième jour de carence !

je me réjouis de  cette décision, car  comme  l'affirmaient plusieurs de mes billets , cette mesure allait frapper les salariés les plus précaires.

Mais comment  analyser les commentaires, interventions , comme celles de  Laurent Wauquiez par exemple , qui  ont soutenu ,avec force arguments fallacieux,ce quatrième jour de carence ?

Je l'analyse  rapidement et sans appel  : nos ministres sont des marchands de soupe !

 

1051.jpgUn ordre de l'Elysée et ils vous vendraient père et mère . 

Il y a fort à parier que les ministres qui sont intervenus pour  argumenter de la nécessité de ce quatrième jour de carence , reviendront  sur le devant de la scène et sans sourciller indiqueront que cette mesure était injuste  !!

Nos ministres ont une belle garde robe car ils changent  souvent de veste .....

jeudi, 17 novembre 2011

Travailler plus pour crever plus !

Oyé oyé braves gens   il ne fera pas bon d'être malade  lorsqu'on est un salarié précaire !

le 4 ème jour de carence arrive.

Ce  quatrième jour de carence  va  fragiliser  encore les plus fragiles .

Voici mon analyse

Lorsque  les salariés du secteur privé  sont malades , l'assurance maladie ne paie des indemnités journalières qu'après un délai de carence de 3 jours.

Désormais, les salariés posant un arrêt de maladie auront un délai de carence de 4 jours.

Selon le code du travail,  lorsque vous avez un an d'ancienneté , l'employeur  doit compléter le salaire  à l'issue du délai de carence . 

90 % du salaire brut durant 30 jours, immédiatement pour les maladies professionnelles et les accidents du travail,

et à partir du 11ème jour en cas de maladie ou d'accident,

66 % du salaire brut, durant les 30 jours suivants.

Les durées augmentent de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté.

De nombreuses conventions collectives  améliorent ce système  avec le versement du salaire dès le premier jour.

Dans la plupart des conventions collectives il faut avoir un minimum d'ancienneté pour bénéficier de ce maintien de salaire ( en général  les conventions suivent la loi sur la mensualisation soit un an d'ancienneté)

Les accords internes viennent également améliorer la couverture sociale des salariés.

Oui mais...... 

Selon les syndicats , 50% des entreprises seraient couvertes  par de tels accords 

En revanche pour le Medef  ce serait  entre 80 et 90%.

 Impossible de savoir quelles sont les entreprises qui prennent en charge le salaire pendant le délai de carence, estiment syndicats et Medef. 

J'ai cherché des statistiques sur le sujet  et il ressort que :

  • 90 % des salariés sont couverts par une convention collective
  • la plupart des conventions collectives  prévoient une ancienneté minimale pour assurer un complément de salaire
  • les régimes de prévoyance mis en place dans les entreprises suivent en général  les dispositions  conventionnelles

De ces brêves constatations il ressort que :

  • les salariés qui  se verront pénalisés par  ce quatrième jour de carence  sont

Les 10% de salariés  ( quelle que soit leur ancienneté dans l'entreprise) non couverts par une convention et qui n'auront que la loi sur la mensualisation : ce qui représentent déjà  plus d'un million de personnes.

Les salariés  qui sont couverts par une convention mais qui nont pas l'ancienneté nécessaire  pour bénéficier de la couverture dès le premier jour, ces salariés sont les nouveaux embauchés  mais surtout  les  salariés embauchés de manière précaire en CDD.

Sachant que le travail précaire a explosé ces dernières années   et qu'il touche de plein fouet   notre jeunesse  mais aussi les salariés qui après avoir perdu un emploi stable acceptent une embauche précaire  ce sont bien  ces salariés déjà en situation d'instabilité qui vont  être pénalisés par ce quatrième jour de carence !

Coté syndical, Jean-Marc Bilquez, en charge de la protection sociale à Force Ouvrière, craint que les conventions collectives ne restent sur leurs chiffrages actuels de 3 journées prises en charge par les employeurs. "Le quatrième jour, c'est un jour qui ne sera pas payé par l'entreprise". "C'est profondément injuste pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. C'est une punition collective!"

Un salarié au smic malade 4 jours  perdra  environ 150 € nets

avec un délai de carence de 3 jours il n'en perdait que  125

et 25 euros  sur un salaire net de  1073 €  c 'est  beaucoup ! 

Un détail qui a échappé  aux nantis qui ont décidé  cette injustice !

Ce n'est plus travailler plus pour gagner plus   c'est travailler plus pour crever plus.....

Le_Malade_imaginaire.jpg

dimanche, 06 novembre 2011

Le délai de grâce une bouée de sauvetage pour les débiteurs de bonne foi

poids-de-la-dette.jpgChômage,   salaires stagnants, petits boulots et précarité de l'emploi, retraites en baisse, augmentation des loyers  etc….. de nombreuses personnes n'arrivent plus à faire face    aux crédits qu'elles avaient pris en période plus faste  ou tout simplement au paiement de leur loyer….

Avant de présenter un dossier de sur-endettement  ( je réserve mon avis sur le sujet  ), avant  de vous laissez condamner  par   un tribunal , avant  d'avoir un huissier à votre porte  pour une saisie de vos biens  ou  une saisie de vos comptes bancaires ,   ou en matière locative  avant de vous faire expulser    vous avez la possibilité de demander en justice  un délai de grâce.

C'est-à-dire  un report ou un aménagement de l'exécution de vos obligations  

Différents textes prévoient  ce report .

Je n'aborderai dans cet article  que  le délai de grâce qui peut être  attribué par le juge  pour les particuliers  qui rencontrent des  difficultés pour payer leurs loyers, rembourser leur prêts  ou qui sont en voie d'expulsion

 

Attention  si tout débiteur   peut  demander un délai de grâce  , le juge    peut   le refuser.

Pour fonder sa décision   le juge doit tenir compte non seulement de la  situation du débiteur mais aussi  de celle  du créancier.( situation financière, âge, situation familiale etc…)

Aussi il est nécessaire  de  préparer   votre dossier avec le plus grand soin et  d'amener tous les éléments de preuve attestant de vos difficultés et des raisons  qui les ont  créées. ( divorce, séparation, chômage etc….).

Votre bonne foi est impérative …..


  • Délai de grâce prévu par le code civil

D'une manière générale , toute personne qui a une dette  peut  solliciter des délais  de paiement  .

Selon les articles 1244-1 et ss du code civil : " compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, le juge peut, dans la limite de deux années, reporter ou échelonner le paiement des sommes dues.

Par décision spéciale et motivée, le juge peut prescrire que les sommes correspondant aux échéances reportées porteront intérêt à un taux réduit qui ne peut être inférieur au taux légal ou que les paiements s'imputeront d'abord sur le capital.

En outre, il peut subordonner ces mesures à l'accomplissement, par le débiteur, d'actes propres à faciliter ou à garantir le paiement de la dette.

 

  • Délai de grâce  en cas de dettes locatives

En cas de loyers impayés,  le  juge  pourra également , au regard des circonstances particulières du dossier  , accorder ou non  un délai de paiement.

Ce délai peut aller jusqu'à deux ans. 

Attention  le juge doit tenir compte non seulement de la  situation du débiteur mais aussi  de  celle  du créancier.

En clair,  si  vous louez  une habitation a un retraité qui n'a que ce revenu pour vivre , il est bien évident que le juge sera enclin à vous refuser  un délai de paiement pour vos impayés de loyers.…..

Si le juge   accorde un délai de grâce,  sa décision suspend les  procédures d'exécution qui auraient été engagées par le créancier.

Les majorations d'intérêts ou les pénalités encourues à raison du retard cessent d'être dues pendant le délai fixé par le juge.

 

  •  Délai de grâce prévu par le code de la consommation

Si vous avez des difficultés pour rembourser un prêt , vous pouvez également solliciter un délai de grâce. Ce délai  peut aller jusqu'à deux ans. 

Selon l'article  L313-12 du code de la consommation : 

L'exécution des obligations du débiteur peut être, notamment en cas de licenciement, suspendue par ordonnance du juge d'instance dans les conditions prévues aux articles 1244-1 à 1244-3 du code civil. L'ordonnance peut décider que, durant le délai de grâce, les sommes dues ne produiront point intérêt.

En outre, le juge peut déterminer dans son ordonnance les modalités de paiement des sommes qui seront exigibles au terme du délai de suspension, sans que le dernier versement puisse excéder de plus de deux ans le terme initialement prévu pour le remboursement du prêt ; il peut cependant surseoir à statuer sur ces modalités jusqu'au terme du délai de suspension.

 

  • Le délai de gràce prévu  en cas d'expulsion

Ce délai est prévu par  le code de la construction.

Après signification par voie d’huissier d'un commandement de quitter les lieux dans les deux mois de sa signification (ce commandement étant postérieur à une décision d’expulsion prononcée par le juge d’instance)  le juge de l'exécution  peut accorder  des délais pour quitter les lieux  ( notamment lorsque le relogement s’avèrera difficile ).

Article L613-1 :

Le juge des référés ou le juge de l'exécution, selon le cas, du lieu de la situation de l'immeuble peut, par dérogation aux dispositions des articles 1244-1 à 1244-3 du code civil, accorder des délais renouvelables aux occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel, dont l'expulsion aura été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne pourra avoir lieu dans des conditions normales, sans que lesdits occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation.

Le juge qui ordonne l'expulsion peut, même d'office, accorder les mêmes délais, dans les mêmes conditions.

Le délai accordé  ne  peut, en aucun cas, être inférieur à un mois ni supérieur à un an.

 Pour la fixation de ces délais, il doit être tenu compte de la bonne ou mauvaise volonté manifestée par l'occupant dans l'exécution de ses obligations, des situations respectives du propriétaire et de l'occupant, notamment en ce qui concerne l'âge, l'état de santé, la qualité de sinistré par faits de guerre, la situation de famille ou de fortune de chacun d'eux, les circonstances atmosphériques, ainsi que des diligences que l'occupant justifie avoir faites en vue de son relogement.

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A quel juge  devez vous vous adresser ?

Le  montant  et la nature de la demande  détermineront  quel juge est compétent : 

-Le juge de proximité pour une créance jusqu’à 4000 euros

-Le juge d’instance pour une créance de 4000 à 10.000 euros

- Le Juge d’instance en matière locative ou de crédit  à la consommation quelque soit le montant.

-Le Tribunal de Grande instance pour une créance de plus de 10000 euros

- Le Juge de l’exécution après un jugement d'expulsion

- Le Juge de l’exécution après  signification d'un commandement ou d'un acte de saisie

 

N'attendez pas pour agir !

Avant toute poursuite, un créancier doit mettre en demeure de payer son débiteur ou lui faire délivrer un commandement de payer par voie d'huissier  (obligatoire dans certains cas).

Un commandement de payer  laisse   en général  un délai d'un mois pour régler la dette. En revanche , les délais sont très courts pour les mises en demeure….

Saisissez le juge  sans tarder dès réception du commandement  ou de la mise en demeure.

 

En matière locative le commandement de payer délivré par huissier est obligatoire.Le  débiteur a un délai  de  deux mois pour payer  les sommes  dues.

Si le locataire ne régularise pas sa situation et n'obtient pas de délais de paiement, le propriétaire pourra faire constater l'acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail et le résilier.

Il est donc souhaitable à mon sens  de saisir  le juge   avant la fin du délai de deux mois

 

Avertissement :

Ce billet reste un billet d'information générale , il ne constitue en aucun cas une étude exhaustive sur le sujet.

Par ailleurs  la législation étant fort complexe  l'assistance d'un professionnel du droit est vivement conseillé .

mardi, 11 octobre 2011

La pause cigarette " une niche anti productivité "?

7723237357_la-pause-cigarettes-sera-deduite-du-salaire-des-fonctionnaires.jpgSelon le soir.be , premier site d'information  belge francophone "Les fonctionnaires fumeurs du Service public de Wallonie doivent désormais enregistrer leurs sorties et rentrées dans le bâtiment et le temps passé à fumer est décompté de leur temps de travail." (information diffusée le 3.10.2011)

L'administration wallonne compte 18.000 agents  qui sont  loin d'apprécier la mesure y compris les non fumeurs ,car cette obligation, appliquée jusqu'alors de manière sporadique, vient d'être généralisée, sanctions disciplinaires à l'appui.

Nous pouvons lire sur le site le témoignage d'un agent :

" Je suis scandalisé. Depuis le mois d'août, nous devons pointer quand nous allons fumer. Nous sommes ensuite tenus de justifier pourquoi nous sommes sortis quelques minutes du bâtiment. Nous devons indiquer que c'était pour aller fumer, et notre fiche de présence contient alors la mention « journée invalide : horaire non totalement respecté », et on nous retire des minutes de notre temps de travail. Cela choque tout le monde, même mes collègues non-fumeurs. Du coup, certains ont commencé à fumer en cachette. Et moi, je vais fumer dehors mais je ne pointe pas. Je crains que, si je me fais repérer, cela soit indiqué dans mon évaluation. » 

Le fonctionnaire estime également qu'il est privé d'un temps de pause salutaire. « Nous sommes en sous-effectif, et cette pause tabac est un moment très important pour moi. Jamais je n'en ai abusé. Et que dire des fonctionnaires qui passent des heures à discuter dans un bureau ? C'est plutôt à ce genre de comportement qu'il faudrait s'attaquer. »

Les syndicats viennent de s'emparer du dossier. Ils entendent forcer la direction à revoir ses pratiques, même si rien n'est illégal dans cette politique . 

Cette information a largement été reprise par les médias français  avec comme  corollaire la question de savoir si  les employeurs français peuvent  faire de même . ( article de l'Expres notamment  du 4.10.2011) 

 Examinons, de manière sommaire, les textes : 

Premier principe :

Dès que le temps de  travail quotidien atteint 6 heures, le salarié bénéficie d'un temps de pause d'une durée minimale de 20 minutes. Des dispositions conventionnelles plus favorables peuvent fixer un temps de pause supérieur.

Lorsque le temps de pause correspond à une interruption réelle de l'activité, il n'est pas légalement assimilé à  du travail effectif et n'est pas rémunéré.
Des conventions collectives peuvent toutefois en prévoir le paiement.

Il  est d’usage, dans de nombreuses entreprises , d’admettre l’existence de pauses sur la journée de travail, sans les déduire du temps de travail et donc de la rémunération (pause-café par exemple ).

 L’employeur peut néanmoins décider de ne pas considérer ce temps comme du temps de travail et de ne pas le rémunérer.( sauf  dispositions conventionnelles, contractuelles ou d'usages contraires )

 Deuxième principe :  

Le décret du 15 novembre 2006, qui a renforcé l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif et notamment dans les lieux de travail, s'applique à toutes les entreprises depuis le 1er février 2007 .

Depuis cette date  les emplacements  dédiés aux fumeurs doivent répondre à des normes très strictes et les sanctions  sont renforcées.

 Afin de protéger les non-fumeurs des risques liés au tabagisme passif, l’interdiction de fumer s’applique dans tous les lieux dans lesquels des personnes sont amenées à travailler, dès lors que deux conditions sont réunies : 
 - ces lieux sont à usage collectif, 
- ces lieux sont fermés et couverts.

Il est donc interdit de fumer dans tous les locaux affectés à l’ensemble du personnel ( accueil, toilettes, réception, salles de restauration, espaces de repos, lieux de passage, , etc.) et tous les locaux de travail (bureaux, salles de réunion, etc.).

Par ailleurs  :
 - Toute personne fumant dans un lieu où cela est interdit est passible d'une contravention de troisième classe et le salarié qui commet une faute en ne respectant pas la législation sur le tabagisme ,peut  faire l’objet d’une sanction disciplinaire pouvant parfois aller jusqu’à son licenciement. 
 
 L'employeur qui n'a pas mis en place la signalisation prévue ou qui a mis à la disposition de fumeurs un emplacement non conforme, peut être  puni d'une contravention de quatrième classe .
 Enfin, l'employeur qui est tenu à une obligation de sécurité vis-à-vis de ses salariés pourrait  voir sa responsabilité civile engagée.( Un salarié pourrait considérer qu’il est contraint à la démission en raison de la non application de la législation sur le tabagisme dans l’entreprise. Il pourrait  prendre acte de la rupture de son contrat de travail aux torts de son employeur et obtenir, aux Prud’hommes, que cette rupture produise les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.) 

La conjugaison de ces deux principes permet à tout employeur  d'interdire   de fumer dans l'enceinte de l'entreprise ,  d'exiger  que les fumeurs  sortent des locaux pour fumer  ,  badgent  c'est à, dire pointent  et   déduire   les pauses "cigarette" du temps de travail et de la rémunération.( attention sous réserve de dispositions conventionnelles contraires )

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Certaines  entreprises pratiquent déjà un contrôle stricte des temps de pauses...  

Attention toutefois  à ne pas tomber dans l'excès !

On peut lire çà et là que la pause cigarette nuit à la productivité..... et que les gros fumeurs  passent au moins  80 minutes par jour  pour aller fumer à l'extérieur .... voir  article  capitalfr management  

Le problème est plus complexe que  de simples chiffres  ...  ATTENTION AU RAISONNEMENT SIMPLISTE !

La pause cigarette peut constituer pour les fumeurs  une soupape  de sécurité pour lutter contre le stress au travail .

Il ne faudrait pas que la lutte contre le tabagisme devienne un prétexte  pour diminuer  l'espace de liberté des salariés ..

Interdire  ou ne pas payer la pause cigarette  pourrait être le commencement  ... ensuite viendrait la pause café , la pause pipi  .... 

Dans certaines entreprises  plus aucune autonomie n'est laissée au salarié  ; c'est le cas  notamment des centres d'appel téléphonique  qui ont mis en place des logiciels qui organisent les temps de pause !

les résultats sont catastrophiques : 
Les téléopérateurs, chargés d’effectuer des tâches « simples » et répétitives, sont soumis à des objectifs de rendements importants et sont régulièrement contrôlés. Le rythme de travail intensif et les conditions de travail astreignantes peuvent entraîner :
une dégradation de l’état de santé des salariés (fatigue, stress, anxiété, troubles du sommeil, épuisement nerveux…),
des difficultés pour l’entreprise (absentéisme, turnover, difficultés de recrutement et de fidélisation).1129295039pause-cafe.gif 

 

site CNCT (comité national contre le tabagisme)

 

jeudi, 29 septembre 2011

Quand le gouvernement divise les Français et piétine nos fondamentaux démocratiques

2128100339.jpgEnfin une réaction qui  me réchauffe le coeur !

Dans un récent billet j'avais dénoncé l'accès  payant à la justice  (  lire mon billet et les détails de la  réforme  ).

 Hier , 28 septembre ,  les syndicats de la magistrature, d'avocats et de salariés ont dénoncé , sur les marches du Palais de justice de Paris, l'instauration de la fameuse taxe de 35 euros, que le justiciable  devra  payer , pour aller devant les tribunaux civils, administratifs et commerciaux. 

Comme le note le Journal le Monde , "A partir du samedi 1er octobre, le salarié qui souhaite aller aux prud'hommes, le locataire en litige avec son propriétaire ou le consommateur lésé seront dans l'obligation de payer un timbre fiscal d'une valeur de 35 euros s'ils souhaitent que leur cas soit étudié par un juge."
 

Je me réjouis de cette manifestation car elle dénonce l'instauration  d'une restriction  de l'accès  des citoyens  à la justice , et en cela , une mise à mal de nos fondamentaux démocratiques.

Comme nous pouvions nous en douter, notre gouvernement reste sur ses positions  , c'est à dire aussi rigides  qu'aveugles .

En effet  Bruno Badré, porte-parole du ministère de la justice,  se contente de répondre  que  " L'instauration de ce "droit de timbre" ne sert qu'à financer la réforme de la garde à vue, "au nom de la solidarité entre les justiciables". 

Plus grave encore  il ajoute  que   les fonds recueillis seront "intégralement affectés au paiement des avocats effectuant des missions d’aide juridique par l’intermédiaire des caisses de règlements pécuniaires des avocats (CARPA)".


Cette affirmation   maladroite ou volontaire  ( ce qui est encore plus grave)  est de nature à diviser les français plus encore  qu'ils ne sont...

En effet  il ne faut pas oublier que  magistrats et avocats sans parler des huissiers font partie des  professions les plus  mal aimées des Français  ( avec celle des journalistes et des policiers)..et faire remarquer qu'une taxe ira dans la poche des avocats qui sont considérés ,par la majorité des citoyens,  comme des privilégiés , est irresponsable de la part d'un membre du gouvernement.....

Mais l'irresponsabilité semble être le pain quotidien de notre gouvernement. 

Responsabilite-culpabilite.jpg



Extrait du Monde 

"Magistrats et avocats sont excédés par une réforme de plus, votée en plein cœur de l'été, sans aucune concertation. Une mesure qu'ils interprètent comme une attaque frontale contre la justice ordinaire. "La justice civile, celle qui traite des difficultés quotidiennes des citoyens, passe par pertes et profits. C'est une façon de démanteler le service public de la justice, lorsqu'il ne sert par les intêrets répressifs du pouvoir", condamne Pascal Henriot, substitut général de Paris et membre du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

L'intersyndicale demande donc le retrait pur et simple de cette taxe. Et espère que le Sénat, passé à gauche, l'invalidera lors des prochains débats sur le budget. A défaut, il se murmure, parmi les avocats, que le dossier sera porté devant les juridictions européennes. Avec à la clé une possible invalidation de cette taxe, selon Pascale Taelman, puisque "l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme prévoit un procès équitable et sans entrave. Or, une telle taxe est une entrave à la justice".

samedi, 23 avril 2011

Petite leçon de droit du travail

1er-mai.jpgCette année, les 1er  et  8 mai tombent un  dimanche. Le dimanche étant pour beaucoup un jour  de repos  habituel , ces deux jours fériés seront pour ainsi dire " neutralisés ". Certains salariés  auront  le sentiment d'avoir en quelque sorte "perdu" le bénéfice de deux jours  fériés .

D'autres en revanche travailleront   ces  deux jours fériés.

Quels sont les droits des uns et des autres .

Petit cours de droit du travail  pour vous mettre en forme ce  week- end.

Le  1er mai est un jour obligatoirement non travaillé . Dans la mesure  où votre repos hebdomadaire tombe  habituellement le dimanche,  votre employeur n'est pas dans l'obligation de vous  octroyer  un autre  jour de repos ou de vous dédommager en salaire pour compenser la "perte "de  ce jour férié .

Certaines conventions collectives et usages prévoient  une compensation ( autre jour de repos  octroyé par exemple ). Vous devrez donc vous référer aux accords conventionnels et usages  applicables au sein de votre établissement pour vérifier si vous bénéficiez  d'un tel avantage.

Dans les entreprises qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail , le  1er mai peut être travaillé.

Si vous êtes amené  à travailler  le  1er mai  vous percevrez une rémunération supplémentaire  ( cette journée  vous sera payer en plus de votre salaire habituel).

Cette rémunération supplémentaire est due  sans condition  d' ancienneté dans l'entreprise . Votre employeur ne peut pas remplacer  la rémunération supplémentaire par un repos. Tout accord sur ce point serait nul .

De nombreux accords collectifs et usages prévoient des primes  et autres avantages pour le travail du dimanche .

Pouvez vous cumuler le paiement double du 1er mai et les primes ou avantages  prévus pour le travail  le dimanche ?

La réponse est positive  si   les accords conventionnelles et usages  le prévoient expressément.

 

Le 8 mai reste un jour férié "ordinaire."

Si ce jour est travaillé , le code du travail ne prévoit aucune rémunération supplémentaire.

Il faudra donc vous reporter aux accords conventionnels et usages applicables à votre entreprise .

Si ce jour n'est pas travaillé ,  sauf convention ou usage plus favorable, votre employeur ne vous doit aucune compensation pour ce jour férié tombant un dimanche , jour habituel de votre repos.

Il est utile de rappeler que pour les équipes de suppléance travaillant le week-end, la rémunération est majorée d'au moins 50 % par rapport à celle qui serait due pour une durée équivalente, effectuée suivant l'horaire normal de l'entreprise .

Le travail  le 8 mai n'entraînera pas de majoration supplémentaire par rapport à ce taux de majoration déjà appliqué (sauf convention collective ou usage plus favorable) humour-25.jpg

Toutes les notes

 
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